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PENDANT LES MOIS COMPRIS ENTRE OCTOBRE ET AYRIL

No 1. — FLUX AÉRIEN DE l'aSIK NORD-ORIBNTALS ET DU TERRITOIRE DE L*ALASKA.

Ce flux aérien du N.-W. natt dans la partie de l'océan Glacial arctique comprise entre les méridiens 130« W et iSO^» K, et dans sa marche continue vers le sud se prolonge jusque vers le 60^ parallèle nord.

FLBVYSS AÉRIENS. 6t

On constate, en effet, l'existence de vents du N.-W. en hiver, sur les côtes deTAlaskaoù ils sont dominants', vers l'entrée septen^ trionale du détroit de Behring où ils régnent presque exclusivement au moins dans les couches inférieures de l'atmosphère^; sur le littoral asiatique de l'océan Glacial arctique, où ils sont également régnants jusque vers le 130* E' ; à Rodtochowo, station de la Sibérie du nordest, où ils sont les plus fréquents'; à Pétropolowsk, station du KamtchMka, où ils sont les plus fréquents' (les vents du N.-E. qui en cette station soufflent aussi avec prédominance paraissent dus à une déviation de ces vents du N.-W. produite par les montagnes de la presqu'île du Kamtchatka); sur le littoral de la mer d'Okhotsk où ils sont dominants'; dans le bassin de la Lena où ils sont les plus fréquents *.

Ces m^mes vents du N.-W. étendent aussi leur action d'une façon partielle en dehors des limites plus haut définies; ainsi, on constate encore leur existence sur le bas Amour ^ ; dans les vallées du fleuve Amour en général', h Albasin*, dans la Mandchourie occidentale, où ils l'emportent sur les autres vents.

D'après ce qui précède, ce flux aérien du N.-W. est nettement caractérisé durant l'hiver puisque toutes les régions situées entre les limites plus haut définies ont comme vents prédominants des vents du N.-W. durant le semestre octobre-avril.

N» 2. — FLUX AÉRIEN DE l'OCÉAN PACIFIQUE BORÉAL ET DE L'INDO-GHINE.

Ce flux aérien du N.-E., qui n'est évidemment antre que Talizé septentrional soufflant librement dans cette partie du globe, naît entre les 4So et 30<> N. et descend jusqu'à Péquateur.

On constate, en eflet, l'existence de vents prédominants de N.-E. en hiver dans toute la partie de l'océan Pacifique située entre les

* D'après Nordenskjold.

* Ainsi quMl résulte des moyennes établies d'après les obserrations ^ég^U^re3 faites en cette station et relatées par • 4nnalen des physikaMschen central obserTatorfom ».

* D'après Rajewsky, MiddendoL

* D'après fiove et divers.

» D'après Voyeikov et divers.

* D'après les renseignements eollationnés par Elisée Rcclas (Géographie «nfoer-

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130» W. et iSO» W. et les parallèles 45» et 30« N. ^ dans celle comprise entre les 125» W. et iSO» et les parallèles SO® N. et iO» N.»; dans celle incluse entre les 150<> W. et 180» et les parallèles 10® N. et 5<> S. '^ ; dans celle comprise entre le 180o et la côte d'Asie et les mêmes parallèles ' ; (dans l'ensemble de ces quatre régions maritimes, les seules exceptions importantes à signaler à la prédominance exclusive de ces vents du N.-E. pendant l'hiver paraissent être celles de la région située entre les 170^ W. et 180» et les parallèles SO"" N. et 10<) N. où les observations collalionnées par Brault indiquent comme les plus fréquents des vents d'Ë. et de S.-E. paraissant dus à une déviation des vents principaux amenée par les courants marins allant vers louest *.

A Tappui des observations maritimes précitées, on doit remarquer que dans les lies Sandwich, dans la Polynésie équatoriale, sur le versant nord des monts de la nouvelle Guinée*, les vents du N.-Ë. prédominent aussi en hiver.

A la surface de l'Asie sud-orientale se retrouvent les mêmes vents du N.-E. aux mômes époques.

