‹ Voyage SardaigneChapitre 184 sur 205 · L . AT1LIUS . FELIX .... ET 1EV · texte numérisé non relu

L . AT1LIUS . FELIX .... ET 1EV

IVST1LVS III IPSO . . . ,

Au n° 52 c (1), Muratori lit conivncta au lieu de amplexa (vers 1); hilaris au lieu de hisaris (vers 2); inclvdi . . . . advotvm au lieu de inclvditvr[arc]advorvm (ibid.); qvae feciïad . . . mehine .... (vers 3) au lieu de qvaefacitaippamae vivens . . . ABGVMF.NTVM, leçon évidemment fautive et qu’il faut , je crois , corriger de la manière suivante :

qvae[t]acita[e]famae vivens [erit] argvmentvm

« qui sera une preuve vivante d’une gloire dont le monde n’a pas « été rempli. » Au vers 4, je préférerais 4 la leçon sedes dè Muratori aedes que donne M. de La Marmora, bien que le mot ædes lorsqu’il est employé au pluriel pour désigner un temple , soit d’ordinaire accompagné d’une épithète telle que sacra , divina, etc. (2). Au vers 5 le sens parait demander nomine au lieu de nvmine qu’offrent les deux copies. En effet, Pomptilla n’est plus Pomptilla; par son généreux dévouement elle a mérité l’apothéose , elle est devenue la Junon infernale. On sait que, suivant les idées religieuses des anciens, toute jeune fille , toute femme qui mourait devenait la fiancée de Pluton , de même que tout jeune homme devenait l’époux de Proserpine , de la Junon

(i) C’est te troisième inscription chez M. de La Marmora , et Is cinquième Hans Muratori.

(a) Voyez Forcrli.iri , Tonus Lexieon , au mot Ædes.

souterraine, de la Vénus infernale (1). Cette croyance a laissé des traces en Italie. Mon jeune et aimable ami M. L. Doras dans ses intéressantes lettres sur la Sicile , en cite un exemple remarquable. (2)

N° 52 d, vers 3, Muratori .a lectvm au lieu de lethe[n] qui est la véritable leçon. Vers 4, dixi donné par Muratori devrait être conservé si l’on pouvait lire avec lui sim au vers 3, et subi au vers 6 ; mais le mot amplam qu’on trouve à la place de ce dernier mot sur la copie de M. de La Marmora et sir qu’il donne au lieu de sim, doivent faire préférer dixit.

Les six vers qui suivent forment une épigramme à part , et Muratori avec raison les a séparés, par un intervalle, de ceux qui les précèdent.

Au vers 2, volvit donné par Muratori ne peut être conservé de quelque manière qu’on le lise, voluit ou volvit, car voluit ne peut entrer dans le vers, et volvit n’indiquerait qu’un simple projet, vota qu’on trouve plus bas au vers 4 confirme pleinement la leçon vovit que Schrader avait devinée (3). A avdire (v. 5), Bonada a substitué avdite , faute déjà remarquée par Schrader.

Le n° 52 e présente de grande difficultés dans l’état de mutilation où, il se trouve. Les dernières lettres de chaque vers paraissent trop incertaines pour que j’aie cru devoir chercher à les faire entrer toutes dans la restitution que je propose.

11 est évident pour moi que la partie du rocher sur laquelle a été gravée cette inscription devait présenter une fissure vers le milieu , ainsi que nous aurons lieu de le remarquer pour le n° 52 h, car il est impossible, par exemple, que tout l’intervalle, indiqué par des points à la ligne 1 ait été rempli par des lettres , puisque la première moitié de cette ligne , comme on va le voir, donne les quatre premiers pieds d’un hexamètre. Je suis également d’avis que toutes les distances ne peuvent avoir été rigoureusement observées dans la position difficile où se trouvait le copiste, monté au haut de trois échelles attachées ensemble-

(l) Payez met Monuments inédits , pag. 170 et niiv. (a) Peyez le National , 3i mai t84o.

(3) Epist. crû., pag. 6t.

D'après ces considérations , je pense que l’inscription dans son état primitif devait former deux parties distinctes et être conque à peu près en ces termes :

EE[T]P£èENMOIPQNMIANHMATA [KHP]A[AEn]IK[FAN] [T]AIXIAIAIXETXA1X[EH]I[AE QXEI1AFOX] [H]n[E]PI<J>FQNnîîMnTIAAA[<l>IAin nOTXPHXTHA]KO[lTIXj [H]TlX[T]nEFrAMETOT[TO] N[B]ION[EHEAIIIEN]

F.irTfi«4«t' Mo/f Sv pia viina.ro., Kîjpa cTs Ttopov Toïf iSio.it ivyôis iÇihîmoi weipot

H Ttpifpuv n<M^TT/AA«tj QiKittqv %jpnrn oKoint,

Hnt vt ip yopjitrov top (Si or i^tKtTtv.

« L’une des Parques déroulait déjà le Cl fatal , mais la sage « Pomplilla , par ses prières , a apaisé la cruelle messagère de la « Mort j Pomptilla , femme vertueuse de Philippe, qui a quitté « la vie pour sauver son époux. »

Je dois maintenant justiCer mes restitutions ; et avant tout je rappellerai à l’appui de l’interprétation des premiers mots, ce vers de Julien l’égyptien (1).

