‹ Voyages aux îles du Grand océanChapitre 23 sur 99 · RAÏATÉA , TAHAA , BORA BORA · texte numérisé non relu

RAÏATÉA , TAHAA , BORA BORA

De Moréa , nous nous dirigeâmes droit sur Raïatéa, Princesa deBonecbea, Ulltea deCook.Le 26 avril, étant près de cette île , nous vîmes, en m«me temps , Ouhaïné , Tahaa , et Bora Bora ; mais les vents avaient été légers , ces deux derniers jours , . et nous ne pûmes entrer. Le lendemain , nous eûmes presque calme plat ; de sorte que nous ne pûmes que vers le soir franchir la passe du nord-est , qui , resserrée entre deux petites îles , offre , d'abord , un coup d'œil fort agréable. De là , on découvre , de suite , les premières maisons du village , assez considérable , parce que tous les habitans de l'île y sont réunis. Raïatéa, quoique pourvue de belles plaines, n'a pas l'air de richesse d'0-taïti ni d'Eïméo. Les montagnes , qui semblent ne former qu'un seul pic , ont un as* pect stérile. Ce n'est qu'en approchant de la terre qu'on reconnaît qu'il y a des plaines couvertes d'ar-« bres et de verdure, et que cette île , quoique réelle-

ment inférieure à 0-taïti et à Eïméo, pourrait nourrir une nombreuse population.

Raïatéa est , après 0-taïti , l'île la plus considérable du groupe. La baie , où les bâtimens viennent mouiller, n'est pourtant pas des meilleures. H y a grand fond , et il s'agit de bien choisir , à cause de nombreux lits de corail , qui se trouvent au fond même, à une distance considérable de terre. Pour le reste, la baie est sûre et l'on y obtient avec facilité de fort bonne eau.

Peu d'instan^^après notre débarquenfiênt , j'allai voir la reine d'0-taïti qui habitait alors Raïatéa , avec sa mère , ses femmes, quelques chefs, et ce qu'on peut nommer sa cour. Elle était logée dans la maison de Tamatoa,chef de l'île. Comme ancienne connaissance , je fus bien reçu. Elle me fit aussitôt asseoir à côté d'elle, sur un canapé; et ordonna d'apporter des fruits et des rafraîchissemens. Je restai quelque temps dans sa compagnie ; je parcourus avec elle la maison, dont elle me montra les différentes pièces,/ (car cette maison est construite dans le style européen, divisée en plusieurs chambres (i) , et pourvue

(i) A Raïatéa et dans les autres îles , pas plus qu'à 0-taïti , les Indiens n'aiment les demeures closes. Cette maison , construite pour Tomatoa , était rarement habitée par lui. Je trouvai sa femme et toute sa famille dans une maison 'ancienne, fort jolie, mais ouverte de toutes parts. C'est, d'ailleurs , une question si , même pour les mœurs , ces anciennes demeures ne conviennent pas mieux que les autres. S'il n'y régnait pas une décence austère, au moins, dansjces derniers temps et même toujours , était-il bien rare qu'on s'y livrât

(le fenêtres k carreaux); puis je retournai à bord, après lavoir invitée , de la part du capitaine, à venir dîner avec lui le lendemain.

Il était trop tard pour aller, ce jour- là, voir M. Williams, le missionnaire. J'y allai le 17, au matin. Je le trouvai avec sa femme , qui était un peu malade ; et tous deux me reçurent avec bienveillance. Là, comme dans toutes les îles où j'avais été , je trouvai que les missionnaires avaient eu soin de se bien loger. Sa demeure est spacieuse et me paraît avoir près de cent pieds de long. Elle est située sur la pente d'une colline. Il y fait frais ; et , indépendamment de la vue de la baie , on y jouit de celle d'une grande partie de l'île de Raïatéa même , et des autres îles , dans le lointain, lly a aussi de fort beaux jardins. Je déjeunai chez lui ; je l'accompagnai ensuite à l'école, à l'église; et , en marchant le long du rivage, je remarquai que la terre y est bien moins fertile qu'à 0-taïti. Toute la base de la plaine me parut de corail ; et, quoiqu'il y ait , de tous côtés, des plantations de taro, etc., qui, bien encloses, donnent à l'ensemble un aspect de civilisation , on n'y remarque pas cette belle verdure , cette extrême abondance , ces ruisseaux limpides d'Otaïti. Il y a