Bien que située au nord du 30« parallèle, c'est-à-dire aux confins , de la naissance de ce flux aérien, la Corée a les vents du N.-E. pour vents dominants d'hiver. Ces mêmes vents se retrouvent à Formose, là ils viennent du N.N.-E..et sont régnants "; sur les côtes du Kiang- Si où ils sont dominants '*; à Canton avec le même degré de fréquence '*; dans Tile d*Haïnan où ils sont régnants; sur les côtes d'Annam où ils sont dominants '*; dans le Siam où avec les vents du N., vents dérivés des vents du N.-E. par la disposition des montagnes, ils sont les plus fréquents; en Cochinchine et en Aunam, dans la vallée de Tlrraouaddi où ils sont dominants; sur le littoral nord du golfe du Bengale, dans le golfe du Bengale lui-même en presque totalité" où ils sont dominants; à Madras où ils sont aussi domi-

* D'après les cartes du Dépôt de la marine française, Brault; les u Pjlol's Charls », Maury ; Labrosse, Lartigaes, etc.

* D'après Berghaus.

* D'après les renseignements coUationnés par Elisée Reclus (ouvrage cité). «• De Vautré, Le Gras, etc.

*' Brault.

" Meyeo et divers.

** D'après les cartes du Dépôt de la marine française, Brault ; les « Pilot's Cbarls 9, Maury ; Labrosse, Lartigues, etc.

nants'^; à Ceylan ou ils sont régnants, et enfin, au delà même de la zone d'action proprement dile de ce flux aérien, sur les côtes du Malabar où ils sont dominants.

Diaprés ce qui précède, ce flux aérien du N.-E. est nettement caractérisé durant l'hiver, puisque toutes les régions situées dans l'océan Pacifique, entre les limites plus haut définies, régions toutes limitrophes, les côtes de Chine, la presqu'île Indo-chinoise, le golfe du Bengale et les côtes orientales de Tlnde ont, comme vents prédominants, des vents du N.-E. durant le semestre octobre- avril.

N» 3. — FLEUVE AÉRIEN DE L'aSIB CENTRALE 8UD*0GGIDENTALE ET DE L* AFRIQUE NORD-ORIENTALE.

Ce fleuve aérien du N.-E., qui nVst évidemment autre que l'alizé septentrional, naissant dans cette partie du globe à une distance exceptionnellement grande de Téquateur et dirigé dans sa course vers le sud-ouest par les hauts massifs de l'Asie centrale, a son origine dans la Sibérie orientale près du lac Baïkal, des sources de la Lena et de la boucle supérieure de l'Amour, traverse l'Asie par le sud de la Sibérie, atteint la Perse, se fait sentir latéralement jusqu'en Crimée et dans la mer Noire, s'oblitère légèrement au-dessus de l'Arabie dont les déserts constituent un puissant appel d'air secondaire faisant dévier de leur route normale les vents voisins, déborde cet obstacle au nord par Suez et l'Egypte, au sud par Tocéan Indien et se retrouve dans le Kordofan, à Obock et dans le Somal, est arrêté h nouveau dans sa course par les hauts plateaux de TAbyssinie, est oblitéré au-dessus du désert de Libye comme il l'a été au-dessus de l'Arabie et pour les mêmes raisons, reprend avec vigueur dans l'Afrique centrale jusqu'au Bornou et au Bénin où il rejoint le flux aérien de l'Afrique occidentale de même nature que lui et dont l'étude suit (n® 4).

On constate, en eff*et, Texistence de vents prédominants du N,-E. en hiver dans le haut Amour, sur le lac Baïkal ', à Urga, station située près d'Irkoutsk S dans les monts Altaï (vents dominants)*, à Semi-

*' Ainsi qu'il résulta des moyennes établies d'après les obserrations régulières faites en cette station et relatés par « Meteorological reporter of tbe Government of India ». * Moyennes d'observations (Annalen des physikalischen central observatorium). ■ Venukov.

' Hess, Karl Ritter (Asien), Basilevski, etc.

