‹ Voyage SardaigneChapitre 48 sur 205 · CH AP. TI. — 1D0I.ES. PL · texte numérisé non relu

CH AP. TI. — 1D0I.ES. PL

. ^vs épaules . cl dont il est bien difficile de hasarder une 1

- explication, enfin par le nombre de ses mamelles, et les empreintes de croissants. - <• /. , '■» £’s' •

€ette idole a déjà été décrite par l’évêqoe Münter, (à) d’après 1 nne copie en terre cuite, et considérée comme une Astarte par ce savant, qui a également cru reconnaître dans son visage un*"

Nous la regardons aussi comme uiie Astarté dans scs rapports directs avec la /«ne, et peut-éti* encore érôc l'étoile cani- • cala ire ; ce qui constitue mi fond lé mythe représenté par les deur groupes précédents , dont celui-ci ne serait en quelque sorte qa’un compendium. Quant à ces deux.corp* sphériques des épaules, sur lesquels nous n« Marions trop noiy prononcer, on peut les comparer avec les tètes humaines qui sortent des épaules aux idoles représentées par tes/#. 7,et-l5, et avec les rameaux dé la J! g. 30 ci-après. '■ ?/ ” • •'* .

Groupe composé de quatre figures humaines dont la principale, qui est de double grandeur, oecupo le centre ; sa tète , comme celle des figures précédentes , est couverte d’une espèce de coiffe ou de capuchon ; mais celui-ci se termine en pointe conique un peu recourbée Ses bras, un peu élargis sont élevés, comme pour protéger les objets placés au-dessous l'elle a deux mamelles de lemme. L’extrémité inférieure de son corps paraît finir en garno comme dans les deux figures précédentes. Aux pieds de cette statue principale, s’élèvent trois autres statues plus petites, qui lui ressemblent en tout ; elles sont cependant privées de mamelles. * . •

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tf) 'Pores également, sur cette statué ét sur h précédente, ce que nous avons dit dan» It .vol XXXV de l’Académie des Sciences de Turin, cite ci-dessus.. Qcs trois idoles, ont été recomiii.-nt pu.

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La base de ce groupe a à peu près la forme d'un rhombe, à iliaque pointe duquel sont placées quatre têtes humaines très informes , présentant chacune sa face an-dehors. Xoy. fig. 21'.

Bronze du Cabinet royal de Cagliari.

Les trois petites statues ressemblent à celles qui sortent de U tête et des épaules des fig. 7 et 15. La plus grande parait les protéger, comme ferait une poule à ses poussins ; elle est apparemment leur mère ; on les prendrait pour trois êtres d’un ordre iafé- * rieur, s’identifiant cependant d’une certaiue manière avec la figure principale qui les domine. Elles rappellent U triade

Aphrodite, Athéné cl Artémis , réunies comme dit Ml de Witte (a), dans an rapport de parfaite égalité, et la Démêler Cqliaj , identifiée avec sa tille Aphrodite, ne formant qu’une seule et méiue divinité , et dominant les trois autres qui ne sont que ses subordonnées (A).

- Quoi qu’il en soit des rapprochements qu’on peut faire à cet égard, on ne peut disconvenir qu’ils ne soient en partie autorisés pqrles rapports évidents de ce groupe arec celui des fig, 7 et lô et avec plusieurs autres compositions dç cette collection , dans lesquelles on ne saurait méconnaître des caractères de divinités androgynes ou génératrices. Il est possible que, dans l’idée des Phéniciens, ces trois déesses d’nn ordre inférieur.* qui sont au bas de la plus grande , fussent en même temps considérées comme les trois Cabires femelles sous la tutelle de' leur mère Cabira femme tV f/éphastus , également père dés trois Cabires mâles (ikiv. ci-dessus fig. 16).

Les quatre têtes humaines placées aux quatre angles du ■piédestal semblent faire allusion aux qiialre points cardinaux , ou bien aux deux solstices et aux deux équinoxes (e). La forme

(à) Dû Wim, Mémoire sur l'Aphrodite Colias. Nouvelles Annale* publiées par la section française de l'Institut Archéologique , 'ni. I , i^36, pag. 85 , 8(5.

