ROUS
; être “Un autre caractère de la prière dite en: |
ceux commun , c'est de fortifier, en le resserrant, |
ns la Ie lien de la fraternité humaine, celte solidarité |
> dite morale qui existe entre parents, frères ou, L
nedy amis, ou Bien encore entre compagnons de |
e l’é- * voyage. Par cette solidarité s'établit une bien- |
veillance réciproque qui met le cœur à l'abri __
Car | : Len F4
128 | VOYAGES À LA asomiost |
de toût serftiment de haine, dé jalousie, .d'é-
goïsme* Bellot est pénétré de cette vérité, et il,
r exprime en un langage touchant : |
RQ Plusieurs hômnies se sont laissés aller à
jurer ; n mais il m’a sufit de prononcer le nom ::
de M. Kennedy pour les rappéler à leur devoir. |
Comme je le leur ai dit l’autre jour, je ne
puis, autant que notre pauvre ami, leur immr par mes propres vertus. Je né suis pas
meilleur qu’ eux, mais c'est par une soil.
lance réciproque que nous arriverons à nous
améliorer. Le lien de la prière dite en.commun
n’est pas une simple formalité : : inais son carac-
tère officiel doit nous soustraire aux tentations |
si fréquentes que lo a de 8 oublier. J'ai or-
LÉ, et il.
aller à le nom ::
je ne
ir im-
is pas
reil- |
; nous mmun.
carac-
ations
ai or- | parsgulabuera itude
. Ma-
lisons
mieux, de cette sollicitude qui puise sa force
dans le sentiment religieux. Ce qu'on va lire
‘est une preuve que Dieu le récompensait d’avoir pensé à lui. Il écrit à la date du 23 “ie
€. tembre :
levoir. :*kK
« Je suis aujourd'hui l’objet. d'uné attention à laquelle je suis bien sensible ; la date m'ayant
| rappelé.le jour de naissance de mon père, et. l'ayant mentionnée tont à fait en l'air, pendant |
que je suis sur le pont, après dinér, le docteur fait préparer une petite collation, et MM. Leask et Hepburn, à cette occasion, me
* font part de leurs vœux et de leur amitié pour
moi d'une façon qui me fait le plus grand plaisir ; par exception à la règle, un verre de grog est bu par nous et par SUIS à la
santé de ma famille. »
- Rien de plus touchant que la délicate attention dont Bellot est l'objet, loin de sa patrie, de sa famille, en compagnie d'étran-
gers, sous un ciel de fer, dans la région de la
mort !
at
dre À.
Dieu l’a DR dans son premier voyage, ainsi qu’on l’a vu, ‘de goîlle dangers : comment s'étonner de le voir à cfaque instant témoigner
sa reconnaissance pour un Dieu de secours et . de bonté?
« Enfin nous voici arrivés ; trêve donc à nos
“inquiétudes, et ne songeons plus qu’à reñdre grâces au Créateur de toutes choses, à Dieu, | dont la main tutélaire nous a relevés chaque fois que nos pieds chancelants ont trébuché. »
Pénétré d’un, profoäd sentiment. de sym- pathie Pour ses compagnons ‘égarés et de | pleine confiance en Ja Providence, il écrit : ailleurs : £ « La tempête. de neige gronde au dehors, si bien que nous n° osons sortir de notre hutte, heureux- que nouk sommes de l'abri chaud et confortable qu’elle nous procure ; mais nous ne sommes pas sans inquiétude pour ceux qui “nous ont laissés mardi matin. Nous craignons qu'ils ne soient.encore vers le milieu de la baie
oyage,
mment
oigner Jurs et
canos reñdre : Dieu, :
s cha- 1t tré-
Symet de
| écrit :
hors, hutte, iud et
nous .
X qui gnons à baie
”, notre perte, né ‘jouissons-nous pas ’un bien-
: être réel? Quelie force ne puise-t-Un\ pas- dans
la « confiance de Celui sans la permission, duquel ‘une cheveu ne saurait tomber de notre tête LD ©
sont aussi les dernières qu'il ‘ait prohoncées,
sur quelques tombes perdues dans ces sol :
| DE SIR JOHN praneut. | 181
de Creswell, sur les glaces de laquelle cette tourmenté ‘peut avoir quelque effet. Nous.ne
pouvons que fäire des vœux pour eux’, et de- :.mander' en leur faveur cette mème protection
dont nous éprouvons si visiblement les effets:
| Comment ne ‘pas admirer la Providence qui.
change eu abri tutélaire cette neige qui serait bien vite l'instrument de notre destruction ?
‘Alors que tout autour de nous semble conspirer
Ces paroles, que nous venons de souligner,
dans une circonstance qu ‘aucun de nos lecteurs n’a oubliée. N'est-ce ‘pas aussi par une sorte de triste pressentiment qu’il's’arrête à méditer
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tudes glacées? . # ie « 26 octobre. - es Six tonbos placées vers la
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prise etr Investigator dans l'hiverriage de 1848
à 1849, entre autres celle de M. Mathias, un . des chirurgiens de l’expédition. Le bon na-
turel et la piété qui sont innés chez les marins n'ont jamais manqué de sé produire eñ de semblables occasions ,etje les ai toujours vus recueillir avec une religieuse attention ces dé-
bris qui leur rappellent la fragilité de leur
existence et les chances auxquelles ils sont eux-mêmes exposés." de À
« L'état dé ces sépultures témoignait d'ailleurs d'une convenablétfttention de la part de ceux que Dieu avait épargnés. Quelques lignes simples et dictées par l'âme étaient inscrites sur l’une d'elles, et nous fûmes longtemps sous le poids de l'impression que cause l’idée de la
mort sur une terrpintaine. Cette répulsion à “instinctive que nous éprouvons à songer que
nos restes . reposeront éloignés de tout ce qui nous fut cher, ne nous ramène-t-elle pas au
sentiment élevé de 1 l'inmortalité de l'âme? » —
Avec quel étonnement douloureux ne lit-on