C. Toos
Les Toos étaient les images des Atouas. Ces images, devant lesquelles les prêtres déposaient les offrandes, faisaient les prières et présentaient les victimes, se conservaient avec le plus grand soin dans les Marais. Taillées en pierre ou en bois, c'était, comme art , tout ce qu'on pourrait imaginer de plus ridicule et de plus grossier. Les premières, en effet, n'étaient, le plus souvent, qu'une colonne ou un bloc triangulaire, couvert d'étoffes. Les secondes étaient des morceaux de bois évidés en dedans, et n'ayant presque ni forme ni figure, ou présentant des traits horribies, les jambes et les bras monstrueux, ou seulement indiqués. En somme, les images des Atouas étaient travaillées avec bien moins de soin que celle desTiis, leurs inférieurs, dont quelques-uns, comme gardiens, devaient se trouver autour des temples. La raison en est que les images n'étaient pas les vrais emblèmes de la divinité. Dans plusieurs îles, il n'y en avait même pas; et, là où il y en avait, comme à 0-taïti, elles n'étaient que le tabernacle où se déposait ce qui représentait partout les dieux ; c'est-à-dire les plumes rouges , ]emaro ouroii et autres objets du même genre, les seuls symboles véritables de la divinité, la représentant seuls , dans toutes les iles.
Ce maro ouroUf image de la divinité et du feu , était une ceinture ou plutôt un suspensoir de plusieurs pieds de long et artistemeut travaillé, avec des plumes rouge, jaune, et bleu ou noir. Les douze premiers membres ou grands - maîtres des douze loges d'Aréoïs (voyez plus bas), pouvaient seuls le porter; et le arii rahi, roi ou chef suprême, le portait aussi , mais seulement dans quelques occasions solennelles, comme le jour de son installation. Le rnaro ourou avait la propriété de rendre inviolable et sacrée (moa), et d'égaler presque aux dieux la personne qui en était revêtue. Il joue, dans toute iOcéanie, un rôle des plus singuliers. Il en est question dans presque tous les chants relatifs aux dieux. Nous avons vu Hiro parcourir la terre pour le chercher. Dans un autre chant , Hina ( la lune ) pleine sa perte; et ce chant, dont je possède quelqtiesfragmens, paraît avoir de grands rapports avec le chant égyptien , où Isis pleure la mort et va à la recherche d'Osiris, son époux. On ne saurait woire combien ils se donnaient de peine pour obtenir ces plumes rouges, emblèmes tle leurs dieux. Ils ne tuaient point les oiseaux auxquels ils espéraient les soustraire; mais, les guettant nuit et jour, ils s^eEorçaient de les surprendre , pour leur arracher ces plumes, et leur rendaient ensuite la liberté, dans Tespoir de les rattraper , quand les plumes arrachées auraient repoussé. En avoir beaucoup était une forlune , quoiqu'elles n'eussent aucune vertu avant d'à-
voir été oliertes aux dieux, ou avant que les prêtres les eussent rendues sacrées par des cérémonies et des prières aux Marais; aussi tous ceux qui possédaient ces objets précieux ne manquaient-ils pas de les porter aux temples à de certaines époques; et là, les remettant aux prêtres , ils recevaient, en échange, un certain nombre de celles qui avaient déjà été consacrées , et qu'on retirait, à cet effet, de rinjtérieur du Too ou de dessus leToo même. Il y avait peu d'individus qui n'eussent en leur possession quelques-unes de ces images. Ils les itéraient et les gardaient avec le plus grand soin , dans leurs demeures ou dans leurs Marais, et les portaient avec eux en mer, en voyage et dans tous les lieux où il y avait des dangers à courir. Aussi précieuses pour eux que le sont les reliques pour quelques-uns d'entre nous, ik en faisaient le même usage. Elles garantissaient leurs possesseurs des maladies, des périls et des enchantemens.
