‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 24 sur 37 · COT PS · texte numérisé non relu

COT PS

8 gra.

bscur

telées

a fois,

sans doute, le pied d’un Européen trouble ces pittoresques solitudes, dont les échos obéissants émeuvent d'imagination par leurs mystérieuses voix : une pierre qui roule » la neige qui crie sous nos pas, le bruit même de nos respirations, retentissent avec un tumulte cu-

rieusement grossi par la répercussion, qui

s'enfuit énsuite en mourant et comme effrayé de lui-même. L'œil ébloui se trompe à chaque instant : je crois voir bien loin de moi deux hommes démesurément grands, je distingue tous leurs gestes, je les vois charger Î leurs fusils ; nu] doute, ce sont deux de nos gens qui

marchent à notre rencontre, et, à cinquante

mètres de moi, je trouve une pierre d'un pied

- de haut partagée en deux fragments noirs par

un petit tas de neige, » | Ainsi 8e répétaient, dans les régions glacées,

‘ les phénomènes de mirage sicommuns dans les

sables brülants du désert.

©". IT note-souvent, en passant, ces effets de. lumière et d’acoustiqué dont les mers’ arc-

tiqués sont le théâtre, Tantôt c'est le soleil qui promène pendant plus d'une heure sur l'horizon un immense globe de feu” resplendissant au milieu des nuages de pourpre et d'or: .Tantôt c'est la lune qui se lève et fait avec Tai un piteux contraste par la simplicité de son ” | ‘disque d'un rouge pâle, fantôme sanglant qui se détache sur un fond'de neige. On entend | parfois, dans ces solitudes affreuses, comme un sourd roulement qui &ér route d'échos en | échos, à l'infini, semble au ‘bruit du ton- “nerre, à l’écroulement d'un mur formidable.

Là c’est ün fragment d'ice-berg qui roule su ; le flanc de la montagne de glace, et fait gémir. Van qui reçoit avec avidité ce nouveau géant des mers. « Les grandes ‘surfaces. réfléchit. six santes , observe Bellot, Li éminemmer

eil qui r l'hoendist d'or:

vee lui de son nt qui

ntend

me un 108 en 1 tondabie.

le sur

gémir

Yons les teintes vert d'émeraude du soleil, pas-

sant entre les fssbres d'un promontoire élevé, et ne aux teintes chaudes et

»" on trouve sur la feuille de la

lu mois de septembre. » | ,

Page 1