Kiïrai trtjahi» • totop i i<r$tve viipia.ro. Mo tpur.

L’épithète de napài donnée au mot Kî/ut dont l’idée m’a été suggérée par les traces de l’A qui subsistent encore, était indiquée par les lettres IKTV, dont les deux dernières doivent avoir été inexactement copiées. On sait que les Kijpir étaient les compagnes et en quelque sorte les ministres des Parques (2) ; suivant Hésiode (3) , les unes elles autres étaient Elles de la Nuit :

Ket i Moipot Koi Kàpof iytivoro vtiMoTtoivovt.

(i) Atuh.Pal. Vil, 488.

(a) Ÿoyez sur le* K nmc M. de Wrrr*, Annales de l’Institut archéologique , tom. "V, pag. 3 1 r et suit. ; mes Monuments inédits , pag. i5o pass'im j JaCobi, Diction, mjrthol. , au mot Ker ; Goettliïig , sur Hésiode, bouclier d’ Hercule , ▼. *49*

(3) Theogon., ai 8.

Je sais que dans iliXmmpiMi et dans la forme plus récente igiAti*, la voyelle i est longue de sa nature, mais les poètes épiques l’abrègent. Ainsi on lit dans Homère(l) :

E vicLJ'i pir TAvpoia-i x«t i ipviioit ikoioncu

Koùpoi Mnva.iuv.

Et dans Apollonius (2) :

TorJ't TroMirirov^or S'ia.Ttppa.S'e hoivrtiïfi

Ntiraiotai Te QoïCof è-TippiiS'itv iKtte<rl)<ti.

Enfin pour le composé on trouve un exemple de cette licence dans ce vers d’un oracle , rapporté par Hérodote (3) :

Où S'vva.Tm n*ÂA<tr Ai' Ôhvfx-Tiov ü’iheéo-a.o-Qiu.

Quant à la locution r»> fiitt ifiAori», elle est trop connue pour avoir besoin que je cite des aâtorités à l’appui. (4)

Le n° 52 f, comme nous l’avons dit plus haut, ne se trouve pas dans Muratori ; mais on le rencontre, fort inexactement reproduit, il est vrai, dans le livre du P. Stephanini, p. 33. Au vers 2, le poète avait écrit victima(5), que semblent appeler les mots nam se devovil du vers 3 ; ou bien encore fekika , s’il faut s’en tenir à la copie de Stephanini, qui donne un N ; et je lirais les deux premiers vers de la manière suivante :

Tcmpla viri pietas fecit pro funere magno

PamptMœ ; meruit \yicii\ ma casta coli.

Je proposerais aussi pour les vers 3 et 4 une restitution différente de celle qu’a adoptée M. de La Marmora.

Nam te devovit , [/a] m \defi] dente marito ;

Rapta ■viro [ semper fiebii\ u[r] ilia suo.

(i) II., II , 55o.

(a) Argon., II , 846.

(3) VII, 14 r.

(4) On en trouvera de très nombreuses dans le Nouveau Trésor de Ui Langue grecque, publié par MM. Didot frères, au mot tuxtbrm.

(5) On peut voir, dans Ip Tesaurus poeticus , de mou savant ami M. Quicuerat, de nombreux exemples de victime , pris dans un sens métaphorique

Déficiente est justifié par ÀurosJ/eMsSVTSf , qu’on lit au vers 1 1 du »»° 52 h. IUa est donné par Stephanini. (1)

Au n° 52 g , la leçon infelix de Bonada , suivie par Bur-

(l) Après l'impression de notre page 4^7 > et de nos observations sur les inscriptions dont il s’agit , ayant lu la restauration de l’inscription n° 5a , proposée par M. Le Bas, et ayant trouvé depuis parmi nos papiers la première copie que nous avions prise snr l’original même, nous devons dire que celle-ci est tout-à-fait en harmonie avec la restauration de M. Le Bas. En effet , nous avions lu d’abord :

TEM PLA V I ft IPI ET ASFECITPROFVXEREM AGTIO POMPTILLAXMERV1T. . . . KACASTACOLI MAMSKDEVOVITMM. . . . CIFÏTTEMARITO RAPTAVIRO.. A TTIJLUtSVO

Dans le second vers, notre première copie porte ma an lien de ma, que nous avons cru lire depuis, mais sans un motif bieu fondé, car la roche est toute cariée en cet endroit. Dans le troisième , où nous avons cru devoir rétablir le mot roma , notre première copie nous donne uue m fort douteuse , et indiquée comme telle]; I'm quijla suit est* certaine. Ainsi xam peut très bien se justifier par notre première lecture, et par la facilité avec laquelle un des jambages de la prétendue n peut devenir un x , et l’autre faire partie d’un a. Après l'ai, il y a une lacune de trois ou quatre lettres ; mais la première qui suit nous a semblé d’abord un c , dont nous avons fait depuis un o. La deuxième restitution de ce troisième vers, par M. Le Bas, nous parait confirmée par notre première lecture. Ou sait que, daus des cas semblables, c'est-à-dire lorsqu’on transcrit à la simple vue une inscription très dégradée par le temps , la première lecture est fort souvent la meilleure, car elle est faite sans préoccupation quelconque. Nous regrettons de ne pas en avoir pu prendre un calque ; mais la chose nous a été impossible, car on n'arrive à cette inscription qn’au moyen de plusieurs échelles liées ensemble, et l’on ne peut rester en cette position que d’une manière très incommode et même périlleuse, qui empêche le libre usage des deux mains. Nous abandonnons entièrement la version que nous avons proposée de roma fvc.iemtk marito, ainsi que les conséquences que nous eu avons tirées pag.5l3 ci-dessus. Cette lecture nous avait été suggérée par les mots çraveacasvs hvcvsqvbsrcvta. Dans le quatrième vers, nous croyons avoir la ïlle; M. Le Bas y voit xlla , d’après Stephanini , quia donné le premier jambage d'un a au lieu de l’i que nous avons cru apercevoir. Notre lecture étant postérieure de plusieurs années à celle du P. Stephanini , et par conséquent le monument étant plus dégradé aujourd’hui qu'il ne l’était lorsque ce religieux en prenait , en 1771, uue copie « d'ailleurs très imparfaite , la version d’iLLA peut très bien être préférée à celle que nous avons proposée. (Alb. D. L. M. )

