‹ Voyage SardaigneChapitre 93 sur 205 · C.’HAF. I. — POSITIONS ANCIENNES · texte numérisé non relu

C.’HAF. I. — POSITIONS ANCIENNES

Otbià ùh’itas la tradition constante," corroborée par la découverte assez. récente d’une pierre milliaire que nous avons nie en place (1), non loin des ruines qu'on trouve dans le village actuel de 'Terranbva , • indique ce lieu comme le véritable emplacement de l’anncienne ülbia , une des premières villes bâties dans Pile-, selon Pausanias (2). Elle fut célèbre par la’ grande victoire navale remportée dans ses eaux par Scipion, sur les Carthaginois'(3), et par le séjour qu’y fit Quintus, frère Ue Cicéron, auquel ’cç grand orateur adressait des lettres qui sont parvenues jtisqu’à nous (4). La ville d’Olbia, par uncialalité asSez singulière , a porté successivement plusieurs noms. Elle devint Phausania à la décadente de l’Empire (6). "Civitas 'dans Te moyen âge, "et Te.rrnnova sous les Espagnols ; c’est en cemomenl'un triste village, cjui ne compte jras cerit maison», et contraste aveè le nom ancien de la ville, fondée, dit-on, par les GèecS. Probablement (Ubia Voulait dire P heureuse. ■

Nous verrons bi-aptès , qu’en partant de la donnée positive que nous avons sur là position d’Olbia , çt sur celle de Caralis, nous reconnaîtrons , le long de la côte orientale de l’île, le fleuve Cœdrus ou Cædrinus, dans je Fiume di Orosoi d'aujourd'hui, et le Surprit* dans te Flùntendosa; il ne sauràit, à notre avis, y avoir le moindre doute à cet égard. ’ / •

Aôx points du littoral indiqués ci-dessus, nous ajou-

(i) Voyez l’inscript. n0 ai.

(« )' In Phocis, lib. x, cap. vj. Voyez notre première partie, Apertu historique ; pag. 5. •

(5) L'a o de Rome 4?>5. Voyez \' Aperçu historique, pag. i4.

(£) Bpist. ad. Qidntum fratrem., lib. ni, t-3.

(5) 11 paraît tjuc le siège épiscopal du diocèse de Phausania , élait'encore en ce" lieu il la lin du neuvième siècle. Marso , hfc. cit. , pag. igo.

OUna.

Positions de ’inlcrietfr à peu prè* certaine*.

Mulnna.

Jtfmeoptisa.

Garni U Nova.

Forum Tra-

jami.

36G LIVRE U. DEUXIÈME PÉRIODE. (iÛMiHAPlIIE.

lurons quelques positions do 1 intérieur qui nous paraissent à peu près certaines,; ainsi nous croyons reconnaître , dans le village de Mulargia , non l'île de Malaria qui se trouve près de celle de TaOolara et sur laquelle nous reviendrons, mais la Malaria de l'itinéraire d’Antonin , placée au nord de Maœmer, et près de la grande route aètuelle, qui dans cette partie de l'île a suivi presque entièrement les traces de la voie romaine.

Le Macomer actuel paraît être indubitablement l’ancienne Macopsisa; notre opinion à cet égard est appuyée sur une tradition locale, surl’existencc de quelques ruines, et surtout sur la présence do trois pierres milliaires qui ornent en ce moment le devant de la. paroisse du village en question. Gçs trois pierres ne sont pas en place, à la vérité, puisque l'une porte le chiffre de LVI, et l'autre celùi de LV milles de Torres(t). Tout noua engage cependant à croire qu’ellçs ont été trouvées non loin de là; 1* parce que la route romaiue passait près de cet endroit ; 2° parce que la distance de Porto-Torres à Macomer place réellement ce village dans l'espace compris entre les deux indications que portent ces colonnes. . .

Les ruines romaines qu’on rencontre dans le village actuel de Cuglieri font reconnaître dans ce bourg , placé non loin de Cornus, au pied àes Mamomcni- Montés, \n Gurulis-Nova (2). Celte opinion est justifiée par la mutation que nous avons déjà signalée ci-dessus dans le nom de la capitale de l’île. Gurulis est devenue Cuglieri, comme Karalis s’est changé en Cagliari. . ,

Forum Trajani , selon quelques aq leurs , Forum Tro-

( v): t'oyez les inscriptions nf" to, n , '2.

(a). Gurulis-Fct u.vest, à notre avis, le village actuel AcPadria, où l’on voit (Je» restes de constructions antiques dont il a été ques- ■ lion ci-dessus , pag. 160.

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