palatinsk sur Tlrtyche supérieur où ils viennent plutôt de Test, déviés par l'orientation générale de la vallée fluviale; sur le lac Tchani sur les bords duquel l'orientation de marche des sables indique nettement leur prédominance*, sur le lac Balkhach*, sur les bords de la mer d'Aral où l'orientation de marche des sables les indique nettement comme vents dominants % dans les steppes des Khirgiz^ dans le Turkestan (vents régnants)*, à Baïram-Ali, station du Turkestan où ils tendent plutôt à venir de l'est * (à Aulie-Ala, les vents du sud* sont, il est vrai, les plus fréquents, mais ils doivent être vents purement locaux tenant aux montagnes voisines); dans le Pamir* (vents dominants); à Boukhara où la marche des dunes de sables les indique nettement comme vents régnants; (sur le versant nord des monts Elbourz les vents d'hiver sont, à la vérité, des vents du sud", ce paraissent être des vents locaux,.brises de terre vers la mer Caspienne, k la prédominance facilitée par la barrière des monts); dans la Perse intérieure (vents dominants) "; (à Trapezunt** et Kobi ^* dans le Caucase, les vents d'hiver sont, à la vérité, des vents du sud, mais ce paraissent être des vents locaux tenant à la présence du Caucase); sur la côte caucasique de la mer Noire (vents dominants)"; un peu en dehors du centre d'action proprement dit du fleuve aérien, en Crimée (station de Magaratsch)^^; dans la partie occidentale de la mer d'Oman, en particulier ù proximité des côtes d'Arabie'* ; à Suez '^ où ils soufflent plutôt du N., déviés par le voisinage de la mer Rouge et la configuration des lieux ; à Port-Saïd *^ où ils alternent avec les vents venant del'W. vents locaux dus au puissant appel d'air des déserts voisins ; dans la mer Rouge '* où ils sem-

* Basilevski et divers.

' Spôrer.

* Severtzov, Bogdaoov.

' Vesclovski.

* Borchtchov.

* Koscenko, Gordon, Koroslovtzeo.

*^ Âucher Eloy {Relaliont de «oya^« «i» Orieni), Houtum Schiodler (Z«<l«rAri/), etc.) ; MelgouDOY (dos Sudliehe U/er det KoMpiMchen Meere$).

" Bellew {from tke Indus to (hê Tigrù) ; mac Grégor {Narralive ofa Joumey, elc); Goldsmid {Journal of the geographical Society).

*' Moyennes d'observations (Annalem des (ihysikalischen central observatorium).

" Statkowsky, von Wrangel.

** Cartes du Dépôt de la marine, Brault ; « Pilot's Gbarls », Maury ; Labrosse, etc.

*^ Moyennes d'observations (Annales du Bureau central météorologique de France).

*' Meteorological CounciU

FLEUYBS AfiRIBNB. 71

blent venir plutôt du nord déviés suivant Torientation du long couloir formé par cette mer; en Egypte où ils alternent avec les vents du N.-W. et du N. *% vents étésiens et vents dus aux appels d*air des déserts voisins; en Nubie'* où ils viennent surtout du nord ainsi qu'à Khartoum ** suivant Torientation générale de la vallée du Nil; à Obock (vents dominants) ; sur les côtes du Somâl (vents régnants) "; dans le Somâl (vents dominants)"; dans le Kordofan (vents domi^ nants) " ; dans le Darfour (vents dominants); dans TOuadaï (vents dominants) ; dans le Bornou (vents dominants) " ; dans le bassin de la Bénué (vents dominants) et dans le Bénin (vents dominants).

Co fleuve aérien, l'un des plus considérables du globe, est, d'après ce qui précède, nettement caractérisé malgré les oblitérations^ qu'il subit dans le voisinage du sol dans les régions où ces oblitérations sont faciles à expliquer; toutes les autres régions qu'il parcourt ont, en effet, comme vents prédominants des vents de N.-E., et l'orientation générale de ce fleuve est une nouvelle preuve de son existence, car ce semblent èlre les mêmes masses d'air qui, appelées par l*aspiration équatoriale, descendent de Sibérie le long des plateaux du Thibet pour venir aboutir en Afrique dans la vallée du bas Niger.

N® 4. — FLUX AÉRIEN DE l'aFRIQUE NORD-OGGIDÈNTALE.

Ce flux aérien du N.-E., qui n'est évidemment autre queTalizé septentrional, naît dans la partie septentrionale de l'Afrique occidentale et la traverse tout entière, ainsi qu*une partie de TAllanlique, jusqu'aux côtes méridionales de cette portion de TAfrique, et plus à l'ouest jusqu'à Téquateur; là il se heurte à la mousson de cette partie de l'océan; il se soude dans toute la portion orientale inférieure de son parcours au fleuve aérien précédent avec lequel il ne fait, en quelque sorte, qu'un.

On constate, en effet, l'existence de vents prédominants du N.-E.

