I. GYMNOBLASTES Famille Turmdae Dendrodava Weismann
Dendrodava Dohrni' Weismann.
Pi. I, fig. 1 et 2.
Dendrodava Dohrnii Weismann, Entstehung der Sexualzellen bei den Hydromedusen , 1883, p. 26.
Trophosome. Tige ramifiée, polysiphonée, hante de 1 à 2 centimètres, à branches alternantes; périsarc lisse, composé de 2 tubes emboîtés l’un dans l’autre, se terminant à la base de l’hydranthe. Hydranthes en forme de massue, portant 12 à 20 tentacules filiformes disséminés sur toute leur surface.
Gonosome. Bourgeons médusoïdes simples, naissant sur la tige à la base des hydranthes, au nombre de 2 à 4 alternant dichoto iniquement.
Méduse libre?
Habit. Port d’Amboine. Zone littorale, sur Pennaria Cavolinii ou sur des Ascidies. Naples (Weismann).
Cette espèce est en tous points semblable au type décrit par Weismann. Nous ajouterons à sa description que les tiges des hydranthes, après s’être formées, restent souvent encore unies
1 Nous suivrons partout les règles delà nomenclature zoologique telles qu’elles ont été établies en 1889 par le Congrès de Zoologie de Paris, en corrigeant toujours autant que possible les noms qui ne seraient pas formés d'après ces règles.
HYDRAIRES ü’aMBOINE.
au tronc sur une certaine longueur dans le meme tube de périsarc et ne se séparent que près de la base de l’hydranthe. Cette particularité se retrouve, d’une façon beaucoup plus accentuée, dans le Corydendrium parasiticiim Cavol.
Les gonopbores naissent généralement au nombre de deux ou quatre sur les tiges des hydranthes et sont toujours plus développés sur les rameaux inférieurs de la colonie. Chaque bourgeon médusoïde naît isolément, porté par un court pédoncule. Au moment de la maturité de ces derniers, les liydrantlies s’atrophient généralement.
Nous n’avons pas eu l’occasion d’observer la méduse libre.
Il existe à Amboine une variété de cette espèce qui est sensiblement plus massive que le type, avec les hydranthes plus gros, les tiges plus fortes et plus droites. Les différences ne sont cependant pas assez grandes pour motiver la formation d’une nouvelle espèce.
Si l’on examine une coupe transversale d’une colonie de cette variété de Dendrodava Dohrni (pi. III, fig. 54), on voit que la tige est composée d’un certain nombre de tubes accolés les uns aux autres. Le tube central (t. c.) est le plus gros et représente la tige primitive, tandis que les tubes de la périphérie représentent chacun un rameau qui s’en séparera à une certaine hauteur. Ces tubes sont renfermés dans une gaine de périsarc (p), qui les relie tous. En outre, chacun a son enveloppe propre de périsarc, un ectoderme à plusieurs couches de petites cellules et un entoderme formé d’une couche de cellules à gros noyaux entourant le canal central. Les hydranthes (fig. 54, %.), vus en coupe transversale, ont 4 tænioles profonds dans le péristome.
CAMILLE PICTET
Famille Syncorinidae.
Syncoryne Ehrenberg.
Syncoryne crassa nov. sp.
PI. I, fig. 3 et 4.
Trophosome. Hydrorhize rampante, réticulée. Hydrocaule formé de tiges simples, courtes et larges, s’élevant de l’hydrorhize. Périsarc mince, non annelé, s’élevant jusque près de la base de l’hydranthe. Hydranthes claviformes, épais, avec 30 à 40 tentacules capités, disséminés sur toute leur surface. Tentacules portant des bourrelets de nématocystes sur toute leur longueur ; les capitules de l’extrémité sont à peine plus larges que les tentacules.
Gonosome. Bourgeons médusoïdes naissant isolément sur l’hydranthe, entre les tentacules, principalement dans sa partie médiane et supportés par un court pédoncule.
Méduse libre ?
Dimensions. Hauteur totale : 4-6 millim.
Hydranthes, longueur : 2 millim.
largeur : 1 millim.
