‹ Voyages autour du mondeChapitre 3 sur 21 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

parce que aucune préoccupation grave n a détourné le sens ni déformé l'intelligence de madame Pfeififer. , Nous avons déjà dit à quelle conséquence principale ses livres nous ont l'air d'aboutir; mais on en peut tirer quelque autre déduction. Non seulement rhomme y parait un dans les facultés morales et intellectuelles, le même partout devant sa conscience et dans sa liberté, mais encore on y voit qu'il a conservé jusqu'ici les échantillons de tous les degrés de développement qu'il a traversés depuis la formation des sociétés plus ou moins rudimentaires.

Les cabanes élevées sur des pilotis par les Dayacs (n. p. 179) montrent ce qu'ont été les habitations lacustres, dont l'existence est de plus en plus généralement constatée en Europe pour une longue période de siècles. Quant aux mœurs de ces Dayacs, ne permettent-elles pas de deviner ce qu'étaient celles des Européens à l'époque où ils habitaient leurs palafites ? a. En réalité, dit madame Pfeififer, leur vie s'écoule sur le palier; on y travaille, les enfants y prennent leurs ébats et les vieillards s'y reposent; les femmes tressent des nattes et des paniers ; les hommes taillent de très-beaux manches pour leurs couteaux. » Ce détail fait penser aux manches curieusement sculptés qu'on a découverts sous le sol de nos cavernes.

Les outils et les armes de bois et de pierre, comme ceux dont on retrouve en France les silex taillés, sont encore ceux dont se servaient les Taïtiens il y a vingt ans. La vérité des découvertes de M. Boucher de Per-* thés se voit ainsi justifiée, et les Taïtiens expliquent^ par leur exemple, comment l'homme a travaillé sur

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