V CH A JP. 1. — POSITIONS ANCIENNES
ancienne de la Sardaigne. Sa position est attestée soit par des inscriptions trouvées sur lp lieu même (1) ou nait loin de là (2), soit par la tradition, qui fixe sa placé sur la petite presqu'île de Sanl-Efjisio , près de l’église de cè 11001 (3) , non' loin du village actuel de Pula. On y Toit encore les traces dp§ quais donnant sur les deux ports opposés de l’isthme; lés restes d’un aqueduc (4), d’un théâtre (5) et d'autre* monuments, attestent qup cette ville jouissait, du temps des Romains, d’une certaine aisance. (6) ; on y a également trouvé , comme nous l’avons ru ci-dessus, dps inscriptions phéniciennes ou paniques. '
Sfilcis , ville et municipe romain, est maintenant le village de Sant-Antioco ; sa fondation est aussi regardée comme très ancienne, et attiîbuée aux Carthaginois. On a cru pendant long- temps qu’elle était placée jadis sur le continent de la" Sardaigne, dans la confiée qui porte encore, aujourd’hui le nom de Sulcis ; mais les fouilles pratiquées pour. l’ex traction de la pierre de taille, afin de bâtir, à moins.de frais, les maisons actuelles , de Sant-Antioco, ont mis à découvert plusieurs parties de la ville ancienne, dont les places et les rues étaient encore très reconnaissables il y a quelques années. Les
monùments qu’on y'a trouvés annoncent non seulement
(i) Ci-après l’inscnpt. d”6o.
(а) f'qywi les inscript. n°*. a4 -et a5.
.(5) Lé martyrqloge de Saint-Effisius , donjon transporte prQecs-* sioqnellement chaque année la statue , .de Cigliari èn cette église, fait mourir ce martyr dans la ville de ft'ora., à l'endroit où-est Uàtie l’église en question.
U)' y q>-« ci-des$us pag^5^ cl PL v, /îg. a'. .
(5) Foyez PI. XXXVU, fi fi. a. *.
(б) Cicéfon, dans sa défense de-Scanrus. parle de la mort d’un nommé Bnstnc, citoyen de Nora , ce nom de Bnstar parait d’origine carthaginoise oq phénicienne.
356 I.IVRE 11. — DEUXIÈME PERIODE. GÉOf.llAPtllE. que te lieu était florissant sous lexG&rthaginois , maisetlcort* que la ville a existé pendant toute la durée de l’empire romain. Il est, en gutre , fort probable qu'à Uné certaine époque du moyen, âge elle n'était pas encore tou^-à-fSU abandonnée (1). C’est donc à tort qu'on a prétendu que la ruine de Sulcis datait de l’époque où César, courroucé contre ses habitants qui avaient açtueilli Nasidius, général de Pompée , et sa flotte , et lui avaient fourni des secours, leur imposa une amende de 100,000 sestewéS , et les condamna à paver ja huitième partie de la taxe, au lien de la dîme qui était en usage (2). Parmi lés- monumentsJrouvés sur place qui attestent l’existence de Sülèts à une époque postérieure à celle de CtîSar, nous citerons
(Y) On voit, il une petite distance du village actuel de Sant-Antioco , sur la route qui conduit à tràverf l’Uthtne sur le continent sarde et prés du bord de la mer. Ifs rnines d’un fort dont la construction, qui appartient au moyen âge, est pareille à celle du château de Sassarï ; niais lé château dé-Sultis est formé des débris des monu- ‘ ments romains, et surtout de ceux d’un temple voisin. On donne à Co-fort \e nom de Castro, dt très improprement celui de Castcllo Castro ; peut-être est-ce en ce lieu, fortifié probablement à cause dés incursions des Sarrasins et des piratés; que séjourna, en 1 108, J’rogotor, juge-dé Cagliari-, pendant que -son ourle Turpiu usur- . pait soir judicat [voyez notre i" partie, page 297). Quoi qu’il en soit, il’ est certain que Sulcis était encore habité»? à cette époque; jl u’en est plus question depuis, sous la domination espagnole. On sait, aü resté, qne le siège épiscopal de Sulcis, -dont' l'évè»pie figurait parmi les quatre prélats- sardes appelés en Afrique par * Unoeric , et qui sont nommés par Victor Vitens ( de ptrsec. Afrlc , Jib. iv) , avait déjà été transporté à Tratalias, sur le continent sarde, dès le treizième siècle. Au Btijot de l'évêché de -Sulcis, on peut lire le fragment de donation faite en i ah 6 par Benoitc de Massa , qne nous avons rjipyprté dans notre 1" partie , pag 46 et suiv. La résidence de l’évècpie' n’y est pas indiquée; mais il y est ilit, eu parlant du saint • Monseigneur Saint-Antioens de f i/e de Su le if. Su.» ••
(a) De 11 elle Africano , loc. cit.
