CHAPITRE UT
& Le mirage.
À « se Fe wub ces terribles épreyves avaient € en en
que sorte leur compensation dans les phénomènes météorologiques de la nature polaire :
le soleil se couchant à l'est, ou plutôt immer- | geant à peine sous l'horizon; des jours et des nuits de trois mois ; des parhélies où le soleil paraissait ouble ; des halos où il était comme entouré d'u e lumière particulière ; d’étonnants effets de réfraction où son disque se montrait sous une forme elliptique et non circulaire. Souvent l'œil était fasciné, trompé par le curieux phénomène de mirage. Ici une
quelhénoire :
amer
t des soleil )mme éton- 1e se L'ciré par
une
petite pierre était prise pour un énorme glaçon ;
là un renard paraissait aussi gros qu'un Ours. On croyait mettre le pied sur un monticule, tout à coup le pied s'enfonçait dans un trou... On faisait un saut dé dix pieds, pour franchir un hummock (1) d'un pied'ou deux. Un jour, les compagnons de Bellot avaient vu quelque chose quiavait la figure d'un homme très-grand.
M. Kane prétendait qu’il aväit huit piéds. Ils
s’approchèrent :’ c'était un oiseau. Îls avaient au distinctement l'homme étendre les bras et les râpprocher, comme pour se draper dans son manteau ; c'était tout simplement l'oiseau qui battait des ailes. Une autre fois, au lever de la lune, on assista à un singulier spectacle. Le disque de cèt astre semblaitcomme effrangé à ses bords, ou plutôt échancré d’une manière bizarré ; c'était un ici-berg qui faisait en-ce
moment fonction d'écran , et dont les parties
(1) Rangée de glaçons superposés par suite des collisions des champs de glace.
TT VOYAGES À LA/RECHERCHE saillantes interrompaieyt le doux rayonnement de la lune, en projetarft sur sa face leurs arêtes opaques, | | , Bellot écrit à la d te du 18 novembre : « La lune est ce matir entourée d’un magnifique halo que nos mérins, habitués aux voyages
arctiques, considèrent comme le présage d’üne
“abondarite neige destinée à tomber d'ici à peu . de jours. — Tout l'équipage est envoyé à la. : chasse. M. Kdnnedy se rend au fond de la baie, . ;
et m’ envoie avec M. Smith pour examiner la
première ravine au sud de la baie, Que de beautés présente l'aspect de ces sauvages fa- *
laises menaçantes et comme suspendues sur nos
têtes! Bien que le soleil soit au-dessus de l'ho-
rizon, ses rayons, glissant par-dessus les mon- | °
-tagnes, viennent colorer leurs têtes neigeuses
de douces teintes roses qésemblent faire corps
avec la neigé, et, passant par toutes les gra-
dations , viennent mourir dans le bleu obscur
des ombres projetées par les arètes dentelées des/grands rer,
: Pour la première fois, :
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