VI. — IDOI.ES. l't. XXIII
limes qu’on déposait dessus .roulaient dan». une cavité ménagé i ret effet dans U statua qn’ou faisait rougir. »' ,, .
•Ces details affreux ne s’accordent pas trop avec in figure dont il • est ici question ; cependant eo l’envisageant attentivement » on peut remarquer que l’artiste quj l’a. moulée, .ayant •voulu la rendre plus formidablo, et lui donner d'ailleurs un attribut qui lui est propre (a), lui plaça dans via main gayche un large glaive ; remarquons que ce glaive a une forme tout orientale, et qu’il offre des rapports avec celui qui dans les représentations égyptiennes est placé dans- les mains de Typhon. La main gauche ainsi engagée ne pouvait plus concourir avec ia droite pour recevoir de la manière indignée •les déplorables offrandes : il fallait donc y suppléé» de quelque façon , et cYst ce qit’On' a frigénieusemenl fait par leméyvti du large gril que l’idole tient de la main droite; ce gril-est incliné ver» les pieds de la statue, de muni ère que les objets tpi’on pose dessus tombent 'natàreUcment par leur propre poids air point désigné pour la trjcible consommation du sacrifice. La forme du gril composé de neuf branches qui se combinent trois par troh (b) est digne d’attentipn.; ou retrouve uue figure .à peu près semblable daus les abraxas. Il -est fort probable que ce bronze est une représentatipn assez fidèle d’une plus grande statue de Moloch , existant jadis à Tyç ou à Carthage5; c’est autour d'une semblable idole que, pendant les horribles sacrifices doit nous ayons, parte ci-dessus , les prêtre* se rangeaient eJi cercle , cherchant & érouffer par le "son dès tnttilmors et d’autres instruments bruyants^ les "cris et les hurlements que la douleur et k- désespoir attachaient aux malheureuses victimes d’une ayssi exécrable superstition.
” • * • " , « Figure bumajnt' que des yeux concaves èt une bontlie epjtr’ouyerle rendeUt aossi formidable (jtio la précédente.
(«J On altriknaitatiftsi à Saturne l'invention dps cimeterres. Abbé Micaovy Acad des Inscrip et UclUs-L'çttYes , topi. X X .\ L.Y .
1 (4) frayez 5 1 • de ta. même planche, oq ce gril est rcfiiodait de' grandeur naturelle • • '* * "
t'if ii.
* ét
256 LIVRE 1. -r- MOMJMEN'TS UE I.A 1“ PÉRIODE.
Sou front «si armé de deux longjies cornes de taureau; sa poitrine et son vautre forment une espèce de visage monstrueux, à bouche largement fendue. Cette espèce de visage est marquée de différents signes allongés qui ressemblent plutôt à des larmes qu’à des indications d’veux Ou de cheveux. Ses cuisses sont ornées à leur sommet; comme à leur base, de deux boùrrelpts; ceux d’en haut sont richement garnis; Entèe 'ces deux bourrelets sfc trouve uif âerpent ployé en deux' parties; la partie supérieure est slir le devant'dç la cuisse, et l’autre se dessiue de la même maniera sur le côté, opposé ; un troisième serpent semble traverser le haut de la poitrine, et border la partie supérieure de cette espècip de visage monstrueux qui compose la moitié du corps.
La main droite de l’idole tient deux animaux qu’il est impossible de bien définir. Ils Ont quelque ressemblance avec ceux de la jîg. 49. Dans sa main gauché est un bâton fourchu, appuyé contre l’épaule. La partie postérieure de celte statue n’est pas moins remarquable ; derrière son dos se trouve' un espace assez large , circonscrit par plusieurs petits points , au centre' desquels est une inscription dont les lettres spnt également formées de points. Au bas 0?t un anneau placé transversalement, et au-dessous de cal anneau on remarque quatre flammes assez distinctes, exéoutéçsen relief, (i) • ' , '
Quoique la Statue dortt il est ibi question n’aît aucun des attributs ,que Aous avons remarqués dans colle qui précède , nous sommes cependant porté à l'envisager comme «ne représentation différente dn même- dieu Motoch', d’un Baà / Molotk. La bouche de propre visage et celle de là fa*e
(0 Êjyc*. celle partie postérieure reproduite de grandeur nuttirelle dans la mente planche, n° 5a'. ' .
CQAt*. VI.