CHAP. III. — NUR-HAGS
nous suivîmes d'abord cette dernière qui est faite én escalier, et qu’on descend avec aisance sans être forcé de se tenir courbé; au bout d’un tour de spirale presque entier nous cessâmes de descendre, et nous nous trouvâmes sur un sol horizontal et dans un corridor circulaire cçc qui fait presque le tour entier de la grande chambre inférieure a avec laquelle il communique par quatre ouvertures (1). Au centre de celte chambre a se trouvait une grande dalle qui paraissait cacher quelque chose; nous y fîmes faire des -fouilles, qui furent sans succès; elles nous prouvèrent seulement que ce lieu avait déjà été fouillé jadis ; nùus avons1 cru y reconnaître .une fosse mortuaire (2), mais nous ne trouvâmes rien qui pût donner un peu plus de poids à cette opinion ; car cette fosse n’était remplie que d'une terre fine et noirâtre sans indice d’ossements', ni objets d’antiquité.
En sortant de eette chambre, et en suivant le corridor qui l’entoure, on le voit s'abaisser tellement qu’un-homme ne peut.plus y rester, pas même à genoux , et qu'il lui devient impossible d’aller plus loin par défaut d’espace. Nous ignorons s’il existe en ce lieu d une communication avec quelque autre pièce du monument, ou si, comme il est probable, le corridor continue à s’abaisser et à se rétrécir jusqu'à ce qu’il finisse réellement ; remarquons qde le rétrécissement et l’abaissement de ce corridor en 4 s’opèrent précisément dans l’espace où la partie' inférieure de la. rampe ascendante n'aurait - pas permis de donner à cette extrémité du corridor l’élévation qu’il a partout ailleurs. Nous avons oublié de dire qu'à l’endroit où le corridor commence à s'abaisser ainsi , il donne àcéès
(i) Ce corridor et ces ouvertures manquent dans le dessin donné à M. Smytli.
(a) f'qyei a, coupe verticale, /îfi. a.
76 LIVBE I. — MONUMENTS DE LA 1“ l'ÉItlODfc.
dans une petite cavité e étroite et très basse ; on la. croirait un soupirail^ mais après un instant d'examen on est por(é à l'eûvisager comme une espèce de petite cellule, dans Je genre de celles que nous avons déjà observées en d'autres monuments semblables, et que nous retrouverons dans quelques uns de ceux que nous'décrirons ci-après. • .
Avant de quitter cet étçge inférieur, où l’on arrivait immanquablement par la porte inférieure- /■ .maintenant remplie de décombres , et avant de prendre l'escalier ascendant- marqué par la flèche , on trouve au-dessus de la porte l une cellule / -, dans laquelle on pénètre par une petite ouverture très étroite , assez analogue à celles que nous avons déjà signalées dans tes N- N. de Goni et d’/fi/i, PI. VII et XII, avec cette différence cependant que ces dernières communiquent avec le sommet.de l’édifice , ou avec l’étage supérieur (dans le de Borghidu), tandis que l'ouverture et la chambre Z du Nur-hag dont nous nous occupons paraissent communiquer par un corridor très bas, très étroit et horizontal mni , avec la partie.supérieure des chambres latérales ii, où ce corridor finit en espèce de feuétrè 5 au reste, nous ne. saucions rien dire de précis sur ces trois chambres, dans lesquelles nous n!eümes pas le loisir de pénétrer.. .
’ La rampe asoendante , qui met en communication: les trois chambres centrales, superposées l’une à l’autre, reçoit de Pair,, et même quelque peu. de jour, par le -moyen de plusieurs soùpkaux, pareils à ceux du N. Lçsa , et qui-$e montrent même au dehors, comme on le voit dans notre dessin -, la chambre -du premier étage b (1) n'offre rien de particulier, hors deux petites cellules, une vers. le- sud et l'autre vers le nord, ménagées dans l’épaisseur du , mur ; la .derniçre reçoit, un peu de jour par le moyen d’une
( 1 ) Celle qui corrcs|>ond avec la seule porte actuellement visible,/
CHAP. III. — IfDK-BAGS.