manu et par Guarini, n’esl pas admissible, ainsi que l'a déjà remarqué Schrader (1). A est toujours bref dans Àtilius; contentons-nous dt citer ce vers de Martial (2) : .

Languidior no f ter si quando est P au tus , Atili .

Dans les distiques du n° 52#, qui forment évidemment un morceau à part, la leçon forte de Muratori me paraîtrait préférable si M. de La Marmora n’attestait l’autbenticilé de serpe, qui d’ailleurs peut convenir également, puisque le tombeau de Poroptilla était près d’une voie romaine qui devait être très fréquentée.

Nous arrivons au n“ 52 A, dont M. de La Marmora a bien voulu me remettre l’esUinpage. Cette inscription grecque présente moins de lacunes qu’on ne le croirait A la première vue. Le rocher sur lequel elle a été gravée était déjà fendu en plusieurs endroits à l’époque où le monument de Pomptilla fut taillé dans la pierre vive ; et le lapicide s’est vu dans la nécessité d’interrompre fréquemment les mots qu’il gravait pour éviter les obstacles que des fissures assez fréquentes opposaient à son ciseau. C’est ce dont on peut se convaincre au vers 3 où évidemment il ne peut y avoir de lettres effacées entre les deux syllabes de K.POKOÏ au vers 4 où les deux groupes BAAZTH ZAIE ne peuvent former qu’un seul et même mot. Quant aux autres lacunes indiquées par la copie donnée page 488, en plaçant l’estampage dans un jour favorable je suis parvenu, non sans peine, à les combler presque toutes. Pendant que je me livrais à ce travail,mon savant ami, M. Duebner, auquel j’avais remis un exemplaire de la copie faite par M. de La Marmora, arrivait de son côté à des résultats qui ne diffèrent qu’en deux endroits (3) de

(i) Epist. crit., p«g. 6i.

(a) IX, 86, 1., cf. Vmo., Calai., IV, 5,

(3) Il lit au »er» a :

Orna. ui Baxytùf làrirdxout fottâl ;

Maïs l'estampage , véritable fac-similé du monument , ne permet pas d'admettre cette conjecture , quelque ingénieuse qu'elle soit d'ailleurs.

Au vera 1 1 , M. Duebnerpropoae de lire : roi (ou plut6t t») kir a sa, , etc .

- Ainsi, le Dieu ou la Déesse de la mort a tranché les fils de leur destinée ,

Wfe^WTf TKTv' I)H& 1\ttKlmO$iS <ïttfeC.QnES. 5'/ 7

efctjX <|u« j’ai oh’tetiu* , ci: tpif e^t une nouvel U: preuVe.de l’iinirtuse sagacité de'cet,htibile philologue, , '

,Le momimçntvpar «iittc derettp double restitution, offrant de nspibreuies différences Aveç, ta copie .qu’on a donnée plus haut, j’a'i cPu devpir le reproduira icr en jj joignant la transcription ep caractères courants. • •• * "•

. EPXEAÏOï ifOMITTlAAA KAi ElXKPfN A BA A XT HX^J EN * ,

' Q£TEAXA[tj©AAAO[X]£ÇNrïETAAOIX[I]rpMtyJ, s

HAYnyîOOjrT^HPOKpr.IÇAIArHPATQTAMAPAfJTfOrj ' . .

KEJXKAAABAAXTHXAl2ANQEÂAErlï.01OT . ' •

GXJXANAFÏUXXQITEIJQÀYKA A YTC^TOtY A KtNOQI .. . •

[K}AlJX)NENO-HrONO[IX]ANÔÔSÇXOIT(XPONO?

[HA]ÉrA[B}«NIK^nNEl‘MAMEAiïNAHEAïE«ÏAÏnnOS *, '

. 4[H]ô[H]NAÇPOTÎATOlXXElAEXIIiP02nEAAiAZ ' sTAXAd«[n]o+YxfQ}TNà-oxrnEprAMsa-9Yna*nxT3fAA[4].'

. THNEElNQYZflHKAJtTEAA‘BEN0ANATOY • /f ‘ .

