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pour une poignée d'épée ; il v reste encore un très petit fragment de lame à peine reconnaissable; la main droite manque. Derrière ses épaules est placé un bouclier rond , orné dans le genre deÿ autres , mais plus large : cette statue pose sur un' piédestal plat. Elle a été décrite et publiée par le savant évêque de Sééland (1).
. Le casque de cette statue , par l’absence des cornes, presque de rigueur dans les figures que réunit cette planche, semble l’cloigner uu peu de celles qui sont décrites ci-dessus ; cependant ses ocrcct, tput-à-fait semblables à des armures du même genre trouvées dans l’îje (a) , et son grand bouclier rond placé derrière l’épaule, donnent à ce guerrier un caractère phénicien , ou si l’on veut philistin , qui rappelle la description de l’armure de Goliath (A). Nous répétons ici que l’objet tenu dans sa main ne peut être y d’après l’inspection de l’original , qu’une poignée de sabre ou d’épée ; il éloigne toute supposition qui tendrait à le faire prendre pour une pierre , et à remonter ainsi aux premières armes naturelles des hommes; celles-ci, d’ailleurs, s’accorderaient assez mal avec les ncrece flexibles, qui appartiennent certainement à une époque de civilisation plus avancée. Ce guerrier ou héros était de ceux pesamment nrmés.
Guerrier nu de la tête aux pieds, tenant à son bras gauche un bouclier rond.
Bronze du Cabinet royal de Turin.
(l ) Mutiler Sendscht eiben... . uber einige Sttrdische idole, pag. 27,
Pi.u,r*-6-
(a) f'oyei ci-apéè*, PI. XXXIV, fig. 3 et 4- . [b) Et egressus est vir spurius de castris Philistinorum, notnt/ir Goliath de Geth , a/tiludine sex cubitnrum et palmi. El cassis atreo super capul ejus , et Idrica squamata induebatiu . Porto pondus loricœ ejus quoique niillia. siclorum te ris erant . et ocreas æreas habrbttl in crurîbus , rt elypeus trreus legebat humerosejus. T.ilt.
Reg. c. XVII. * ’ > .
Fig. ibo.
Cette statue est toiit-à— fait insignifiante . Son origine sarde 11’est |>as certaine. . , . ,
Guerrier coiffé d’un casque dont les col-nes sont placée^ verticalement ; ses épaules sont garnies d’espèces d’épaulettes, assez analogues à celles de la fig. 94 : Une cotte de mailles, également semblable à celles des n°* 4)4 et 96, lui couvre le haut du corps ; elle est posée sur une espèce dé tunique qui descend jusqu'à la moitié de la cuisse-, les jambes sont aussi défendues par des ocrecv assez semblables à celles des figures précédentes. 8a main droite s'appuie sur un arc détendu , la gauche soutient verticalement un objet cylindrique avec une poignée ; on peut l’envisager comme une massue. Au bout de cet instrument est une corde qui passe par-dessus les épaules du guerrier, et va se perdre sous le bouclier rond fixé derrière les épaules ; ce bouclier a aussi un bouton conique à son centre , il est probablement attaché par deux riches courroies, dont l’extrémité inférieure , ornée de franges , est très visible ; toute la statué pose sur un piédestal plat.
Bronze appartenant au Cabinet de Florence; il a été décrit par Goni , Musée Étrusque , tom'I, tab. 104.
Cette statue appartient indubitablement aux idoles sardes : elle représente un héros armé à la légère ; la massue et l’arc étant deux attributs d’Hercule , on pourrait reconnaître dans cette composition un Melkart. -
Guerrier dont le casque n’a pas de cornes; scs épaules et sa gorge sont défendues par une espèce de collerette, qu plutôt une gorgerette fort probablement faite de mailles'; le reste de son porps est couvert d'une longue tuniquf assez semblable à celle du n" 95, et sur laquelle descend de droite à gauche une courroie destinée à suspéndre un petit poignard; ses bras sont brisés, mais un reste d’arc sur l’épaule gauche nous fait voir que sa main gauche te-
< Il \ I ' - VI. — 1UOLKS. PL. XXVII. 295
nait uue arme de ce genre. Derrière son dos on voit un très petit bouclier rond , assez semblable à. celui de la flg. 97.
Ce bronze fut. trouvé près du village de t) or g ali , vers la côte orientale; il nous fut remis par des paysans. Nous l’avons donné au Cabinet royal de Cagliari.
Cette statue, qu’on pourrait avec beaucoup de probabilité croire revêtue d’une casaque de peau , et peut-être même de la peau du mouflon indigène , nous rappelle par son poignard et par son petit bouclier (auquel nous pouvons, avec plus d’assurance encore que pour ceux des statues précédentes, donner le nom de pelta) la description que Strabon nous a transmise de l'armure des Sardes. Horum pellibus [musmonum) thoracum loco utuntur; peltam gestant , et pugioncm (a)
Guerrier coiffé d’un casque avec des cornes , et revêtu à peu près comme les précédents ; il tient dans sa main droite la poignée d’un glaive, et dans la gauche un arc détendu, dont une partie de la corde qui manque existe encore , et se trouve fixée contre le coude gauche ; le poignet de cette main est revêtu d’une espèce de gantelet; derrière son dos on voit un anneau dans le genre de ceux de la Jig. 94 , ainsi que les deux lanières pendantes déjà observées ci-dessus.
Bronze (Ju Cabinet roval de Cagliari. Il est mutilé , et peut-être les pièces qui le composent n’ont pas été rassemblées avec beaucoup de soin.
