‹ Voyage SardaigneChapitre 17 sur 205 · CHAP. IU. — NUR-HAGS · texte numérisé non relu

CHAP. IU. — NUR-HAGS

donner une idée assez précise de la manière dont les Nur-hags sont répandus dans les autres parties de la Sardaigne , et de celle dont ils sont placés , relativement à la configuration du sol ; quant à leurs rap- RjPi»rti muports mutuels, on a cru remarquer qu’ils sont quelquefois disposés de manière qu'un de ces monuments plus grand, plus élevé et plus compliqué que les autres du même canton, forme, pour ainsi dire, le centre d’un cercle, composé des Nur-hags d'une construction plus simple; nous devons avouer que nous avons partagé jadis une semblable opinion ; mais , après un mur examen , nous dûmes l'abandonner, et reconnaître que si elle peut paraître fondée pour quelques localités, elle n’est pas admissible dans la plus grande partie des autrès.

Nous reviendrons sur ce sujet, lorsque nous traiterons n»crij.iiond*. des considérations générales sur les Nur-hags; en attendant nous allons examiner en détail ceux que nous avons figurés dans nos planches , ou qui nous ont paru mériter une description spéciale. Sans nous astreindre dans cet examen à un ordre géographique rigoureux , nous commencerons par décrire les monuments de ce genre que nous offre la partie méridionale de l’île , qui paraît avoir, été habitée^ première par les peuples venus du dehors.

La PL V, fig. 2 , représente une portion du mur du Nur-hag de Nur-hag dit Guardia is Mongias ( garde des religieuses) , pi. v“ fy. ». placé sur la gauche du chemin qui conduit du village de Pula aux ruines de Nora , où se trouve actuellement la chapelle de Sanl-Efisio. Ce monument est en grande partie ruiné , et les broussailles qui le recouvrent ne nousont pas permis d’en lever un plan très détaillé; on peut cependant en prendre une idée en jetant un coup d’œil sur la figure 2*. Nous insérons ce dessin dans cette planche , moins pour faire connaître les formes de la base de ce Nur-hag , que pour indiquer scs rapports avec

52 L1VHE I. MONUMEMS 1»U LA, 1“ l'ÉlUOÜE.

les débpis- de l’aqueduc romain qui cpndqisait jadis , les eaux à la Tille de ÿofa-,

■ I^a vignette, jig. 2* , donne pneidée des trkées^de cet aqueduc , dont les restesdes arches a a a a, soht encore sur place. Comme le Nur-hag se trouait dans la direction de cet aqueduc, on s’est servi de ses ruines ,, sur lesquelles on a fait {tasser l’aqueduc même;; les Jig. 2.‘ et 2’, représentent en a' une partie de cette antiquité romaine qui a-conservé son canal (1) , et qui est. encore solidement établie sur les assises inférieures, du ’ Nur-hag t de façon qu’il est évident que ce dernier se trouvait déjà dans un état de dégradation approchant de'celui qu’il offre actuellement , lorsque l’aqueduç fut. construit.

Le Nur-hag paraît avoir été jadis considérable il rentre dans la classe de ceux que nous nommerons N. flanqués; nous avons cru remarquer qu’il était-entouré d'une double enceinte ; la fig. 2 représente un de ees murs b, pris du côté du nord. Les pierres qui le composent (2) sont peu ou point travaillées ; elles ont en général 1 mètre cube , et elles sont placées sans ciment, et assez irrégulièrement. c

. -Nous ne saurions nous étendre davantage sur ces ruines, qui sont trop délabrées pour que nous en fassions le sujet d’une plus ample description ; il nous a suffi de constater l’àgc relatif de deux monuments, dont le plus ancien remonte évidemment à une époque antérieure à celle de la construction de l’aqueduc, romain , qui alimentait d’eau potable une des plus anciennes villes de la Sardaigne.

(i) Le canal a o,Go c. de large sur o,65 (le haut; il est revêtu de ciment. Quant au reste de , l’aqueduc, il a tous les caractères des constructions romaines faites en npus incertum, avec des assises de tuiles, le tout fié par un ciment de chaux de la plus’grsmdc dureté. (i) C’est une espèce de brèchiole trachytiquc.

't ■*. en ap. m. — >UR-nAGs. -Y3

La PI. I , ftg, 1 , représente le JYur-hag de Monte MarrVi, territoire de Teulada ; il est placé Sur la plus .haute Pt. \,M- '■ cimé d'une montagne , et se nomme Casteddu de Jffontc Maria (le château de Monte Maria). La foudre , dit-on , .