Ils confondaient souvent les objets les uns avec les autres, ce qui vient, probablement, du peu de fixité de leurs idées. Ainsi ces plumes rouges, quoique unanimement reconnues pour l'emblème des Atouas ou dieux, semblaient également représenter les Oromatouas ou dieux lares , sinon , plutôt, l'ensemble de leurs divinités ou esprits de Po , puisqu'ils nommaient indistinctement ces touffes de plumes atouas ou oromatouas ; et , dans ce cas, leur culte ne paraissait être souvent que celui des morts; mais quels
que fussent ces objets , ils en attendaient le plus grand secours; car, menacés d*un danger quelconque, ils couraient les chercher , croyant que leur présence suffisait pour les en garantir ; et , en mer, à rapproche d'une tempête, ils les tendaient du côté de l'horizon d'où venait Forage, et lui ordonnaient de se retirer, soit au nom de ces signes , soit au nom des divinités que ces signes même représentaient.
Personnel du culte.
Je renferme, sous ce titre , tout ce que j'ai à dire de tous les ministres des autels, quels qu'ils fussent, et qu'il faut distinguer en trois classes principales, aussi différentes par leurs droits que par leurs fonctions : les prêtres y les inspirés ou prophètes et les aréois.
A. Prêtres.
Toute question politique de guerre ou de paix, toute entreprise relative au bien de l'état ou du peuple en général , aussi bien que la moindre action des particuliers devant être soumises à l'inspection comme à l'approbation préalables des dieux, et ne pouvant avoir lieu que sous leurs auspices , les cérémonies et services faits aux Marais devaient être extrêmement fréquens; et, vu leur longueur, d'une fatigue ex-
irême pour les oflicians. Sous ce rapport, Texercice du sacerdoce, en dépit des immenses prérogatives qu*on y avait attachées, devait être bien pénible. 0)ntrainls d'assister à tout, sans même être exempts des dangers de la guerre, les prêtres menaient, en eflfet , une vie d'activité à la fois corporelle et mentale, qui, sous ce climat, et vu le caractère d'indolence de ces nations, devait être la pire de toutes les souffrances, dont l'équivalent , s*il existait , ne pouvait se trouver pour eux, au milieu même de l'opulence et des plaisirs des sens , que dans les jouissances de l'ambition et de l'orgueil satisfaits.
Les places des prêtres étaient héréditaires comme celles des chefs , ou , plus exactement , comme toute fonction et emploi publics. Jaloux de leur autorité , les premiers d'entreux appartenaient toujours à la haute aristocratie, et jouissaient d'un pouvoir presqu'égal à celui des rois ou des chefs supi êtnes. Ministres de divinités cruelles , il était rare qu'ils annonçassent autre chose que des calamités ou la mort ; aussi le fidèle ne les voyait et ne s'en approchait-il qu'avec crainte et respect; sachant trop bien qu'un signe , un mot qui leur déplaisait était un arrêt de mort; car, non-seulement ils annonçaient les sacrifices exigés par les dieux , mais encore on les croyait maîtres d'ôter la vie, quand bon leur semblait; et, telle était l'autorité de leurs menaces, que les personnes qui en étaient l'objet périssaient effectivement toujours. Était-ce simplement l'effet de la peur et de la
- 476 - , crédulité, ou bien avaient-ils des poisons ou autres moyens de destruction employés par eux dans ces circonstances? Je n'ai pu le savoir. Les Indiens croyaient (et plusieurs le croient encore aujourd'hui) que les dieux vengeaient ainsi leurs ministres offensés. Sans vouloir décider une question délicate, qui les inculperait gratuitement peut-être, il me suffira de faife observer qu'ils connaissaient plusieurs poisons, et qu'ils fixaient quelquefois, avec précision , Tépoque à laquelle leurs meiiaces devaient ressortir leur effet. Dans les derniers temps, aux îles de la Société, ils avaient beaucoup perdu deleur influence , s'étant laissé surprendre et supplanter par les inspirés et l€s sorciers, dont il sera question bientôt; mais, dans les autres îles, prêtres, sorciers', inspirés, étaient miis ei appartenaient tous au même corps.
