‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 18 sur 37 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les ice-bergs.

Après avoir exposé dans leur suite les expéditiôns les plus remarquables, soit à la recherche de Franklin, soit à la découverte du passage nord-ouest, nous voul6ns offrir à nos

ie

jeunes lecteurs quelques tabléaux de la na- : ture polaire, tirés du journal si curieux de | Bellot. -Notre but est de montrér la nature toujours surprenante dans ses merveilles. .

la Providence toujours adorable dans ses

desseins, Dieù toujours admirable dans ses œuvres. ‘ È

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| On verra TL bas que le spectacle de ee.

monde polaire, qui semble si déshérité de la. . nature et .des hommes, provoque ru de d'une fois, dans le cœur de Bellot, le sentiment de l'admiration la plus vive devag les aspects imprévus ou grandioses de C.

régions désolées, et de la. plus profon de re-

‘connaissance pour l’Auteur de tant de mier- .veilles. 1

À id À y À

Nous commencerons cette galerie de tableaux par la description dés ice-bergs ou montagnes de glace.

Lé premier ice-berg que Bellot rencontra excita én lui une forte surprise. Il ne vit d'abord qu'une petite masse blanche semblable

ce te a DE SIR JOHN FRANELIN. | D5

de la na- ‘| à in: léger glaçon; c’est que le navire en é ait Me de encore : éloigné” ‘de. plus de. dix milles. Jeux la nature heures après, ‘il fut effrayé des DOpOrt ions erveilles., . gigantesques de cette masse imposante! de bris dns ses d'une montagne-plus grande encore, rocher dans ses flottant de le quinze mètres de haut cinquante de large environ. La zone de flottaison, co#ti- |” cle de ee. nuellement léchéé par les lames, était polie et . .

C- présentait une {orme arrondie et lisse ,\ce qui … faisait ressembler. Hide hors : à ces sins où retombent Îles cascades de Id plac de la Concorde. Tantôt le géant du pôle se prés n-

tait sous la forme d'une immense conque gont

rité de la Dourta

la moitié seulement serait au- dessus de J'eau.

de mier- La bouche formait une vaste caverne sur les | parois de laquelle la lumière venait se refléter e de ta- para, Au fond, des piliers soutenaient . ou mon- la voûte. Il affectait les formes les plus: variées :

C ’était une table régulière, ou un pain de encontra sucre, ou bien encore une ile véritable.avec Ne > vit d'a- ses anses, ses baies, ses promontoires. Tantôt . | | emblable. FA c'était une immense tente, de laquelle on s'at-

re

| tendait à voir sortir un géint pour vous sou- ‘haiter Ja bienvenue ; tantôt c'était l'entrée d’un ; souterrain ouvert avec de vastes galeries, ou enfin quelque éiepie profonde précédée des a travaux de l'art le plus magnifique. Près de la “terre, au lieu de leur formation, les ice-bergs se présentaient sous la forme de racines aux proportions colossales. On croyait voir, mais sur une échelle i immense, les faubourgs d'une sille assiégée depuis plusieurs années, et dont les abords offraient le spectacle de la des- \ y truction. | … + IL n'y avait rien d’intact : tout était débris ou mutilation. Li, ‘un pan de mur criblé de boulets : ; Jà, un mirador élevé qui mena- | çait rujné: partou illeurs, de colossaux frag- | ments de constructions. Ailleurs l’ice-berg, aux sillons profondément creusés , s’entr’ouvrait comme une grenade; une autre fois il s’affaissait comme un volcan éteint dont le cratère reste béant à la surface du sol; plus

loin enfin. c'était une pierre d’une grandeur ET: LS . . *

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prodigieusg qui se fendait ans tous les sens. |

. Quelle n'est pas af puissance € estructiv des glaces flottantes! Des bancs de glaggs de plu- | ee sieurs lieues d étendue, une fois mis en mou- ce

vément, ne sauraient être arrêtées. par aucune : Puissance humaine. Quand une bande étroite : de glace s'oppose à la nayigation On cherche à y prétiquer une ouverture avec le navire luimême, avec une scie mue verticalement, ‘ou \l par la Mine, Le feu servant à rompre la glace, mel contraste !

Quand une ouverture quelconque est pratiquée dans la glace, on y fait cuire? le navire, comme un coin dans le bois. « Plus d’une fois, dit Bellot, il arrive, pendant | elte opération » Que les glaces, mues par | le courant ow par la brise, se rapprochent après s'être perfidement écartéel un instant,

et le bâtiment se trouve soumis à une pres-

sion dangereuse. Malheur à celui gui. ne sait point Prévoir ou suffisamment observer les | signes précurseurs de cet accident presque |

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em

toujours accompagné de conséquences fatales!

a glace, que rien n'arrête, passant au-dessons du navire, le renverse ; ‘ou passe au travers |

s'il résiste, J'ai vu des plaines de glacès se

dresser, pour ainsi dire, le long des flancs

en

du navire et retomber sur le’ pont en blocs ie

enr Dennis

que tout l'équipage se hâtait d'aller rejeter de l’autre côté, dans la crainte de sombrer sous le poids énorme de cet hôte malencon- re : treux. » ” ; | on Ailleurs Bellot nous dépeint l'aspect mena-

” çant d’un ice-berg: « Minuit. — Je viens de quitter le quart après une navigation des plus | ennuyeuses, au milieu des glaçons les plus importuns, dont les plus petits sont gros comme plusieurs fois le navire. Ce qui rendait none manœuvre plus difficile, c’est une brume épaisse qui ne nous laisse voir notre ennemi que lorsque nous sommes dessus. On se sent.

étouffé sous cette épaisse ‘enveloppe. Vers

, quatre heures, de sourdes détonations, sem- . blablés à of coup de câhon, nous avertissent

fatales!

dessous

travers |

laces se 3 flancs

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comme t notre Dh ennemi

se sent .

Vers ; SeM- ‘tissent

que e quelque ice- berg n’est pas loin de not

.J'accours aux cris de nos hommes, et je reconnais qu'en effet nous-sommes à peine à deux.

cncäblures d'un i ice- Fherg deux fois haut comme

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