l’a réduit à l’état de destruction dans lequel il est maintenant : c’est un moifceau de pierres granitiques , tirées du rochei' même sur lequel est posé le monument, et qui affectent en cet endroit la forme prismatique, sans que ces prismes aient cependant beaucoup de régularité : nous no parvînmes pas sans des peines infinies à gravir le sommet presque inaccessible de ce rocher très eScarpé , où nous

ne vîmes que les restes d’une chambre de 1 mètre et 'demi de hauteur, dont une partie s’est écroulée Vers le sud ; on remarque encore dahs cette petite chambre deux ouvertures, une à droite, d’où part un petit corridor horizontal dans la direction de l’est, et terminé par une fenêtre; l’autre, dont l’entrée est obstruée par de grosses pierres, paraît être une rampe inclinée et tourhante dans l’intérieur. Des dalles d’assez forte dimension , posées sur le sommet de deux parois latérales, couvrent ces deux corridors, si étroits et si lias qu’un homme ne s’y introduit qu’avec peine. Jx>s pierres, par suite de leur forme presque prismatique, offrent dans leurs cassures des angles qui en facilitent l’assemblage-, aussi peut-on dire qu elles sont jointes avec précision; elles ne sont pas disposées en couches horizontales; le mur extérieur est vertical et d’un aecès très difficile, comme nous l’avons déjà dit, ce quj nous mit daus l’impossibilité de voir les autres parties de ce monument , et de pénétrer plus avant dans l’intérieur; mais nous ne doutons pas qu’il ne contienne une ou deux autres chambres souterraines analogues à celles des autres Nur-hags. Du 'sommet' de ccs décombres on jouit d’une belle vite ; la fig. t‘. donne de ce Y ur-ha% un plan délit nous ne garantissons pas ,1 entière exactitude, n ayant

pu le mesurer dans Toutes scs parties, pouf les motifs ci-dessus; la porte fait face au stld, 10 degrés à l’est. «ur-hag it» A deux heures de là, sur une moutagne, dite fa Per- PL'i'fjig'.i. daja (la Pierrière), on voit un autre Nur-hag, placé sur une crête assez analogue à celle du N. précédent. ( Voyez Pl. V,fig- 3, 3'.) 'Les assises ne sont pas horizontales, et n’offrent aucune trace de ciseau;' ce monument est en grande partie détruit ; il n’y a de passablement conservé qu’une espèce de rempart en ligne droite , aa,Jig. 3* , dont le centre est occupé par un corridor pratiqué dans le sens perpendiculaire à cette ligne droite, et qui se prolonge un peu en dehors, comme on peut le voir en bc, même figure; ce corridor est rempli de décombres et de broussailles, ce qui nous a empêché de le parcourir en entier ; mais nous avons pu lo visiter à ses deux extrémités ; il est formé de deux murs parallèles en ligne droite , qui en constituent les doux parois, et sur lesquels posent de larges dalles plates qui le recouvrent. Au bout de ce corridor, on trouve la véritable porte d’entrée intérieure du monument en c, qui est pratiquée sous une large et longue pierre d’architrave.

Nous n’y pénétrâmes qu’avec difficulté et à plat-ventre ; mais ici, comme dans la plupart des entrées des autres Nur-hags, à peine nous eûmes pu franchir l’épaisseur de cette pierre d’architrave, que le passage devint plus élevé, au point que nous restâmes assez commodément sur nos pieds; là nous rencontrâmes un corridor circulaire dont la partie qui se trouvait à notre droite descendait'; mais nous ne pûmes en parcourir que la longueur de a mètres ; le reste était obstiné par les décombres ; l’autre partie formant la rampe ascendante est mieux conservée; on trouve d’abord une petite cellule ou niche d ayant t mètre •20 cent, de haut, sur t mètre 10 cent, de diamètre; puis, en continuant à monter, on arrive sur la cime actuelle du

CI1AP. III. — JitiK-UAGS.

Nur-hag, qui ne présente qu’un amas «1e pierres sans ordre, décombres de la partie supérieure dç l’édifice; elle paraît détruite depuis fort long-temps; le corridor intérieur, dont nous venons de parler, a 1 mètre 40 cent, d'élévation sur 0 mètre 90 cent, de largeur; iln’est pas voûté, mais il est recouvert d'une toiture plate, comme celle du passage extérieur. D’après l’expérience que nous avons acquise de la «Imposition des détails intérieurs de ces sortes de monuments, nous ne doutons pas que dans la partie centrale ne se trouve une chambre intérieure, telle que nous la marquerons par des points dans notre figure 3; et nous sommes également assuré que le passage pour y pénétrer se trouvait en c,-en face de l’entrée extérieure, quoique les décombres qui obstruent ce lieu nous aient enrpéché de l'observer : la porte d’entrée fait face au sud-est.

Il résulte de l’inspection de ce Nur-hag : 1°. que sa partie intérieure est conforme à celle de la plupart de ces monuments ; 2°. qu'elle renfermait fort probablement une ou deux chambres (1), telles qu’ou les retrouve partout ; 3°. qu’il offre des particularités notables dans sa partie extérieure , puisque deux de ces faces , au lieu de former un mur circulaire , sont tout-à-fait en ligne droite ; le mur de ces deux faces est vertical , du moins celui qui est exposé au sud ; celui du côté opposé est tout en ruines ; nous ajouterons encore que les murs en ligne droite sont verticaux , et que ceux en ligne circulaire ont un talus comme tous ceux des cônes ordinaires des Nur-hags ; le rocher sur lequel est bâti le monument qui nous occupe est également granitique, et il affecte aussi (les divisions prismatiques irrégulières.

