‹ Voyage SardaigneChapitre 36 sur 205 · CH A P.' VI- — IDOLES. PI. XVI · texte numérisé non relu

CH A P.' VI- — IDOLES. PI. XVI

peut , être pris pour l’erablcmc du principe humide de In créa-

tiou. (a) Sa queue fourchue peut faire allusion au i luahsme , principe très essentiel dans les croyances orientales et surtout dans celle des Phéniciens. La même idée symbolique du dualisme parait être rendue par le bâton fourcbu que cette statue tient dans sa main droite. , » , ^

Comme cet attribut du bâton fourchu se reproduit très souvent daqs les ligures de cette collection, nous allons essayer de nous rendre raison de ce signe, qui est trop répété pour n’étre pas la représep tatiou d’une idée bien essentielle dans là croyance religieuse des anciens colons de l’ilet " ' ■ * r ‘

Nous avons cru d’abord qp’il avait la même valeur que la tête de taureau, attribut d’un dielt-fart , d’un dieu puissant; mais comme nous avons remarqué dans nos planches plusieurs figures qui tiennent dans la- main un bâton fourchu , et qui en même temps portent des cornes de taureqb sur la tête, nous avons pensé que l’attribut dont il s’agit pouvait avoir une autre signification. A On voit up instrument à peu prés semblable dans I la tria in d’une, divinité figurée fort souvent dans les 1 cylihdres de Babylone : le personnage qui le porte est quelquefois représenté comme réunissant les deux sexes , oq bien on voit dans ces cylindres le même personnage associé à d'autres figures qui ont les caractères des divinités androgynes ; le dessin ci-coiitre est tiré d’un de ces cylindres (fi)-

fa) Nous verrons -ci-après' PI. XII, de» divinité» de la mer avec des sorpeuts . * . '

(b) 11 appartient à madame la marquise de Latour-Maubourg;, l'instrument en question est eoniiderabloruent agrandi dans notre

detsin. • .• •

1 80 LIVRE i. •— MONTWBNTS DE LA l“ PÉRIODE.

Un antre monument babylonien (<i) représente une divinité' (itisée sur nn Umi,*ét tenant dans une de ses mains nn sceptre tjue l’en pourrait comparer anx bâtons fourchus de nos idoles.’ (>’»/. ci-dessous, /£. 1.) La tiare de cette même divinité porte deux ornements liifunfnés que nous retrouverons ci-aprés dans une médaille de Chypre , page 182. Nous avons auSsi un bâton fourchu, pareil i celui de notre fig. 1, dans plusieurs monuments étrusques , nous citerons particuliérement une statue sculptée dans la roche découverte dans un tombenu de l’anciemffc Tarquiuie , par feu le baron dc^tackelberg, et publiée la première

M. Guigniaut croit que celte statue étrusque 'peut rappeler le Baal-Pheor, ou Bclphégor, à la fois dieu phallique , et dieu des enfers , comme Bacchus : quoique nous né pensions pas que l’attribut qui forme le principal objet de la comparaison que nous venons de faire, puisse donner à la statue n° 1 qui nous occupe une qualité de dieu des enfers, nous, n’en rappellerons pas moins les six colonnes du monument de Tamuli, qui accompagnent un tombeau (c) , et l'attribut principal de Plulon, dieu

. (a) Lajibb, Recherches sur le culte de P'ehus, PI. II. (6) Religions de t antiquité', i vol. de planches n° 55 a. (c) ci-dessus page ia«t PI. II!.

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