‹ Voyage SardaigneChapitre 20 sur 205 · CHAP. III. . — NLR-HAG · texte numérisé non relu

CHAP. III. . — NLR-HAG

renfermer des cadavres; nous avons cru remarquer apsSi qu'aucune de ces cellules ne communiquait avec l'intérieur du monument ; celui-ci , Cependant , ne [pouvait pas manquer d’avoir une ouverture par laquelle on pénétrait du dehors; en fouillant le sol,autantque nous. pûmes le faire aveé un hàton , nops avons crû reconnaître au pied de la muraillo et au-dessous de. l’ouverture h un petit passage g, ' maintenant obstrué , que nous avons tout lieu d’envisager cdmme la véritable entrée de cette chambre souterraine; cette entrée , pareille à celle du ]S. .Losa,' aurait offert d’abord un passage très bas et. très incommode (l), -, puis un corridor plus spacieux en ligne drqite , qui y -arrivé contre la .pierre d’architrave de la porte extérieure de l'entréé, se serait probablement divisé pour donner Accès dans les deux chambres latérales ff : nous sommes à peu près certain qu’avec le secours, de quelques personnes on poUrraitfacilement déblayer les décombres dout le devant dit Nur-liag est embarrassé vers fe sud- est; et qu’on trouverait en ce lieu l’entrée du monument telle que notis l’avons marquée par ia lettre h. . ■

VU l’encombrement du passage en question, nous, ne pûmes sortir de la chambre a qu’en remontant par le même soupirail b, qui nous avait servi à y pénétrer, et -nous arrivâmes par le corridor en spirale , d’abord à l’étage moyen , où nous ne trouvâmes rien àr remarquera car la chambre de cet filage est identique avec- toutes les autres -, mais celle du second étagfe a mérité jadis une plus grande attention , à cause de trois pierres (ou petits pi-, lustres carrés) de 20 cent, d’élévation' sûr lâ de chaque ’

(i) Voilà ponrqùoi on ne peut la retrouver qu’en fouillant plu» profondément le sol,. plus exhaussé en cet endroit, par les ébouléments qui proviennent du corridor supérieur, dont l’ouverlUre es} précisément au-dessus de ce lieu oh nous croyions devoir exister la véritable entrée de là chambre. , .

côté, disposées à égale distance entre elles, comme si elle» eussent servi S supporter quelque objet; AJ. Petit-Kadel, dans sa notice sur les Nurhagef. (page 40, VI. IV , fig. $), en » fait les supports d’une urne cinéraire.' Ayant eu , rom nié nous l’avons déjà dit , pccasion de rovoir ce mo* hument depuis que nous l’avion» visité jadis, nous nous ' proposâmes d’examiner avec un soin tout particulier ces trois pierres , dont l’arrangement pt la position étaient . remarquables ; mais à notre grand regret nous ne les trouvâmes plus*, depuis plus de dix années, ces pierres ont été enlevées par ces mêmes pâtres oisifs qui avaient déjà fait disparaître. celles qui devaient aussi exister au centre de la chambre du milieu : quoi qu’il en soit, puisque nous les avons positivement observées*, il y a' dix-neuf ans, placées au .centre de la plate-forme qui termine actuellement le Nur-hdg, nous les avons reproduites dans notre dessin (voyez letlro d). Nous devons dire cependant que par suite des, deux nouvelles visite» que nous fîmes au monument-qui nous occupe, nous n’oserions plus soutenir qu’il ne pouvait être jadis terminé en plate-forme ; nous dirons au contraire maintenant, que tout nous engage â croire que le cône central du N. de Borghidu, comme en général tous les monuments sardes de ce genre, .ne paraissent s’être terminés que. de cette manière, c’està-dire en cônes tronqués. '

Il nous reste encore une rectification importante à faire aU dessin du N. Borghidu, remis jadis par nous à M. Petit- Iladel , et. gravé dans la PI. IV de sa notice. Le plan dcce Nur-hdg donnait à toute la masse une forme carrée, par Suite des quatre petits cônes dont nous avions flanqué lu cône principal; mais un examen attentif nous a bien démontré que le quatrième cône inséré diins notre dessin, en voulant Testaurer 1er monument, n’a jamais existé ; nous en av.otis eu Ja preuve t évidento ,‘ et nous avons