, fi) Ces quatre tète* rappéllem les seulinélk’s * igilaule* plaeévs

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moins. «. xi*. •♦**•

rhombuidale a peut-être encore une signification , noua la trott- • . vous surtout dans les monuments de l’Inde ; c’est fort probablement la forme du *r«V(a) de XLYoni , et du Mulot , que nous . avons eu occasion de taire remarquer dans une pierre percée , placée dans le temple de Gozo à 'côté de la statue «ionique de 1% > déesse (A).

L’ensemble de tout ce groupe, dont nous ne saurions proposer une explication plus satisfaisante, nous offre la combinaison de la tétrqde, et de la triade que nous avons cru remarquer dans la fleur de la fig. 17, , . - . ‘

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Figure .humaine ayant, quant au visage, de l’analogie a Vue celle de la fig. 5,, et même avec celles du groupe précédent. Ce visage paraît être plutôt un museau d’ani- . mal qu'une véritable face humaine ; il pourrait cependant sc faire que celte particularité dut son origine à la seule maladresse de l'artiste qui a moulé la statue. Sa tèt,é est surmontée d!un bonnet ayant quelque rapport avec celui de la fig. 15 ; mais elle se termine comme la coiffure do la fig. 21 , c’est-à-dire en forme de cône allongé. On voit ici la répétition d’une mamelle unique, placée . au centre de la poitrine ; il est vrai cependant qu’elle est dans un 'état parfait de prospérité et tWibrrit}. Au reste , le corps dé l’idole paraît appartenir à une femme, à moins que l’artiste n’ait voulu faire allusion à une mutilation , re qui ne serait pas hors de vraisemblance. Ses jambes sont croisées à leur seule extrémité j elles sont étroitement fixées l’une contre l’autre par une espèce de élou on de bouton , d’o.û il résulte que la statue est censée ne point avoir l’usage- do ses jambes, çt qu’elle ne peut -Urr — ; — — -

ahx quatre coins dtr elel dans la religion des 'Persans. Gmr.siior,- « HeUg.'tlt lanïtq. , vol. H, liv. ir, psg. yt'i.

■ V(«) Voy t t ci - dessus U vignette de la page i83, mi l’nn voit mt losange que M Lajard envisage . avec raison , cohune nn «Vio.

, (A) Lettre à M. Raoul-Jlocheiie . etc ( |kjg H',.Pl.l..l. '• y . •

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être placée verticalement, mais sur son flanc droit, comité l'indique la position du bras et de lé main droite; on voit aussi une espèce A' arc-boutant également en bronze et ménagé dans la fonte, qui fait , avec le coude droit et ' les pieds , un troisième support destiné à tenir la statue -■ dans une position horizontale. Son brasgaurhe est un peu ployé ; il pose sur le flanc gauche. v v • ' *

Bronze du Cabinet royal de Càgliari. , . '

Il nous parait impossible (le ne pas reconnaître ici plusieurs allusions à l’entrée du soleil dans Y hémisphère inférieur, ou plutôt au soleil <f hiver. C’est une représentation fort curieuse delà . mort <F Adonis, mai* de l’Adonis phénicien, bien différent de T Adonis grec.

La singularité de ses deux pieds réunis , ou collé* ensemble^ nous rappelle plusieurs allégories analogues du soleil d’hiver. Deux pieds , réunit de manière à en former un seul, et marchant ainsi petit à petit indiquent , dit Horapollon , le cours du soleil au solstice <t hiver, (a). •. . r . ■ ■

Ace caractère déjà très reconnaissable, et déjà bien essentiel ’jpar lui-mèmc , notre statue en joint plusieurs antres qui Sem—

’ blent justifier et appuyer notre interprétation : rien ne convient mieux à une image d’Adonis mort, considéré comme soleil d’hiver [b) , que la privation d’une mamelle et - de ses partie*

.sexuelles (c). • t • '

5i 1 on veut envisager cette statue comme appartenant au sexe

féminin, l’allégorie sera toujours à peu près la même, c’est-àdire celle de la terre d’hiver veuve du soleil ; une espèce de

( a } Hosapoll., lib. si, cap. i3. -

' (b) Adonin quoque Salem esse non dubitatur. Macioi., Salurnal., lib. I , cap. ai , pag. rj 5.

(c) P oyez les fêtes. d’Adonis en Égypte; décrites par le poète Théocrite, UlU. 2fV. Philostsatk , Fila A poil., l.'Vi^c. 5. La statue de Moignon était celle d’un jeune homme qui se levait, dont les Éthiopiens pleuraient la mort ou la i «traite. Dupuis, tome I , pag,a3. . •*

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