pukiquement à des plaisirs pour lesquels on se cache ailleurs ; car ces maisons ouvertes y mettent obstacle ; tandis que nos petits appartemens ont, partout, dans ces îles, facilité la prostitution et la corruption.

même ici , de tous côtés , des eaux croupissantes qui infectent Tair, et doivent, ce me semble, occasionner bien des maladies (i). L'école était bien suivie; et , le dimanche d'après, l'église était pleine de monde ; ce qui tient à des mesures un peu tyranniques , qui ont leurs inconvéniens, et que bien des personnes pourraient blâmer.

A Raïatéa , comme dans toutes les îles , le peuple vivait épars. Il n'y avait que peu de villages ; mais on trouvait , partout , des hameaux , des fermes , habitées par leurs propriétaires ( ratitas ), qui avaient avec eux leur famille et les gens attachés à leur service. Lors du changement de religion , on voulait à toute force, non-seulement instruire tous les Indiens dans la nouvelle doctrine , mais encore leur apprendre à lire, afin de pouvoir Jeur faire mieux connaître les devoirs des chrétiens et la morale de la Bible, ce que le protestant regarde comme d'une nécessité plus absolue que n'est le baptême chez le catholique. Par malheur, l'isolement de ces demeures rendait ces études impraticables; car l'Indien ne pouvait venir , chaque jour , de plusieurs lieues. Alors , on força les indigènes à tous se réunir dans un

(i) Une des choses qui étonnèrent M. Bertero , et qui lui parurent inexplicables , c'est qu'à 0-taïti même il y a beaucoup de ces marécages toujours si dangereux sous ces climats ,sans , néamuoins , y déterminer ces fièvres si pernicieuses à Batavia , et dans presque toutes les îles des deux Indes. A 0-taïti je ne me suis jamais aperçu qu'il s'exlialat de ces lieux la moindre mauvaise odeur.

352 — même endroit. C'est à cette cause qu'il faut atui- ^ueT l'établissement dans Ouhaïné . dans Ra.ate , dan Bora Bora , de ces villages si agréables à la vue . et quf, nouveaux etbâtis sous la direction des m>s- Ïonnalres, expliquent la surprise ^es nav>gat^u et leurs rapports favorables des progrès en civilisa tion et deïamélioration de l'état des peuples de ces s |.ls avaient eu le temps de voir, ils auraient ;S. modifié leurs louanges, et les aura.enpeu.

,.e cbangées en ^^;^:^^;e., table résultat de ces mesuies,- V» ^p i„urs

comme aujourd'hui à Raiatéa , les paren de leur Pnfans les serviteurs de leurs maîtres; de tout iso er de' tout séparer ; et , par-là , de diminuer les affe rions , et de rendre ces gens vraiment malheureux

JtPxte de leur donner de l'instruction. A sous prétexte de eur ^^.^^

Raiatéa, je trouvai , comme ]e lai dit, suivie • riais, ensuite, dans les niaisons,]e ne v aulilus que des enfans ; et j'appris , alors , que la ; ;' des'familles, ayant à a"- chercher eursru^ l Lrs autres alimens à de grandes d«' étaient leurs terres . les parens et autres adultes pa, rnUe lundi , laissant à leurs enfans de^ provisio pour la -aine; revenaie- le ven r^^^^^^^^^^^

samedi matin; <=— ';^^;;; V ^^ ^^^J^^r; le lendemain , ou il n est pas permis assistaient aux offices divins, le d^^-"^^;;^; J L talent le lundi. Qu'on juge combien "^ PJ '^^ gêne doit causer de mécontentement. Je pense ,

