‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 21 sur 37 · NOUS · texte numérisé non relu

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| DE SIR JOHN FRANKLIN. 107 neige, rien que la neige ; les arêtes rugueuses | du rc, ou les flancs perpendiculaires des, falaises , grimaçant à travers cette enveloppe, |

nous rappellent seuls que le monde n'est point

une immense boule de neige, »

Dans un de ses voyages, le capitaine Ross,

qui a exploré les mêmes contrées que décrit Bellot, finit par détester la neige, le fond come mu tous les tableaux de la nature polaire. |

Ici, dit-il, la brise est une brise de neige, le brouillard un brouillard de neige; quand le soleil brille, c 'est pour briller sur la neige, ; qu “il ne dissout pas. Le souffle de la bouche est de la neige ; elle sp sur les sourcils, sur les cheveux, sur les habits; elle tombe autour de nous, et remplit les lits, les chambres, les plats, dès que l’air extérieur tre autour de nous. C'est de la neige qué nous buvons ; nos mai-

.-sons, nos sofas sont de neige; et, quand les À Ces usages dela neige nous deviendront i inu-

‘tiles. pour la vie, nous aurons encore pour cer-

eueils et pour fosses la neige! »

Un jour Bellot partit, lui cinquième, ‘à BR . recherche de quelques-uns de ses compagnons ’égarésetrestésénarrièresurun canot du Pririce- Frans se trouvait le bon tapitaine Kennedy, que Bellot chérissait comme un père. Pouÿ les rejoindre, il fallut marcher dans

mr À Ja neige, traverser de petits lacs répandus sur

les fields glacés, dont l’eau, à péu près douce,

offrait un breuvage salutaire au milieu de ces

glaces et de ces neiges. Au sein, pour ainsi parler, de l'eau reproduite sous ses trois aspects: neige, glace et eau liquide, croirait-on que c'est la privation de l’eau qui cause. la plus -—___ grande souffrance de nos voyageurs? Us sont | “parts par une température de six degrés au- | . dessous de zéro; mais bientôt un vent très- 4 froid venu du nord soulève des nuages de neige. . Leurs chaussures de cuir sont tellement gelées et racornies, que les mocassins peuvent seuls être chaussés. La sueur que le travail et la fatigue font: ruisseler sur leur visage, se gèle immédiatement. Quand pur se reposer ils

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