‹ Voyage SardaigneChapitre 26 sur 205 · CÉAP. IV. — NUR-BAGS · texte numérisé non relu

CÉAP. IV. — NUR-BAGS

. tréc à Mycèué fi), avec les Nuraghes et surtout avec celui cl’lsili (2), d’après ce que nous lui avions fait observer, il termine par ces mots :

. « Il est donc bien constaté , par les exemples et par les « époques qui précèdent , que les Grecs avaient eU suc- « cessivement et peut-être simultanément , suivant l'usage- A des peuples qui, quoique limitrophes, étaient d'origine’ * « différente, chacun une manière de bàtiç, quoiqu’avec •v les mêmes matériaux, suivant l’usage invétéré de là na- , « tion à laquelle le fondateur appartient. Voilà ce qui « explique la succession bien reconnue aujourd'hui, des « quarante-six villes grecques et italiques, dans les-rerm- « parts desquelles on a observé, constamment-, dans le u même ordre, la construction cyclopéenne surmontée « par une construction taillée eu parallélogrammes régu- « liers, qui finit par prévaloir seule dans la Grèce; et « quand on voulait parler de l’autre ^J1 suffisait de difo « comme l’auteur du De Miral>ilil>usÿ l’ancienne manière rf des Grecs ; personne ne s’y méprenait. Ainsi donc quand v Aristote a joint ensemble , dans sa description des n»o- « numents de la Sardaigne., Je mot ctipole et les expifs- « sions suivant l’ancienne manière des Greci r,jl a réuni « tout ce qui était nécessaire de Aon temps, pour faire a connaître qu'il voulait parler de la cpnstruction en blocs fc irréguliers qu*il avait décrite à l’occasion des Lesbiens ,

’« et dont Michel d’Éphèsç nous a mieux fait encore coq- « naître la nature. Il s’est contenté de dire rancienne V manière des Grecs, parce que tous ses contemporains en « trouvaient l’explication sur leurs murs mêmes, avec la n même facilité que nous distinguons nos constructions • modernes qui surmontent par intervalles les gros quar-.

(i) A’byes ci-dcssus la vignette de la page 64- (iJW VU./g.iV •

M. Minli.

n tiers de roches, dont- les Cn mutes , les. l'uro/ies , les « Scnones , el autres peuples gaulois, avaient entouré « leurs villes. » fl) . - -

Nous bornerons ici l'analyse du premier travail qui ait été fait touchant les Nur-hags de la Sardaigne., et nous remarquerons en terminant , que tout eu soutenant la ‘véracité de la tradition qui en attribue la fondation à lolas, chef d'uno colonie grecque, M. Petit-Radel admet qu’une partie de ces*mnnuinents peut être due aux Tyr-. rhéniens, et qu’il croit pouvoir les envisager comme des monuments funéraires. » , : .-

■11 est curieux de voie que ces déux opinions émises par un académicien français soient loin d’être partagées par •un savant toscan qu’on s’attendrait à trouver favorable à de semblables idées, el surtout en ce qui regarde l’origine tyrrhénicnne de quelques uns de ces monuments. M. Micati, qui a inséré dans son bel atlas d'antiquité le dessin du Nur-hag d -Jsili, que nous luiàvons communiqué dans le temps, s’exprime ainsi au sujet do ces édifices , dans le second volume de son savant ouvrage sur Thistoirc des ariens peuples italiens, (2) page 46. U opirtione che teneva principalmentfi per Punici i Sardi piii incioiliti, cea altrcsi que lia del romano oratore, e di vero, Il sangue afncano non ha mai cessato di scorrere nelle vene del Sardo ,• perocchè i. Cartaginesi niischialevi le razze , non solo re'nihi'ono al tutto punira la migliorc porzione dcll • isola.. .. Ne Jor$c ad aJtro popelo sono da attrihuùsd i’cosl detti Nuraghi, che in moltJ) numéro si ritrovano ancora per la 6ardegna-..t. e. in rit rouai le ipià élit per lu pià inalzate o sulla cirna delle colline , o per le [aide dei monti, »i puù anche presumere che ha/i jabhrirhe , di so-

( ■ J Loc.-eit. , 8o..-» .