. . CUAP. I. — POSITIONS ANCIENNES.. ' 357.
l'inscription <|M> donne- ;r celte ville le litre de nibnieipe (1), et celle qui pu de de l<t restauration d'un temple dédié à J sis et 'Séfapif (2) , dont le. culte lut introduit dans L’empire romain à une époque assez reculée. Il est vrai cependant que , pour la Sardaigne *Yintroductiop du culte égyptien. peut très bien dater du temps de Tibère, qui y exila quatre mille Juifs et Égyptiens. (3).
Quoi qu’i| en soit, il est bieo prouvé que l’emplacement de l’ancienne, ville de Sulcis est celui qic’occupè aujourd'hui le village de Sanl-sl ntioco dans la presqu’île de ce nom , et non dans. U* contrée de la Sardaigne qui lui fait face et porte de -nos jours le nom du Sulcip. JUîs cornalines gravées que l’on trouvé. en abondance à SarU- Aniioco, sont les plus correctes pour le dessin et les mieux travaillées de toutes éullcg qu’on déterre dans les autres ruines de' l’ile (4); nouvelle preuve de l’état prospère de Sulcis à l’époque où llorissaiunt les arts chez tes Romains -, c’est enc'ore. des ruines de Sa'nt-.A ntioco qu’on-a-liré'les plus belles -statues en br6nze.de- l'époque romaine.
jyaa/jo/is ; quoique les restes de'cetle ville, aujourd’hui bien reconnus, n’aient oiTert-jusqu’à ce. jour aucune -inscription qui la désigne positivement, si position n’crt.6sl pas moins déterminée par une constante tradition locale, et par le nom d’une église dite Encore Santa Maria -de Nabui qu’on voit en ce lieu, au milieu des débris de
Ntapohi.
OJ Voyez l’ioscript. n* 4 1 -
‘ (a) 'Voyez Pinscript. n'* 33. Voyez également Je Mémoire de M.- l’abbé Gazzera, déjà cité; vol. XXX11I, de l’Acad. de* Sciences •de Turin, aonée.iÿôo. . *• !..
(5) Tacit., Annal,, lib. 'il, -pag 86. Voyez notre i" partie,. Aperçu historique, pag. 46-
: .(4) On pourrait ((lirc que «elles d ’O/bia, ont à peu près un mérite égal; quant aux autres, elles lotir sont décidément inférieures.' - * • ,
358 Livre iK' — deuxième période, géographie.
. ' constructions romaines ; cette église n’est eHe-mème que le reste d’un ancien édifice qui a été adapté au culte catholique. On trouve tout prés de là les débris d’tio aqueduc romain, venant de la montagne voisine, et lePère Angius a décohverl les restes d’une chaussée romaine qui se dirige vers le nord; elle est en grande partie couverte, par les eaux de l’étang de Marceddi ; NeapoHs , dont le nom paraît annoncèr , sinon une Origine grecque , du moins utie date postérieure à celle des villes précédentes, était . placée dans une espèce A' estuaire , sur le.bord occidental du petit fleuve que nouscrovons reconnaître pour le jleuve sacré de Ptolémée-, fort probablement les vaisseaux y pénétraient jadis; c’est aujourd’hui un étang peii profond en cet endroit; la position de cette ville-, telle que nous venons de l’indiquer, et telle qu’on l'a voit sur notre Carte (I), justifie Ptolémée de l’avoir considérée comme uue ville de la^côte; elle explique d’ailleurs pourquoi on reproche au même géographe de ne l’avoir pas plutôt désignée comme une- ville de l'intérieur! Sa position étant en quelque sorte , mais très en petit , analogue à celle de Londres et de Lisbonne ; on pourrait avec plus de' raison la comparer à celle de Tunis.