très petite fenêtre b\- ou si l’on veut par un soupirail. La chambre g, supérieure à celle-ci est en grande partie détruite. ' ■ •
Il résulte de’ l’examen de ce monument : 1°. qu’il se rapproche beaucoup du N. Ixtsçi tant par sa forme que par sa grande terrasse triangulaire, au milieu de laquelle s’élève le cône principal ; 2“. que son entrée était probablement vers le sud-est , et- correspondait avec la porte interne l; ,1°. qü’il diffère des autres Nur-hags par le corridor qui enïcuire la grande chambre, et par celte espèce d’étage moyen, que nous oserions presque. qualifier d 'entre-sol, et dont nous n’avons pas également trouvé de traces dans les autres monuments de cette espèce. Les chambres de ce N. de Sant-xfntine peuvent se réduire à six, auxquelles il faut ajouter trois cellules (1) et deux petites niches ou réduits (2), ce qui est cependant loirvd’attoindrc le chiffre de soixante-douze, auquel la description qu’en a faite M. Valéry, porte les chambres qu’il renferme (3). • • * ' • , .
(i) Celle marquée A, et les deux de la chambre b. ,
(3) « tarmi les ■nombreuses uoragbes voisines ( de Toralba ), on « distingue celle de S. Santihu ( Constantin). Lç Constantin sarde « fut uu des souverains ou juges de Logudoro au «• siècle. Son mo- « numerft (*) , sorte de grosse tour de pierres noires mêlées, domi- « nées de végétation, contient jusqu à soixante-douze -chambres « [une au-dessus de l'autre avec un escalier en spirale ! ,» ( Pbjragc en Corse et en Sardaigne , vol. II, page 8g. ) Quelque éloigné que nous soyons de prendre avec M. Valéry ce ton de critique dont il a usé à notre égard, nous n'avons pas cfu pouvdir passer sur des erreurs aussi notables, que notre Silence aurait eh quelque sorte confirmées. " ....... •
H ^ ’ Valéry parait Vouloir rapporter re monument au xt' aièrlc ; Haus ee caa, il »e trompe et raiiRCinr n [ . •
i A 800 mèlrM au Sud'**t du N- précédent, on en trouve un autre très remarquable , que nous avons figuré- dans notre PL XI ; il est connu dans le pays sous le nom de N. Oës (ou Boës), e cst-à-dire des bœufs ; d’autres l’apipellent le N . J.adu (large); mais le premier de ces deux noms étant le plus général , nous l’adopterons pour la description que nous allons en faire.
Il se compose d’un grand cône principal, flanqué vers le sud-est d’un édifice formé par la réunion de trois autre? cônes, parmi lesquels deux sont étroitement liés entre eux; le troisième est plus détaché, mais celui-ci communique avec les deux précédents par le moyen d une espèce de terrasse sous laquelle se trouve la première entrée du monument, ce qui donne à tout cet ouvrage extérieur une physionomie de forteresse.*
Le mur de cette partie avancée dq Nur-hag est formé de très grosses pierres volcaniques, presque informes, mais placées avec beaucoup d’art dans le» assises inférieures. A mesure que le mur s’élève, les matériaux diminuent de volume et prennent une forme plus régulière, cest-à-dire qu’ils sont plus travaillés. Pour pénétrer dans le monument, on doit s’introduire sous > la première porte a, d un mètre de hauteur environ, sur autant de largeur; on rt’y entre donc qu’en se baissant beaucoup, ou plutôt en marchant sur les genoux et le corps ployé ; on se trouve alors dans une espèce de corridor qui conserve toujours la même élévation que la porte ; à la moitié de ce petit corridor, qui -a 3 mètres 50 cent, de long , on trouve sur la gauche une petite ouverture carrée de 0 mètre 80 cent, de hauteur et de lar- . geur, donnant accès à un autre petit corridur b très bas
, et très étroit , qui pénètre jusqu’au dessous du centre de la chambre supérieure h, et fait en o un petit crochet d un peu plus d un mètre de. long , ce qui forme
CHAI*. Ul. — Mll-IIAGS. 79
