TT 48 VOYAGES AUSOBR DU MONDE
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les,chevçgux sont noirs,; les, sexes, vont , je le répète, entièrement nus, sauf le petit maro. ou ceinturon. Les lobes des, oreilles, sont, perçés pour y loger des ornements, c'est-à-dire le plus souvent une dent de porc. La peau, n’est pas plus foncée que celle des Arabes, quoiqu'au premier coup. d'œil le tatouage les fasse paraître presque noirs.
Les Noukahiviennes ignorent à peu près les, idées de pudeur et de-chastelé, S'unir à l'homme par amour, par besoin ou par intérêt, est pour elles un acte sans conséquence, puisqu'à leurs yeux une fille est mai; tresse de, son corps, Seulement, elles doivent faire partager. les, bénélices, qu'elles retirent du trafic de leurs, charmes, et la femme n'est estimée parmi ces sauvages,qu'es raison. des, petits, profils qu'elle procure élant fille, et des passions qu'elle sait éteindre et rallumer lorsqu'elle est devenue femme (1). Les plus jeunes filles, accompagnent leurs sœurs plus âgées dans leurs tendres ébats, pour êlre, dit le voyage, initiées de bonne. heure aux rapports avec l'homme. Voilà l'éducation première. du beau sexe des îles Marquises. La natation. est la seconde, et il s’y livre chaque jour, par troupes, en joyeuses naïades qui ont soin de faire beaucoup de bruit pour éloigner le requin, ce redoutable ennemi de la plage noukahivienne, lequel pourrait, les attaquer si elles s'aventuraient en silence sun les, flots dont il aime le. calme, l
Noukahiva, et tout, le. groupe des îles, Marquises paraissent, fort loin de subir la grande transformation morale déjà opérée à Taïti, aux Sandwich et dans les autres îles. de, la Polynésie. Les, Noukabiviens tiennent à leurs mœurs primitives et à leurs.usages : seulement, ils. ont sucé nos. vices, etils se prêtent avec ardeur aux désordres de l'ivresse. et du libertinage. Us n'äiment pas les missionnaires, et, disent, que leurs guerriers Hapas.et Taipiis les tueraient, s'ils changeaient leurs coutumes. | ;
Les Noukabiviens n’allument pas de feu dans leurs cases.; ils cuisent, leurs aliments sous une hutte basse, ouverte des deux côtés, et dont la fumée s'échappe, sans obstacle. Le fruit à pain et le poisson, forment, leur principale nourriture; les cochons sont nom breux, mais. ils sont taboués, c'est-à-dire prohibés,, depuis une. fèle. solennelle où l'on en dévora un trop. grand nombre. Si un homme est tabou pour une femme , elle ne peut pas mettre la main sur sa tête, ni manger avec lui ou en,sa, présence. Les pirogues, sont tahouées: pour Les femmes; elles ne peuvent pas y monter: c'es, pourquoi les corveties les virent arriver à, la. nage, tandis que les hommes étaient dans leurs pirogues. Certains oiseaux, cerlaines plantes, certains, poissons, ete, sont tabous, et les, naturels n'y touchent pas. Lorsque les femmes se,sont frotiées. et jaunies avec la racine. de: curçuwa. et l'huile de çoco , elles sont tabouées jusqu’à ce, qu'elles aient.été se laver dans l'eau, des. ruisseaux ou de,la mer. Les jeunes filles ont surtout l'habitude de s'envelopper dans des natles enduiles. de poussière de çurcuma, pour se jauuir ainsi Je corps, qui en exhale une odeur nauséabopde, considérée par ces Hébés polynésiennes comme un parfum dil'cieux.
six tribus différentes se parlagent File Nouka-Hiva, qui a donné son nom à Larchipél; çe som : les Noubiva, ou Tai, Les Hapas, les Taipiis, les Ataioa, les Kaiï- Eomé el les Atoupa. Des guerres çontinuclles, entremèlées de Lrèves momenlances, divisaient ces, tribus,
(4) C'est ce qui n'a permis.de dire, dans,un morceau de poésie, sur les.iles Marquises :
La jalousie aux noirs, tourments Sur ce rivage est encore ignorée ; "Et plus üné bellé a d’amants, Plus de son sexe alors elle ÿsemble honorée.
L'homme est pour elle nn vrai joujou 7 Qu'elle prend, quitte à diverses reprises:
Librement des cœurs le-hijow .. $e.promène auxiles Marquises,