OIHNX[Y]ZTri[Ai]NEJ-EMEN0EDXii3TE<3ANÉINMjEN ], .. , nnMnTIAAANrAYKEPOtAYTrONTnEPrAMETpY( ^ ZHNAAKONTAiminngNEn£YXOMÊN,ONÂJAnASTO[xj 1 EYNAEPAXAl't'YXjHIjrPNS™ A^tAANArOTATH t T

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Ole» fvtvyieiv «Tapir 9ti(, tJ<nrf S«mîV pir •' •«•

fI»M5frT./*A<tii yAvuipeù ■Aurpor trtrsp j.jtpfToe*l / ,

- jtlKpi’albrs uni}. «Mai» celte restitution ne a lofait' pas entièrement ; et eu effet, elle- sèi s rte uh pou trop (le U le^on'qise'fnuruU ta'-pierre. - '

576 KE^rmrriéfs jats .

Zâr. J'srxôrrtt 4t*vr*ov,'i*Uryo;xfr'‘r f** T&rrlr ' ’.

Svj-ffpet<r<tt 4'u?C? ïn'evfJ* f/?u*r Jurant. •’

« QaeOes.cqiïiires, ô Parafililla , fécondées pair la rosée’*

„ transforment èrtjÿs.ef ên un vert feuillage t>n bnlIeTont.la rose,

.. lV'Hfraq'perfomc'et ^périssable amarre. Puisses-tu de- .. verjrà àosyeuX la fleur ijè la planche primevère, afin'qoe’,

- à l’égal dcTfarciss? cl d’Iïyâetetbe , tel objet iè rnWw.'éteiw ■ « nelJce, une fletir transmute’ ton. Boni aux générerions à réVtfé. ..Lorsque PWHfpe sentait jléja son «me abandonner son ènve- .. loppe mortelle, et qae déjà scs léVrcs s'approchaient du Létlié,

« tulle sacrifia'swo.l'o'nçfilfe, j»«e jiri époux exjiiraiit, et rachetas „ ja vi.e au prix de fa mort: Ainsi’ tin Dieux rompu cettb douce .. union fàhaîs si ^omptilfl» i’£t dévouée pouf aachetênüii épouX «éhéS, PhtU^pe ,* vîwani ’ & regret, demande avttc ahlcnr de « réunir B.itfrtitf àon tnfe'ii celle aé la plus Wdredts épauscs, - Cèrtrs,ees idées’nç sont pas dèpoutvhes de grâce , et* offrent une couleur 'Tèeançoop plus poétique qbé les inscriptions latines gritVéas sué là «Monument de-Pdto^tilla. Bn outfe^la grécité de ce petit, poéroBest tisse? pure , et les régle^dela' prosodie y so'ot.ob-’ servé® avec a|sei d’exactitude jXmrqu’o'fr ne lut assighé pas une date posiééjeire nu deuxième «pèche de potre ère. Le seul mat qui hc St retrouve pas dans la lauguç des poêles de la benne époque, c'est 1. Il est bien vrai qn ’H esychins donne

cette Tofine .qu’ïl éxpüque par é)«MY»<bii mais on n’en trouve pas d'éxcrtple.dajjs lès anciens écrivains , et on peut la considérer comme un résultat des modifications subies parla prononciation , qui ne diititkgfmil plus la dipbtbongue «• de la vbyelle «.

* L-, plupart des fleurs énumérées dans cette inscription étaient en graqd* fa\eut chez le» auciens ; la rose, le lys (1 ), le safran (2) , le rfarcis’se (£) , l'hyacinthe ef l’amarante. Elles devaient* cette préférence à leur éclat ou à' leur parfum. Le safrart surtout était

, ( rj Pi.ifCl , XXI , 1 1 r Uliàm ro|àt ncUDlaa yroximum ctt. ■

!i) HomÏ«£, H , XIV, 34,1, réunit fe safran, l'hyacinthe e» le Intys pour et»

formir-la’coéclie de JupitCf et Je Juiftn sur le ihuut lüa. • '

^‘Vmoit.a, Ed. IJ, 4.5 yt/sui» , parmi les -fleurs <pi{ )es. nymphes- offrent au bel Alexis i cité le lys, la pâle" violette et le narcisse. • • •

UKSTirCTlOX DBS 1NSCBIPTIO.NS GKÉCQURS. . 57»',

emplumé. fi tlt» .nombreux usages. On s’eu servait dans la préparé- . tjon des aliment»' (.1 ), dçs parfums- (î), A:» médicaments (SJ, etc. Peut-être eti les citant ici , le poète nVt-il pas bu d’autre inteulion que de réunir les Hcyrs les-plus agréables (4) pour ep.qrnec, pjrppé gracieuse luétnmorpliosa, la tombe .d'une épouse dévouée ; cependant an tie saurait se dissimuler que la plupart de ces (leurs. ont un- caractère funéraire. Ainsi le lys était' urne fleur qu’on jetait 'sur des lombéuux (5); la rpse rappelait U triste fie d’Adonis (6j.î le safran (»f ,#»*), l'amant de^Sinilax, mprf victime d’uu amnur sans espoir, et changé en la' (leur qui 'ptfelcy.son notn (5); au narcisse se rattachait aplsi upc idée 3e.niorf et de iriôtamorpbose (8y; et à Phyacfnthe (> comme le dit Pline, là fradi lion d’une double mort,jJ9) f enfin,' » J’iunarhnle , une . tyi-

•(i) Foytz l’un* XH , 6,47, aoxi tfa * ; ,

(а) lufusc tian^da vin, il sentait à parfumer lès théâtre*. LodRiœ, It, 416 :