Autre archer, et peut-être un autre Hercule? , <
■Guerrier coiffé d’une toque garnie de perles, et ornée d’une plume d’aütruchc qui tombe sur le devant. Sa poitrine est défendue par un large plastroa carré placé sur
uuc longue tunique ; sa main droite est élevée et présente ' 4- la paume ; dans sa main gauche il tient un arc tendu ; son
I dos est orné de deux longues lanières plates , au milieu
desquelles se trouve un petit carquois. La statue est posée sur une espèce de piédestal fait en arc-boutant.
Bronze du Cabinet royal de Cagliari.
La coiffure de cette statue parait indiquer un chef; elle rappelle la plume d’autruche du Diom, ou Hercule égyptien (a), et celle du Sarduj Pater, représenté sur une médaille romaine A'Atius lialbus , frappée en Sardaigne (b).
Nous ne serions pas éloigné d’envisager cette statue comme une représentation de Sardus Pater lui-même , héros sarde , et neveu d’Hercule; la pose de sa main droite lient un peu de celle de plusieurs statues ou représentations égyptiennes ; nous ne saurions dire si cette pose indique ici, comme on le croit pour ces dernières, un acte d’adoration , ou si ce ne serait pas plutôt un signe de protection ; mais cette pose ne se reucontrc pas dans les statues que nous avons décrites ci-dessus , et que nous regardons comme des divinités proprement dites; nous la trouvons seulement dans les ligures des guerriers ou des prêtres, ce qui parait devoir établir une distinction essentielle entre ces deux dernières et les autres. Les guerriers que renferme cette planche ne sont probablement que des héros qui font un signe de protection ; il en sera peut-être de même des prêtres réunis dnns la PI. XXJX. Au reste, nous aurons toujours, dans la statue qui nous occupe, la représentation d’un héros sarde, phénicien ou carthaginois.
r,g. ioL Guerrier dont la tête est couverte d’un casque avec des cornes placées verticalement comme celles du n” 99- : * il a sur sa poitrine un plastron carré placé sur une espèce de tunique à trois rebords : sa main droite est levée , la gauche
(a) CasMsoi.Linx, Panthéon Egy ptien , PI. XXV ! h) Voyez PI. XXXIV, /ig. I.
. ..■ ’CHAP. VI. n- IDOLES. PL. XXVII. 297 *
porte une espèce de gantelet, et tient le fragment d’un ârc; derrière ses épaules est suspendu un carquois. ‘
Bronze du Musée royal de Turin.
C’est probablement un archer, et peut-être un héro».
Guerrier avec un bonnet conique ; sa gorge est cotv- ‘ouverte d’une gorgerette de mailles -, il est vêtu comme le précédent; sa main droite est également levée, et la gauche tient aussi un instrument que, par la confrontation do cette figure avec la suivante, on reconnaît pour un arc; cette opinion est au reste justifiée par le petit carquois qu’on voit derrière la statue.
Bronze du Cabinet royal de Cagliari. - ' .
Autre archer, et probablement autre héros.
Guerrier coiffé à peu près comme le n° 102, quant au *V >«5reste, il est vêtu comme le précédent, avec celte différence, que ses jambes sont défendues par des ocreee. Sa main droite est cassée, et manque; mais elle était indubitablement levée comme celle des autres statues de ce genre. La main gauche tient un arc.
Bronze du Cabinet royal des médailles de Paris.
Celte statue a été publiée et décrite par Caylus (à); mais la description qu’en a faite cet antiquaire était basée sur.Ja gravure qui avait reproduit celle figure à rebours , de façon que, d'après cette gravure, notre idole élèverait la main droite , et elle tiendrait l’arc de la main gauche , ce qui est précisément le contraire. Le dessin que nous en donnons est tiré de l’original; dont nous devons hi communication à M. Lcnormont ; c’est nn service dont nous nous déclarons redevable g ce savant archéologue.
Tout annonce que .l’instrument que ce personnage a dans sa ■nain gauche , doit être considéré commo un are.
(a) Pt. xxvn.yîg. i.Jexte pag. 100. "M. Cavlus l'avait reçue de M. Baithélèmv, comme venant de Sacdaignr. ,
Ftp* 106.
ki*. 107.
Fiÿ- i<Æ.
Fiff 109.
Fiç. i |o.
298 LIVRE I. — .MOMJtoBNTS DE LA 1“ PÉRIODE.
Bronze absolument pareil au précédent , mai» mutilé.
Du Cabinet royal de Cagliari. •
Nous avons , dans ce fragment de statue , une preuve que l'idole précédente est tirée de la Sardaigne.
^Guerrier dont la tète est recouverte d’un casque «vec des cornes; à part la gorgerette qui manque, il est habillé et armé comme les’stalues précédentes; à côté de son carquois se trouve une large épée.
Bronze du Musée royal de Turin. " .
Autre archer, et probablement aussi un héros.
Guerrier assez semblable aux précédents, avec deux plastrons sur sa poitrine; sa main gauche défendue, comme celle du n° 103 , par une espèce de gantelet, tient le fragment d’un arc.
Bronze du Cabinet royal de Cagliari.
Autre archer, déjà publié par M. Miinter (a); le fragment d’arc qu’elle tient dans sa main ganche a paru à ce dernier un sceptre recourbé ; la comparaison que nous avons pu faire de cette statue avec les autres qui figurent dans cette planche , nous a prouvé que ce soi-disant sceptre recourbé n’est autre chose que le fragment d’un arc.
Figare analogue à la précédente , avec un plastron sur la poitrine. __
Bronjfe du Cabinet royal de Cagliari."
Autre archer, autre héros. * '
Guerrier avec un casque qui porte deux petites cornes ■verticales ; il est habillé et armé comme les statues précédentes, mais sa pose est différente; il est fait pour être vu
(«J Lnc. cil., pag. ‘iu, tab. I , /«£. .