une cellule très busse et très étroite : celle-ci n'a plus aucune communication avec l’intérieur du monument ; elle a déjà é|é fouillée par les chercheurs de trésors , et nous a paru n'avoir été destinée qu’à servir de tombeau. En revenant à reculons et à plat-ventre par où nous étions entré , car il n’y a pas de place pour se retourner , nous regagnâmes le premier corridor a, et nous pénétrâmes dans une espèce de cour d , en grande partie couverte de décombres,' surtout vers le pied méridional du grand cône du centre , ce qui nous a empêché de pénétrer par la porte d’entrée de ce grand cône ; nous n’hésitons pas cependant à placer cette entrée en t, d’après l’allure de la rampe intérieure encore biep conservée, et qui n,’esl obstruée qu’à sa partie la plus inférieure ; nous observâmes dans cette meme cour d, c’est-à-dire dans la face de la muraille qui la détermine vers le nord, et à 2 mètres et demi d’élévation, uue petite Ouverture e; elle donne accès dans un petit corridor très bas et très étroit , se prolongeant dans l'intérieur du cône r; nous entrâmes avec peine dans cè petit corridor tout ol>6trué de pierres , et nous ne pûmes par conséquent le suivre dans toute sa longueur; nous croyons qu’il communique à une chambre placée au-dessous de celle qui est marquée dans notre dessin par la lettre r; le petit corridor en question ne paraît avoir aucune issue au dehors.
Pour pénétrer dans le grand cône, nous dûmes gravir les décombres et arriver à la première fenêtre g , absolument comme nous l’avons fait en visitant le N. de Sant- Antine ; nous nous trouvâmes alors , comme' dans ce dernier, au milieu de la rampe , qui. est ici ascendante en sens inverse de celle de Sant-Antine , c’est-à-dire de droite à gauche; ayant fait presque un' tour entiér de la rampe en spirale , nous fûmes arrêté par les décombres avant d'avoir atteint la hase' oui, du reste, ne pouvait pas
on être fort éloignée , et qui certainement se rattachait à la porte d’entrée t. Reveuuà la hauteur de la fenêtre ,"(1), nous vîmes avec peine que la- chambre à laquelle elle donnait jour était écroulée, ainsi que toutes les, voûtes des autres chambres de ce grand cône; on ne peut -d'ailleurs douter de leur existence : 1°. à cause des fenêtrfes qui restent encore , et qui leur correspondent en direction et à la hauteur du sol; 2". parce qu’on femarquo.bien distinctement les points où s'appuyaient 4cS voûtes coniques qui formaient les trois chambres; nous continuâmes à monter, et avant d’avpir achevé un second tour du cône, nous trouvâmes un second étage avec sa fenêtre i, et toutes les traces d’une troisième chambre (2), maintenant écroulée ; la rampe continue ensuite à monter, et elle nous aurait conduit immanquablement audessus de celle troisième chambre , si sa voûte n’eût pas manqué entièrement; nous dûmes- renoncer ici à de nouvelles recherches. < .
En descendant de nouveau- la rampe (3), nous nous arrêtâmes à la fenêtre inférieure g; de là nous pûmes arriver par une espèce de terrasse an cône extérieur de droite ; sa chambre r est en grande partie conservée ; elle a sa porte q tournée vers le sud-ouest et ne paraît pas avoir eu de communication directe avec le cône principal. Cétte porte q communique seulement avec la terrasse p , qui forme la partie supérieure de la porte d’entrée, et qui donne accès aux deux chambres n et l : ces deux der-
(i) Voyez la coupe a ; et le plan.^îg. 5.
(?) Voyez /îg 3 et 6
(3)' Nous disons la rampe, car ce n’est point ici un escalier avec des degrés , mais une véritable rampe en spirale, dont le développement est le plus doux que doits ayons rencontré dans les corridors de ce genre •
*•' . CHAP. 111. — NUR-HAGS. *
nières chambres, dont .il reàfe toute la partie inférieure , h’pnj de relation entre elles que par le moyen de leurs deux portes o et m ; on peut ën’conclurcquc cc's trois chambrés l; n, t sont indépendantes les- unes des autres, et qu’elles ne communiquent 'pas directement atec l’intérieur du <*ûne principal.