Indépendamment de ce que la personne du prêtre était sacrée , indépendamment de ce que la superstition Tin vestissait d'une puissance qui partageait j en <juelque sorte, le gouvernement entre l'autorité politique et l'autorité sacerdotale , pour prévenir des collisions dangereuses entre ces deux pouvoirs qui tiraient leur force de leur union , on avait soia d'investir, presque toujours, du sacerdoce suprême, un frère ou un proche parent du chef. Souvent même le gouvernement était purement théocratique , ainsi qu'on le verra plus loin.
Les prêtres possédaient encore des prérogatives dont ne jouissaient pas même les principaux chefs ,
comme la polygamie , établie en leur faveur. La bigamie étaife' permise aux hommes dans toutes les classes; mais, du moins aux îles de la Société , le roi lui-même n'épousait que deux femmes , tandis que les prêtres pouvaient en avoir jusqu'à douze. Ils vivaient aussi riches et pourvus abondamment de tout ce qui était nécessaire à la vie; car le peuple , craintif et crédule , ne manquait pas de leur apporter une grande partie de ce qu'il possédait. Les chefs même û'étaient pas sans appréhensions à leur égard. Ayant toujours besoin de leur ministère , et les croyant intimes avec les dieux , ils redoutaient leur influence, et évitaient, avec le plus grand soin, tout ce qui aurait pu les indisposer; aussi, après un bon succès h la guerre, par exemple, payaient-ils largement l'intervention des prêtres auprès des dieux et leurs prières , tandis que , de son côté , le peuple les récompensait de ce qu'ils avaient déjà fait, et de ce qu'ils devaient faire encore, parce que, seuls, ils pouvaient obtenir des dieux la continuation de leurs faveurs et 'la défaite totale de l'ennemi.
Si les Marais étaient nombreux , le nombre de leurs desservans était bien plus considérable encore. 11 n'y avait, néanmoins, dans chaque district ,qu'un seul faaoua pouré , grand -prêtre ou souverain sacrificateur , chargé de présider aux grandes solennités, aux cérémonies importantes, et d'offrir les victimes humaines aux dieux ; mais le clergé du temple national de chaque district se composait, de plus :
!«> D'un amoi toa, gardien des images; 20 D' un jD02^re, prêtre subalterne j 3*» D'un certain nombre dopou noui^ mot désignant toutes les personnes employées à Fentretien et au service du Maraï, qui consistaient à .dresser \esfata , autels , à enterrer les restes des victimes, etc. , etc.
Les prêtres seuls pouvaient entrer en tout temps dans les Marais , manger de la chair des animaux offerts en sacrifice , et des fruits des arbres renfermés dans les limites des temples ou de la terre sacrée. Dans cette religion, comme dans beaucoup d'autres , le clergé entier , sans en excepter ses membres de la dernière classe, porteurs de quelque emblème ou signe sacré, obtenait, toujours, plus ou moins de témoignages de cette vénération et de ce respect voués, presque partout, par le peupleà tous ceux qu'il croit en commerce plus ou moins intime avec la Divinité ou honorés de sa faveur. Il en était ainsi dans nombre de circonstances; entr autres quand le pouré, prêtre de seconde classe , parcourait les districts annonçant le tabou y quelque fête ou quelque cérémonie , couvert seulement de feuilles de coco ou d'un morceau d'étoffe qui avait enveloppé ou touché les imasfes des dieux. Tous alors , même les chefs , devaient tomber le visage contre terre sur son passage, et personne n'eût osé prononcer une seule parole, aussi lon£$-temi3S qu'on entendait ses cris.