* *• * CHAR. lit.' — NER-HAtiS. * 91

dd' corriger le plan tel qwe nous le donnons dans la PI. XIII. Des trois cônes qui existaient jadis autour du grand cône du centre , celui qui regarde le nord-est est le mieux ■conservé, ftxrye: Jig. 2 /.); il renferme à sa * partie inférieure une petite chambre, dont la porté d’entrée est en dehors, faisant face à l’est. Cette chambre ne eom munique pas dans l’intérieur , mais au-dessus d’elle il en ejistc une seconde, dont la porte d’entrée est dirigée dan» le sens du’ centre de cette petite chambre vers celui du grand cône , comme on. peut le voir dans le plan fig. 9 ; les deux autres cônes flanquants sont plus dégradés 3 ils étaient liésensemble par un parapet, ou petit rempart, qui court de l’an à l’autre en ligne droite, comme le iftur inférieur ; le parapet et le mur, tournés vers l’est, sont encore bien conservés. (Voyez la fig. 2. ) ' * .

Les pierres de ce Nur-hag appartiennent en partie aux roches trachytiques ; elles' sont presque toutes taillées au marteau , et placées par assises irrégulièrement horizontales et sans ciment ; i’épaisseur du mur est formée de deux hloes entré lesquels est ménagée la rampe en spirale.

Nous avons inséré dans la PL XIV les dessins des Nur-hag s qui n’ont pas été pris par nous -même , et ceux qui peuvent rîous servir de points de comparaison.

Parmi les premiers , nous nous occuperons d’abord du a u^hag onu, N. O) tu, situé à deux pas vers l’oàest dû' village de . Novas. Domus-Novas, sur la droite de la route qui conduit à Ja rL 1V, /'4 1 ville d 'Iglesias ; il est en grande partie détruit versson • sbmmct, mais comme la base en est encore intacte£n^ peut en lever le plan avec précision et exactitude ; ce que Vient défaire toutrëcemmertt un jeuneethabile architecte sarde (1), qui voulut bien, à notre-prière , se charger de

(1) M. Cinia, ingénieur civil, -élète lres-di«tingué tir f école d’architectOrc de Home, où il a passé plusieurs années

92 LlvnÉ U — MONUMENTS T»E LA l” PÉBIOOE. ce travail, et auquel nous sommes redevable du dessin placé en tête de cette planche , fig. 1. Nous v joignons la restauration de la coupe et de la vue générale de ce Nur-hag , proposée par le même architecte, et nous nous faisons un devoir conscitmcieu* de n’y rien changer, quoique nous ne soyons,, pas entièrement de l’avis de M. Cima sur quelques pojnts de cette restauration.

Le plan Jig% 1* est la. représentation fidèle, et presque, complète, de» débris existants dé ce beau monument-, il nous offre un côqe Central formant la pièce principale, au milieu duquel est une grande, chatnbre b, plus spacieuse que toutes les autres, et renfermant quatre grandes cellules : sa porte d’entrée , à. laquelle on arrive par- un corridor long. et étroit, est tournée, vers le sud'-sud-est ; au devant de cette porte se trouve une petite cour e communiquant aux deux portes latérales qui donnent également accès dans trois petites chambres A, h ,f. Cette dernière forme une espèce de'corps avançc destiné à-masquer la porte d'entrée de la grande -chambre du centre, et même celles des deux. petites mentionnées ci-dessus.

Cet édifice est entouré d’une espèce' de muraille de 2 mètres et demi d’épaisseur qui le ceint de tous côtés sans lé toucher, excepté sur les detix flancs. Oriental et occidental ; la muraille a .quatre- ouvertures , deux sur le devant et deujt à la partie, postérieure ; elle renferme encore dans sou sein six. autres chambres , disposées d’uné manière assez' symétrique, trois sur le devant, une der-

et. deux sur les flancs ; colles-ci «ont plus spacieuses que lesa&trea. ; v .

11 résulte de ces dispositions : 1°, que tout le monument; ‘ .considéré seulement à. l’étage inférieur, se composait jadis, de dix chambres, sans compter les petites cellules «le la grande chambre centrale ; 2°. qu’il avait qpatre cours , .