On trouve non loin de là une autre cime de montagne

(i) Nous entendons placées l'une sur l’autre, et non «le côté.

ji

56 LIVRB I. — MONUMENTS UK LA 1** PÉRIODE.

ftiinJnig A rri u .

également couronnéo par les ruines d’un Nur-hag ; mais nous n'eûmes pas le temps de les visiter.

Parmi le grand nombre de ces monuments que renferme la partie basse du territoire compris entre Teùlada et Sanl-Antioco , nous signalerons le N. Arviu , représenté par la fig. 4 de notre planche. Quoique la partie supérieure de la grande chambre soit écroulée, il en reste assez pour la restituer. -, le plan et une portion damur sont encore intacts , voyez fig. 4‘ ; oh remarque une chambre circulaire de A mètres environ de diamètre où Sts trouvent trois cellules d d d , ménagées dans l'épaisseur du mur; elles ont environ 1 mètre et demi de longueur sur 0,60 cent, de largeur, et 0,80 cent, de hauteur; on 'face de celle du milieu , o’est-à-dire eh c , se trouve l’entrée aussi basse que les cellules que nous venons de décrire , mais qui communique au dehors; on n’y passe qu'avec beaucoup de peine, en se glissant à plat-ventre sous une grande pierre qui forme architrave : . cette .porte aboutit à un grand corridor en ligne droite, assez analogue à celui de la figure précédente, mais beaucoup plus long; il est presque entièrement détruit. Sa direction , qui est aussi celle de la porte d’entrée de la chambre, est ici au sud , 8 degrés à l'ouest; elle s’écarte par conséquent de la direction ordinaire de ces portes , presque toutes tournées au sud-est.' Les murs du corridor extérieur sont verticaux ; les pierres qui composent ce monument, à part quelques unes ,■ n 'offrent aucune trace du ciseau ; leurs assises sont presque toutes horizontales.

On trouve encore dans cë canton une multitude de Nur- Aflÿi , mais leurs formes rentrent dans celle qui est la plus ordinaire à ces édifices; nous n’yavons plus remarqué ces corridors extérieurs en ligne droite que nous venons de décrire , en parlant des N.’ JS. de la PercLija et dWmii , et qui paraissent être propres à ces deux monuments.

CBAF. III. — NUH-1IAGS.

La fis. 1 , PL VI, représente le N. Sarccri ou San- .v«*f jv

. 7 . * • ... . ' , rrr ci t»u Sartcci

recci , situé au sommet cl une colline des environs de n. vi. Guspini; cette colline se trouve au pied oriental des montagnes de l’ Erculçntu (ou Arcuentu), dont elle formerait un des contreforts si 'elle n’était pas isolée; elle fait partie d’une, suite de petits' monticules qui se succèdent en diminuant de volume et de hauteur, depuis la m’on- . tagrie en question jusqu’à la grande plaine du Campidano, ôù ces collines finissent par se trouver isolées; elles sont formées d’une brèchiole volcanique très dure ; se décomposant en espèces de boiiles; ce qui rend l’accès de ces buttes très fatigant. Celle dont nous parlons peut avoir 60 mètres d’élévation au-dessus dé la plaine; le monument qui la couronne offre de loin' l’aspect d’une forteresse triangulaire , ceinte d’un bastion flanqué de plusieurs tours ; sa circonférence est d’environ 200 mètres ; elle dépasse celle de tous les autres monuments de cette espèce : le mur extérieur est composé de grosses pierres jkjl*-

assez irrégulières, réunies sans ciment et disposées en assises qui ne sont pas toujours horizontales , ce qui rapproche cette construction de celle qa'on est convenu d’appeler Cyclopcennc ; nous n’attachons pas cependant une trop grande importance à cette particularité, car l’irrégularité accidentelle avec laquelle quelques unes de ces pierres sont disposées entre elles , provient assez naturellement de leur qualité propre, surtout de leur dureté, et par conséquent de la difficulté de les travailler, et plus encore de la tendance de ces blocs de brèchiole volcanique à se décomposer avec des surfaces irrégulières. Le mur a 6 mètres d’élévation , là où elle est la plus grande ;

5 mètres constituent son élévation la plus ordinaire , mais ce iuuç ne dépasse jamais le niveau de la letéasse qu’il supporte et qui est inclinée vers le sud-est. A l’endroit le plus élevé de celle-ci , vers l’ouest ,-on voit les restes d’un

$8 LIVRE I. — MONUMENTS DE LA Iv PÉRIODE.

petit Nur-hag a, dont la partie inférieure est encore intacte ; il a conservé une portion de la porte qui donnait vers le sud-est , .c’est-à-dire qui était dirigée dans le sens du plus grand axe de la terrasse.

