‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 15 sur 37 · CHAPITRE VII a. Le docteur Raë · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII a. Le docteur Raë

L iles: reçut coup sur coup deux ter- ‘

ribles nouvelles : Ia mort de Bellot, et le rap- à : port de John Raë, qui avait fini (juillet 1854)

*! par recueillir de la bouche des Esquimaux des

renseignements d’une précision sinistre sur le. dénoûment de l'expédition Franklin. Ces ren-,

. seignements étaient corroborés par la décou- | verte, entre les mains des sauvages ; de divers objets qui avaient appartenu aux équipages de

: l'Erebus et de la Terror. Voici les passages les

4 plus saillants du aps de Raë (y:

nine Franklin (année 1855).

rare article que le FAR RER a consacré à

| «Au printemps, il y quatre hivers Cprintemps de 1850), un détachement d'hommes blancs, s s'élevant à environ quaraie hommes,

a ét été vu voyageant: au sud sur Jà-glace et trai- …

nant un bateau, par quelques Esquimaux à la recherthe des veaux marins près de la rive | nord de King-Williaw s-Land. Ils ont fait

. comprendre par signes aux Esquimaux que

leur vaisseau ou leurs vaisseaux avaient été ahtmés par la glace, et qu’ils cherchaient des daims et du gibier. Plus tard , mais avant la débâcle des glaces, les corps de trente indivi- - dus furent découverts sur le continent, et cinq. … dans une île voisine, à une longue journée au : nord-ouest d’une large rivière qui n est autre sans doute que Backs’-Great-Fishriver (nommée par les Esquimaux Oot-ko-hi-ca-lick).

« Quelques corps avaient été enterrés, quel- . ques-uns étaient sous une tente on des tentes ; d’autres étaient sous le sims pi avait été

trouvés dans l'ile, il y en avait un que lon. ..

| ‘suppose avoir été un officier. IL avait sd té lescope süspendu à l'épaule, et son fusil à deux | coups était couché auprès de Jui,

« Dans l'état de mutilation de la plupart : | © des Corps et ce qui se trouvait dans les chaudières, il est évident que nos Jpalheureux - compatriotes avaient été réduits à la dernière

extrémité, le D 1 poor nd à

leur existence.

«ll paraissait y avoir eu une his bol dance de münitions ; la poudre avait été vidée en tas sur le: sol par les indigènes, et, audessous duniveau de l'eau , M4 trouvé beaucoup de Balles de fusil, et du plomb, qui étaient restés probablement sur la ‘&lace, I devait y avoir aussi beaucoup de mailles, compas, télescopes, fusils à de coups: ‘Tous semblent avoir été Hp pal rules 2.4 mé

# Parmi les quarante hommes dont se com- | posait le détachement de blancs, il y avait un officier grand, vigoureux, et d'un âge moyen. Tous les hommes, à exception de l'officier, étaient amaigris. Ils tiraient leurs traîneaux avec des cordes. Quelques-uns de ces malheureux doivent avoir survécu jusqu'à, l'arrivée | des oies sauvages (c'est-à-dire jusqu'älé fin de mai), car l'on a entendu des coups de fusil, et l'on a trouvé des os frais et des pl es d'oie près du lieu qui fat le théâtre de es tristes événements. | - «J' ai acheté, entre autres articles, une décoration du Mérite sous la forme d’une étoile, ét une petite pièce d’argenterie portant gravés ces mots : Sir John Franklin. ; — « D'après ce que j'ai appris, iln’y a pas lieu de suspecter qu’une violence ait été faite pe | les indigènes à ces malhéureux.

« Voici la listedes “… achetés aux Esqui- 5

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DE SIR JOHN FRANELIN. 65 __« Une fourchette en argent portant une tête d'animal avec des ailés étendues ; trois fourchettes en argent avec es initiales F. R.

: C. paie si hde la Terror), et por-

“vise : Spor msdras une cuiller à thé, une . fourchette de dessert, une tête de poisson re- \

dressée, .avec. des branches de laurier de chaque côté; une fourchette d'argent avec les initiales H. D. S. G. (Harry D. $. Goodsir,

aide-chirurgien de l'Erebus) ; une fourchette

d'argent avec les initiales A. M. D'fexandre

. M'Donald , aide-chirurgien, Terror): une

fourehette d'argent avec les initiales 3. T.; une cuiller d' argent de dessert avec les ini

| tiales J. SP. (Johns. Peddie, chirurgien de

l'Erebus); une pièce d'argenterie ronde avec

arr pe 5h Jon Fri, KG. D.

: Le rapport de l'expéditidf® Raë renfermait bien des choses obscures, inexplicables. Par L exemple, on trouvait fort étrange qu’une ex- VA pédition de cent trente-huit hommes (1) bien | pourvus eût péri tout entière de faim à cinquante milles allemands de Yapse Fury,: :

où l'équipage de > Kennedy retrouvait en 1853 d’abondantes provisions laissées en cet endroit par Ross vingt ans auparavant (2). :

‘On. ne s’expliquait pas que les’ hommes de Franklin > à supposer qu'ils se füssent perdus sur la terre du Roi-Guillaume, n'eussent pas songé à gagner au nord le détroit de Lan- “: castre, toujours fréquenté par leÿ baleiniers, au lieu de 8 aventures au sud. Pourquoi, d'un autre côté, dans le North-Somerset, qu ils E À À (2) Les ouvrages que nous avons consnltés varient sur ça

chiffre. On à vu plus haüt (page 45) que les équipages de . l'Erebus et de la Terror comptaient 168.hommes. : Plus bas

il ne s'agit plus, dans le rapport de Mc-Clintok? que de 180 hommes, M

(2) Voir, dans le Pôle nu de M. Henri Lebrun, le

1fermait les. Par une ex-

(1) bien

faim à

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endroit

mes de perdus ent pas (] Lan-

iniers , :

i, d’un.

qu'ils

nt sur ce

pages de Plus bas

2que de

brun, le

DE SIR 30m FRANELIN. à

devaient avoir. xiité;’ n6; trouvait -0n aucun | indice de leur passage? 7 LUE € -Quoi qu ‘il en soit de*toutes ces incertitudes,

les recherches postérieures à celle de Raë ‘devaient se circonsérire à la terre du Roi-

Guillaume et à celle de Victoria, où Raë avait

| trouvé, en août 1851 x les restes presque 1 mé-

connaissables d’un pavillon de la marine an-

% Blaise.

- En 1855, a compagnie de la baie d'Hud-

, 80h; d'accord avec les lords commissaires de ie l'amirauté, fit diriger deux expéditions , l'une

le long de la Mackerisie, l’autre vers Back-

Fish-River. Cette dernière devait être défi-

nitive si, arrivée à. l'embouchure de cette rivière, elle eût continué .de côtoyer le con: tinent jusqu'au détroit de Simpson, et Ià, si elle eût exploré les deux rives du détroit, surtout. celle de l’île du’Roi-Guillaume.

Malheureusement il n’en fut pas ainsi. Au-

‘.cune lumière ne surgit de ces deux expé-

cité des marins. Toutefois on doit dire que l'entreprise de Raë avait simplifié la ques- - tion en restreignant le champ des explora- ‘tions futures. :

iré que à ques- 2 [2

xplora- | de | 6

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