V compris celie,en e;-3°. que l’on- y entrait du dehorç .par

' CHAP. 111. — Nim-HAGS. • 93

quatre portes , et qu'on y circulait au moyen de once ouvertures intérieures. Sa circonférence était de 148 mètres environ ; Jes niurs qui le Ceignent sont composés de blocs informes et irréguliers de qi/arzite , roche qui provient de la montagne voisine de Marganai , ou le schiste est traversé par un grand filon de quartz; cette pierre étant très dure n’a pu être travaillée au- marteau, et encore moins au ciseau , ce qui l’a fait employer brute; malgré cela , on ne salirait assez admirer la manière avec laquelle on-s’cn est servi , puisqu’avec des matériaux aussi imparfaits an a pu construire -un monument très compliqué, afant de l'harmonie et do la précision dans les détails dé construction. -, .

. Le plan1 flg. la est à F échelle de tandis que les deux dessins supérieurs son! à une échelle double ; nous les produisons tels qu’ils -ont été dressés par HJ. Cima , nous croyons cependant pouvoiç lui faire quelques observations qui nous sont suggérées par la grande quantité de ces monuments que nous avons été à même de visiter.

■Lecônecèntral rie pouvait avoir un seul étage; et quand ■même, .en visitant à plusieurs reprises leNur-hag qni’nous occupe < nous n’eussions pas reconnu les traces évidentes d’une seconde chambre supérieure à la chambre b , nous aurions été conduit à l’adméltre par pure analogie;- cair dans tous les Sur-hags flanqués que nous avons visités, lé cône principal n’a jamais moins de deux chambrés l’une sur l’autre ; il est donc , à notre avis, impossible quç cette chaihbÆ supérieure n’ait pas existé , et peut-être y eq avait-il une troisième par-dessus? M. Cima a terminé ce cône central d’une manière qui s’éloigne complètement de tout ce que nous avo;is observé jusqu'à présent dans .plus de deux cents monuments du même genre ; la muraille marquée m, dans la fig. 1’, et M dans le dessin de' l’autre part existe réellement d’un côté, mais cru ne doit

t)* LIVRE !.. — MOKlI*ENTS DE LA 1“ PÉRIODE.

pa s. U. regarder comme ayant été dés l'origine la muraille extérieure du cône supérieur: suivant nous, c’est l’ancienne paroi intérieure de la rampe en spirale qui a immanquablement existé, et dont les autres parties se spnt écroulées ; on peut s’en convaincre en voyant la restauration que nous proposons à notre tour , et que nous donnons dans le dessin ci-dessous (4).

* Nous ignorons où est la porte d’entrée de la rampe en spirale ; et puisque M. Cima ne l’â pas signalée dans le- long corridor qui conduit à la grande chambre b, elle ne peut se. trouver que contre les parois.de cette chambre, à peu près comme dans les N. N. d de

Goni (3) et de Borghidu (4) ; nous le répétons , nous ne doutons pas qu’il n'ait existé une rampe ou un escalier 'en spirale dans l'épaisseur du mur , donnant accès dans la

(i) Nous avons indiqué, par des points , les lignes du dessin 4e

M. Ciroâ, que nous ne pensons pas pouvoir tenir pour bonnes, ainsi que te commencement de l'escalier en spirah: tel .que nous pinsohs qu'il doit avoir existé. < s (a) PI. Vif. •• * *, • . •*. V *

. (5) ~Pl. Xlt. ’ • • • . .

(4) p/.-xin. "

. T CHAI». Hl. — SUR-HAf.S. 95

v chambre supérieure , el fort probablement-dans une troisième, puis dàns la terrasse •au-dessus de celle-ci.

• Nous ne croyons pas non plus que les chambres f, h, k se soient terminées au dehors en cônes isolés, comme l’indique la restauration ; nous avons tout lieu de croire qu'elles étaient enclavées dans le corps, de la pièce centrale et principale, a peu près comme le sont les petites chambras latérales des N: N, Ix>sa , de Goni et Saatd- Barbara;

'le . tout dcvai( , à notre avis., former , une plate-forme unie , au milieu de, laquelle s’élevait le second étage du cône central. Quant aux autres chambres a, c , d ,-g, i, {, nous pensons également qu'elles se confondaient presque toutes avec le mur qui les lie entre elles, et qui les réunit aussi avec la grandç pièce du milieu ; ce mur aurait eu la môme élévation que le sommet de ces chambres coniques. » • . •

■ Telles sont les observations que nous avions à faire sur le beau travail de M. Cima, sans que nous ayons d’autre but que d'apporter dans cette question le fruit- de notre expérience, et de pouvoir aider en quelque sorte les personnes qui, après nous, se proposeront d’étudier ces monuments.