plus , que les mœurs ne gagnent pas beaucoup à ces mesures. Quel abus, en effet î Laisser toute cette jeunesse seule et souvent les femmes séparées de leurs maris, pendant plusieurs jours ou sous la direction du missionnaire, qui ne peut guère les surveiller de près, surtout la nuit et dans leurs demeures ! D'un autre côté , ceux qui vont à la provision , là, toujours seuls €t hors de toute surveillance ! 11 est connu qu'il se passe des choses qui n'auraient pas lieu , si ces jeunes gens restaient ensemble , en famille; et, d'ailleurs, on s'est montré trop exigeant pour l'exactitude aux offices. N'en était-on pas venu à avoir des gens armés de bâtons , qui forçaient les Indiens d'aller aux églises ?

Après avoir vu l'école , j'allai à un petit chantier de construction établi à Raïatéa. Il s'y trouvait une goélette commencée par un charpentier anglais ; et une autre pour le roi de l'île, à laquelle il ne travaillait que des Indiens, sous la direction de M. Williams. C'était uneopération immense pour ce peuple, etquim'étonnait.Il est certain que ,sous ce rapport , et pour tout ce qui regarde le progrès des insulaires en fait d'industrie et de métiers , aussi bien que pour la propagation de la religion chrétienne , aucun des missionnaires n'a fait autant que M. Williams. Raïatéa est la seule île où il y ait eu de bons charpentiers et de bons forgerons indiens. Parmi ces derniers, j*en citerai un qui a travaillé pour moi à Toubouaï ; homme fort adroit, qui fit des ouvrages difficiles , et

les exécuta avec une perfection à étonner les Européens. M. Williams , dans ses voyages , a montre autant de courage que de persévérance , et a propagé la religion dans toutes les îles environnantes. C'est k lui qu'on doit le succès obtenu , en dernier lieu, aux Navigateurs; mais il y a un reproche à lui faiie; c'est qu'il est peu patient, et que son amour du bien le porte, quelquefois, à ne pas craindre d'employer jusqu'à la force , pour assurer l'accomplissement de ses vues, si la douceur ne paraît pas devoir y conduire. A Raïatéa, bien avec le roi, c'était, en quelque sorte, lui qui gouvernait, au moins pour tout ce qui regardait les ordonnances relatives à la fréquentation des écoles , des églises; à la moralité et aux mœurs , en général; aussi , fit- il tant de mécontens, que , dans les derniers événemens, dont il sera question h la partie historique, il faillit tomber victime. L'arme meurtrière étaitdéjh levéesur sa poitrine; unesecondede plus.... et, sans l'intervention d'un autre Indien, qui détourna le coup , l'assassinat aurait été la récompense de son zèle , de son courage, de son activité extraordinaire, de ses bonnes intentions, et du bien réel qu'il a fait à la cause chrétienne et à la civilisation de ces lieux ( i ).

(i) Dans toutes les îles occidentales on poussa pourtant la sévérité beaucoup pUis loin qu'à 0-taïti; et, il f«ut le dire, beaucoup tro» loin; car on y connut mcme, qnelque temps, la torture, et une véritable inquisition. Si une femme était soupçonnée de quelques écarts de conduite , on lui mettait , au-

Une autre circonstance lui a beaucoup nui , ainsi qu'à la cause des missionnaires , quoique , dans tout cela , M. Williams ne soit coupable que d'un excès de zèle pour le bien de la société , et des peuples qu'il voulait convertir.

