‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 14 sur 37 · ouest. 1 er les étaarages inre nouvelle sa patrie · texte numérisé non relu

ouest. 1 er les étaarages inre nouvelle sa patrie

es Ross et des Cham-

tte lettre :

Ÿ CHAPITRE vai

Le Phœnix. — Deuxième te

Le voilà donc parti pour ce vorre due il |

ne devait pas revenir ! Aussi n "est-ce pas sans | | un douloureux pressentiment que nous le | voyons doubler ce cap Farewell, sur le nom | duquel il semble se jouer en passant, « Nous à

sommes en vue du. <ap Farewell, écrit-il à la date du 14; juin, l'extrémité sud du Groënland,

et je ne ferai pas à un linguiste l'injure d'ex. pliquer que c'est le cap des Adieux, Je com-

mence. donc par vous faire mes adieux, pour me conformer à l'usage...»

Sa dernière lettre # M. Émile de Dé, aire enseigne de vaissean) est d

nu dE

| dont il |

ïl TT |

pas sans |

nous le | le nom | .« Nous

t-il à la énland, re d'ex-

Je com-.

t, pour

3 Braÿ,

Quelques jours après le 12 août 1853, le

Phænix s'engageait dans le canal de Welling-

ton, suivant la direction qu avait tenue Frank-

lin lui-même, en septembre 1845.

Un des principaux objets de la mission n du

Phaniz était de faire parvenir au capitaine sir Édouard Belcher, qui se trouvait alors près du Cap Becher, a au nord du canal, des dépèches ne aisez importantes der amirauté. Par suite d’un de ces contre-temps trop communs dans ces parages, le Phenix fat retenu par les glaces. Et pourtant il importait que les dépêches fussent remises à leur destination. C'est alors que Bellot, prêt à braver le danger dès qu'il s’agissait d’un devoir à remplir, se chargea ‘de porter les lettres à sir Belcher. Il partit en compagnie du quartier-maître du North-Star et de trois matelots, emmenant avec lui un

traîneau et un canot en caoutchouc (1).

ugure!

r:} rommandar ng elleld -ava 1 lé le Phœnix l’avant-veille, pour aller à la recherche du capitaine Pullen, séparé depuis un mois de son navire le Norfh-Star, arrêté

54 VOrA6ES À LA RECHERCHE

nl fallait; pour river au cap Becher, lou- sc * ger, du sud au nprd, la côte orientale du er | canal Wellington. Après avoir traversé les dk Fa. caps ‘Innis et Bowdèn, les cing intrépides M à marins s'arrétèrent sur des glaçons détachés d : à une lieue environ de ce dernier cap. Ces de .Slaçons paraissaient immobiles, Bellot proposa | . ‘ui de regagner la terre pour y camper. Il met w ; 1 ai dans la baie] ee et Terror. Son intention était, aussitôt pt ‘après son retour, d'aviser aux moyens de faire parvenir à sir : Édouard Belcher les dépêches de l'amirauté; la remise de ju ces dépêches était un des objets spéciaux et urgents de la la mission du Phanix, Or, le capitaine Pullen ayant reparu peu de tamps apiès le départ de M. Inglefield, Bellot, qui P: connaissait l'importance de la prompte remise des dépêches, le et était toujours prêt à courir au-devant de tous les dangers, ck crut devoir devancer le retour du commandant; il s’entendit avec le capitaine Pullen, qu'il laissa avec les deux na- en vires, et partit le 13 août, comme nous l'avons dit, en lo compagnie du quartier-maître du North- Star et de trois matelots, emmenant avec lui un bus et un canot en qt caoutchouc. gé Cette uote, qui éclaireit un point essentiel dans le récit | de la catastrophé qui emporta Bellot, est extraite de Lin «

ressante Nolice aue en Lemier a co: ÿ L et qui sa trouve imprimée en tête du ustiel de ce

+ dernier. … ue

son-canot à flot, et par deux fois essaie, mais

DE sm JOHN FRANELIS,

r, lon ale du rsé les répides étachés p. Ces roposs |.

Il met

en vain, d'y parvenir. Plus heureux que lui, k

deux de ses compagnons, -MM, Harvey et Madden, réussissent à toucher le rivage. L'un. , d'eux. a eu soin de se munir d’une corde qui doit serqir à établir entre le‘traïneau et la côte -u rement de va-et-vien qui permette de

ant la ceinture, s ot laquelle étaient restés Bellot et

s'enteneux DAadit, en de trois anot en

le récit > l’inté-

. rapport, et je les vis entraînés vers le haut du

56 voraers A da: RECHERCHE | “|

‘canal, loin de %a terre . Je veillai en cel lieu pendant : six heures. Quand. je cessai de\ les ” .… voir, les hommes étaient debout près du trai- $ ; neau, M. Bellot. sur le haut du glaçon. , Ils : © paraissent Me sur une glace bien solide, En ‘tt: moment le vént souffait avec force da sudest etil neigeait. » | e … Cependant yn veñt farieux chassait toile” ag nord le Slaçon qui. emportait Bellot ft ses . deux infortunés compagnons : “William Jobnson et David Hook. Le premier raconte de ke.

mantègs suivanté les circonstances oi - “ont précédé la fin de Bellot : | «M. Bellet s'assit une demi- hèure et s’en- : tretint avec nous sur le danger de notre position. Je lui dis que je n’ävais pas pèur, # que . l'expédition américaine était poussée çà et h . dans le canat-par la glace. I répliqua : « Je le \ ” sais, et avec Ja protéction de Dieu pas. an che-: À : veu ne tombera de notre tête, » Je demandai

à M. Bell quelle heure il était, Il répondit + # Environ | six heures un quart. »

lieu Ë de les à ; ] trai- 7 n. Is ; le. En

A] sud-

HR ft ses .