Nous engageons le’iecteurà comparer les dessins de M. Cima avec la PI. Xlll de l’atlas des annales de l'Institut de correspondance archéologique de Rome , qui représente la restitution du fameux tombeau de Porsenna par M. le duc de Luynes (1), ou plutôt ses observations sur la restitution de ce monument, d’après le passage de Pline (2)v

Les travaux de la carte nous ayant empêché de nous üur-hy s .io u consacrer à des recherches un peu étendues sur. les tuo- Quments de la Gallura, nous avons eu recours à l’obli-

. (i) Annales de l’InstU. de correspondance. archéologique , année 1829, pag.3»4-5o9 . • . • *- ’• •

(■J) PuU, llist. uni., lib. xx*Vi, cap. i5. -

geance du P. Angius pour pouvoir insérer dans cet ouvrage la description et les dessins de quelques Nar- ■ fiags de cette province tout-à-fait septentrionale ; il nous importait de constater que ces antiquités , qui manquent à la Corse , se trouvent encore dans l’extrémité nord de la Sardaigne, quoique dans le fond elles y soient bien moins abondantes que dans le sud et. l’ouest de l’île.

Nurj*/; Mnjari La Jig. 2 de la PL XIV représente le N. Majori de t ' Pt. XIV, /y. i. Tempio, qui se trouve à uno petite distance, do la ville de

ce nom; sa circonférence est d’environ 70 mètres; il se compose d’un bâtiment circulaire, dont la moitié est vide et forme une conr assez spacieuse e; l’autre moitié est 'partagée en deux portions égales par un couloir ab, de prés de 10 mètres de long, qui communique avec deux chambres cd; celles-ci rappellent, par leur forme elliptique terminée à angle aigu les chambres latérales du N. Losa,. PI. IX; elles sont élevées en dedans de . fl mètres 50 ccn(., et au dehors elles prennent la figure

de deux cônes tronqués, isolés l’un de l’autre, et s’élevant au-dessus d'une terrasse semi-circulaire. La porte d’entrée est élevée d’un mètre 60 cent. ; les pierres qui composent le Nur-Jiag sont de granit, grossièrement taillé ; il y en a qui dépassent 2 mètres 50 cent, de longueur; leur largeur arrive quelquefois à 1 mètre ; le uionument est en ruine d’un côté; nçus ignorons l’orienta- . tion de sa porte, qui .fort probablement était tournée vers

le sud-est.

Niu>/iag Tuttu- Le plan du Nur-hag Jig. 3 que nous devons aussi au

Pt. xi y.ifif. 3. P. A,ngius, nous offre une particularité assez remarquable . dans la forme des parties intérieures de la grande cham-

bre et des corridors ; sa porte est tournée vers le sud-est; nous ignorons s’il avait plus d'un étage; il se trouve à un mille environ de [a tour de finiola , province de (mlluraj on le nomme Tuttusone. •, *

CHAP. III

MHl-HAGS.

Le N. Funtiu së trtmVe à l’est du PL Srareccl de n«tre Nur-hag Fu- PI. VI, fig. 1. Nôus en donnous.un croquis puisé dans les cahiers du P. Angres -, les détails intérieurs n-’étaient • pas asséï complets dans le dessin pQùé-que nous ayons pu • îo reproduire avec* exactitude à upc ^échelle déterminée ; .

on ire doit considérer ioi que l'ensemble dé tout le monument, dont la parie ' c esf au sud-ebt ; on voit en d un second Nuï-hag qui $e lie, pour ainsi dire, an monument principal : nous ne salirions .nous étendre sur le» dé\ix antres petits Nur-kags qj) ni sur la piépe carrée h. .

Le P. Artgius oroit 'avoir observé que les pierres qui composent1 ce même Nur-hag\ sùnt liées àvec de l’argile ■et de petits cailloux; tuîus l’avons visité dans Je temps, mais cette particularité a échappé & nos recherches. '

• Dans le même territoire de Guspini, se, trouve égale- y ur-haK

ment le N. Bruneu dess’i)reu , qu’il nous fut impos- Bn‘o“,‘!*’‘ sihlé1 d’examiner en détail , à- cause du temps qu’il a fallu consacrer à lever le plan du, N. Sarecci;- celui-ci n>n est éloigné que d’un-quart de lieue. Le dessin que nous donnons du N. Bruneu dessGrcu , (cime, colline du Géant) est également tiré des notes du P. Angius.