Jit cum sccna eroeo^ciOcj peffusç. recens cif.'.ôvm.j A, Kj î, L044. Prop. 4V , „6, 74 ; Arcr.ér., Met. X } Stacr,* Situ. II, X tfiar; Capei.la , p. 3o6. î)i» l 'Employait mêroe. erî poudre panf^efc-iuagc. -fk.ur. , %XXI, 47 : Fatum àd tkeatra rrpleruLx. HoR*fK. Eut Uf I ,-79 : -• v * *< •« *• %

^ Rrcte nfemeum /toreii/ue ppiambu/i-f /érttr . J ^ •

Fnf/ula, «te.' «. * a* t •

Vdyet encore SÈriçrAÇE, Ep. 93 ; Tbéothravie, de Odpnb.,- JjJaajial, VlII. 3, 84 Cf. QûiCHERshr, Thes.poel., au myt Ci oeuf. ■ * Z •“ .

(3) Pli 5 e, l. c. Aujourd'hui encore' le. safran est cultive par 1* s SimU», qui

en fout U14 objet-de commerce. • ** * * , -*

(4) MÉlragoe, dan* la préface de son Anthologie \Anib. Pal., IV# 1), iiopinir presque-' toute» ce» fleurs, en les comparant aux poètes célébrés de If Grèce.

t5). Dioscoaide , Ep., XXXVIII, 1. (Ant/t. Pal., VII, 48^) . ),

ùtrtf TupCcu toXiI sfiva. x. a. * . ✓ r

Vint. , En. . VI , 883 : ‘ '

• , H .... Mantbui date hha ‘ pletut x - ^ "

/‘urpureoi ifiargam flores , amntamqu* aepfitu # * , ’ ’ ‘ . •

Hit taltem aecumutem don 11 , et fungar 1 mou • » • B

Mutiere. 4 * •

(б) Voyez Bio», Epitaph. Adon. , v. SS; .-fiusique )es noies de UeSxin et

de Harlem * ‘‘ " \V>%

(7) Ovipa, Métam., IV# a83 i Aüsçwe ^id. ,* Y \^* ? 1 .

(8) Véyez Ovide ,TAA*o/n.', III" , 34r-5iA; Vast , WiloRtr.

Imag, , XXII^ , et les tmjcs be M. Welceer , pRg*. S.j<J et stiiv. ^ ,• * V

(9) N jaànthùnr cortitatur fabula duplex fuctUrr: piaferenr rjui tpiatn ApoUo

*580 BtBTlTCflON UES I89ÇMPTI®RS' GRBCyülS.

ditinnortalité (1). Ce. n’est peut-être pas nèm plus" sans intention qu’Ovide (2)', dan* sadescriptiondel’enlèremeut de Proserpinre» nomme presque toutes, ocs àeùrt parmi colles que* cueillaient dans lp$ champs ti’EiIna le* nymphes compagprt irfe la fille *de Cérèi ( car Je caractère funéraire de tout ce morceau ne sâqràit être révoqué en doute. ' . ' .

•Quelle fleur le poète a^t-il voulu désigner pat; le mot ’

K*l-ce la perce-neige, la violette, on la' giroflée blanche 1 Je laisse aux botaniste^ le soin de décider cette question. “(J) •

JU souhait, formé par le pocte.de voir 1« ctodres-de Pomplilla *é métamorphoser en, fleur* de tout genre et pins partait lièreroeut en primevère , V 'est pis une idée nouvelle. Plnsiçtfrs passages do* éerivairt» clîissiqubs ot plusieurs inscriptions funéraires métrique* prouveul que lof anciens croyaient à lapossi- * %

dilekerat , .«qt .ex Ajeeù encore èdtti , ita lucvreâtibii tenu “l gnecarum Ul , icrttram figura kljegatxr inèeripld. H. N. , XXI, II; Ct Motcdut . id. , lit. 6; Oviri, Meum.., XIII, 3g5; Pao»c».j lll.'.ifl, 4; PaUo.ya. , tmag. , XX IV, et le» noies «le M. WIlcrer , pog. 349 «t «“Tl Ta. pstsorrE», Ann. de i’instù. arehfel. . Wm. II, p*g 3*a et suiv. ;*t de Vtnr* , Description de, a ni ■ du cabinet Durand , pag. l3e. y

(*) Pqapw* . /fcr . p'üg .*34, «dit. Boiaaouadé. ép*fei-

nijtbx ii Ta mit. £tsi. VJstÏuàsi statue**; Artemworr, I, 77 : O» /«

i^afi>tpu{eciva,ii),TÎe., iyai-. i, mai pourra Sixa^fcirtiti*,.

fxf/jf, «10040 à/jif*,n(ttiaiinp* mairi Xfâ/aa tuyârtlm.^tnüp, t.

H-'AJr “i — ,r — — ■ ST , ^ * , ,

,J„, ■ ; yif Mipii i Satie âi*Ti6»iT«i, rwiue, li itifa tou. Le

saw'ot éditeur de Pbilostrlt* qui, dan» se. uoles , p«g. 618 , cite uu* partié de oe passage d’ Artéuiidore, renvoie » PaschaUu», de Coron., III, a, p»g. 178. ^ùcoi* aujourd'hui c'est arec Y immortelle , probablement l'amarante des »u cienl; que se tressent le, courodne» dépotées sur les tombeaui.

