‹ Voyage SardaigneChapitre 50 sur 205 · IDOLES. FL. XIX · texte numérisé non relu

IDOLES. FL. XIX

Si nous considérons ce bronze relativement aux combinaisons qu’il peut offrir en l’envisageant sous ce point de vue , et si nous comptons Içs deux principes représentés à sa partie supérieure comme n’en faisant qu’un seul , nous aurons d’abord un principe uuique duquel découlent deux , puis quatre autres principes , formant en tout le nombre de sept , dont trois de chaque s exe, et un septième double qui les engendra. Si au contraire nous considérons les deux premiers principes en question comme séparés, uous obtiendrons le nombre de huit, quatre principes •' mâles, autant de principes femelles. Quoi qu’il en soit de ces combinaisons , qui s’accordent toutes les deux avec l’ancienne doctrine de' quelques peuples anciens , et surtout orientaux ^ ’ nous ne saurions les exposer avec assez de réserve ", aussi nous nous interdisons toute autre digression à cet égard, de peur d’ètrc entraîné trop loin par notre imagination ; nous ferons néanmoins remarquer que la réunion des deux principes de , la natnre, c’est-é-dirc celle du principe actif au principe passif, est pour nous évidente dans cette composition, qui se rapporte à un des dogmes les plus anciens et les plus généralement étendus dans les croyances primitives (a). Nous allons trouver cette réunion plus clairement indiquée dans la figure sui-

• vante. , - - ... ».

(<r) Plutarque, de Plac. PhUosoph.j lib. » , cap. 6. Batteux,' Causes premières, tom. 11, pag. 97. Molli; Myst. de Uacshut, tmn II. pag r9, etc

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Nous donnons ci-dessous le dessin d’une médaille de Sidon , de l’empereur Adrien, appartenant au Cabinet des Médailles de Paris; elle représente le buste d’une divinité avec trois cornes, ou plutôt trois rayons de chaque côté de la lét« , qui paraît poser sur dés supports un peu analogues à ceux de notre statue ; il pourrait se faire cependant que ces deux objets, que nous prenons pour des supports , fussent deux figures humaines , exécutées dans cette médaille à une écbcllo très petite , pour donner au buste de la divinité renfermée dans le temple mobile , un caractère colossal. • ,

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Pif. *4. Tète humaine, barbue , mieux exécutée, mieux placée que la précédente, et coiffée du même bonnet conique.

; Elle porte sar son front deux cornes de taureau. Cette

*. tête virile formule sômmet d’une espèce d’obélisque, dont • la base est un parallélogramme oblong et assez étroit. Là il est percé en une espèce d 'œdicula, ouverte également . par devant comme par derrière , dans laquelle se trouve .

. 1 'une statue de femme, coiffée, comme celle de dessus, (le : deux cornes de taureau. Cette Seconde statue porte, dor-

/ . ,1-ière sa nuque , un bonnet conique, dans le genre de celui • dela/ig. 22; elle est debout, ses bras sont pliés, ses V mains posées sur les flancs, et ses jambes écartées.

f- Sur le centre de l’obélisque , au-dessous de la tête virile , ainsi que sur la poitrine de la statue, de femme, sont gra- ’> yés des caractères (|.).- . . ' v. ,V.'.

Bronze du Musée roval de Cagliari. \ s?-'

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