Nous le produisons tel que nous l’avons extrait de son journal (le voyage, pour les. raisons alléguées ci-dessus.

Ce' ïnônumen t ' est -extrêmement remarquable; comme le Hv $arecd il couronne la crme -d'une petite colline- en gulâe-de iorteressé; on voit d’abord un grand mur avec sept espèces do tours d, d, A, d, df d, d, puis une seconde enddintb qüi n en à que qilatre C, c , c, c.

L?e centre est-occupé par Je cohe principal où Se froitVcnt ilne-chambre a et Un Corridor en spirale sur la dr dite; l’entrée, dé la porte de ce cène dn milieu est tournée’ a û sud-eht , mai» elle est -obstruée de -décombres ; nous engageons les personnes qui voudront ^occuper de ces rnpnu* rn'enLs, à- visiter le 8. Bruneu tiers* Ortur que .nous regret-

,98 LIVRE I. — MONUMENTS DE LA l“ PÉRIODE.

Ions beaucoup Je »o pouvoir faire connaître ib’unr . manière plus complète. . ' ••* - •

Mnnumtnu iin Les autres monuments figurés danS' la PL XIV sont étrange vs à la Sardaigne , et nous les y avons placés. ici comme objets de comparaison. La Jïg. (5 représente la . ». e-io. parùe inférieure d'uue ancienne tour d'Ecosse tiréé .de l’ouvrage intitulé A rchaeologia or miser Uaneous tracts , relating to antiquity, 1779, vol. v, pag. 254, Pl. XXII(l).

Il pSt connu dans le pays sous le nom de Dun Agglesag: nous- L’avons placé à côté du N. Majori, Jig. 5, avec lequel il parait avoir upe espèce de rapport; on voit encore les restes d'un escalier en spirale qui donnait accès à la partie supérieure de l’édifice; la pierre d’architrave de la porte d’entrée diffère par sa forme de colles des Nurhags de 1a Sardaigne qui sont toujours des pierres plus longues que les autres mises : en traver?; nous retpouvons cette même forme à la porte du monument figuré dans la même planche n4 8: •• [ ■ .

Tour dy Pic itt.' La fig- 7 représente une tour antique de l’ile de Majiv- /Vy 7 land, près fie Lerwick (îles de Shetland). Le dessin nous a été envoyé dans le temps par feu M. Mùnter, éVèque de Sclande; nous ne- saurions mieux faire que d’accompagner ce dessin d’un extrait de la lettre même do •savant prélat. « Je crois vous faire plaisir an vous envoyant las « dessins ei-joints de quelques tours anciennes qui se « trouvent eH petit nombre aux îles de Shetland ,■ et que « les natifs attribuent aux Pietés. Elles ont quelque r«s- « semblance avec les Nuraches , comme il ya dans leur .«intérieur quelquefois des corridors de bas en. haut çn « ligne spirale. C’est M. Forohlmmmer, naturaliste très « habile, et membre de I Université de Copenhague, ujui ,

Çi) Ht. ArtUinJ. Account of nneient' monument f atfd fortifiai rions in the HigUandt : of Srol/onil Uuih/inu of. flmi-agglesaf .

* t, • • CÏIAP. |I1. — W'K-HAGS. ‘ »9

« en voyageant en Écosse, a aussi visité ces îles, et. lu a « fait part des dessins qué j'ai l’honneur de vous envoyer. « Peut-être un jeune antiquaire d’ici visitera-t-il bientôt « ces mêmes contrées, en recherché ‘des monuments anti- « ques; c’est alors que nous pourrons attendre de plus « grands détails et des notices plus exactes. Copenhague, « le 1" mai 1826. »