Ce débris de porte noua a paru d'abord un autel formé d'une pierre plate , placée sur deux, petits piliers , faits chacun de trois pierres posées l’une au-dessus de l’autre;

mais en l’examinant avec un peii die soin,, nous avons reconnu la continuation de la base de cette porté allant en ligne droite jusque dans la' petite chambre, et nous ne pouvons douter maintenant que ce qui nous paraissait d’abord un autel , ne soit que la partie extrême du corridor , bu si l'on veut de la fenêtre qui , de l’intérieur de la chambre , donnait sur la grande terrasse ; voyez tes Jtg. I1, 1*. D’après ce qui reste encore de ce petit JVurhag a, nous avons tout lieu de croire qu’il était formé de deux étages, et qu’il avait , par conséquent , une chambre inférieure ; celle-ci ne pouvait pas cependant communipuer directement avec l’autre, puisqu'il n’existe aucune trace d’escalier intérieur ; elle n’ayait fort probablement qu’une communication au dehors, et cela nous etigageà croire que, dans l’état d’intégrité du monument,, l’accès de la chambre supérieure ne pouvait avoir lieu que par la terrasse, c’est -à-dire par la porte dont une partie est encore sur pied. On trouve vers le sud du plateau les vestiges

CUAP. 111. — NUR-UAGS.

d’un au ire Nur-hag b, s'élevant au-dessus du plan de la terrasse ; on voit encore les assises qui en composaient la base : comme on n’y remarque aucun indice d’entrée du côté de la terrasse, et que la seule ouverture que pouvait avoir cette chambre donne sur le mur extérieur et forme une fenêtre plutôt qu'une porte, nous sommes porté à croire qu’on ne pouvait y pénétrer que par une rampe ou escalier en spirale, venant d’une chambre inférieure ; nous avons cru reconnaître au pied du mur l’ouverture qui donnait dans cette première chambre souterraine, et qui était spécialement déterminée par une longue pierre, placée en travers, formant architrave , et laissant un espace vide dans lequel nous ne pûmes pénétrer, à cause des décombres qui l'obstruent en ce moment.’

A l’extrémité sud-est , on trouve une chambre souterraine c, dont la porte regarde le sud; cette petite chambre ne communique pas avec la terrasse supérieure où il ne paraît pas avoir existé un second petit Nur-hag-, la chose cependant ne serait pas impossible; elle est meme, pour ainsi dire, probable ; quoi qu’il en soit, nous ne croyons pas en avoir aperçu les traces; la chambre dont il s’agit se fait distinguer par la forme elliptique de sa base , qui s’écarte de celle de la plupart des bases de ces espèces de chambres; en face de la porte d’entrée se trouve une niche ou tcllule^iasse et étroite ayant 1 mètre de profondeur. Ce monument remarquable, et on peut dire colossal, mérite un examen particulier; mais les recherches que nous y fîmes à deux époques différentes furent très difficiles, à cause des immenses décombres et des broussailles qui couvrent toute la surface de la terrasse, où l’on ne peut pénétrer que par l’ouest et qu’on ne peut parcourir qu'avec des difficultés extrêmes. On doit immanquablement trouver au-dessous de cette terrasse ,

60 LIVRE I. — MOM’ME.NTS BE LA 1*' PÉRIODE, e’ost-à-dire dans le corps du bâtiment , des chambres souterraines , et des corridors ménages pour les mettre en rapport entre elles. Sur le flanc nord-ouèst , on voit une porte assez basse par laquelle on devait pénétrer dans l'intérieur ; nous tâchâmes de le faire , mais les décombres et les éboulemcnts ne nous permirent pas d’avancer au delà de quelques pas.

C’est tout ce que nous pouvons dire sur le N. Sarecài bu Sautecci, qui passe avec raison pour le plus grand de toute File (4), et qui domine plusieurs buttes voisines sur lesquelles il est bien rare de ne pas trou ver un autre monument de ce genre , ou du moins ses débris : parmi ces Nur-htigf voisins nous 'citerons le N. desut Orcü (du géant), que nous regrettons de ne pas avoir eu le temps- de visiter, mais dont nous parlerons ci-après à propos de la -fig. 5 de la PI. XIV, qui eh donne un simple croquis.' * NurJuxg Adotu. A l’est du village d’/si/i- se trouve uh vaste plateau

' ^ 1 calcaire dit le Sztreidano (2), dorttles flancs sont très escarpés du côté du Flumendosa ; sur ce plateau , couvert d'une forêt de chênes (3), se trouvent Quelques buttes ën forme de forteresses naturelles, pat-mi lesquelles on en trouve encore qui sont surmontées par des Nur-hags, totls plus ou moins détruits; le plus considérable de ceux-ci , celui qui domine tous les autres est le Wur'-hag Adoni jj il s'élève au-dessus de toute la forêt, et se distingue au loin (4)

fi) On peut comparer le plan et la coupc de ce Nar-hag avec cens des autres monuments de ce genre, rpie nous avons construits presque tons à une même échelle, ' •

(î) Voyez, la petite carte, fig. !>< PI. VIII. ,

{3} Quercus. Rnbur. Ç. Uex, Q. Suber.