Il est fort’ probable qu’au -dessous de la chambre l il' s’én trouve une autre, mais nous ne pensons, pas qu’on -puisse y pénétrer par le petit corridor b , puisque çelui-ti finit par duo petite cellule très basse et très étroite; peut-être la ch timbré en question aura-t-elle eu une communication , avec TinlérieuiJ du ‘grand cône, au piéd de la chambre inferieure , où se tfoOveut actuellement tous les décombres des trois voûtes? . .
Eh faisant le tour du monument', on aperçoit rtrs le nord une autre ouverture s d’ufi mètrte environ de largeur et de hauteur, qui donne accès dans un corridor souterrain avant les memes dimensions; nous lé suivîmes sur une longueur de plus de 5 mètres, nu bout desquels uoûs le trouvâmes bouché; peut-être nç l’aura-t-il été qu’accidenfclleirient èt pénétrait-il jadis dans la grande cour d , comme parait l’indiquer 'sa direction ; nous n 'avons p^s cependant osé tracer ce pàssage souterrain dans la Jtg. À.. (• Vôyez ce corridor marqué par la lettre s.) Ce même corridor passe vers la moitié de sa longueur à une petite cellule qui rappelle la cellule c, dont nous avons parlé ci-dessus ; au reste il se pourrait qu’en la faisant déblayer on vînt à' reconnaître que c’est [dutôt.. une communication du corridor s avec le grand cône par une voie toute souterraine; dans le cas cohtrairc , cette celluje paraîtrait avoir été destinée à servir de sépulture, comme celle , lettre c, de la porte d’énlrée. • • * :
Au devant de .la porte. extérieure « , on'trouvc sur- le sol les résles de deux enceintes parallèles que l'échelle de •
4 * ff l fl VUE I. — • MOXTMENTS IIE I.A f DÉMODE.
imtre dessin hk mous a pas permis d’y insérer; nous avdus ilu’ moeru, en Veconriaît résine troisième; ces'eneejnles sont f ormées de grosses pierres, et paraissent avoir servi â ta fois à cireonserire une aire sacrée au devant' du monument, vers la porte, et à soütenir la terré qui formait en ce lieu line espèce de terrasse -ou terre-plein Hes murs d -enceinte sont formés de grosses pierre* peu ou point travaillées ; nous observerons à ce sujel que les pierres. qliî composent le cône central du jVur-fiage n question, celles surtout deses deux fenêtres, sont très bien travaillées, -même à l.’èqnerre. Ce grand court doit-il* cire regardé comme un ouvrage dé temps plus modernes que les autres? nous ne le pensons, pas* ; car il es* difficile que les parties accessoires d’un monument soit plus anciennes que la pièce principale. Les deux fenêtres ne sont pas orienfées de la même manière, qnoiqn’avec peu de différente, comme on peut b» voir dans ta dessin. -,
.Ce Nfir-kag reujarqtialde mérité une étude spéciale , par la complication de son hrchileeture, qui est'lôin d’être aussi barbare qu’on pourrait le penscV -d’abord; il - se IrooVe placé sur un sol voloanisé et à cêfé.d'un gjaixl ruisseau qui le sépare du N. dé Saitt-yfn/inc dnnt nou< avons parlé précédemment ; ce dernier est- de nouveau
figuré dans celte planche, sur. la droite et dans le lointain.
Nur-l,„K <)<; * Nous avons dit ci-dessus que peu de contrées de la
Snnln~iiitrbara „ , . <• . , -r . n <
* ( «U - M,u,.mrr) Sardaigne son l aussi lourmes, de Nur-hags que oelle de . '• jtfaconlf,r . ]a pi Xn,/ig. 1 représente celui de Sànta-
Uarhara , ainsi .pommé à cause d’une chapelle voisine dédiée à cette sainte; il est situé au nord de Macemer, sur un petit plateau voisin qui domine le village, et qui est dominé a son tour par une montagne , dont il forme le -pied dtcidenlal. Ce Nvr-bag se voit de fort loin , et il sf’vçt éloigné de là route royale que de quelques centaines de pas;- il est principalement remarquable pav la forme
' CHAP. III. — MH-nÀr.ÿ.