Johnde ke.

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che- 3 ie

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| [DE sin 1 305€ FRANELIN.

C'était le ati du jeudi 18 août 1853. — - Et è

alors il attacha ses divres, èt dit qu'il voulait aller voir comment la glace flottait,. IL. était

parti depuis quôtre minutes au plus, quid, * j'allai, pour le chercher, faire le tour du” mème

glaçon sous lequel. nous étions abrités; mais je: ne pus le voir, et, en retournant à notre re-

: traite, j'aperçus son bâton, du côté. oppôsé à. une crevasse d'environ cinq mètres de: largé,

où la glace avait été chupée; j'appelai alôrs

M. Bellot, mais sans réponte, ‘À et instant lé

‘| vent soufflait très fort. Je: cherchaï encôre

| ' autour du glaçon,,. mais. je ne pus découvrir, de aucune trace de M. ‘Bellot. Je crois que quand Ü

il sortit de la cachette le *ent l'emporta dans : :

la étevasse, et, son paletof. étant boutonûé, il.

..ne put pager pour revenir à la surface. » bus

À cette déposition si pleine d'itérit s mème

TA travérs une traduction dé lorée Ù convient

a Se ë

de Amie un fragment d'ane dépêche de

“58. ae VOYAGES A LA RECHERCHE | ne officielle du capitaine Pullen, la triste nouvelle +. r» à la mort de M. Bellot, Il avait été envoyé Val cet officier portordes dépêches à sir Edward lcher.. Ce malheureux événement a eu lieu 7 daus la matinée de l'ouragan. M. Bellot était” | engagé avec deux hommes sur des glaces flot. | tantes, et il a été jeté par-un violent coup de vent dans une profonde crevasse e de glaces où 7 il s'est noyé. te ; « Les deux hommes qui l'eccompegnsent ont été sauvés par un miracle;-et, après avoir passé trente houres sans manger, ils sont parvenus à rejoindre leurs compagnons, qui leur ont donné des provisions, et alors ils sont revenus au vaisseau, rapportant les dépêches; mais trois d'entre eux resteront ne de servir.» | La fin si triste de Bellot nous PRET une | circonstance de son premier voyage à bord du Prince-Albert. Nos lecteurs ne verront-ils Lau

omme nous, dans ce qui gni

Jouvelle

| envoyé Edward eu lieu

ot était es flot oup de nces où

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savoir at par-

ui leur #8 sont

êches ; es de

le une ed du

vb 1851, — Je suis allé me prome. .

ù dans la première ravine au nord : elle est .

pleine de neige ét a plusieurs centaines de

’ pieds de profondeur daus certains endroits;

c'est un ds réservoirs des cataractes iñépui-

| sables du printemps. Vers le milieu, je trou- ‘vai un trou dans lequel je m'aventurai après

avoir laissé mês ganis à‘ l'entrée, afin qu'en cas d'accident on sût où j'étais, Creusée sans

: doute par la ‘filtration des eaux au travers de: Ë | ces terrains calcaires , cette allée souterraine . communique avec quelque autre ravines car,

bien qu'à la surface il fit parfaitement calme, je recevais les bouffées d'un vent froid qui sur-

gissait dans cette espèce de couloir, et l’obscu- =

rité me força à remonter. Ma promenade se

…trouva-bornée à un mille par un roc perpen-

diculaire, dont j je ne pus même approcher,

‘An pied était un vaste entonnoir formé par la che des hr a Cenqer les abords mémes. :

60 voyaces A LA RRCRERCEE, ETC.

& se mit à hurler d’une façon si lamentable quand elle me vit prendre cette direction, qe j'eus peur d'aller plus loin. »

Au milieu de la tempête du 18 août qui emporta Bellot, au milieu des braits lugubres dout l'horreur s’ajoutait apx tristes pressen- L timents ‘de ses compagndhs, ne distinguez- ; vous pas les cris lamentables de cètte pauvre chiènne , qui avaient été pour son maître, dans une circonstance antérieure : un présage fünèbre et comme un sécret avertissement?

Ainsi périt cét Etggwdocle des glaces. Il n'a- - vait. pas vingt- büit abs! Ainsi ‘périrent jeunesse, esprit, éourage, plans dorés, rêves d'es- *. pérancel.. Fe Rochefort, qui doit un piédestal à ce jeune héros, le surmontera d’une colonne | brisé, ét y fera graver cette inscription qui peint, d'un mot, l’admirable modestie du je etbrave officier du Phæniz : Qu'importe le nom du vainqueur, pourvu qu'il y ait une victoire!

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