B. Inspirés ou Prophètes.
Les dieux n étaient pas représentés seulement par des plumes rouges, par le maro ouroit , par d'autres objets analogues , comme nous l'avons vu plus haut. Ils avaient aussi des toos ou images animées; car l'homme osait, quelquefois, simuler la Divinité et se faire appeler dieu. Ces représentans des dieux étaient, par avance, ou devenaient, au besoin, (J^^ inspirés , espèces de prophètes , assez semblables aux Voyans des Hébreux. Leur fait n'était pourtant pai Tapothéose pendant la vie; car, bien que nommés dieux, ils n'étaient, effectivement, que l'emblème des êtres surnaturels dont ils portaient le nom , mais tellement identifiés avec eux , que leurs deux substances se confondaient en une seule. Leur extérieur ne cessait pas d'être celui de l'homme ; mais , tant qne durait l'inj-piration , leur esprit était divin ; et, par conséquent, leurs paroles, leurs actes , étaient ceux des dieux mêmes.
Il y avait toujours , dans toutes les îles, quelqu'individu représentant ou personnifiant la Divinité. Quelquefois c'était l'arii rahi ou le roi lui-même; mais, plus souvent encore, c'était soit un prêtre ou chef subalterne, soit un individu quelconque; car il ne paraît pas qu'on tînt beaucoup à la qualité sociale du vice-dieu, A Raïatéa, le principal chef, Tamatoa , souvent a reçu l'hommage du peuple , en qualité de
dieu ; et , à 0-taïti , on a vu , depuis 1800 jusqu'à l'époque de l'adoption du christianisme, l'inspiré Tini obtenir, des chefs comme du peuple, une espèce de culte. On portait devant lui les victimes soit, sur le champ de bataille , soit dans les Marais ; et cet imposteur , qui même avait pris le nom du dieu dont il prétendait recevoir l'inspiration , pouvait seul, en temps de guerre, passer impunément d'un camp à l'autre, et traverser, sans crainte , les rangs des ennemis les plus exaspérés. Aux Marquises , et dans plusieurs autres îles, ces usages existent encore. Il s'y trouve, presque toujours, des individus qui, constamment inspirés, prennent le titre d'Atouas et reçoivent des sacrifices en cette qualité.
Les sorciers , aussi nombreux là qu'ailleurs, car là, comme ailleurs, l'eflronterie multiplie les fripons, en raison directe du nombre des dupes que l'ignorance leur prépare; les sorciers, dis-je , étaient souvent dans le même cas, c'est-à-dire momentanément inspirés parles Tiis; à cette différence près, néanmoins , que les inspirés par les dieux étaient des objets de vénération dont on recherchait les faveurs , à qui les femmes du premier rang ne dédaignaient pas de prodiguer des caresses, et souvent leur personne ( car leurs embrassemens passaient pour être ceux de la Divinité même); tandis que les sorciers, n'éprouvant ces paroxismes que quand ils voulaient opérer leurs ^nchantemens ou maléfices , n'occasionnaient qu'éloignement, crainte et terreur.
Dliutres cas, encore, étaient ceux où les prêtres ou sorciers faisaient passer qnelqu'esprit étranger dans le corps de ceux qu'ils voulaient perdre ou punir. L'état de ces enchanlés était exactement celui de nos démoniaques. Les prêtres emplo^^aient , à cet effet, les Oromatouas ou dieux lares; et les sorciei'S employaient les Tiis. L'effet , dans l'un et l'autre cas, était à peu près le môme. Comme pour nos démoniaques, leurs actions et leui*s paroles étaient attribuées «I l'esprit qui les possédait. Ils avaient des attaques , des couvulsions; et, vrais objets d'horreur et de pitié, mouraient, presque toujours, au milieu des plus affreuses souffrances. Tout délire, toute agitation, tout violent accès de fièvre, de même que la folie, la démence ou la plus terrible des frénésies, étaient attribués aux dieux ou à l'influence de quelqu'esprit; mais, le plus souvent, aux enchanteniens 'des sorciers ou à la malice des prélres ou inspirés. Il était rare que leurs menaces ou leurs enchantemens prodyisitisent des effets aussi terribles; mais ils amenaient fréquemment ces maladies lentes de mélancolie et de découragement, toujours mortelles. Les premières, plus rares, devaieut donc être ou des maux naturels, semblables à ceiix des autres pays, ou l'effet de poisons. Les missionnaires, qui habitent depuis long-temps ces îles , et qui ont été témoins de ces scènes, croient que c'étaient de vrais démoniaques , et que les dieux oïl les Tiis qui les possédaient n'étaient autre chose que nos diables.