(4) Payez la petite vignette du Nur-luig d’/ji/t, PI. \ II, où se trouve une vue de plusieurs île ces monuments, parmi- lesquels le y. Adnni , marqué par le signe "r.

cn.vr. tu. — Nün-BÀGS.

par un bouquet (le chènes-vev ts dont il est entouré et qui le cachent sous leur ombre tutélaire.

La dénonciation actuelle de ce monument nous a paru digne dé remarque 5 peut-être se rattache-Belle à une désignation très ancienne et orientale du dieu suprême Ationni (le Seigneur), mot analogue à celui qlie les Juifs u'osaient prononcer, -par un sentiment de respectueuse terreur. Quoi qu’il- en soit, le nom de Nur-hag.Adoni, à la fin du dernier siècle et au commencement de celui-ci, était pour les habitants des environs et pour les voyageurs l’objet d’uue terreur trop bien fondée; car les sombres voûtes de ce mystérieux édifice servaient de repaire à tine troupe de malfaiteurs, qui habitaient la lOrêt du Sarcidario, et désolaient le pays par leurs brigandages; c’est à cette, cause qu’est du principalement l’état de destruction où se trouve cette antiquité, que les gens du pays se rappellent d’avoir connue beaucoup mieux conservée quelle ne l’est actuellement. Ce Nur-hag parait se composer d'un cône principal, à deux étages, autour duquel sont placés cinq autres Nur-hags simples , et étroitement liés entre eux; nous n’avons pu pénétrer dans la chambre inférieure du cône ceutral b, mais nous nous sommes assuré de son existence par une petite ouverture dans le mur, où nous avons introduit une perche; nous de savons pas dire, au îesliv, où se trouve son entrée; quant à la chambre c, qui lui est superposée, l’ouverture en est encore présque intacte, et nous la reproduisons dans notre Jig. 2‘ 2’.

La chambre encore réellement entière, est celle qui est marquée a et se trouve au sud. Elle communique au dehors par une petite ouverture 'très basse et très étroite que nous avons lieu de regarder comme la principale entrée de- tout le monument; cette même chambré conduit, par le moyon d'un escalier tournant, à la partie . supérieure qui .paraît- avoir été une espèce de terrasse ou de

Nui -hng <V Isili.

PI. Ml, fig- '

62 LITBB I. — MONUMENTS DE ttl" PÉRIODE.

pLiterformo, au ccnlrc de laquelle s’élevait le cône du milieu, formant le second étage du Nur-hag principal, et dominant tout le reste ; la chambre c est assez analogue à la chambre a; comme cette dernière, elle donne suç la terrasse par le moyen d’un escalier un peu tournant , mais elle en difiere en ce qu’elle renferme une petite cellule , ou niche de plus de 2 mètres de haut sur 1 de profondeur, et. en ce Qu’elle n’a aucune communication dir recte au dehors; cette circonstance d'une chambre sans aucune espèce de jour, et n'ayant d'autre communication avec le reste du monument que par l’escalier, est un fait que nous devons signaler, et sur lequel nous reviendrons, lorsque nous chercherons à nous expliquer les usages auxquels ces chambres pouvaient être destinées. Nous n’avons pas pu pénétrer dans les chambres souterraines qui doivent, nous n'en doutons pas, exister en f,g, h; il nous aurait fallu pour cela entreprendre des fouilles , et déblayer le lieu des décombres qui le couvrent ; .ce qui aurait exigé un long séjour sur le lieu , et le concours de plusieurs personnes , que nous n'avions pas alors à notre disposition.

La PI. VU ,Jig. 1 , représente un Nur-lmg isolé, placé à une centaine de pas du village d'Isili; il consiste en un cône maintenant isolé , qui paraît avoir été jadis lié avec d’autres petits cônes, et qu’entouraient également nn ou deux murs d’enceinte ; mais il ne reste de tout cela que des débris; et le cône principal est la seule partie de cet ancien monument qui ait paru mériter un peu d’attention. Son entrée est tournée vers le sud, 8 degrés à l'est; elle n’a qu’un demi-èaètre de hauteur; mais elle est remarquable en ce qu’elle est formée par l’espace compris entre une pierre qui forme architrave , comme dans presque tous les monuments de ce genre, et une autre pierre qui sërt de seuil, de façon que, pour pénétrer dans l’intérieur du mohu-

Dig

CHAP. III. — MJRtHAGS.