(1^. Fed, , IV, 487. . « *

. ’iU* leg il enllbaii tais net nnlana cm ra .

///« papéeereat 1 uhs/catmngue cornes. . JUé- #

Hat. Hyacinthe, tenet ; Mai. Amarante, morahs . ✓ -

• f Part thyma. pan cauam, pan me lt lot on amant. •

P lunata le cia rota est ; et sont sine nomme flores.

' //im crocot terme/ /iliaque alha legti. ♦ . •

• (3) M.’Fik , <ïan* m'iüTinlfci dote» sur la fradifcùoq Je PHne*, publiée par

U. Pam kaucke, tom^XlH,* pag*. 4 $3, Pen*c *lu* ccl,.e oc peyt être

résolue J'unc nUnière curtniue. * * * * *.

BK9T1TUTION DES ’ INSCRIPTIONS GRECQUES. .Sêi

hiKtrf 'd’une pareille transformation. On a déjà oité plu; d'nné fais xv passage de Jyvén.il (1) : • ... * .

. Di rndjmràm ttmbrif teuucm et siné pondéré terrant •

• • Spirantesque crocos et à* urna perpetuum ver /, ’* . . ^

el cet «îllre <)e Perse (2)-: * * ’ ‘ •• *. ,

• , % ’• • * N une non cime itte porta

•Félix? non lêoiaf clppns nûne rnnprinùt ossa % 9 ,

Laudartt trmvioee : nunc non e manibus illù , > /

%■ ffunenorte tutnülofoHutuitaque.foviUa' * *

r * bu s cent u r viola ? *. , •

. \ * ' 1 Une inscription grecque, du musée Kîocher (3) publiée succçssivnriept jlar. Mnrtïtori (4), JBouada (5) , Dofvtfle (flj et M. -Jacobs (7% contient un'e allusion à cette croyance également présentée soûl la forint rl'vpi Soudait. . ' *..*•■'*

TifàQiiCnr'tri Mtvpor, ïn yyaiavrat. /quaou

. Àtvifjjfvovy TÔov'^pi) Moipct «îtcMi ’ ' ,

rtoAAee cotîif X'iflr opjietiAtAoMrôra. .-Bectrjccoi't J'çtî/irar> >

■ Oïtf où* Srlvf sA7r/J'*jr «fora jUld! * , / "

** A^aa au, T çtî'a , t»a ok àyaêif novptf r Àiiv^iyu'j

kai Si îTc£j>à.TAti/fucf âvS’in Àjxpd ?oo/<-, . r ‘ ’ ,

‘Orfcutzr’ ^fctCiovi ri aac*. t’ sari *aT’ ir/Wr •

ilr av «t’ iùàS/jau yjawt Saura. Sporoç

* (0 Vit, m.

(a)'A’ur. It 38. Fojrez la note de Ca»auboH, p. 66, d® l’éditîou donnée par Duebuer. ^ • e» * • • • -r* £ >

(3) U paraît que cette inscription» depuis l'époque ou Muraton l'a publiée, a ét<* brisée en deux morceaux d’une dimension inégale, car il (Te|i reste plus , ‘Joe îa partie contenant la fin de chacun de* douze ftruuati',» qni a

* jnberé ce fragment dan» son Recueil des Inscriptions du Musée F ire h or, p. êo,

»»• cxv , ue s’est pas aperçu qu'il avait appartenu a nu uumumept complet .pu blié éo Italie, et a fait pour expliquer ce* lambeaux de vers de* effort» malheureux qu’il aurait pu .s’épargner arec quelque» recherche*. ’•*

* (4) Thés., p. mdcxciki. .*■ ' .! *-

.(5) tpH- II, pag. ^

, (G) Il çn a inséré le* aeiix premier» distiques, paç^aiG, de »pn Commun ■

faq* sur Çhariton , et lf* trois stiivairu, pag 35fi dtl même ouerap*, édition de

• Leiy*ïg. % • * • • * e *

(7) dnth.'Lips. ..tonx.lV, pag. a6(f. drtlh. Pq\. dp/1 * 3 * * * 7- ,-3o6.

582 IlitSTf TLTIOX BBS l!fSC«li>TK»NS, CRECQC'KS.

rov ■jrtuS'a. StrtV *iKqp irJvQi *«/V9œi, •“r* .

• KuCnt K/ai ivivr âÇiir, »v%l yimr.

BiMftrü toc iriîj'ct don Ku+tvitfaro bttTpa,

, Kà^T/K le tOrtCl’air èr Sià retfporvyitr.' • *

« Ce jeune homnle à peine dans l’adolescence, dopt les joués .. ne s’élajeut pojnt ^euebrp' couvertes' Je duvet, la parque en- ' .. vieuse l'a ravi ’à l'existence, il laisse fie nombreux travaux ,

* ouvrage d’une mâin, habile. O divinité jalouse, truelles es pé- .. rances top bras impie a renversées ! Mais toi , u terre , sois "favorable et légère , à' Aquiliuus ! Qui» sus entés croissent des ■ fleur* odorantes telles tpie ty eu fins naître en Arabie et dans •.l’Iude, afin qqe lés parfums qui s’exhaleront de sert corps « annoncent qu’ici repose tpi jeune hojmse ami dès dieux,' di- » gne de nos libations , de nos’ sacrifices et non pas de nos lar-- >< mes. Il avait vu vingt printemps quand la parque- l’a raois- ' « sonné, et pour prjx’dc sa vertu il habité le séjour des bien-

« neureutt. « *• •

Dorville a rapproché de cc nronunient deux' vers d’une inscription latine ■pdbliéé par Fabretti (l)'el reproduite par’Bunmatin dans J'anthoîogie latine Ç2) v v ' " h «Pi /fie j a cet Optâtes , pie faits nobilu in/aàs , * *

Cm ffteer ut eèierts fiUm smtque roue.