Tjrrtm jiumen- Le Tyvse, ou Torstts Suivant Pausanias, a conservé
son nom ; on lui donne aussi dans le pays celui de Fiume d'Oristano ,• Son embouchure ne paraît pas avoir changé considérablement de place, si. l'on. en juge par des restes d’antiquités romaines qu’on trouve en creusant le sable non * loin, de là, près de la grande tDur d’Oristano. jiousavqns . dans Ptolémée l'embouchure du Tyrse, et dans l’itiné-
raire d’Anton in sa source, CaptU Tyrsi comme on le verra ci-après. ’ .
Thams. Tharros, autrement Tarros, ou Tairai , était, comme
(0 pi i
V , . CBAP. I.. -r- POSITIONS ANCIENNES. 359
les villes de Nota et de Suivis , bâtie dans une presqu’île'; ses ruines , eq partie couvertes par des doues mouvantes formées d’un sable très fin, sont cependant encorfe. reconnaissables; ellesgisentau pied oriental de la tour actuelle de San Giovanni tii Sinis, à l’entrée septentrionale do golfe d'Oristano; sa principale nécropole se trouvait vers le sud pour aller .vers le promontoire ; on y découvre journellement des tombeaux taillés dans un grès moderne (I), et riches en objets de, verrerie et de poterie; on y a également trouvé des vases qui se rapprochent un peu de ceux qu’on appelle étrusques, des colliers . des anneaux, et, même d^s amulettes égyptiennes. (2)
La ville de Tharros fut abandonnée vers l’an 1070, probablement à cause de l’audace toujours croissante des pirates. Le juge d’Arborée Onroccus la quitta , accompagné de l’évêque , du clergé et du peuple , pour aller résider à Oristano (probablement. l’ancienne (Jthoca) , qui devint la capitale du judicat d’Arborée; on enleva de l’ancienne Tharros non seulement les.meubles , mais encore une partie des matériauxdes maisons, d’où est venu un vieil adage sarde, qui dit qu’on transportait alors sur des chariots Carros, la pierre de Tharros : ceci explique pourquoi les ruines de cette ville sont beauèoup plus dépouillées que celles dos villes dobt nous avons parlé ci-dessus ; c’est le seul moyeu de se rendre raison de cette grande disette de monuments (3), à cété delà richesse des ipogées , qui fort
(i) Ce grès est moderne, géologiquement parlant. Il est postérieur aux couches basaltiques qui recouvrent Jes terrain» tertiaires supérieurs ; o’eat cé grès que nous avons déjà ou occasion de signaler ailleurs sous le nom de g ris quaternaire. Les, deux inscription» phéniciennes de fliora sont sculptées daqs cette roche ; nous considérerons ce grès sousi’aspcet géologique , dans la 5' partie de cri ouvrage.
(a) Voyez /V. XXXV^/Î g. i8-3a.
(3) Il existait encore, il v a quelques années, dans les ruines de
probablement sont recouverts de terre végétale depuis bien des siècles. ' • -‘-'7
Comu ■ Corpus, municipe et 'cqlonie: la position de cette ville
n’est bien connue que depuis quelques années, par un • fragment d’inscription qui nous tomba sous la main en fouillant dans les. ruines de son ancienne acropole (1); d’autres inscriptions que nous eûmes occasion de voir depuis en.ee même lieu, nous apprennent un fait ignoré jusqu’ici , c'est que la ville portait le titre de colonie; p»ô mebitis t« coloniam (2). Une autre inscription de la même localité (3), dont il ne fut possible de lire qu’une partie, à cause du mauvais état de la pierre, démontre que cette ville florissait pendant l’année 289 de notre ère, puisqu'on y érigeait des statues. On y découvre encore de nos .jours des vases funéraires en verre , remarquables par l’éléganee de leurs formes (4)'. Les inscriptions dont il sera question ci-après sont gravées sur des bases de statues • . qui fort probablement ornaient la place de l’acropole, oit
sç trouvent encore d’autres bases semblables portant aussi des inscriptions devenues illisibles ; le pied du monticule que couronne celte acropole est couvert de.débris de verrerie et de poterie , parmi lesquel» on .voit des Teste»- de vases remarquables par la finesse de la matière , et par 1 élégance des formes ; on y a trouvé aussi plusieurs mon-
Tharros, une porté qu'on nommait la porte tin lion , à cause d'un lion sculpté sur une des pierres qui la composaient ; c’était probablement une espèce d’artnoirie. On pourrait y voir une' origine afri.caine; Ce qui concorderait assez avec (o choix de remplacement «Je la ville, qui a un râpporf direct «le position avec- les villes de Sulcis et de Kora, dont l’origine punique ou phénicienne n’est guère douteuse." . . . . ,
(i) royts tes inscript 46. *. * 1
{*) f'ojrei l’inscript, n* 43. ‘
(?) f'ojez n* 44. * - . '
U) Voyez Pi. X\\\, fa, 6. \ . . ' • ' . .*.’
