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le 1848
pas. que ligne du passage que nous venons de
las, un Gr: à Et nous fümes longtemps sous le poids on na de l'impression que cause l'idée de la mort sur
marins üne terre lointaine ! Do -
eï .de . Placez l'individu le plus irréligieux en prés =: | rs vus . sence des phénomènes imposants des climats ces dé- | extrêmes, du désert ou des glaces, il sentira le leur ” peu à peu le nom dela Providence se révéler Is sont plein de grandeur et de majesté. Quand on lit
# le voyage de René Caillié à travers le grand d’ail- désert africain, on remarque qu’à l'aspect des . art de solitudes ‘infinies du désert , au-dessus duquel lignes plane le glebe ardent du soleil d'Afrique, son scrites > langage s’empreint d’une couleur religieuse et DS SOUS solennelle. Son âme grandit avec la scène qui > de la . se déroule sous son regard ; son cœur s'ouvre uisiomi à : “aux aspirations les plus sublimes ; il croit, il
er que LU espère, il aile. De même, et plus vivement
ce qui encore, quand Bellot est témoin des tableaux -
as au à grandioses ou magnifiquesde la nature polaire,
DO 'UIU vo
giques qu'il décrit : l'enthousiasme l'anime et le
438 VOYAGES À LA RECHERCHE ‘colore. L'auteur manifeste, par une expression forte, un sentiment naïf et vrai. Si parfois, quand l'impression s'efface, un doute s'élève dans son esprit, c’est un doute plein de respect et d'espérance, un doute qui devait se dissiper devant les preuves multipliées et les témoignages infinis d’un Dieu de paons d'amour et de fire.
Ce journal nous fait connaître dans Bellot autre chose que le marin. Il nous fait aimer l’homme et l'écrivain. Sa gloire comme marin est acquise à notre patrie, et elle est placée aussi sous le patronage d’une grande nation voisine, Comme écrivain, il n'avait pas dit son
dernier mot, et.son journal, en nous donnant
beaucoup , nous perméttait de beaucoup espérer. Mais Bellot était plus qu’un marin, mieux qu'untécrivain : c'était un homme(1). S'il avait le goût et la science de son état, il avait par- | (4) Pascal a dit quelque part : « Quand on voit le style
n ét ravi; car on s'attendoit de .
voir uh auteur, et on trouve un homme. »
ression arfois, s'élève espect
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Bellot
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espémieux l'avait
dessus tout. la noblesse du cœur: Il nous dit que la vie était dure à bord du Prince-Albert , et que des contrariétés, des mouvements d’égoïsme, s’élevaient souvent parmi les hommes
de l’équipage. 11 en souffrait. Mais lui-même
s’y laissait parfois entrainer; \et quand cela lui arrive — rarement, ilest vrai — il avoue ingénument ses torts. Il ne parle qu'avec respect de ce digne M. Kennedy , qu'il aimait comme un père. Jamais une parole d'aigreur, jamais un Hot ironique ou persifleur ne viént altérer le toh généralement modéré et bienveillant de ces Mémoires. Au milieu des épreuves, souvent bien dures, qu'il subit, au milieu même des doutes qui l’assiégent, deux motifs de force et de consolation le soutiennent et le raniment :
il croit en Dieu, et il aime les hommes! ! :