On peut comparer if ces deux inscriptions une épigranm^e grecque trouvée prés de .Nîmes et que Sallengre a fait connaître IMeiütfK •

Àrd/tt ToXAa ÿtfpjrti nif/Ama iri ri/piGo , . , ,

Ma. ftttTor ay^juLnfn.t pi» kakov aiyrrvpov , • , ,

* tXA lix, xetl vS'CLTIVn V O.pK.17 7 Of

Oééfit, x*i -wtpi rou Tain* ytvono poi'a.

U Vibius, que des Heurs nombreuses croissent sur la tombe "•où lu viens de descendre, non pas la ronce stérile ni -la bu- ".grane vénéneuse, mais la violette; la marjolaine, lé narcisse

(ij Cl. IV, nv t$6 , y. j«,. . * .

(•j') ’t. Il,^i,,itt5, rji. Liriyi, L'1, (letil , Ant. m tfi*., p. ccxxxt.

RESTITUTION ttfe's IN9tTtII*TH)V> QUELQUES. • 563

>< qui-->r pluii m jsord des feaux et qu’ autour de loi tuul.de-

• » vhnniie rose.,».. -, ..’*’••• .. » • * *

Citons encore celle inscription lutine qâ-’up lit dans tiruler ( I ) * " et dans l'anthologie dç Burinait n. (»).' * '

n* ^ ' Sermka Eirene jrtvuffi pi a , cas ta , pudçca *

• * Bis qnitw» Je nos et tex provect a per annos : . • • -

, Sit -tibi tçrta le vis , cineres aiwaue florç tesantur.

. Kiifiu , s’il fallait apporter d’autres exemples^ nous pourrions .reproduire ces voâs d’mie éjSigraniine de l’anthologie latine (3), que Bunpann .1 restitué^ si heureusement bien qu’uyfc un peu il’audgce r‘ ' ‘ r ' • » ■„

,* i ' O w’A» Sa péri relient prrestar regant I , ' •

*• Ut tud Je tumulo Jloret égo çrescere nato S * 9 . • .

»... ’ , .Cernant , vtv/ viridi a i-tètoA, vel flore amarantt , • . ■ t

• • . ' y*l roseo t vel pnrpurco , violmijiie nùore ; , V > •

• lit /jauni j/rteterSens grejsu tardahtc viator • *

* , ^ . l'iderit hos Jiores , titulmn légat % et tibi (lient • • •

, Mie* flot èxt* corpus. Fin via JStCtipolis. ' ’* \ ' »

(.e genre île dévouement que cédébrcnt les inscriptions grii-

• vées sur le tombeau de foniptilla n’est pas sans: exemple Hans . Pantiquilé. Sans parler do sacrifice si coqnu d’Alceste , mens

lionnons celui de Callacratia v dont une .épi^raiume' sans nom d'auteur ïioys a conservé; le souvenfr. (4) '

.• • JoK^aTKtvi» ùfj-i • Savw <f’ vTtp .àvipot itr-àrtu ZnvUraf, rev juoùror iti frtpvoirtv iSty^nv,

, (tr f«TÔr yruxifày t* TilWt Tpsu^n»i^iov mofi

J OuvP(U*. KctXA/xfÆT«(aj Œféieif TttvTitnn» ÀyarTn:.

« Je suis une nouvelle Alceste ; je suis morte pour Zenon ,

« mon vertueux epoux, le seul que j’aie reçu dans mes diras ,

« que mon cœur pré-férn à la lumière et à mes enfants fhéris.

■ ïyjon nom est Callicratiu. Tous les iportels jn’qdnürent;" s’ • Dans quelles circonstances ces deux dignes épouses out— elles

(l).Pflg- dcçcuxsxix , aé '

(a) T<un. Il , psg. lis, çp. civil , Cf , p.p 1 3o. gp, cukix • ,

(3) IV, p. i<«. » * “ . • .

{\) Antho\. bps., pag. a5<»; AsetfoJ Val., Vif, 69». f •

'5Kd- . RESTlTljlMON IHiS 1*9ClH>'MOI'fS GRECQUES.

donné leur vie pour 1 et tes ' ma ni? Du nom de «nJu velle Alceste

que prend Callicrntiu , ou peut conjecturer qn’fi, l’exemple' de ‘ la reiue «jciPhcres., .elleïVtait vouée a la mort pour racheter l'existence de son .époux spr le point d’expirer. C’est urt dévoue- J meut <lu même génie qui assure à l’ouiptilla I immortalité. Son époux, après une union de deux Cois vingt-ixrans (1 ), allait mourir (2J, quand elle offre sa vie pour lui et le sauve- 'Les dieux pour récompenser sa piété conjugale lui enyoicnt, cbnime jadis.à Cléohis et à Citpn ,\une mort semblable h un doux sommeil. (3)

