‹ Voyage SardaigneChapitre 49 sur 205 · CU AP. VI. — IDOLES. PL. XIX · texte numérisé non relu

CU AP. VI. — IDOLES. PL. XIX

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Proserpinc. Macrobc décrit ainsi la statue de Vénus pleuraut Adonis portée en procession sur le mont Liban. Ergo hyems veluti vu/nus est solis, qua et lucem ejus nabis minuit et calarem , quod utrumque animanlibus accidit marte. Simulachrum . hujus dcce ( V encris ) in monte Libano fingitur cnpite obnupto, speeietristi,faciem manu lava intra amictum sustinens, tachrima visions conspicientium manare ereduntur. Qua imago , praterquam quod lugentis est dea terra qttoque lij-emalis est , quo tempore obnupta nubibus , sole viduiila stupet (a),

Dans 1a première partie dé cet ouvrage', en dcrrivanl les coutumes anciennes qui se sont conservées en Sardaigne, nous • avons parlé, pagc?65, du Nenneri, dit encore Erme (où Hermès), qui consiste en un vase ou muid rempli de terre , dans lequel on sème du blé , et dont on se sert le jour de' la Saint-Jean ; nous avons déjà comparé ce vUse avec les fameux jardins Adonis, dont la fête était également solsticiale ; nous donuerons maintenant ci-dessous le dessind’one médaille de Sidon (4) qui nous représente un de ces Jardins (T Adonis, avec sa touffe de blé, tel qu’il est décrit par les anciens, et tel qu’on le voit encart * de nos jours en usage en Sardaigne.

Le Moditis représenté par cette médaille a la forme d’un ( «âne tronqué; il ressemble assez aux Nur-hags; c’était la coiffure de plusieurs divinités, mais surtout celle de Sérapis, et de ' ) la Diane d’Éphèse; nous croyons reconnaîtra cet attribut' dans quelques unes de nos. idoles sardes.

'(à) Sntumal. , lib. i , c. ai,;pag. ttqi- • (b) Médaille d’Antonin, du Cabinet royal de» Médailles de Paris. '

Télé humaine barbue, recouverte d’un bonnet conique.

dont le bout est relevé derrière la nuque. Cette tête est

placée de manière que la face regarde vers le ciel ; elle est posée sur une espèce de cône à triple pli ou à trois étages , dont la partie supérieure est garnie de deux mamelles sphériques -, le tout est supporté par deux bâtons fourchus dont les branches regardent le sol, et les bouts forment quatre pieds servant do support à tout le petit monument. ' . ,,

Bronze du Musée royal de Cugliari,

Cette composition nous offre , dans la tète virile coiffée d’un bonnet conique, ét dans le buste de femme, caractérisé par les deux mamelles pleines, la réunion du principe actif au s principe passif, qu’on peut considérer comme une seule essence représentant la toute-puissance créatrice, qui se suffit à ellemême pour la génération (les êtres , idées qui sont, comme on le sait, propres aux croyances orientales.

C’est le premier anneau , ou pour mieux dire, c’est l’anneau supérieur de la grande chaîne cabiriqtie. Trois régions semblent ' le séparef des objets terrestres avec lesquels il sc Lie cepeudant d’une manière intime, par le moyen d’autres anneaux inférieurs qui se -succèdent en se doublant. De chaque point de départ sortent les deux sexes , réunis au point de contact et séparés aùx extrémités. Cette chaîne progressive de dualisme devait unir, dans les idées symbolupics des anciens orientaux, toutes les par— ' . ties de l’univers, depuis l’empyfée jusqu’aux entrailles de la terre : elle commencerait ici par la tête virile associée* l’image do l’essence féminine, et elle se terminerait par les quatre bouts des bâtons fourchus qui posent à terre, après s’être doublementdivisés eux-mêmes à des hauteurs différentes (a).

« . (°) Nous avons pensé que nos idées à cet egard seraient mieux

' . ' exprimées par une figure, et nons avons à ctt effet fait graver celle

. -j ' ’ quo nous donnons eu tète de la page ci-contre i.lcs disques noirs

, ’■ : sont ceases représenter le sruq unsculm , Jla» bL»ucs k' sexe féminin .

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ciiap. Vi.

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