Habit. Port d’Amboine, à la base des troncs et sur les racines de Lytocarpus pMlippinus. Profondeur : 0-2 mètres.
Couleur. Orange pâle.
Cette espèce ressemble à la Syncoryne pulehella Allm., mais elle est moins haute et plus massive. Elle en diffère aussi par les bourrelets de boutons urticants qu’on observe sur toute la longueur des tentacules; ces derniers sont eux-mêmes plus nombreux. En outre, les bourgeons médusoïdes naissent entre les tentacules et non à la base de l hydranthe comme chez la S. pulehella.
HYDRAIRES d’aMBOINE.
Notre espèce ressemble aussi à la Sy-ncoryne ferox Wright, mais la description que nous possédons de cette dernière est trop incomplète pour pouvoir déterminer son identité. La Syncoryne crassa s’en rapproche par sa forme massive et par les capitules à peine plus larges que les tentacules, mais elle s’en distingue aussi par les bourrelets de nématocystes occupant toute leur longueur.
Le développement des bourgeons sexuels chez les individus observés était assez avancé pour nous prouver qu’il s’agit d’une Syncorynide et non d’une Corynide, mais n’ayant pu observer des méduses au moment de leur libération, nous ne pouvons rien dire de leur forme et il est possible que cette espèce doive être placée dans le genre Gemma r la M’Crady. Cependant l’aspect général rappelle plutôt celui du genre Symorym où nous la laisserons donc provisoirement.
Sphaerocoryne, nov. gen.
Trophosome. Hydrorhize rampante, filiforme et ramifiée. Hydrocaule mince, entouré d’un périsarc. Hydranthes en forme de massue presque sphérique; tentacules capités, disposés en verticilles serrés sur la zone médiane de l’hydranthe.
Gonosome. Bourgeons médusoïdes sessiles naissant entre les tentacules.
Méduse libre ?
Ce genre se distingue facilement de tous les autres Syncorynides et Corynides par l’arrangement des tentacules. Ces derniers, au lieu d’être disséminés sur toute la longueur du corps, sont ramassés en trois ou quatre verticilles serrés les uns contre les autres sur la zone médiane de Fhydranthe, dont ils laissent les deux extrémités complètement libres. Ce genre forme ainsi une sorte de passage entre les Hydraires à tentacules dispersés et ceux dont les tentacules sont rassemblés en un verti-
CAMILLE PICTET
cille. L’hydranthe a une forme plus ramassée que dans les autres genres.
N’ayant eu que des bourgeons sexuels très jeunes, il ne nous est pas possible de décider s’ils forment des méduses vraies et à quelle catégorie ces dernières appartiennent.
Sphaerocoryne JBedoti nov. sp.
PI. I, fig. 5 et 6.
Trophosome. Hydrorhize rampante, ramifiée, filiforme. Hydrocaules simples, non ramifiés, assez longs et grêles, entourés d’un périsarc ayant des nœuds ou étranglements de distance en distance; périsarc cylindrique, mince, se terminant brusquement à la base de Fbydranthe. Hydranthes formés d’une moitié postérieure hémisphérique et d’une moitié antérieure conique, peu allongée. Les tentacules naissent sur la zone de réunion de ces deux moitiés, en plusieurs verticilles serrés; ils sont capités et au nombre d’environ 40.
Gonosome. Bourgeons médusoïdes simples, naissant à la même place que les tentacules et portés par un très court pédoncule distinct. Ces bourgeons remplacent peu à peu les tentacules à mesure qu’ils augmentent en nombre.
Méduse libre ?
Dimensions . Hauteur totale : 5-6 millim.
Hydrothèques, longueur : 0,8-0, 9 millim.
diamètre : 0,7 millim.
Habit Amboine, sur des Silicosponges.
Couleur . Blanc jaunâtre.
Cet Hydraire vit sur deux espèces 'd’Éponges siliceuses que nous n’avons pu déterminer. L’hydrorhize se trouve dans l’intérieur de l’Éponge et les tiges sortent par les pores. Elles sont toujours simples et la portion de tige libre a généralement