meut, il faut monter une marche, comme on le voit dans notre fig. 1 , n° 1 . Après avoir passé avec assez de difficulté entre cos deux pierres a, on se trouve plus au large dans le corridor, qui prend la forme d’une ogive et s’élargit à mesure que l’on s’approche de la chambre b; celle-ci ne présente aucune particularité qui la distingue des autres ; elle a environ 6 mètres de diamètre sur près dé 1 0 de hauteur; sur la droite en entrant , et à une élévation de A mètres. environ, on voit dans le mur de la chambre intérieure une ouverture carrée rf ayant 0,80 c. de largeur sur autant de hauteur, qui donne accès à une espèce do soupirail très incliné ; ce dernier communique nvec une rampe un peu circulaire et montante e terminée par 12 degrés qui aboutissent sur la plate-forme, et qui constitue^ un escalier presque vertical et très incommode à monter. Ce monument a déjà été publié par M. Micali , à qui nous en avons communiqué le dessin , il y a une dizaine d’années. Le vestibule ou, si l’on veut, Je corridor d’entrée est remarquable par la forme de son sommet , qui diflere de celui des autres corridors de ce genre , presque tous terminés par une pierre plate posée en travers sur les pierres des parois latérales; la porte d'entrée est également remarquable en dedans , parce que l’architrave traverse la moitié de la hauteur du corridor, au lieu d’en former, comme ailleurs, la partie supérieure (1)', on peut comparer çette porte avec celle du monument dit le Trésor d’ Atrée, à My cènes, dont nous donnons ci-dessous une réduction (2) et sur le lequel nous reviendrons ci-après.

ji) Voyez ./îg. 3. . .

(a) .Cette réduction , faite par nous-même, est tirée de la PI. III de l’ouvrage de James Stuart , intitulé : Antiquilics nf A tiens , etc. Description qf subterrancous charnier al Mycene, commonly calletl the Treasury of Air* tu.

La vignette qui fait partie de la PI. VII , fig. 1 -'bis représente la vue du Aur-Jiag d'Isi/i prise de l’ouest du village de ce nom ; elle embrasse également celle de plusieurs autres de ces monuments, dont quelques uns sont indiqués dans la PI. VIII ,Jig. 5.

Ôn voit d’abord, sur la gauche-, le N. d'Isili qui est de plus grande dimension que les autres, étant le plus raproché ; le signe — désigne le plateau de Planu è U lia, compris dans notre petite carte , et dont nous avons parlé ci-dessus j page 50; on èn remarque la sommité basaltique qui est tout-à-fait plane, et sur laquelle s’élèvent les restes de trois Nur-hags. ' .

Le N. Adoni dont jl a été question ci-dessus, se montre au-dessus de l'a forêt du Sarcidano. Il se distingue par un bouquet d’arbres qui environnent le monument. ( Voyez le signe ■

Le monticule du Gussini est désigné par ccVignc ^ on voit ici (comme dans la petite carte en question) que tous les angles saillants de celte colline volcanique sont garnis d'un Nur-hag, et qu’il s'en trouve d’autres plus

CIIAP. III. — NTBUAGS. 65

bas dans la vallée, mais presque tous placés sur de petits tertres. ( Voyez ce que nous avons dit ci-dessus page 50.)

• Entre Samugheo et Fordongianus , se trouve le \ . appelé Longu; posé sur une crête, il se distingue par son pi. vu "fjig. a élévation colossale et par sa forme conique aiguë; l’intérêt que cet édifice nous inspira d’abord fil bientôt place à de vifs regrets, lorsque nous nous aperçûmes , eu approchant, que nous devions nous borner au sçul dessin du mur extérieur, unique portion de ce monument qui soit encore sur pied; la partie interne, écroulée de haut en bas, ne présente qu'une cavité de formé conique , telle qu'on la* voit dans l’esquisse A de la même planche; le mur extérieur qui subsiste enepre n’est pas ei^ lier dans toute sa circonférence, surtout vers le. côté du hi sommité qui regarde le sud. On découvre à peine dans l’intéfieur les- vestiges , des points d’appui des voûtes qui divisaient le Nur-hag à deux hautenrs différentes; on' observera qu'à partir de l’endroit, où probablement s’appuyait la troisième voûte , les pierres changent d’aspect ; elles sont mieux taillées et mieux jointes , et paraissent même être liées avec du ciment; malheureusement lions n’avons eu aucun moyen de bien vériGer la chose , puisqu’on ne peut arriver à «elle élévation , tout l’intérieur étant écroulé.

Nous pensons que Ce qui est ainsi bâti en pierrei parallélogrammes, taillées avec plus de soin que les autres et selon toute apparence liées avec un ciment calcaire , peut fort bien être un ouvrage dé temps postérieurs à la première construction du monument , et nous serions tenté de croire qU<r la partie supérieure de -l’édifice appartient à l’époque romaine, et qu’on n’a pas eu l’intention de le consacrée alors aux mêmes usages auxquels les , N ur-hags étaient destinés; il en est résulté une espèce de tour* de vedettê terminée en cône très aigu, comme on peut

Sur-haf* %■ Pont*- (du Pont ).