île son plan qui , au lieu d’étre triangulaire, compte celui des N". N. Losa et $ant-4ntine , est plutôt <;arré, quoique les murs qui composent sc».côtés soient en. ligne courbe , comme ceyx des l\rur-hags précédents.. Cette forme à peu pt;ès. carrée dépend d'ailleurs très naturellement du nombre des quatre cônes flanquants. ' '
La plus grande partie de ce monument est encore iutacte , moins fcependanf une pièce, qui fort probablement se trouvait placée entre les deux petites chambres hh; nous ne saurions dire s'il y avait en cet eudroil plutôt une chambre qu’une espèce de cour, dans le'genrc de celle du K. Oes. Quoi qu’il en soit,. la porte d’entrée actuelle est en a; elle a moins d'un mètre d élévation, et «onunr dans la plupart de ces monuments , elle donne accès à un corridor qu'on rencontre après l’avoir traversée aver peine. Le corridor est spacieux et conduit, droit à la chambre du milieu i>, sans qu’on soilt forcé de se baisser de nouveau, comme cela nous est arrivé au ÎN • Ijpsç ; fa chambre intérieure a trois cellules? qui bot environ 0 métré 1K) cent, de ba,ut , str plus-'d uji mètre tlu profondeur; celle qui est en face dç la porte est moins prononcée que les autres, et*$c confond davantage avec, le reste du- mur intérieur de la chambre ; relie s’approche en même’ temps, quant à sa forme , du fond-des chambres d
et r'du Losa. ’
L’entrée c de l’escalier en spirale est à droite, ei\ venant de la première porté, et vis-à-vis sé trouvé une hausse entrée d , qu’on peut regarder comme une espèce ife niche ou cellule ; le premier étage n’a rien de remarquable, si ce n’est que la fenêtre f qui donne jour à Ja chambre e n’est pas placée sûr -la direction exacte He la porte d’entrée a, la fenêtre étant encore. plus dirigée Vers l’ouest que cette porte ; la rampa ou plutôt l’çscalicr en spirale’ continue à monter, et conduit jusqpé sur -la
8 V LIVRE I. — MdSLMENTS DE LA l“ VÉKIOIIE. cime g du monument, actuellement très dégradée, plais qui, Selon tou H; apparence, se terminait par une plateforme. Nous ne nous étendrons pas à décrire lq forpie de la muraille qui c'eint le grand cône-, et avec elle, les quatre chambres latérales; le dessin peut rendre raison de ces- particularités bien mieux que ne le ferait' une description . 'Nous dirons seulement que les trqces'des deux chambres hfi sont 'certaines , puisqu’il en existe encore une grande partie^ mise à’ découvert par l’éboulementde la partie antérieure du Nuf-hag ; les deux autres chambres- ii ne sont pas. visibles, mais nous sommes ni pou près certain qu’elle* existent au lieu où nous les avons indiquées ; nouspensons qu'elles devaient avoir une communication entre elles et avec les autres chartibrcs hh ; fort probablement cette communication est pareille à celle qui existe entre les- cônes extérieurs du N. de Srtntji/niinç de' la PL X ;' les sommets de ces quatre chambres ot la partie supérieure des murs latéraux attirent tous à line-métne hauteur, et ils forment dans leur ensemble une espèce de terrasse ou pfkte-forme qui' ceint de tous côtés le gçand cône principal. •
K/i face de (a porte dentréé a/ qui, par une espèce dVxceptiqn , est tournée Vers le sud-ouest (1), on trouve à Quelques pas delà les débris de deUx enceintes, à une certaine distance l’une de l’autre; eHes paraissent avoir été beaucoup plus considérables et beaucoup plus étendues qu’elles ne le sont maintenant; le local est tout eouvett de murs d’enclos qui ne permettent guère d’en suivre avec exactitude toutes les traces; ces murs, comme le monument, sont composés de roches volcaniques ; celles du
( r) Çn passant sur la girofle roule,- on voit près de. là tin antre Nur-lufjg en . partie détruit d’un côté; il a sa porte tournée vers 'l’ouest. . ' w
011 AP. lit.
■Nm-HAfcS.
