‹ Voyage SardaigneChapitre 8 sur 205 · CHAP. I. — PIERRES LEVÉES · texte numérisé non relu

CHAP. I. — PIERRES LEVÉES

cliquerons la pierre de B us ton dans le Yorkshire , décrite et figurée dans le tome V, pager 95-97, PI. V Ae-YArchacologia, or Miscellaneous tracts, London, etc.

Les trois pierres AeMamojada semblent avoir quelque rapport avec certains groupes d’idoles sardes dont nous parlerons ci-après , et qui nous paraissent représenter une même idée symbolique ; au reste , on sait que l’obélisque avait principalement rapport au soleil et à ses rayons : Pjrramidas atque obeliscos ignis natura comim vrro, Soli tributum (1), Sops ntimini sacratos ( obeliscos ). Badiorum ejus argumenlum in effigie est (2). Quod Deo Soli speciali munere dedicatum ( Obelisc .) (3). Nous pourrions multiplier nôs citations àTinfilii , mais nous nous contenterons de rappeler la représentation' du soleil par une pierre conique , Y Héliogabale, dieu des Emissénédts , et le mariage fait par l'empereur de ce nom avec la Vénus Uranie de Carthage, qui était quelquefois également représentée sous la forme d’une pierre conique.

Les deux pierres latérales, qui n’offrent aucune trace de ciseau, paraissentindiquer une origine très ancienne; elles rentrent dans la classe des Bctyles , qu’on se figurait toihbéeS du ciel,' et qu’on se gardait bien de toticher avec du fer, quæ ferrum non tetigit. Nos pierres dé Mamojada sont au reste de véritables Men-hirs. En considérant la colonne, ou obélisque du milieu, comme un emblème du soleil, on pourrait croire que les deux autres font, à proprement" par 1er, l’office de Dioscures. On peut encore comparer notre monument avec un cippe de la grotte de Neuiv- G range A ont nous aurons occasion de parler ci-après. Nous avons donné un dessin.de ce cippe dans une disser-

(i) Porphyr. ap. Euscb.'ffrœparat. h' van g., 1. ni." (a) Plis. , Hat. nat., litr xxxvi , cap. #1 ■

(3) Anmiax. Harcelc-, lib'xvu, cap. 4<

P'i'dai-Fitlat pl » ,Jtg. 3.

6 L1VKK 1. — MONUMBJTTS MS EA 1*‘ PÉHIOÜE.

talion sur le temple de Gozo (1) j et nous la reproduirons également ici. . • » • . •

Cette pierre de JS’euw-Grange appelle l’attention, 1°. par ses trois pointés, dont celle du milieu domine les deux latérales , 2°. par les trois spirales qui sont peut-être trois serpeuts, dont uh finit en se bifurquant; nous autons occasion de remarquer des symboles de ce genre dans plusieurs de nos idoles de bronze. Les trois obélisques nous conduisent aussi à des rapprochements avec certains monuments mithriaques (2) , et avec L’épithète de TfirMnn (triplex), donnée au dieu Miihras; selon quelques personnes , cette épithète pourrait rappeler les trois saisons qui formaient jadis l’année ancienne de certains peuples; on pourrait àussi la comparer avec la Ttvnurti persane , qui selon Gœrres était formée d'Ormasd, Mithfa et A-hriman , (le soleil des trois saisons) (3).

A trois heures de chemin de Perda-lurtga on voit, non loin du village actuel de Fonni, trois autres pierres levées ,

» (i) Lettre à M. Haoiil-Rochette sur te temple de Goto, page t'* des Nouvelles annales publiées par ta section française de l Institut archéologique. Paris, i856.

. (a) l'oyez sur les trois cônes, Kanakes, Misceltan. Phœnic , i8a3, page i3i. \

(3) Vnyei surtout Chf.izkb, ap. (luig. Kelig. de I antiquité'. vol.. I", page , et la note 8 de M. G 01c suer, qi.ejiq.

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