? . CHAP. 1. — POSITIONS ANCIENNBS. ; 361
naies, soit puniques, soit romaines. Cornus était la capitale dès Sardi-PeUili , vaincus par Manlius et commandés, par Hampsiçoras, dont le fils Uostius périt dans la mêlée (l);'un trait curieux, c’est que les habitants de .cette région , dite Alonteferru ou Montiverru , sojit. encore de nos jours couverts de peaux de mouton -, ce costume leur est même plus particulier qu’aux autres Sardes.
Les ruines de j Cornus se trouvent •sur la côte occidentale , aa pied de la grande montagne volcanique appelée jadis Mœnomenï-Montes , et dafi» un lieu dit Garchutas, près de l’église de Santa Caitorina di Pitinnuri.. Lp Père Angius, qui a eu la. facilité de parcourir ces lieux plus que nous n’avons -pu le faire nous-même, dit avoir reconnu, dans les noms des localités voisines, ceux de Magou et de ' Pompée (£) v un autre endroit se nomme Campo-è-Corru ( champ de-Cornus'p, en G nam ne saurait aujourd'hui élever le moindre doute sur la véritable situation de cette ancienne ville, qui paraît avoir été encore sur pied à l'époque des invasions des Sarrasins.
Posa Civitas. Quoique le nom de cette ville se soitçônservé'dans toute son intégrité , on en chercherait eu vain les débris sous les murs de la ville moderne qui le porte, actuellement; l’emplacetnent de.l’ancienne Bosa était sur la rive opposée du fleuve Temus, k deux milles de son embouchure actuelle * et dans im lieu où se trouve encore de nos jours l’ancienne église de Saint-Pierre , bâtie vers la fin du xi* siècle, par un évêque nommé Constantin de Castra (3). Après la destruction de la ville ancienne, les marquis de Maluspina; ayapl bâti le château de Serravalle sur le sommet d’une colline qui domine la rive droite du
(i) Payez la première partig de cet ouvrage, pag. 17. fd) SHilinteca larda., i638,tàsc. 3, pag. 85.
(3) toc. cit„, pa". ,
Timus fluviui.
Carbia.
Turns Ltbyssortis. »
:162 I.IVRB II. — IIBUXIÉME PÉniODE. GÉOGRAPHIE, fleuve , et non loin <le son embouchure , la nouvelle vi)le «e forma graduellement autour de la forteresse , comme cela eut lieu presque partout dans le moyen âge , et elle prit le nom de l'ancienne, dont les ruines sont devenues presque invisibles; elles existent pourtant encore autour de lV^lise de Saint-Pierre mentionnée ci-dessus. *
Le fleuve T émus est encore ainsi nommé dans l’ile
par la classe instruite; le peuple le qonnaît sous le nom de Fiunie di Bosa ; nous ne Soyons pas que le nom de Thermos, ■ qui lui a été donné par quelques aàtcurs., soit admissible. S’il a appartenu jadis à un fleuve d» Sardaigne, ce n’est qu’au fleuve .Coghinas qui se jette dans Ja mer, prés de Castel Sardo, et sur le bord duquel coulent dés sources thermales. '■ •
On trouve des. traces de cette station'indiquée par l’ili néraire d’Antonin , à Santa-Maiih de Calvin, située au pied d’üne colline de ce nom ; près de la ville d' A Ighero. Les ruines romaines ont presque eritièremedt disparu de bel endroit; c’était fort probablement une simple station de la route : dans ['Histoire de Sardaigne , on trouve un Constantin de Carvia faisant une donation on 1 ‘223. (!)