Avec le Croquisde la vue extérieure de la tour, M. Monter nous a également envoyé le dessin du plan et de la coupe de ce monument-, mais les données des détails n’étaut pasassez complètes pour que . nous puissions les tracer exaeT teraent dans notre planche, nous ne les produisons pas; cette tour est située dans une île entourée d'un lac très profond -, on y va par ùn pavé étroit et interrompu que couvrent les eaüx à la profondeur de 2 pieds-, elle a 30 pieds d’élévation , elle renferme intérieurement une grande chambre, et un- Corridor en spirale qui fait tout Ih tour de-l’édifice, et qui communique jusqu’au sommet; ce'co^ridor est-large dé. quatre pieds, et il a à peu près la même hauteur, ce qui le rend incommode à parcourir (1). Qn voit par-ci par-là des v.esliges de portes ou fenêtres tournées vers l’intérieur de la tour j'-les corridors sont- couverts de grandes plaques ouf- carreaux de pierre sablon-

(i) Je tiens de M. le duc actuel de Buckingham, qui a visité ces lieux, quéquclques unes de ces tours, dites des Pietés, offrent des particularités remarquables, entre autres celle’de l’étranglement excessif du corridor en spirale à mesure qu’il atteint la sommité de la tour» de façon que si vers. la hase un homme petit facilement y pénétrer et le parcourir.'d’abord avec aisance, ce corridor ie rétrécit de manière que vepS son sommet à peine.il péùt donner passage à un petit ehiep ; cette circonstance est inuxjdicahle.td toutefois ufh- se répète ; car il se pourrait que dans le monument où on l'a retnaoquer elle fût l’effet d’tiuc pause purement xeridenteUi-, par exempte, d'un affaissemefit postérieur i Tépoqnc de la*cons)éuction. '

400 LIVRÉ I. — MÔJTCMENTS DB LA 1“ feÉHlOfyE. lieuse on grès, qui se trouve dans lu pays ; res pierres saut • ajustées sans ciment quelconque ; il est irisé de voir par ce court exposé auquel nôus bornons la description de cette tour, condrieu elle offre de rapprochements avec lés monu- ' • ments de la Sardaigne qui font l’Objet de notre investigation.' • • *' ‘ ' f'

Tm,rAr Dor- La fie. 8, même planche, représente 'une autre tour

^ 1J».S Rritanniques qui est également figufee dans le même volume d’où pous ayons tiré le dessin de célle du" ’ n“'6 (1) ; elle nous a paru offrir, quant à l’extérieur, -une •ressemblance frappante avec les Nur-hags; sauf dans la pièrre d’architrave , comme nous l’avôns dit ci-dessus. Top" ou st„- 11, existe dans la province asiatique nommée A fgltanis rat Aste. j(5s monumt.Ills qUi f depuis quelques années, ont aussi everllé l’attention des savants; comme ils pourraient être pour quelques personnes un objet de comparaison avec les IVur-hags de la Sardaigne , nous aVons pensé dê leur en faeiliter le moyen en rçproduisantd$ns notre PL XIV le dessin d’un de ces Topés , ou StilpaS,‘e t une vue générale qui en offre un certain nombre; On pourra comparer* celle-ci avec Jcs .fragments de nos cartes de la Pi. Vttet surtout avec les vignettes de cette même planche et de la “précédente; nous avons extrait ces deux dessins du cahier du Journal As iatit/ue' n° 9, de septembre L836, où se trouve le premier article de M. E. Jaquet sur les découvertes faites par AI. Hoigherger dans Y Afghanistan, pagés 234 ei suivantes (2).

■(r )' Description .<if -the Dune nf Dornadilla bÿ-the, K evérend. M. AUxaxîif.i^Popk. Read. March. - — >777. loc.'cit. , vol. V, page

■vG^Pl xvm. . * ; ' ' .

(a} On. peut consulter, également te travail bien remarquable de M Tliarlos Ritter, intitulé • Die stupas f Topes) oder Aie architretfniSchen Dcnkmalc ander Indo-Aactriscbetï , Aônigstiassc , etc. llerlin, 1 838, iipsrque le compte rendu de cet ouvrage par Mi Le-

• ,;r* Chae. m. —• nvr-hag9. * fOf

ta Jig. 9 représente le Tope dit dans le pays Bmudj i tdkht i mmdrch sidh Tch'efccri bdltl (Tour du site de h colonne noire do Tchetert hilà)^l)V Sous en donnons le dessin, moib» dan^ le bnt «le déftionU-eJ\ unrf- analogie de construction çntre ces Topes et leâ iV«r-/i<j£*,.que jlanff celui de faire voir leur lïifïerehce, quoique dans la nwnae, et surtout dans leur position tdpoçr.tpb'iqye, il y ait éntre ces monuments des rapports remarquables ; On peut '.voir Jjg-' 10, la vite de la plaine de Dèvonteli qui en renferme •une certaine quantité.

