N<» 6. » FLUX AÉRIEN DBS ANTILLES ET RËQIONS VOISINES
Ce flux aérien du N.-E. avec tendance à TE. qui n'est autre qu'une dérivation légère de l'alizé du N.-E., naît dans les provinces sudorienlales des États-Unis, traverse la mer des Antilles et les régions voisines à Texception de la partie occidentale du golfe du Mexique, foyer d'appel d'air important, cause déviatrice puissante des vents, et finit dans le nord de l'Amérique du Sud aux environs de la Ligne. Il touche au fleuve aérien précédent dans l'Amérique du Sud et près de ses côtes et continue dans l'hémisphère boréal la suite des flux et fleuves aériens dus à l'alizé du N.-E. d'hiver.
On constate, en eftet, Texistcnce de vents prédominants du N.-E. avec tendance à l'Ë. en hiver : dans le Mississipi où les vents de N.-E. sont les plus fréquents * ; dans les Carolines * ; dans la Floride qui, par son caractère insulaire, se rapproche davantage du régime des mers voisines et a aussi en hiver de fréquents vents de S.-E. et de N.-W. *; dans la partie de l'océan située entre les 90* et 60« W. et les 30« et 10« parallèles N. *, vents du N.-E. déviés fréquemment à TE. par l'appel d'air dû au golfe du Mexique; dans la partie orientale de ce golfe jusque vers le 90» W. '; à Cuba où, déviés en brises de mer, ils soufflent du N.; dans la partie ouest de la mer des Antilles (vents dominants); à la Jamaïque où, déviés en brises de mer, ils soufflent fréquemment du N. ; dans l'intérieur du Yucatan (vents dominants) ; (on les ressent aussi dans le Chiapas, un peu en dehors de la zone d'action proprement dite de ce flux aérien); dans le Honduras britannique où la disposition des montagnes voisines les fait tendre vers le nord; dans le Guatemala ; dans le Honduras où ils sont aussi déviés vers le nord ; dans le Nicaragua (vents dominants); à Saint-Dominique (vents dominants); dans la portion cen-
* MoyeDoes d'observations (United staUs signal $eroicê).
* Cartes du Dépôt de la marine fraoraise, Braalt; « Filol's Cbarts », Maury ; Labrosse, etc.
' Cartes du Dépôt de la marioe fraoraise, Brault.
traie de la mer des Antilles ; à Camp Jacob (Guadeloupe) * ; à Fortde-France (Martinique) * ; dans le Costa-Rica où ils soufflent le plus souvent du nord; dans Tisthme de Panama où il en est de même; sur le littoral colombien du Pacifique où, déviés par la Cordillière des Andes, ils viennent plutôt du nord; dans la Colombie; sur les côtes du Venezuela; dans le Venezuela (venls dominants); enfin, leur prolongement se fait sentir dans le bassin supérieur de TAmazone où ils se soudent au fleuve aérien précédent.
D'après ce qui précède, ce flux aérien est moins nettement caractérisé que les précédents, des vents du nord et d'est se font sentir avec prédominance en certains points des régions qu'il parcourt, cela parait tenir aux nombreux foyers secondaires d'appels des airs de ces régions très mêlées de terres et de mers, et aux entraînements produits par les nombreux et puissants courants marins qui les sillonnent; néanmoins, la direction générale moyenne des vents dans l'ensemble de ces régions est bien en hiver le N.-E. au S.-W.; aussi ne peut-on refuser à son régime atmosphérique le titre de flux aérien provenant de Talizé septentrional.