‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 17 sur 37 · RES V · texte numérisé non relu

RES V

“Nous ñn avons pas voulu interrompre lé récit des diverses [expéditions envoyées à la ré-

” cherche de Franklin, ‘pour raconter celle de

‘" *Mac-Clure en 1850, laquelle amena la décou-

Si : vérté du fameux passage nord-ouest, r objet de - tant d’ efforts et de sacrifices. de | Dans cette année 4850, le capitaine Mac-

Clure, ‘commandant l'Envestigator , pénétrait,

Fe par le détroit de Bering, dans les mers

polaires; et € "est le 29 juillet qu’il franchit. ce

détroit. Lé ‘6 août suivant. longeant la côte,

nord du continent américain, de l'ouest à l'est,

À äoubla Ja. pointe Barrow, la dernière saillie: au nord-ouest ” ce continent, Le but était de

gagner l'ile Melvill, à trois degrés pluÿ au. nord, ét que Parry, “venant par l’est, avait vi-

| sitée en 1820 (1). Le 15 août, par 70° de la. titude, l'Investigator assista à un spectacle assez rare dans ces parages ; c 'étaitun véritable orage qu faisait entendre ses rouléments comme si

n se fût trouvé dans les régions

tropicales. ‘ | | | récit Le 91 août, on atteignit l'embouchure du a ré- Mackensie | qui arque à peu près les limites lle de de l'Amérique russe et de la Nouvelle-Breécou- tagne ; le 31 août, on oucha au cap Bathurst, jet de où les Esquimaux de la kôte firent un accueil ? de | cordial aux marins de l'Env tigator.

Mac- Le6 septembre, on arriva u cap Parry. De trait, là Mac-Clure aperçut au nord-est une es mers terre qu’il ignorait être la terre de Banks, et hit.ce : où il débarqua le lendemain ,æ en prenant | côte, À solennellement possession au nom de la coul'est, roune d'Angleterre. I1 lui donna le nom de aillig (1) Voir Ze Pôle nord, par M. Henri Lebrun, pages 64 ait de et 419, ;

‘88 JOYAGES A LA RECHERCHE

Terre de | Baring, et le cap près duquel il avait débarqué reçut celui de Pointe-de-Nelson. Per Navig ant toujours à l'est entre cette terre, gra à gauche, et une autre à droite , que Mac-Clure 185 désigna/ sous le nom de Terre -du- Prince- qui Albert, ce capitaing. arrivait insensiblement et L au défroit de Melvill, au point extrême des € tent ives faites de l’est à l’ouest pour trouver mu! le fimeux pañsage. Quand il vit qu’il n’y avait : pres » psé à en douter ; qu'en regard du détroit de Ban Barrow il donnait, por ainsi dire, la main : mên d'une part à l'océan” Atlantique, de l'autreà D obst l'océan Pacifique, il ne put retenir un cri d'ad- pass miration. « Est-il possible , écrivait-il dans sab] | sh journal , qu'une chétive créature comme cher moi ait été choisie pour accomplir une décou- | prat verte tant de fois essayée vainèment par des : enr navigateurs d’une haute réputation! Gloire à î ‘cend Dieu, qui nous a permis d'accomplir-sains-et-—|]" ensu + & fs cette tâche. Devant lui la sagesse de ce long | n. n : monde n’est que de la folie… 1» i

Au mois de septembre, l'Envestigator fat

il avait

On.

e terre, c-Clure Princelement me des trouver

"y avait

roit de

a main :

autre à

ri d’adil dans comme

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loire à

ains et——

de ce

tor fut

‘DE our FRANKLIN. . 89:

| bloqué par les glaces et ne put être dégagé. Pendant trois hivers, son équipage vécut en grande partie de chasse. Il ne fut délivré qu’ en

| 1853 par les capitaines Hellet et Inglefield, qui venaient de l’est avec les navires Herald et Phænix.

ef fut constaté que les deux océans com-

muniquent par une série de Binoux situés presque en. ligne droite et que l'on appelle : Banks, ‘Melvill, Barrow: ; Lancastre ; mais , en |

même temps, on dut réconnaître que les glaces obstruent tantôt l'un, tantôt tre. de ces passages, et entourent fle barrière iranchis | sables les. ‘bâtiments qui Ë y aventurent. Le

chemin que Franklin voulait suivre est:il. plus praticable : ?I5 agit, nous l'avons vu, de pé- |

+ nétrer dans le détroit de Lancastre, de des- |. { ‘cendre le, long de North- Somerset, d'arriver | ensuite l'ile du Roi-Guillaume et d enfiler, le F ee

long de la côte Rest la. … des dé. | troits Simpson, Dease, Da !

ge .

an canal de ne eus : dé

0 HERCHE « à L'expérience de l'Erebus et de la Terror ,

: et du Fox lui-même, ne semble pas indiquer

que ce long ét tortueux : chémin soit préférable

à celui dans lequel Mac-Clure est resté engagé pendant trois ans. Il faut dont laisser dans leur solitude ces régions hostiles à l'homme ; l'in- ’ dustrie st le commerce n’en peuvent rien at=

tendre, ‘et sans doute seuls” dans l'avenir, comme dans le passé, ‘quelques baleiniers en iront affronter la lisière.

a Est-ce à dire pour cela que les marins in- trépides que nous avons suivis dans ces mers

aient exposé leur vie pour une œuvre stérile

et subi sans utilité tant de fatigues ? Non-sans” doute : c'est grâce à eux que nous avons satis-

fait, verg le pôle arctique, ce besoin de pénétrer

l'inconnu ; qui est une des généreuses préoccupations de nos sociétés. “Tandis que nous : :

. demeurions dans le bruit. des villes, ils s'en

‘: allaient, à notre profit, au milieu de périls

säns cesse renouvelés, donner le spectacle de

| l'abnégation , du courage. de la persévérance ,

des bliss dont | quèu

tionn

mort

plan

naîtr

Le

Terror , des vertus qui élèvent ïl is

indiquer blissent ; et, dans ces ld

référable dont leur vie était’ l'enjet

engagé queurs et vaincus , la réconip

ans leur: tionnaient. S'ils ont semé de lei

6; l'in- mortelles ces régions lointaines , leur âme rien at plane sur ce inonde qu’ils nous ont fait con- ’ ‘avenir, maître: (2).

due a 4 Alfred Jacobs, Revue des Deux Mondes, 15 juin 1860: irins in-

es merë | |

> stérile : ! = onsans” D. TS ns gatis- |

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