Les Topios difleren t essen tiellemen t des Nurliugs, 1° . pa i

leur genrç.çle construction qui est en pierres énormes

à peu près brûles, revêtues cTuii enduit de. chaux (3),

tandis que les IVur-hàgs n’ont jamais de cimcnt.de cbaux,

ni dans le corps, de. la muraille, ni même à l'extérieur et

en dedans. > .. , '

jt°. Les Topes devaient firlir en dôme, et ils n’tUaiont

point, h tin qu’d paraît;. d'escalier pour monter au-dessus de J’ôdificé, tandis que les Nur-hags sp terminant tous, à notre avis , en cohes tronqués’, et onf presque tous leur éscalief jrnur aller sut- 1* terrasse supérieure. •*

â°. Enfin les distribution» intérieures n’ont, àcé qu’il paraît , aucune analogie entrq elles. . . . * •

t Antre , Journal des Savante -, septembre i8S$, p. 5<2. D*aprérçe dernier, ctà monuments |*iurraient être* attribué* à- des populations bujliliques qui auraient habité les contrées où on les trouve* iRJes regarde comme des édifices votili, fattt-jK)Ur y- enfermer des objets sacrés et des reliques de saints. » . j ( t*

f i J Jaarnal Asiat. , loc. cit. , page ï54- fil. IV. (.

(a).iAqe(T, loc. Cit., page'a65. .

fou 1,1 VUE

MONUMENTS »■ LA £' PÉIUODE.

.... • . Nçrc I, Vtüz 47.

Liste des Nur-hafes sardes par ordre alphabétique des commuées ou des caulons , depuis la lettre A jusqu’à la lettre N incluse., remise en 1835 par le P. Augius. t !

. ‘ ’* . • " ' Abbassanta , Mi 27. liai. — Losa (1). — Zuras. — • Trossjùlln. — , . Ederosu. — - Perda-Capida. • — ■ Silva- Nova. — Mura Lauros.

■ Ûiga. — Picjnu. — Osoddèo. — Dessu-Fossu. — De Sargas. — De Quiricheddu. — Tous ont l’entrée très basse; fïgoore le nom des autres. j

Agios, 7. Nûragudizzina.' — Nuragu di la Pschilcdda. — Lu Mpntigiu dî Cadastra. — Di la Cussorgia df l’Azza. — Tarragiola. — Lu Nuracheddu. — Un septième à côté du pre- . mter. * . . > ■

Aido-Maggiore , 35 et phjs. N. Desta-Giua ,xiu Fronteligiae. — Sa Mura. — Sa Mura de Logu. — - Altas. ■ — Picinnu. — i Sa Pala dessa Code. — Duras. - — Iscrallozze. Tusingalu. — Urigu. — ^ Irighighina. — Cadtlaris. — Soniln- ’-r- Mura-

* Oro. — Muraghc-argentu. — Beueziddu. — Su Nuragbe dessu Mercalite. — Bortaeiddu. — Mqsone-Maggibre. — Traja-

lone». — Tulinn. Sorolo. — Murafratta. — Su Suchiadu.

— ; Mura-Orùmoç. — Nuraghe-Ozilo. — Sa Bastia. — (Ces deux derniers sont également nommés sps Nuraghcs Liobados. ) Nuraghe-Zeddè. — * Dessa-Gioga. — Trocbesia. " — M«ra-sur-Gioga. — - ( Lés antres ne sont pas nommés. ) Dans le canton d’Aido-Maggiore , on teouve quatre tombeaux

.de géants près d’un lieu dit Coberiadas , entre les If. Sahikt,

• Serraloztore et Tusingalu. Un cinquième de ces tombeaux ,se voit pré» de cedernier Nùr-hitg.

AÎA- On tréuve daû* jon territoire beaucoup d e Nnr-hagt doilt on n’a donné ni les noms ni le nombre.

Aflai , 76 et plus. N uraché-taannu. N. — De is BidiV. —Dessa Gistcrra. — Sedda de is Stellàs. — Loddfi. — Uarbugiaoi.

(i) Voyci fl XI, ftg. i.

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