" Mac Clean {Climale of Egypt of Louxar), Reynier {Traité sur VÉgypU),

" Russeger (Rêiêen in Africa), G. Pouchct (Dongolah et Nubie),

*' Hann (Météorologie), fiel trame.

" Revoil.

'* Ilaggenmacher, Hann, J. Hengu.

** VExploralion et divers.

" MoDteil et divers.

72 FLBUVBS AÉRIENS.

en hiver dans la Tripolitaine et le Fezzan où ils alternent avec les vents du nord '^ par suite de la déviation produite par le puissant appel d'air dû au désert de Libye; à Ghadamès où l'orientation des dunes indique nettement comme dominants les vents d'£. \ déviation locale des vents du N.-E. due à la dépression de Toued souterrain voisin de cette oasis; dans l'oasis de Kawar dans les environs duquel l'orientation des dunes indique aussi nettement les vents de N.-E. comme dominants'; h Zankebvi, prèsDibbéla, où l'orientation et la nature des dunes fournit le môme renseignement certain ' ; à Bedouaram et sur la route des caravanes entre Kawar à Kouka ' où il en est de même; sur la rive septentrionale du Tchad où l'orientation des dunes fournitle même renseignement'; àBir-el-Mam' au nord-ouest du Tchad où il en est encore de môme; là les vents du N.-E. sont transformés en vents d*E. dominants d'une façon locale; dans le Bornou (vents dominants); k Hadeidjia', localité situé par 13® N. et 8» E. environ, où les vents du N.-E. sont transformés en vents d*E. par l'orientation de la vallée; dans le Soudan en général (vents dominants)^; dans le bassin de la Bénu^ (vents dominants); dans le Bénin (vents dominants); dans le Sahara algérien où l'orientation des dunes indique d'une façon certaine des vents de N.-E. et d'Ë. comme les plus fréquents ^ ; à Hassi-lnifel dans le Sahara algérien ' ; dans le Sahara central où l'orientation des dunes indique d'une façon nette les vents du N.-E. comme dominants '; à Louakoby *, localité voisine de Sokoto, où l'orientation des dunes indique nettement comme dominants des vents d'Ë., déviation des vents de N.-E. due à Torientation du cours de la Goulbi-N'kabbi; au Dahomey (vents dominants) ; dans le pays des Achantis (vents dominants) ; dans l'Erg où la direction des dunes et leur orientation de marche indique nettement des vents d'Ë. dominants % vents du N.-Ë. déviés de leur direction normale par le voisinage des plateaux de TAtlas; sur la

'* V. Largcau (Le Sahara).

* Mooteil (De Saint Louit à Tripoli) et divers.

* Mooteil (ouvrage cité).

' Naehtigal (Sahara und Sudan).

* VExploration.

^ Grisebach (Végétation du Globe) ; Rolland (Nature),

* Moyennes d'observations (Annales du fiureau central météorologi(|ue de France). ^ Diueyrier (Le pays dêê Touaregs).

* V. Largeau (Le Sahara)^ Duveyricr (ouvrage cilé).

FLEUVES AfiRIENS. 73

côte saharienne de TAtlantique où la marche des sables indique avec certitude des vents de N.-E. dominants avec tendance à l'Ë. *; dans riguidi où la direction des dunes indique des vents de N.-W. *" déviation de ces vents du N.-E. due à l'appel d'air formé par les déserts EUDjouf et Erguechach ; dans TEl-Djouf où la marche des sables indique nettement des vents dominants de N.-E.'*; à Tombouctou où existent des vents dominants d*E. ", vents du N.-E. déviés de leur itinéraire normal par l'appel d'air dû au désert El- Djouf; à Saint-Louis du Sénégal où prédominent des vents de N.-W. et d'E. *' brises de mer et alizé du N.-E. dévié par l'appel d'air dû aux déserts voisins; dans le bas Sénégal (vents régnants) *^; à Kila (vents dominants) *^; dans le Libéria'* et le Sierra Leone'* où dominent des vents d*E. (harmattan) alizé du N.-E. *; enfin dans la portion de l'océan Atlantique comprise entre la côte d'Afrique, le 30^ W. et le 30« parallèle N. et Téquateur ".

