‹ Voyage SardaigneChapitre 18 sur 205 · CB AP. III. — NUR-HAGS · texte numérisé non relu

CB AP. III. — NUR-HAGS

nctre, car nous n'avons jamais vu dans aucun Nur-hag des fenêtres de cette forme ; toute» le» parois de celles «]ui se trouvent dans les. monuments de ce genre sont faites d'assises de différentes pierres placées l’une sur l’autre , comme nous l'avons vu ci-dessus page 58. On ne trouve d'ailleurs auprès des deux pierres / dont il s’agit , aucune trace de corridor conduisant à une fenêtre ; On croit dans le pays qu'elles étaient destinées il supporter, une cloche; la même croyaqce existait relativement à deûx autres pierres semblables du N. de Sant- Antonio , placé entre Macomer et Cuglwri, qui ont été enlevées ou détruites ; quoi qu’il en soit , ces pierres nous confirment dans notre opinion., que la plus grande partie de l'étage supérieur du N. Losa se terminait en une terrasse. ,,

Les alentours de ce monument sont encombrés par une quantité de murs d'enclos modernes qui se croisent en tous sens et qui un rendent les approches très difficiles; nous avons cependant remarqué bien distinctement le reste d’une grande enceinte cirçulaire située en face- de la porte d’entrée, mais qui en est assez éloignée.. (Ployez h, fig. 2‘.) On trouve . également au nord et au sud du Nurd$ag principal, et à une certaine distance, deux autres cônes simples ij Bâtis suc une. petite échelle; nous pensons qu ils se liaient avec le monument par les enceintes dont nous avons cru reconnaître quelques traces au milieu des broussailles et des petits enclos dont tout ce terrain est couvert.

Nous deyons signaler encore une particularité assez corieuse que nous ont offerte plusieurs gros blocs de pierre actuellement épars .tout autour du N. Losa. Ils sont tous d’une lave légèrement poreuse et très dure ; on les a travaillés au marteau dans la face plane qui regarde le ciel', et creusé de manière à présenter des petites cavités ,

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ou bassins carrés avant environ 0 mètre 30 cent. de long , sur 0 mètre 10 cent, de large, et 0 mètre 05 cent, de profondeur. Ces petites auges sont assez nombreuses , surtout parmi les blocs cpii sont au pied du Nur-hag, du côté de la grande route : elles paraissent avoir été faites pour recevoir l’eau du ciel : nous ne saurions leur assi-. gner une autre destination.

AV-//.U- .Vu./ La PL IX. fie. 2 représente le X. Xieddu, ainsi nommé

du • non \ , ’ 1

pl i\,>* 2 à chusi* ch* la couleur noire do pierres volcaniques qui le composent, et «pii paraissent provenir du cratère encore existant auprès du village de Planche, à trois heures de chemin de Sassari.

Ce monument entre dans la classe des IV u r-hags que nous avons appelés simples; ses deux étages sont encore bien conservés. Les pierres «pii le composent sont pres- «jtie toutes taillées . surtout «•«•Iles dont sont faites, les assises supérieures, et qui pourraient donner I idée d une restauration postérieure. Nous ne pensons pas cependant <]u’il en ait été ainsi.

La première entrée a est tournée au sud-est,- et n’a «ju’un demi -mètre de hauteur; la pierre «|ui la surmonte et lui sert d’architrave a 1 mètre 80 cent, de long, sur 80 cent, de haut; après avoir passé l’épaisseur de cette pierre a le corri«lor devient plus spacieux, et donne accès à une rampe en spirale d «pii conduit à l’étage supérieur /’; mais si l’on poursuit directement sa route vers le centre du monument on trouve comme au X. I.osa une seconde porte très basse h qui donne dans la chambre <•. Celle-ci a deux ou trois cellules que nous n’avons pu examiner de près, n’ayant pas pu entrer dans cette chambre qui était habitée par un troupeau «le pores, et où l’on ne pouvait pénétrer qu’en se traînant à plat-ventre dans la fange la plus infecte. Nous avons cependant pu parcourir tout le corridor en spirale , et arriver à la