cône principal sont plus travaillées que ,1e* autres, surtout vers son. sommet., ...... •
Le JYur-hag do Gotii , représenté par la . Pt. • XII» Nu-h., g do figJ 2, tire spn nom du' village qu’il domjiip ; il , n’en pi. xii./j. » est éluigné que de quelques minutes de chemin';' comqiC, les matériaux dont il est formé sont tpus tirés du lieu même et qu’ils appartiennent à une roche calcaire divisée en bancs de peu d’épaisseur ; il s’ensuit que les pierres . de ce JYur-hag sont beaucoup plus, petites que celles de la. plupart des .monuments de ce genre, d’où vient que sa construction ne 'présente pas, cet air de rustitilé grandiose qui distingue un grand r)omhre de -ces anti- , quités.Sa porte d’entrée. regarde le sud-est; comme .dans le IN! d 'lsili, on y voit un seuil'élevé ou espèce de, degré g qu’il faut franchir pqjir pénétrer sous’cctte porte, dont l’ouverture inférieure a 1 mètre <40 cent, d’élévation; on y entre par conséquent avec facilité;, le sommet en est formé par une’ longue pierrç. d’architrave f ayant 1 mètre de longueur, sur-0 mètre 70 cent, de largeur et 0 mètre 40 cent, d'épaisseur, et. au-dessus de cette p;orre on trouve encore une autre partie de la porte qui au reste ne correspond pas avep l’extérieur (l); après être entré on trouve à droite un faux corridor d, ne donùaut
qccès nulle' part, et formant une niche ou espèce de cellule. La chambre intérieure l> en a également trois autres; celle de ghuche est la plus large, toutes ont cela dç remarquable qu’elles sont élevées de plqs d« 3 piètre», et profondes à proportion ; cette grande hauteur est une espèce d’anomalie particulière au N. d cGoni, car là plus grande partie’ des cellules de cette espèce sont au ton-, traire très-basses, ’ • • ‘ - . '
•(i). C’est la même particularité ipic nous avtms remarquée ci- • dessus à la fenêtre du N. JSicdUu, PI..
fiur-h.ig 'le
florthflu.
PL Mil.
86 I.1VRE I. — 'mONCMEXTS DE LA l” PÉRIODE.
' A une élévation Je' 3 mètres 35 cent, au-dessus du sol «le laehainbre et sur le mur de gauche , on voit une ouverture carrée c d'un mètre dcJiautcur, sur O mètre 65 cent, de largeur, par laquelle il faut passer pour pénétrer sur là plate-forme supérieure , où l’on arrive en e par un escalier ün peu tournant , très étroit et par conséquent très inrommode-; ou ne trouve pas de traces de chambre supérieure sur cette plate-forme, ni aucun feste de voûte quelconque'. * .
1^ cône principal ' du N. de Goni paraît avoir tou-* • jours été isolé comme à présent -, il est seulement revêtu âu dehors d’un mur bien solide et «le meme construction, qui soutient ùùè espèce de terrasse d’une forme oblongile et irrégulièrement arrondie en quatre endroits ; il pourrait se faire «pie la pièce marquée dans notre plan par la lettre h renfermât uni» pelite chambre souterraine ; quant au prolongement- 1 de celte terrasse, la- chose •est impossible, vu le peu d’élévation du mur qui n’a pas' plus d’un' mètre 'et demi de haut. ■ ' ’
Au -résumé , le N. de Goni se distingue de ceux de son espèce par l’élévation de sa porte d’entrée, ét surtout par celle de ses cellules intérieures. ' -
Le Pi. de Borghidu a déjà été décrit et. figuré par M. Pétit-Radel; nous le reproduisons cependant dans cet ouvrage, parce que ayant eu l’occasion de le visiter deux fois depuis qqe nous l’avions vu et dessiné en 1 821 , uous avofls dû faire des changements à notre premier dessin . par suite de nouvelles et plus complètes observations. Npus «levons dire également qu’ayant , depuis cette époque assea éloignée , examiné en détail une grande quantité’ de monuments de re genre, -nous avons acquis les moyens de les déerire. avec plus d’exactitude et de fruit. Ce ijtur-hag est placé sur une très petite hutte, ou pluUôt sur une légère éminence nu milieu de la heHc'plaine,
CHAP. III. — .MJU-HAGS.
dite le Ciwipo .tl' Ofieri , qu’ihdoiniiie-eu quelque^ sorte-, aussi on le distingue de fort loin. [Voyez PL ^XUI.)