D'après ce qui précède, ce flux aérien est nettement caractérisé malgré les légères déviations locales que subissent ses vents du N.- E. du fait des foyers d'appel d'air causés par certains grands déserts; les régions qu'il parcourt, tant dans l'Afrique occidentale que dans l'Atlantique, ont, en effet, toutes des vents de N.-E. prédominants en hiver, vents qui ne sont évidemment autres que l'alizé septentrional arrêté au nord de l'équateur par sa rencontre avec l'alizé méridional et les moussons qui en dérivent.

N* 5. — FLEUVE AÉRIEN DE l'ATLANTIQUB SEPTENTRIONAL ET DE L'AMÉRIQUE DU SUD ÉQUATORIALE.

Ce fleuve aérien du N.-E., qui n'est évidemment autre que l'alizé septentrional, naît entre les Açores et le détroit de Gibraltar, il se

* C. Douls {Chez la Mauret), Karl Ritter {Erd-Kunde), *« LiDZ (Timbuetu).

'* DuTeyrier {Exploration du Sahara), ** Lieutenant Bluzet.

" Moyennes d'observations (Annales du Bureau central météorologique de France). ** Docteur Borius (tableaui météorologiques) et divers. *^ Docteur Dupouy (observations météorologiques au fort de Kita). ** François (inslruelions nautiques^ etc.).

" Cartes du Dépôt de la marine française, Brault ; « Pilot's Charts ». Maury ; Labrosse, etc.

dirige h travers TAtlantique sur les côtes américaines voisines de Testuaire de l'Amazone et s'arrête en Amérique à environ 10<* au sud de l'équateur; il se soude dans TAtlantique au flux aérien précédent et continue au nord de la Ligne la suite des flux et fleuves aériens dus à l'alizé du N.-E. d'hiver.

On constate, en effet, l'existence de vents prédominants du N.-E., au delà même des points où naît franchement ce fleuve aérien, en Espagne et en Portugal, à la Corogne*" où ils sont transformés en vents i'E. par le voisinage des chaînes de montagnes ; h Lisbonne*' et à Madrid ".

Dans la zone d'action proprement dite de ce fleuVe aérien, on retrouve comme prédominants ces vents de N.-E. : dans l'océan Atlantique entre les 25* et 10« W. et les 40» et 30* parallèles nord '• ; dans TAtlantique et sur les côtes d'Afrique entre les 40® et io« W. et les 30« et 10» parallèles nord"; à Ténériffe où ils soufflent de TE. et du N.-E"; sur la côte saharienne de l'Atlantique où la marche des sables les indique nettement comme dominants *'; dans l'Atlantique entre 60* et 20» W. et le parallèle 10» N. et l'équateur ", là ils dominent incontestablement mais sont parfois mêlés à des vents venant d'autres directions. Ainsi entre les 20* et 40' W. ils sont mêlés à des vents de S.-E. moins fréquents qu'eux " ; prolongements des alizés méridionaux, entre les 30® et 48» W., ils laissent place parfois à des vents du sud ", entre le 40'* et le 40» W. enfin, ils sont transformés en vents dominants d'E. par le voisinage des côtes d'Amérique" ; sur les côtes du Venezuela (vents dominants du N.-E.); dans l'intérieur du Venezuela (vents dominants) ; à Cayenne où ils soufflent de l'Ë. et du N.-E.*' transformés de vents du N.-E. en brises de mer d'E.; dans le bassin supérieur de l'Amazone; dans le bassin inférieur du même fleuve (vents dominants) ; sur la côte N.-E. du Brésil (vents dominants); et enfin leur prolongement se fait sentir- dans le bassin du Saô-Francisco.

*■ Moyennes d'obserTations (Observa tiones meteorologicas del obserralorio de Madrid). ** Cartes du Dépôt central de la marine franraise, Brault; « Pilol's Cbarts », Maury; Labrosse, etc.

■* Moyennes d'observations (Annales du Bureau central mC'téorologique de France). •* G. Douls {Chez Us Maures), Karl Ritler {Brd Kunde). " Brault.

'^ tt Pilol's Cbarts », Maury ; Labrosse, Lartigues, etc. •« Brault.

*'' Moyennes d'observations (Annales du Bureau central météorologique de France).

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D'après ce qui précède ce fleuve aérien est nettement caractérisé malgré la pénétration dans ses ondes, au voisinage de Téquateur, de quelques vents dérivés de l'alizé du sud-est; dans toutes les conti^ées qu'il parcourt, en effet, les vents du N.-Ë. prédominent en hiver, vents qui ne sont évidemment autres que l'alizé septentrional.

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