‹ Voyages à la recherche de Sir John Franklin [microforme]Chapitre 26 sur 37 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

+ La prière,

Si nous cherchons à travers ces notes de

—. voyages quelle était la nature des idées et des croyances de Bellot, nous trouvons une âme

convaincue de la grandeur et de la bonté de- Dieu. En pr ésence de la magnificence d'une régioi dont il a dit quelque part : « Ce pays est celui qui donne les plus forts coups de pied à l'orgueil humain, » il arrive à comprendre la sublimité de ja religion , la puissance de la prière. Il parle de celle-ci avec un accent d'éloquence et de vérité dont nous sommes heureux de pouvoir citer quelques

« Quelle force dans cette invocation, dans

ce cri du cœur qui trahit la faiblesse de notre

- nature et pourtant nous donne la force! Qu'il |

est étonnant cet échange mystérieux etsublime -

entre la créature et le Créateur, entre la fai- D:

blesse et la toute-puissance! Est-il un miracle

plus éclatant et plus fréquent que celui-ci!

Oh! oui, l'exercice de la prière est salutaire,

il est surtout utile et indispéhsable à celui qui

tes : de

> est animé d’une piété vraie ! Je me croyais reli-

et des gieux alors que je me contentais de reconnaitre 1e âme l'existence de Dieu; je comprends maintenant nié der combien cet exercice de la prière nous rend

d'une - facile l'accomplissement des devoirs, sur les- 2 Pays aels, sans cela, nous sommes disposés à pasps de ser bien légèrement. »

ae ‘ Cette dernière exclamation lui est arrachée PTE à la vue d’üne de ces scènes qu’il appartient à Yen la plume seule d’un Chateaubriand de repro- RS duire ‘avec la grandeur que comporte un-si | elques

beau spectacle. En lisant le passage suivant.

extrait du Furl de L de Bellot, of se Be revucliées

involontairement la Prière du soir à bord d’un seu vaisseau : . que

« Si la piété de RE N a pas très- M éclairée, au moins semble-t-ellé être sincère set sui

ne fût-ce encore chezeux qu une faire d'habitude, l'influence de cette habitude gor leur

* manière d'être est encore très-hèure se. Jé ne | sache pas, du reste, de spectacle plus fécond CD en pensées que la vue de ces quelque ‘hommes con chantant les louanges’ du Seigneur u milieu Tai de la solitude de l'immense Océdn : ; si pense à cel! ces couvents de l'Orient jetés comme lun point at dans le désert. Notre existence à pi avec hor sa régularité, n’est - elle pas en effet | le cou. vx vent ? » | : qe

In ’ignorait pas de quel secours pent être L la prière que nous adressons au iel 1 pour ceux re

qui nous sont chers ou dont nou pleutons la le 1 perte. Il connaît toute la vertu de: moi en commun. Un jour le capitaine Kemedy à ami s'était séparé, avec quelques hommes, de ré

quipage‘ du Prince - Albert. Bellot {était resté

seul pour commander la geëlette, en attendant -

d d’un que d’actives recherches ramenassent à bord "|

strès M.Kennedy et sa petite troupe. Il écrit ce qui

re; ét ; Suit, à la date du 44 septembre :

’habi- « J'ai demandé aux hommes que nous con- À

* leur tinuions à avoir les prières et le service comme

Je ne | toujours, afin qu'au retour M. Kennedy ne

écond ” croie pas que nous ayons oublié ses salutaires

mmes conseils le lendemain même de son absence.

nilieu Tous agréent avec le plus grand empressement

nse à cette proposition; et si nous étions destinés

point x à ne plus le revoir, . ce serait du moins un

| avec’ :. hommage payé à sa mémoire et qui conser-”

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