Turris Libyssonis (2) , colonia Julia. Le nom de la
(i) Masso, lac. cit., "vol I, pag. 3o8, note a. i (?) Ptdlémée Ta nomme Turris Hyssonis , c’est une erreur : mais Pline lui donné, ?vec plus de raison, le nom de Libyssonis, et la nomme Çolonit^Homaine. Quant à celui de Colonia Julia, qu’on lit dans l’anonyme de Ravennes, il serait possible qu’il ne lui appartînt pas; car, dans le texte de’cét auteur, entre Turris Libryssonis (sic) et Colonia Julia, se trouve une virgule; et comme dans l’énumération des villes de la Sardaigne , indiquées par cet anonyme,on ne voit pas Usellis, dont le titre de Colonifi Jylia est certain , il pourrait se faire qu’il eût voulu , par ce- nom de Colonia Julia, indiquer bien moins un titre de la colonie de Torres que la ville d’Uselbs. Ceci, an rcite, est Une conjecture; nous festins observer que daus le cas fort probable où le titre dont il s’agit appar-
CUAP. I. -i- POSITIONS ANtlKNNES. • 363
population actuelle de Po/to-rTorrcs , ainsi que les nombreux restes d'antiquités romaines qu’on y > ok encore de nos jours, parmi lesquels nous citons des inscriptions , ne laissent aucun doute sur, la position de la ville ancienne qui existait jadis à la place du bourg actuel de Porto-Torres , dont le port est , en grande partie , ce qu’il était sous les Romains. On voit, près de là, un pont de la même époque jeté sur la rivière voisine, et sur lequel on la traverse encore de nos jours; entre le pont et le port , on rt-marque les restes imposants d’un grand temple dédié à la Fortune, auprès duquel se trouvaient une basilique et un tribunal. Il était probablement très ancien , car il tombait de vétusté sous le règne de Philippe (1) ; et il fut restauré dans l'année 247 environ. Dans le moyen âge, cette ville -fut abandonnée, et ses habitants passèrent à Sassari; il paraît cependant- qu’en 1127 elle n’était pas encore tout-à-fait délaissée, car Constantin , juge de Torres, mourut à cette époque dans son palais de Torres. (2)
Viniola , peut-être la même que JuUola , dont oh parlera ci-après, paraît devoir être placée près de la tour actuelle de Vignola , sur la cête septentrionale , entre Cqstel-üardo et Longon-Sordo.
Longones est fôrt probablement le, port actuel de Longon-Sardo ; les ruines d’une localité de ce nom; et
tiendrait réellement aussi à l’ancienne Turris Libyssonis,'on pourîait croire qu’elle a fourni, à son tour, une petite colonie sur la côte septentrionale de nie, qui aurait pris le nom . de Jillioln , comme Carthagcne tirait son nom de Carthage , la présence <te cette Juliolà dans ces parages ferait réellement chercher une Colonie Julia bien plus près d’elle, et plus à, sa portée que ne l’aurait été la colonie inèditcrranéVnpe d* U sellés-'
(v) t^oyez l’inscription n° S4. . .
(1) Mas ko. loc. cil-, page ot>5.
V intutu.
■ Long on es
364 LIVftfi H. DE UX1ESIE PÇftlOBE. GÉOGRAPHIE.
d’un château, sont encore très visibles; mais ce château, qui fut démoli en 1423 (1), éiait une construction du moyen âge ; la population était probablement plus ancienne. Au reste, nous exposerons ci-après nos opinions. sur ce port , dans lequel nous, croyons voir le Portus-Tibulis , dans ses rapports avec la ville de xe nom , et le Longones-Porlus ou Longones tout simplement, envisagé d’une manière spéciale.
Ann Prnmon- Le promontoire de l’Ours, de Plolémée, est encore de
tonum. ■. ’ ,
nos jours le. Lapo défi Ursa ; il fut ainsi nommé à Cause d’uu accident . produit par la décomposition d!un bloc de granit qui domine le cap. Ce rocher » observé du canal qui sépare l’ile de la Madelaine de celle dei Spargi,. représente encore de^ nos jours, comme du temps du géographe d’Alexandrie l’image d’un ours, et même d’un ' ours blanc, assis- sur ses- pattes de derrière, comme on peut le. voir par le croquis que nous eu avons fait nOusméme et que nous reproduisons ci-dessous-
Digil