/V XiUjÇg.l.

le voir daus la planche , et surtout dans la coupe approximative que nous donrions de ce iVur-hag remarquable : le diamètre total de sa base est de 8 mètres 90 centimètres ; sa hauteur actuelle peut être évaluée à 1 7 ou 18 mètres, la circonférence de la chambre à rez de terre est marquée par approximation , ses parois étant presque entièrement détruites parles éboulemcnts; les pierres de la partie accessible de ce monument n’offrent aucune trace de ciseau, ce qui établit On contraste avec celles du sommet actuel.

On voit au-dessous de cette même planche le croquis d’un dessin que nous avons fait de la vue de ce Nur~hag, pris à quelques centaines de pas -avant d’y arriver, eh venant de Samugheo. '

Dans le canton de Duafchi, non loin de la Perda de s’ ait are dont nous avons fait mention ci-dessus, page 27, se trouve le N. é Ponte (du pont) ; il est facile à distinguer des autres par sa grosseur et sa conservation ; il a efi ce moment deux étages complets, et paràît avoir eu une troisième chambre ; la distribution des pièces de l’intérieur et de la rampe en spirale n’a rien qtii mérite une mention particulière. Cette' rampe, ou plutôt cet escalier en spirale prend naissance du corridor d’entrée, et on la trouve après avoir passé la première porte : celle-ci so reconnaît à la pierre qui en forme l’architrave : elle a 2 mètres de longueur sur 1 de largeur; quoique, la porte ne soit pas très basse, il faut cependant se baisser pour la franchir. Toutes les pierres’ volcaniques dont se compose ce Nur-hag sont en général travaillées, surtout celles de la face extérieure et des assises Supérieures ; le cône paraît avoir été isolé ; mais on remarque des traces d’autres constructions à quelques pas de là., et même un autre Nur-hag, que nous indiquons fig. 3 (même planche), où celui qui nous occupe est également reproduit.

CHAP. III. .• — MTR-UAGS. 67

Nous nous bornons également à donner dans la fig. î N*r-h„t <*le simple dessin du N. de Silanus , sans cependant y Pi. xiif'jlg. %. ajouter le plan et la coupe du même monument , pour les raisons ci-dessus. Il est placé sur une petite butte formant saillie , au pied de la montagne du Margh'the , entre le village de Silanus et celui de Lei; il est connu dans le pays sous le nom de N., de Silanus ; et il a beaucoup de ressemblance avec celui de la figure précédente; aussi nous dispensons-nOus de le décrire, en faisant seulement remarquer sa forme très élancée , qui peut être prise pour type de celle que devaient avoir jadis la plupart de ces monuments dans leur état d’intégrité ; sa porte est maintenant dégradée ; il paraît avoir été accompagné d'autres petits cônes, dont il reste quelques vestiges. La même figure représente au loin une partie de la plaine comprise entre la région de Dualchi et celle de Borrore. On y voit plusieurs autres JVtir-hags parmi lesquels le PL è Ponte dont il a été question cidessus et que rtous allons retrouver dans la figure suivante . ‘ .*• . * . - • • .

La fig. 3 représente l’extérieur du N. Bardalazzi dont aw-w- h.ton voit le plan fig. 4. 11 a un peu de ressemblance avec pi. yiu/g. 3. le N. Sarecci de la PI. VI, mais sa circonférence est bien plus petite (1). Quoi qu’il en soit, c’est un des plus considérables-de cette contrée qui abonde en monuments de ce genre : l’état de destruction dans lequel il se trouve ne permet pas d’en donner une description détaillée; il n’en reste guéri que le mur d’enceinte qui a à peu jiris.l* forme triangulaire ; l’intérieur n’ofïre qu'un monceau de ruines , rom me- le N-. Sarecci; le cône principal paraît avoir existé en h,' et s*Vtre élevé par dessus tout lè

(i)'ll jest facile de les comparer, leurs plans étant tous les deux à la même échelle.

G8 I.IVRK I. — MONUMENTS DE LA l" PÉRIODE.

• resté c| ni formait -fort probablement ime espèee de terrasse ^

' No.us' avons cru reconnaître autour de cet édifice, et surtout vers le sud, des traces iPancicns .tombeaux. On voit dans la méniç planche le N. è Ponte ç, et celui .qui eri est tout proche cL Ces' trois monuments sont placés «tir un plateau volcanique découpé de plusieurs vallons peu profonds, dont ils occupent le sommet.

JSur-htif* Los*. Parmi les nombreux Nur-haxs que l’on rencontre dans ci les environs de Pauli-Latino , on doit surtout compter le N, Iajm , figuré dans la Pl.-\\,Jig-. 1 •>Jil se trouve à une petite distance du village en question , sur la droite, et tout près 'de la route, royale avant de se rendre de Pauli-Latino à slhba-Hanta. Il.estdans un état de conservation assez remarquable , èt'n’est un peu dégradé que du côté du sud, et à son sommet ; cet édifice est formé d’un cône principal à deux étages, faisant corps avec trois autres.cônes simples , disposés à. égale distance entre eux , ce qiâ donne à tout l’ensemble la forme complètement triangulaire ; le mur des trois faces est rentrant vers son centre ; là il décrit "une ligne courbe , et il s’arrondit aux angles où sont les trois cônes confondus dans la masse.

