EXEMPLES
Médoua , un parent ou parente.
Médoua tam , parent , homme , père , etc.
mdoua vahiné , v^venie , mère y etc. . ^. . ^
Médoua hovai, beau-père ou belle-mère, indistinctement.
Mèdouahovaitamyhe^\^-^y^'
Médoua hovai uahiné , belle-mère.
Manou oni , oiseau mâle.
Manou ouf a , oiseau femelle.
11 y a, pourtant, quelques exceptions, comme :
Vahay verrat.
Mali , truie.
Touaué , un frère.
Touahiné , une sœur.
Tanin roa , uh petit garçon.
Potii , une petite- fiile.
La langue n'a point de cas; ou, du moins, les cas , si elle en admet, ne se distinguent pas dans les noms même ; mais elle y supplée , comme plusieurs autres langues^ par de petit, mot? quelle place devant les noms.
EXExMPLES :
Nominatif. Téhaava^ le juge.
Génitif. No té haava , du iuce.
Datif. I TÉ haava , au juge.
Accusatif. Tt haava , le juge.
Vocatif. Et lî haava , ô j ui^e.
Ablatif. I TÉ haava y du juge.
Le pluriel se forme en ajoutant mau , comme :
Té mau haava , les juges , etc.
Les noms adjectifs , comme les substantifs , n ont rien qui détermine leur genre , et l'on dit :
£. taata mai t ai , bon homme.
JE. vahiné m ait ai , bonne femme. JS, taata ino , méchant homme.
L!. vahiné i>o, méchante femme.
Mais le nombre , dans les adjectifs , se détermine souvent comme il suit :
E. taata maitai , bon homme.
E. taata maitatai , de bons hommes.
E. taata ino , méchant homme.
E. taata ïino , de méchans hommes.
É. raau rahi , un grand arbre.
É. raau. barahi , Je grand» arbres.
Quant aux verbes, voici ce qu'en dit la grammaire o-taïtienne, publiée par les missionnaires.
Les verbes o-taïtiens sont actifs, passifs et neutres; xnais indépendamment de ces trois caractères la plupart ont un ca«.a.jractif et un c-^^ftf^f-^J^' les verbes réguliers actifs peuvent donc être conjugués de quatre manières différentes :
1» Ité , savoir.
t? Faailè , faire savoir.
y Itéhin. su.
4- Faaité Ma . mettre en état d être su- La forme causative d'un verbe résulte de l'addition à ce verbe des syllabes /««. haa ou ta. Son passif se forme en y ajoutant Am ou a. Pour en former le passif causatif on le fait précéder de/a« , haa ou ta ; et suivre de hia.
Les verbes neutres et presque tous les noms peuvent être changés en verbes actifs causatifs , en mettant avant faa , haa ou ta ; et en verbes passifs causltifs, en y ajoutant hia, comme mcUe^n^ être mort; haa maté, occasionner la mort, haa maté hia ; être amené à l'état de mort.
Les verbes ont trois personnes au singulier , vav , oé oié; quatre au àne\,taoua, maoua, oroua raoua ; trois au pluriel , tatou au matou , outou et
ratou.
Te haapii néi van , j enseigne.
Singulier ^ Te haapii néi oé, tu enseignes.
Té haapii néi oié , il ou elle enseigne.
I Té haapii néi taouu , moi et toi enseignons. Duel / "^^ haapii néi maoua , moi et lui enseignons. Té haapii néi oroita , vous deux enseignez. Té haapii néi raoua , eux deux enseignent.
Pluriel
Té haapii tatou ou matou, nous autres (trois au
plus ) enseignons.
Té haapii outou, vous (trois au plus) enseigner. Té haapii ratou , ils ( trois au plus ) enseignent.
Les verbes ont les modes suivans :
Té parau néi, parler ici ;aparau, parler ou parlé ; ahiri poteau, é parau a dou itan , si j'avais quelque chose à dire , je parlerais. Ainsi, une sorte A infinitif local; un infinitif ordinaire et un participe passé, ayant la même forme; et un conditionnel présent.
Il y a quatre temps , savoir :
Le présent. — Té papai néi au , j'écris ou je suis écrivant. L'imparfait. — Fé papai va uau , j'éciivais ou j'étais alors
écrivant. Le parfait. — / papai na vau , j'écris ou j'ai écrit. Le futur. — E papai ûw , j'écrirai.
Ces quatre temps se distinguent de la manière suivante :
i" le présent , en mettant té avant le verbe , et néi entre le verbe et le pronom j
2" L*imparfait , en mettant fi avant le verbe , et ra à la place de néi ;
3« Le parfait, en mettant i avant le %'crbe » et na après \
4*^ Le futur, en mettant é avant le verbe.
SECTION IL