chambre supérieure qui était intacte (l)i elle «'offrait rien de-bien remarquable, si ce n’est la fenêtre, traversée à sa partie supérieure par une pierre bien taillée faisant archi* travc, et au sommet- de laquelle il rèSle une petite fenêtre supérieure, comme bn peut le voir dans le dessin du- Nunhag pris du-. dehors, et dans la coupe de ce mèmç- monument. Après avoir conduit à celte. seconde chambre, le corridor monte, encore. Nous avons cru dans le temps que ce prolongement du corridor était un indice ofertain qu’il- devait y exister une troisième chambre (2); mais aujourd’hui, que nous avons acquis la presque certitude qûe tous les Nur-hags finissaient dès leur origine en cônes tronqués , et que d’ailleurs nous n’avons pas trouvé de traces de cette troisième rJiambrc , nous croyons que ce prolongement de la rampe en spirale s’explique plus naturellement , et nous Je considérons comme donnant accès dans la 'plate-forme , ou terrasse supérieure. • - • .

Le ffur-hag représenté par notre PI. X est connu dans l’ilo pour un-dés plus remarquables etdes mieux conser- ( vés de ces monuments (3). Il a déjà été donné par M.’lc capitaine Smytli dans son ouvrage sur la Surdaigne (I)-, mais le dessin qu’on lui n remis, et qû’il a fait graver, n’est pas entièrement exact, surtout en ce qui regarde la chambre inférieure-, comme nous n’avons pas pu pénétrer dans les

yur-hag de Sant-sfntinc Saiiit-ContUntm P/. X.

(î) N°us avons visité ce' Nur-luig en mars 1 8a i, l'i) « Il est aisé d’aillears , d’après la manière dont le monument « est écrêté', <;t 'd’après celle dont la'rampe se termine incompléle- « ment, de reconnaître que le nuraghc devait se terminer par une « troisième chambre. » ( Pstit-RaiXl , Notice sur les iniraphes , page 45.} • . >

(5) J’eus, en i8-i9, l'honneur d'accompagner S. M. le roi actuel de Sardaigne, lorsqiéil le visita, pendant son voyage daus l’ile.

(4) Sketch of the présent tinte nf tiw Isltuul of Snrriinia. ( W II. Smvtb, Londdfa , John Murray, 1828. )

chambres latérales, nous avons adopté pour ce qui Içs concerne le dessin remis à M. Smyth par MM. les ingénieurs des routes, qui, à notre prière, en avaient levé le plan; mais nous avons réparé dans notre dessin les omissions ou les erreurs que nous y avons reconnues dans les détails de rintérjeur. Ce Nur-hag porte le nom de Saipl- Constantin (Snnt-A ntine) e t il se trouve dans une plaine dite le Campu Giavesu où ces espèces d'antiquités sont très abondantes ; sa forme approche beaucoup de celle du N. Losa, décrit ci-dessus page 68 , qui peut nous guider pour l'entière restauration de celui qui nous occupe.

Quoique nous n’ayons pas pu trouver la véritable porté d’entrée de ce momimenl, nous sommes à peu près certain qu’elle doit exister sur la face qui regarde le sud-est, lieu que nous marquons par un / sur notre plan; nous^ sommes induit à le Croire 1°. parce qu’à part quelques exceptions, presque toutes les portes d’entrée sont pratiquées au sud-est; 2®. parce qu’en observant la distribution intérieure de 4a partie souterraine , nous avons trouvé un commencement de corridor od ligne droite, obstrué en c par les décombres , mais qui se dirige précisément vers le point indiqué pour la porte d’bntrée ; nous avons restitué par des points la continuation de ce corridor, telle que nous l’entendone , et nous prions le lecteur de comparer cette restitution avec le plan du N. Losa , pour tout ce qui regarde la porte et le corridor d’entrée. Nous avons déjà dit ci-dessus que nous n’avons pas pu pénétrer dans les chaihbres latérales ; nous avons cependant des motifs puissants pour penser qu'on devait y parvenir, après avoir passé l’épaisseur de la porte d’architrave , par le moyen de deux corridors, comme c’est indiqué' dans le plan.

Pour arriver dans l’intérieur de cet édifice , il nous fallut gravir le mur extérieur, et pénétrer par la fenêtre f; là, nous trouvâmes la rampe ascendante et descendante;

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