(a) Storin drftli dn4ichi popoU Ilalialti. Firenze,

Cil AP. IT. — m"R H*(,S.

lui a slrutlura, servissero generalmente ad usa dei ptd>bkeo. Consimili edijizi s' osservano nc/le isole Baleari, e quivi, comc in Sardcgna , han douuto esservi costrutti da un medesimo popolo dominatore; ne questi pub essere mai l El rus co , il quale non occupavase non che i luoghi liltorali. Il nome stesso antico e paesano, che serbarto mai sempre i Nuraghi , non è lieee indizio dei loro vreri jahbricatori. Perché, sebbene un a trailizione genealogica attribuisca a Norace, capo d' un a colortia </’ Iberi, In Jontlaziona di-Nora o JVura, el/a è piii verisimilmente opéra dei Cartaginesi (1), ed anche oggidl monte délia Nurra chiamasi la giogaju che si distende a settentrione dell’ isola verso f oeddente...-. . Ail’ opposto, nelT isola di Sant-Antioco ■, detta anticatnente Enosi , prossima a Sulci , certissima colonia cartaginese , si veggono pet entra il monte centinaia di tombe che al présente servono di casale al popolo : (2) corne sembra vero erasi . quesla la metropoli stessa di Sulci, in cui poco inanzi sono- stati ritrovati sopra corpi morti notabili armature di bronzo. Non diversamente nciï isola di Gozo mentowata qui sopra, si trovarono in molto numéro afjp e consimili grotte sepolcrali, seconda che portava C immutabile costume e rito fenkio-cartaginese , al pari dell' etrusco : in vigor dei quale il sepolto non aveva monument o allô scoperto, ma tombe cautamente celate sotterra. Il che avverto qui espressamente, onde mostrarè, con lutta la maggiore probabilità, chei Nuraghi sardi nott han potuto essere con proprietà sepolcri (3). (Page 48.)

( i.) Nuroli, Narag , Namggara , sono tutti nanti di città e Finmi dell Africa, di radice fenicia. Vedi Hamaker Misel- Plismcia, p. aüo-atjq. (Note SË de M. Micali.)

(a)- Payez la PI.

(3) Esponga i miei dubbi , sema coatraskire al T npininar. altrui.’ Ni trovo lampaco ragioni sujficienti a credere i Nuraghi lavoir) di

i36 LIVRE 1. — ■ MOXIMENTS DK LA l“ PÉRIODE.

Selon cet auteur, les monuments qui nous occupent ne seraient pas des tombeaux et ils seraient d’origine carthaginoise.

u. Dans le même temps que M. Micali , un autre savant

archéologue du meme pays publiait, dans les Annales de U Institut de correspondance archéologique de Monte , année 1832, quelques observations sur les Nur-hags, comparés avec deux monuments récemment découverts près de Volterra (1). L’illustre antiquaire n’hésite pas à se persuader que les domos de Orcos de Sardaigne^ c’està-dire les Nur-hags, n’aient été destinés à des usages funèbres ; puis il se demande : comment se fait-il qu’on n’en trouve qu’en Sardaigne? Observant ensuite qu’il existe indubitablement dans celte île des tombeaux d’une autre nature, il en conclut que qes différences proviennent des différences d’origine des peuples qui' ont pénétré dans cette île. *

. Il parle de l’usage encore existant dans le pays,. d’ériger un tas de pierres sur les cadavres, ou du moins dans le lieu où quelque personne a péri , usage qu’il retrouve également en Toscane, quoique affaibli; et il s’étonne de ne pas y rencontrer quelques traces de Nur-hags.

colon i elruschi , e rnolto meno di grrei. Se, corne pare probabile , Pautore dei racconti meravigliozi ebbe in mira codesti monumenti, dove narra dei Tholi (eixoi) edijigi construit! ail’ antiea maniera greca , questo solo basterebbe a provare çhe gli Elleni non udirono Ultro che le relazioni fantastiche di viaggiatori ■ quindi v'accomodarono alla loro maniera la f avala che Iolao ne fosse tediftcalore. Forse il mirabile racconlo veniva da Timeo che s cris Ce a un modo stranissime cose délia Corsica , e ne fu ripreso da Polibio ngramenle. (Note de M. Micali.)

(i) üiafcuni toli sepolerali , eai/icati dagli Etrusclu nell' antica necropoli di E ofterra , non veduti fin oro-in Etruria, con alcune nsscivaziçni suit opéra di M. Petil-Hudcl , relative aile Nuraghc di Sardegna. Aimai i85a, pag. no, PI. Tavole d aggiuBlj. A.

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