VOT AUX ÎLES —T. 1. 3i
Cependant, les prêtres, au moins dans les îles delà Société, s'étaientlaissésupplanter; et ces rôles étaient, la plupart du temps, joués par des individus étrangers à leur ordre, quoiqu'eux-mêmes continuassent à s'en servir, dans Toccasion. D'autres, comme je l'ai déjà dit, les jouaient avec plus d'adresse. Inspirés en permanence ou du moins périodiques, comme les prêtresses de Delphes, ils Tétaient à volonté , pouvaient, presqu'en tout temps, rendre leurs oracles, représentaient le dieu et en prenaient souvent le nom. Un individu, dans cet état, avait le bras gauche enveloppé d'un morceau d'étoftb , signe de la présence de la Divinité. Il ne parlait que d'un ton impérieux et véhément. Ses attaques, quand il allait prophétiser, étaient aussi effroyables qu'imposantes. Il tremblait d'abord de tous ses membres, la figure enflée, les yeux hagards, rouges et étincelant d'une expression sauvage. Il gesticulait, articulait des mots vides de sens, poussait des cris horribles qui faisaient tressaillir tous les assistans, et s'exaltait parfois au point qu'on n'osait pas l'approcher. Autour de lui , le
silence de la terreur et du respect C'est alors qu'il
répondait aux questions , annonçait l'avenir , le destin des batailles , la volonté des dieux ; et , chose étonnante ! au sein de ce délire , de cet enthousiasme religieux, son langage était grave , imposant , son éloquence noble et persuasive.
Ces scènes d'inspiration étaient les plus concluantesde toutes; car, alors, les paroles de l'inspiré , ou du
prêtre qui en jouait le rôle, étaient regardées comme celles du dieu même. Quel que iVit Tordre donné, l'on y obtempérait presque toujours sur-le-chainp, sans que personne, non pas même les chefs, osât s y opposer. On a vu , a la demande des dieux, le peuple courir spontanément aux armes, entraîner ses souverains'malgré eux , ("aire }a guerre à tel district sans la moindre provocation, et commettre, sur le territoire ennemi , des excès que n'eût pas même justifiés une déclaration de guerre en règle, croyant, de bien bonne foi , obéir à la Divinité , quand , trèsprobablement, il n'était que l'instrument aveugle de Vanimosite et de la vengeance des prêtres ou de
l'inspiré.
Qu'elle fût réelle ou jouée-, cette sorte d'extase influait puissamment sur les paroles et sur les dispositions intellectuelles de l'inspiré. C'est ce dont ne permettent pas de douter les déclarations conformes des Indiens et autres personnes. On a vu; souvent, des individus qui n'annonçaient, jusqu'alors, ni talens, ni éloquence, parler, pertinemment, tout à coup, dans leur délire corivulsif, des choses les plas importantes, et traiter, souvent avec faconde , dans ce langage hyperbolique et figuré , distingué du langage vulgaire et que les chefs et les orateurs possédaient seuls, après l'avoir appris dès fenlance, les questions les plus délicates et les plus ardues, auxquelles on les Supposait étrangers. Cette merveilleuse facilité s'éclipsait .en enx, à ce qu'il
paraît, avec les transports et renthousiasme'qui Tavaient fait naître^ et , s il faut eu croire plusieurs lénioios oculaires, desiuspirésf|ui , duiant des guerres, s'étaieut distingués par leur bravoure , par leur sagacité, et surtout parréloquencelapluseutraÎDaDle, une Ibis rentrés dans leur état habituel , ont , en un instant, perdu ces qualités éminentes , sans jamais les retrouver ensuite, quelqu occasion qui se présentât de les exercer de nouveau. Je renvoie aux pUpiologistes l'explication de ces étranges anomalies, en doutant toutefois un peu que l'état actuel de la science leur permette d'en rendre un compte satisfaisant.