Peu det temps après .sans dogte , Philippe, qui ne devait plus être très jeune, alla rejoindre son épouse fidèle (4); èt leqrs hé-> ritiers , çn souvenir" d’un miracle qui devait .«.voir fait du bruit ila ns l’île,, leur élevèrent un tombeau qui avait la forme et lëlé- * gance iVun temple (ô). En outré fiotir éterliiser plus tù renient la gldjrC de Pompjilla , ils proposèrent une '.lutte poétique’ (tiyinc iltvnKor) où furent conviés' tous les poêles latins ol grecs de la Sardaigne; et les compositions jugéeiles meilleures furent gravées sou S le vestibule J u monument. C’est peut-être le seul nioyeij’ 3’cxpliqucr ebinment l|uit inscriptions métriques (li) , avant tftutes rapport à un même fait, se lisent sur les -parois . extérieure/ de l’édifice. •

Reste à irclirsclieV quelles lumières pbtre moniimetit i>etil jeter sur la personne de Pomptilla et de son mari. Nous voyons par l'Inscription gravée «sur l'architrave et par t+lle qij’0'11 lit au-dessus' de Ja ppH**, qu'elle s’appelait Atilia Pomptilla, que par. conséquent elle appartenait par son père à la gens Atilrti , et • ptlr- ratuère aux Phmpiu aù.Pnntii ; que son père avait pour préjjotp Lucius» et s»’ mère pour surnoms Mammca Optima-, . qu’cqfin son mari était Cassiu.s Philippins, ce qui, indépendam- . : !• ' » ‘ . : , : *

(j) tnpm ci itgujsi bis juncti eiximus annos , u®.5a i/, 1 , i.

\ s) y itxm’ y , u" 5a$,v,Ç). Jam déficiente mania. n”-5a f ,

v. t ; Canjfttenten*. . ‘lum fiet — nui ni uni , u° S J si , II, i

(3) PrmUnut in placuLim tfelnbi >-isd qmetepi Hnaridji, p° 5irf, 11,3. **

(4) Uis <irit in duHitur finit tfunrum , n® 5l c , 'j ^ \

(5) QiU'ii cnu/n ternplum , n*’5a£, f*l , u # •

(6) H «J« cqrnN* «utirs; mal» r)|t» éWtii, aujourd'hui

|>rc»<|uc tnlirrrgu at cflacvr». «• * •

meut de I» langue et du style des inscriptions , évidemment postérieurs à notre ère, ne permet pas de voir dans ce personnage le Philippus qui fut préteur (le la Sardaigne sous Sylla ( 1 J, puisque ce dernier, Philippus, avait pour prénom Lucius, et appartenait à la gens Marcio j si , comme ton est fondé à le crdîre , le préteur de Sardaigne >en 671 n’est outre que le consul dç l’année 698. Il faut donc chercher à une époque plus rapprochée. Or, Tacite (2) ncÇus apprend que,' l’an de Rohic 81SÎ (<86 ajj. J.. C.j, C. Cnssius- Longiiîus,. célèbre jurisconsulte (3), qui avait, été préfet de' Syrie sons Claude (4), fut exilé par Néron en Sar- ~.vîlalgric (5) pour avoir honoré parmi les images de ses aïeux celte “.de l’ahejen Cassius , l’un des meurtriers de Cétâr (6). Ne pourrait-on supposer que dans son exil il ennnena <ovee kii ses fis., et qu’un d.’eutre eux,, [C.J Ca^sius phiKppÇis, fui atcompagné par son - épouse A t ilia Pomptilla, Cette conjecturé' reçoit quelqne vraisemhlîmce del deux Vers suivnqts" r » • , . .

*Urbh alumna^ graves -catus /manque secuta -«

■ • , Canjugis , infelicis' Auliaxura PhiUÿpf: ) ' .

Il -est Lien vrai que, s’il faut en croire Pomponlus (7), L. Cassius Longinu*<)[ut,j-appelé par Vpspasien; mais rien n', empêche d’adrtvett're que sNii'fils resta dans J’ÿe/Ct qu’il V vécut jusqu’à un âge avancé, puisqu’!»^» mort de s« femme, notre /Cassins avait ipiaraijte-dcéx ans.de mariage. Ce qui donnerait une certaine force à ccttç opinion , c’est que Cassius Longinus .avait 'été gouverneur oA Syrie» qu’il pouvait y avoir été initié lui et sa famille aux mystères d’isii,- dont le titre de Bcrieiluta, porté par Pomptilla, était l'un des degrés , témoin celte inscription- pilblrée par Douât» (8). et; reproduite par M. Orelli-. (9) » ■«

(iJ -Tw* Java, £/«*.. lib. ucxxvi. * ,

(s) /t«ii.,iXŸl( j), ** •'*-

XII,. a. , ?

/w.,'xu. it. • . ' :

\Sj /éfi, , XVj, 9. s u ira lit SoÉtoirx (Ver.., 3q.) , Atxon lui aura^ fan crever la# yeûx ; -étais le t* ‘1111 tiguage rtc Tacite a -pluvR'âuluyitv. . .* ,

(6) lM., 7. -* • : . . . . '

V) ),Dc Orig.jue. •

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