Il avait construit, à l'aide des Indiens, de petits bàtimens, dont le plus considérable était une goélette de soixante-dix tonneaux, et qui servaient pour les voyages annuels des missionnaires aux différentes stations. C'étaient des travaux étonnans , en raison du peu de moyens et de la faiblesse des secours dont il pouvait disposer; car, pour cette goélette, qu'il construisit à Roroutonga , il ne fut secondé que par les Indiens, qui n'avaient aucune idée de cbarpente ni

tour des reins , le nœud coulant d'une grosse corde , qu'on tirait par les deux bouts, et qu'on serrait jusqu'à ce que finfortunée avouât sa faute et dénonçât son complice; genre de tyrannie dont il y a eu quelques exemples à 0-taïti; et, le pis, c'est que, lorsqu'elle était convaincue, on la ta touait de certaines marques surJa figure.. ./On voit un grand nombre defillesetdefe.j:mesencet ciat ; chose horrible, pour les habitans des îles de la SotiétélAussi ces marques, qu'elles emporteront au tombeau , perpétuent leur haine ; et elles n'attendent que le moment de la vengeance. Je sais que les missionnaires dirent que ce ne sont paseux qui ont établi ces lois tyranniquej» ; cela est possible ; mais il est difficile de croire qu'à cette époque ils n'aient pas eu le pouvoir de les abolir "OU d'en empêcher l'exécution. S'étant trompés sur l'état de ce peii^le , ils n'avaient , dans le principe , pas trop exagéré le bien du changement qu'ils avaient opéré ; et, quand ils découvrirent leur erreur, ils voulaient, à tout prix, arrêter le cours des désordres renaissans. Voilà le mot de l'énigme.

de forge , et il est vraiment surprenant qii*il ait pu achever pareille entreprise; mais on lui reprochait ( et les Indiens le croyaient ) d'en avoir retiré de grands avantages; ce qui nest pas. de sais qu'il ne vendit pas ce bâtiment ce qu il lui avait coûté , sans compter son travail personnel , et la peine inouie qu'il avait eue à le finir et à le charger ; mais cela fit causer; et puis il y avait un autre inconvénient. Ces bâtimens le constituaient toujours en dépense. 11 fallait des marchandises, de l'argent; il fallait payer , recevoir les marchandises qu'on portait aux îles visitées , celles qu'on en rapportait. Tout cela avait un air de commerce qui excitait des jalousies , et les Indiens le croyaient tellement riche, que ceux de Bora Bora et de Tahaa disaient, dans cette dernière guerre, que s'ils pouvaient s'emparer de Raïatéa, ils jetteraient toutes les étoffes du pays à la mer, pour s'habiller des belles étoffes européennes dont la maison de M. Williams était remplie. Rien, dans la plupart des iles , n a plus nui que cette apparence de négoce à la cause des missionnaires. Il vaudrait donc infiniment mieux qu'ils n'eussent point de bâtimens pour leur compte; et je crois même que, pour se maintenir comme missionnaires , il faudra qu'ils s'interdisent le commerce; car on pourrait justement reprocher à quelques-uns de s'y être livrés avec trop d'ardeur (i).

(0 II faut, pourtant, convenir que leur position est bien pénible. Sans perspective pour leur famille , dans un pays où ils

Le lendemain , la reine et toute sa cour vinrent à bord; mais on obtint qu'il ne descendrait, avec elle, dans k cabane, que sa tante et un ou deux chefs. Ce dîner fut agréable. La reine se comporta bien ; mais les autres convives burent un peu trop largement , surtout de Teau-de-vie ; et étaient un peu plus que gais, avant de quitter la table. La reine aime beaucoup le pain. Tout le temps que le brick fut là, elle envoyait, chaque malin, chercher sa part de ce qui s'en faisait à bord. Nous allions aussi souvent la visiter à terre; et, pendant tout notre séjour , nous n'eûmes qu'à nous louer de son afi'abilité et de la complaisance avec laquelle elle nous accueillit toujours, soit chez elle, soit en quelque autre lieu que nous la rencontrassions.