Quoiqu'il soit en gçaitde partie détruit, 'cl qu'une portion considérable de la muraille . même du cône principal soit écroulée, l'état daus lequel il 5e trouve uj>l propre à' donner .une idée très exacte du geure de construction de -ces monuments., puisqu'il qoUs .offre les moyens d’en, examiner les détails beaucoup plus facile: ment que si le Nur-hag était dans son premier état d’intégrité. . • • ... . . • . - ,
Sa. base- est malheureusement couverte au sud-est 4e décombres, qui proviennent de la dégradation que le cône principal a éprouvée de ce côté ; c’est pourquoi il ne, nous a pas été. possible de découvrit' l'entrée à rez de terre ; cette entrée doit pourtant exister en h Ou près de là ; aussi, pour pénétrer dans l’intérieur de ce grand cône , nous dùmes'gravir tous les déçqmbres et entrer dans le corridor ascendant et descendant, comme . nous l’avons fait auX'ÎN . N. dès et, de Sant-uiritine (1) ; dans le N., de Ëorghidu; la rampe de droite est également. celle qui communique avec la -chambre souterraine , et celle de gauche monte au sommet. Eli suivant la première, nous fîmes le tour entier de la spife, après lequel la* rampe commença tellement à diminuer de hauteur, qu’à deux pas de Jà nous ne pûmes passer outre (2). Nous .nous disposions à rotournur sur nos, pas, ne comprenant pas comment ce corridor pouvait finir ainsi sans conduire à un- endroit quelconque , lorsqu’une pierre que nous poussâmes par hasard du jued fît Un bruit qui annonça
• (i) Voyei ci-deisUs, pages 7^ et 79. >. -,
(■ 1 ) Voyez /ÎR- 6, où nous avons représenté cçtte rampe supposée vue du côté du sud; oit y remarque la petite ouverture qui donne dans, fa grande chambre. *
88 ' LIVRE I. — MONUMENTS DE LA l“ PÉRIODE.
qu’ellç^tait tombée dans urt souterrain; alors, ..en nous baissant , nous aperçûmes une très petite ouvertacei, (Jig. 4 , 5 et 6), qui, dégagée de la torre venue du sommet de fa rampe, finit par devenir une petite porte ou soupirail d’un demi-mètre d’élévation, par lequel, ayant jeté de nouvelles pierres, nous jugeâmes que la Cavité où elles tombaient n’était pas très profpndç. -En nous glissant à plat-ventre et en touchant aussi du dps au plafond de oettc ouverture, nous nous laissâmes aller à l’aventure, et sitôt que nous eûmes dépassé la pierre qui-sert^d’arcbitrave à cette entrée singulière , nous eûmes plus de facilité de nops mouvoir; et' au moyen d’un saut- d’un mètre 60 cent. , nous nous trouvâmes debçul dans le souterrain a, que nous reconnûmes, pour être de même structure que les chambres des autres Nur-hag$.
Cejte chambre renferme trois cellules carrées, qui s’enfoncent de plus de 2 mètrçs dans le mur,- et ont 1 mètre 60 cent, de hauteur (1). On en trouve également uue autre très .petite et très étroite dans ladireution du sud-ouest; les fouilles que nous fîmes dans ces cellules ne' nous procurèrent rien de bien remarquable, hors quelques débrisd’ossements tellement fracassés qu’il nous fut impossible de reconnaître si. on pouvait les regarder comme appartenants à l’espece humaine; la terre noire et très friable qui les accompagnait avait tout à fait l’apparence de celle qu’on trouve dans lés tombeaux,; au reste, nous ne saurions tirer de toutes Ces circonstances des preuves certainesque ces niches ou cellules pussent jadis avoir été destinées à
(i)- Noie, ayons cru, dans le temps, qu’une de ces cellules se trouvait placée immédiatement au-dessous de la porte de la cliambre supérieure mais nous étant mieux orienté , au moyeh d’une lionne boussole , nous avons connu qu’aucune de tes cellules n’avait la direction dont il s’agit