‹ Voyages aériens au long coursChapitre 74 sur 82 · GONFLEMENTS · texte numérisé non relu

GONFLEMENTS

Les préparatifs de gonflement du gros ballon et plus tard du petit ballon seront faits exactement de la même façon que ceux de l'aérostat long-courrier, décrit dans notre précédent ouvrage. Si le câble de terre a dû être fractionné pour le transport, ses différentes parties seront réunies par des épissures longues perdues, en ayant soin de rétablir la continuité de la matière isolante autour de l'Ame en aluminium, au moyen de bandes de gutta-perchai puis l'épissure sera consolidée en ses douze points d'affaiblissement par un transfîl en fils de laiton fin. Il en résultera en ces points une légère sur-

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èpaiBSMir du câble, sans inconvénient pour son passage dans la poulie à Tiolon par suite du dispositif de serrage adopté pour celle*ci« Le câble ainsi reconstitué dans sa continuité présentera la même force que s'il n'avait jamais été coupé. Enfin l'extrémité libre du câble sera solidement amarrée à un pilot, h une centaine de mètres du point de départ, dans la direction d'arrivée du vent par lequel devra partir l'aérostat.

Tout ayant été ainsi préparé, on lancera^ tous les matins où le ciel sera pur» un ou plusieurs ballons-pilotes dont on observera la direction d'entraînement par le vent. Le jour où cette direction sera favorable au but que se propose l'expédition (gagner par voie aérienne un sommet ou une chaîne d'une altitude égale ou supérieure à 7,300 mètres), si ce jour^là le baromètre indique Tinvariabilité des conditions atmosphériques, on procédera aussitôt au gonflement du gros ballon.

Ce gonflement se fera comme celui de Taérostat décrit dans notre précédent ouvrage et, comme pour lui, au moyen de tubes contenant les uns de l'hydrogène, les autres de l'air comprimé.

Ce gonflement, commencé de grand matin, sera terminé h midi.

Puis le départ s'effectuera comme il a été indiqué dans notre précédent ouvrage, et avec une force ascensionnelle suffisante pour que, dès le départ, 500 mètres environ du câble de terre puissent se dérouler, c'est-à-dire avec une rupture d^équilibre de 36 à 40 kilogr.

Remarquons que ce départ s'exécutera par vent de S. ou de S.-W. suivant le lieu de départ choisi (voir chapitre 3), vent qui devra avoir une vitesse de 6 à 10 mètres à la seconde*. La distance à franchir étant de 25 à SO kilomètres pour atteindre les sommets voisins, et la vitesse de l'aérostat retardé par le câble de terre devant être, de 10 à 22 kilomètres h l'heure, son voyage s'accomplira en 50 ù 150 minutes, et par suite l'atterrissage du gros ballon s'exécutera dans la même journée, avant 3 heures de l'après-midi. Le voyage devant durer au maximum 2 h. 1/2, on conçoit que la ma-

* Au chapitre If, on é vu que ce vent est presque exclusivement le vent de ces régions pendant le semestre avril -octobre, durant lequel serait entreprise Peipédition ; on a vu aussi que, par ce vent, les beaui temps étaient fréquents et durables avec vent modéré (6 MO mètres). Voir encore Goblet d'Âlviella (îndê «1 Himalaya, chap. VlII, IX et X : « Voyoge dans 1« Sikkim »).

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nœuvre exigée des passagers du gros ballon pourra être délicate et même pénible sans inconvénient, vu le temps extrêmement court (peut-être pas même une heure) pendant lequel ils auront à surveiller la marche de l'aérostat.

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