CHAP. VI. IDOLES- PL. XVII
des enfers , qu’on représentait souvent avec un biden(. Nous donnons également le dessin d’un autre monument étrusque, où se trouve un personnage avec un bâton fourchu, tiré de l’ouvrage de M. Micali : Monumenti per servire alla storia rlegli antichi popoli ilaliani. Fireuze , 1833. Tav. XVII, 4 (a).
Cet attribut se rencontre encore bien souvent sur des vases funéraires des tombeaux de Corneto.
Le bâton fourchu considéré comme symbole peut , au reste , avoir eu chez les Étrusques une signification différente de celle que lui ont assignée les anciens Sardes , et probablement les Phéniciens; cet attrjbul nous parait devoir être pris ici bien plutôt pour l’emblème d’une puissance génératrice, que pour celui d’une divinité infernale, ou de destruction, puisque nous le trouvons associé à des représentations phalliques, et à des figures qui réunissent les deux sexes (b). Nous croyons même retrouver l’idée symbolique dont le bâton fourchu parait être l'expression , dans les deux colonnes bifurquées que l’on voit dans presque toutes les monnaies de Chypre qui représentent le temple de la déesse de Paphos. Ces dernières, comme aussi quelques pierres gravées qui offrent le même sujet , nous font voir ces deux colonnes , ordinairement placées aux deux côtés de la figure conique qui représentait 1a déesse, ayant une simple
( a) Poyez encore dans le même ouvrage PI. XX,/îg. 1 1 et 18 ; PI. XLV, /îg. ..
(b) La forme de cet attribut est assez analogue à celle de l’Y qui, chez les Pi tliagoriciens, était l’emblème de la vie luimaiue.
182 LIVRE I. — WrONDMENTS DE LA l“ PÉRIODE, bifurcation à leur sommet , comme on le voh dans la pierre gravée figurée ci-dessous.
Parmi ces médailles de Chypre on en trouve une de Septime Sévère qui représente , comme les autres , la cella du temple de Paphos; mais les colonnes qui y sont figurées offrent la particularité d’ètre chacune doublement bifurquécs à leur sommet.
' Voyez ci-dessous.
Nous reviendrons sur ces colonnes, en parlant de la figure suivante. Nous engageons toutefois le lecteur à comparer la pierre conique qui forme le principal sujet de cette représentation , avec celles dont nous avons parlé dans le premier chapitre ; elle figure , nous n'en doutons pas , la statue de la déesse
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