Au bas de la moitié d’une de ces faces, celle qui est tournée vers le sud-est , ‘se trouve l’entrée principale du Nur-hag-, elle n’a que 0 mètre 75 cent, de hauteur : aussi a-t-on de la peine à se glisser sous la grande pierre qui lui sert d’architrave y mais après qu’on a dépassé à plat-ventre, et presque en rampant, l'épaisseuf de' cette pierre, le corridor intérieur s’élève, et on peut facilement s’y tenir debout. Ce corridor se divise latéralement en deux , autres corridors de même élévation , qui donnent accès à deux chambres opposées; celle do droite b est la plus spacieuse , et la forme de sa base a pris celle -d’une ellipse allongée terminant en un angle aigu; nous croyons que

CUAP. 111-

SUR-HAGS.

celte -forme,, que nous n'avons, pas observée dans les chambres intérieures des autres IVur-hags-, .provient de ce cpie la petite cellule qu’on y rencontre presque toujours, n'a pas été ici distinguée du corps circulaire de la muraille de lu chambre. Cette même figure elliptique est d’ailleurs déterminée par la forme même de toute la> constructiotn.La chambre de gauche d est entièrement circulaire à sa base ,-et Jà raison en est que llescalier conduisant à l’étage supérieur et surtout les soupiraux qui lui apportent de l'air et un. peu de jour, n’ont pas permis -de donner à celle-ci le prolongement dont les deux •Autres ont été susceptibles-, nous «'avons remarqué' dans ' ces deux chambres b d aucun moyen de communication avec l’intérieur . du monument , hors, celui que nous axons indiqué. Si , au lieu de passer dans ces deux-"cbambres latérales, on veut suivre -le couloir du milieu, on retrouve d'abord une autre entrée aussi basse que la première, où il faut de nouveau s'introduire à platventre; et comme dans celle-là, après avoir dépassé, la largeur de la pierre d’architrave-/’, on peut se tenir debout dans le couloir, qui continue. ainsi jusque dans la chambre du centre a; cette dernière est en tout semblable aux chambres des autres Nur-hags; on. y rencontre trois petites cellules dont une (celle de droite) est' plps spacieuse e( plus -élevée que lés autres;' le ■ même, corridor donne également accès sur la gauche à un -escalier en spirale, remarquable par le .grand nombre de soupiraux ménagés dans l’épaisseur du mur extérieur, et allant tous en ligne droite et horizontale; quoique 'la cime de cet escalier soit maintenant obstruée par des-décombrcs pébyenant de la destruction de la chambre supérieure, nous l'avons'gravie aux deux tiers de sa hauteur jusqu'au soupirail g, dont on .voh l'ouverture extérieure en g île la • . . - . • d •

7p LIVRE I. MONUMENTS DE LA l" PÉRIODE.

Pour pénétrer dans la troisième chambre inférieure^ il faut sortir de nouveau par la porte principale d’entrée , èt se diriger vers l’angle extérieur du monument qui regarde le, nofd-ouest; on trouve toutiprès de cet angle, en h, une ouverture basse semblable à celle e, et l’on pénètre ainsi dans la chambre c, qui est faité comme celle qui est en b; il paraît qu’il n'existe aucunê espèce de communication entre cette chambre c çt l’intérieur du Nttr-hag. . ■ . *

■Nous avons tout liéu de croire que la partie supérieure du bâtiment qui se trouve immédiatement au dessus des trois chambres latérales, se terminait dès [origine en une espèce de terrasse , telle qu’elle est aujourd’hui , car nous n’avons trouvé aucune trace de chambre supérieure audesâus des tj-ois chambres en question ; celles-ci sont plus élevées que celle du milieu , ce qui est un argument en faveur de notre opinion ; car les trois cônes; flanqueurs auraient dans ce cas excédé en dimension et en élévation le cône central supérieur., ce qui est tout-à-fait contraire à la règle constante que nous avons reconnue dans la distribution des différentes pièces de ces Nurhags composés, ou flanqués. Au centre de cette terrasse, s’élève un second cône céptral , avec une chambreront la plus graride partie est encore bien conservée ; on y arrivait par l’escalier intérieur, maintenant obstrué , dont il a déjà été fait mention ; nous devons ajouter que sur eette mèmè terrasse supérieure , et au centre d’une des faces du monument , celle qui est tournée vers le nord, on voit deux assez longues pierres /, plantées verticalement l’une à côté do l’autre et laissant un espace vide entre elles; on les prehdrait pour deux piliers ayant jadis supporté une pierre plate posée en travers, ce qui donnerait l’idée d’une espèce d’autel ; nous 11e croyons pas que ces deux jiierres aient été destinées à former le moutant d’unè grande fe-

Page 1