M. Williams et sa femme, de leur côté , se montrèrent on ne peut plus aimables pour moi. Ce missionnaire aplanit même quelques dillicullés que j'avais avec un blanc établi à Raïatéa, et qui devait venir, avec moi àToubouaï,pour travailler à une goélette, dont il a déjà été question ailleurs. Gracieux et de bonne société , je n'ai eu qu'à me louer de ses égards et de

tremblent de voir îeursenfans atteindre l'âge où l'exemple de la corruption devient dangereux, et peut influer sur leur conduite pour le reste de leur vie , il est as>ez naturel qu'iU cherchent à se ménager quelques ressources , soit pour se retirer tous ensemble , soit pour éloiiiner leurs enfans du foyer de l'infection. Sous ce rapport , ils sont excusables de se livrer au commerce, s'ils ignoraient l'état des choses avant devenir aux îles.

sa complaisance , qu'il poussa jusqu'à se charger d'acheter pour moi des marchandises , pendant que j'allais visiter d'autres lieux, où m'appelaient mes afîaires.

Le 20 avril , nous levâmes l'ancre, pour quitter l'île; mais il est difîicile de sortir de cette baie paf la passe par où nous étions entrés. Nous fûmes obligés de nous diriger sur une autre ouverture qui se trouve à l'ouest ; et qui , assez éloignée , demande de l'attention , à cause des nombreux bancs de corail dont elle est semée. Nous ne pûmes la gagner, les vents devenant faibles et contraires. li nous fallut» de nouveau , jeter l'ancre , sans prévoir quand nous pourrions partir. Je descendis avec les ofliciers qui allaient à la pêche, pendant que je parcourais un peu le bois. Là , le pays , sauvage et beau , entrecoupé de ruisseaux , ressemblait à quelques parties d'Otaïti , quoique, partout, le soi fût moins riche. Nous rencontrâmes aussi quelques Lidiens , qui , logés dans des cabanes élevées à la hâte , venaient chercher des provisions. Ce genre de vie est vraiment misérable; et ces ^ens, errant ainsi, prendront, indubitablement, des manières sauvages et farouches, plutôt que de se civiliser.

Le vent , ayant tourné à l'ouest , nous levâmes l'ancre de nouveau ; et, retournant d'où nous étions venus le matin , nous réussîmes enfin à sortir. Le même vent nous était favorable pour aller à Toubouaï ; mais, peu certains de sa durée , nous porta-

mes d'abord directement à l'est , passâmes près d'Oùhaïné , vîmes Charles Saunders , revîmes Moréa et O-taïli ; et, delà , nous rendîmes à Toubouaï; visite dont j'ai donné les détails ailleurs.

Je ne dirai que quelques mots de Tahaa et de Bora Bora, considérées sous le rapport géographique , non qu'elles manquent d'intérêt, mais parce que je ne les ai pas personnellement visitées; et je n'en aurais même rien dit, s'il ne convenait de les rappeler, au moins, dans la partie géographique , pour l'éclaircissement des notions d'histoire que j'ai pu rassembler ailleurs sur l'une et sur l'autre.

Tahaa , île haute , comme Raïatéa , est entourée , comme elle , d'un rescif qui leur est commun , et qui peut avoir vingt-quatre milles d'étendue, du nord au sud, sur une largeur variant de cinq à douze milles, et parsemée de petits îlots boisés. Cook l'avait nommée 0^rt/i<7. Les relations les plus modernes lui donnent aujourd'hui mille habitans.

Bora Bora, nommée Bola Bola par Cook, et précédemment San Pedro parBonechea, est élevée, comme la précédente; entourée, comme elle, dune ceinture de rescifs, plantée de cocotier^;; et dresse, au milieu , son cône de rochers, tapissé , vers le bas, de pandanus et de cocotiers, au - dessus ; ce qui l'a fait ingénieusement comparer à un bouquet, ceint d une guirlande de verdure. Le bassin qui sépare les rescifs de l'île, présente une eau toujours

— 56o — limpide et calme, comme celle d'un lac. On verra, dans les parties ethnologique et historique , le genre de célébrité qui s'attache k Bora Bora , qui , autrefois très-peuplée , n a pas , aujourd'hui , plus de huit cents âmes.

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