‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 22 sur 37 · SA B · texte numérisé non relu

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LU: contact de leur corps en fait sortir l’eau de

toutes parts, et, dans la nuit, pour sécher leurs

" bas mouillés, ils sont obligés de les mettre sur . leur poitrine ou sous leurs aisselles, au risque de gaguer des maladies.

: Quelqués jours après, à la veille de partir |

pour un/nouveau voy age de reconnaissance, le

cs thermomètre marquait 18° centigrades au-des-

sous de zéro. Le vinaigre faisait éclater les bou-

teilles, et se condensait sous l'aspect d’une

neige rosée qui avait tout le parfum et l'aci dité du liquide lui-même. Dans les chambres ;

| toutes les têtes de clous étaient revêtues d’une petite couche de glace. Bellot raconte q e,.

plus d’une fois, voulant faire des observatibns météorologiques , il se bräla les paupière en .

mettant l'œil en contact avec les verres dé ses

lunettes, 11 suffisait qu’elles touchassent le bord des montures, crdimairement en cuivre. L ha-

leine humide de la bouche se convertissait |

aussitôt en glace sur le verre et les miroirs.

On racontait, à bord du Prince - AM, un accident singulier arrivé pendañt un hivernage à des baleiniers américains. Pour ‘combattre l'ennui d'une longue: station d'hiver, “‘on jouait la comédie à bord du navire. Un ac- . teur qui remplissait un rôle de femme, ayant "pris un fer à repasser, se mit, au milieu d’un / . couplet qu "il chantait, à pousser un grand cri. 7 * Par inadvertance ses doigts avaient touché le fer, et telle était l'intensité. du. froid , que le fer trop froid l'avait brûlé! “ Par une de ces nombreuses compeñsationà *. qui font réfléchir sur l’œuvre admirable de la Providence, ce froid si intense dont souffre le navigateur dans les mers polaires est en même temps le meilleur conservateur des substances alimentaires. On a pu lire dans le récit du désastre de la Fury, en juillet 1825 (1 (1), que : Parry dut abandonner le navire, avec toutes ‘ses provisions, dans le canal du Prince-Régent. a , Groirait-on que, trente ans après, Bellot,

(1) Voir de Pôle nord, par H. Lebrun, page 95.

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—. ces parages, recueillit avec avidité quelque unes de ces épaves, qui devinrent, pour lui ebpour ges compagnons, de précieuses

— none, far, bien que les aliments con-

servés ainsi pendant un tiers de siècle dans : des boites fus ent gelés, néanmoins on leur trouva la mémeésaveur et le même goût que le

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