III
Vêtement.
Si les Polynésiens étaient agréablement et com^ modément logés ; s'ils ne manquaient presque jamais de nourriture; et si, même, ils se procuraient, presque sans travail , des alimens , le plus souvent, non moins abondans que délicats; leur industrie manufacturière ne faisait pas non plus défaut à la nécessité qu'éprouve l'homme de se préserver, par le vêtement , sous quelque latitude qu'il habite, des alternatives du chaud et du froid. A cet égard, comme aux autres, ils avaient même su joindre , jusqu'à un certain point , les intérêts du
— ii3 — luxe à ceux de la commodité , n'oubliant pas plus qu'ailleurs que la coquetterie est aussi une sorte de besoin pour l'homme; de manière qu'après avoir exposé les procédés , aussi simples qu'ingénieux, par lesquels ils se procuraient les étoffes nécessaires pour se vêtir, j'aurai à présenter quelques détails assez piquans, peut-être, sur la toilette polj^nésienne.
A. Habits.
Les nattes flexibks et les légères étoffes qu'ils étaient parvenus à fabriquer de l'écorce de plusieurs de leurs arbres , leurs étaient plus que suffisantes pour se préserver des incléhiences de l'air, sous un climat constamment si doux. La confection de l'un et de l'autre de ces objets restait entièrement dévolue aux femmes. C'était leur plus grand travail aux îles de la Société, des Amis, des Navigateurs, de Sandwich, etc.
La fabrication de la tapa était d'autant plus rude , qu'une pièce, une fois commencée, devait s'achever presque sans la moindre interruption ; et il paraît que le maniement prolongé du pesant maillet a coûté la vie à plusieurs d'entr' elles.
Voici comment les Polynésiennes confectionnent
ces étoffes.
Après avoir détaché des arbres qui la fournissent , et qui seront mentionnés plus bas , l'écorce propre h
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fabriquer leurs étoffes, elles la mettent tremper dans l'eau de rivière, jusqu'à ce que le premier épiderme dur et vert se détache aisément de la partie fibreuse de l'intérieur, qui est mince et blanche, selon la nature des arbres dont elle provient. L'intérieur de l'écorce ainsi détaché, elles l'étendentsur la verdure en fils de peu de largeur, mais bien rapprochés les uns des autres, ou prennent soin de les tenir partout à la même épaisseur, et de leur donner une fois la largeur et la longueur que doit avoir la pièce qu'elles ont à fabriquer. Ces fils restent quelque temps en cet état, afin d'en dissiper l'humidité; et cette seule opération suffit pour les joindre ensemble, de manière à ce qu'ils ne fassent qu'un tout déjà susceptible de se plier et d'être apporté dans les ateliers ou maisonnettes, où s'achève la fabrication.
Là , sont disposées des pièces de bois carrées , de vingt à trente pieds de long, sur environ sept à dix pouces d'épaisseur , et un peu évidées par en bas , de manière à ne porter sur la terre que par leurs extrémités.
Ces pièces de bois , qu'on pourrait nommer métier, puisqu'elles servent, en effet, à. la fabrication des étoffes , sont toujours tirées du mara ( cephalanthus ), qui est jaune , dur et très-sonore. Quiind l'écorce fibreuse est apportée à l'atelier dans l'état précédemment décrit , les ouvrières en couchent l'une des deux extrémités, dans toute sa largeur , sur le métier; et , après l'avoir un peu mouillée , se mettent
à la battre dans toute son étendue, avec une sorte de maillet carré, de douze à quatorze pouces de longueur sur deux et demi à trois d'épaisseur, sillonné , sur ses quatre faces, de petites lignes peu profondes et d'une dimension inégale, c'est-àdire plus minces sur une face- que sur l'autre , et diminuant ainsi , graduellement , sur chacune de manière à devenir aussi délicates que le fil le plus délié. Les ouvrières battent ainsi la pièce , en longueur et en largeur , commençant par le côté du maillet pourvu des rainures les plus larges et les plus profondes, et continuant ainsi , successivement, jusqu'aux plus fines , et là se termine le travail.
Quand une pièce d'étoffe était ainsi achevée (car je parle ici plutôt d'une industrie passée que d'une industrie encore bien active), on la portait avec soin sur quelque gazon, et on la mettait sécher 9U soleil , ce qui , sous les tropiques , ne demandait pas beaucoup de temps; puis , roulée et enveloppée , on la suspendait aux poutres ou toits des maisons , pour s'en servir au besoin , soit comme habillement, soit comme présent à faire dans les noces , dans les cérémonies , etc. , aux chefs , aux prêtres , aux sorciers , etc.
Chaque famille avait, comme je laidit, une de ces maisonnettes où les femmes s'occupaient de cette fabrication; mais il y avait, déplus, dans chaque district, des espèces d'ateliers publics, maisons spacieuses où une immense quantité de ces étoffes se fabriquait à
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roccasioû des fêtes, des visites des Aréoïs, d'un principalchef ou d'autres soleunités. Là, les femmes se réunissaient souvent au nombre de deux ou trois cents. Les provisions leur étaient alors apportées parles hommes, qui même , en pareil cas, faisaient la cuisine ; car les ouvrières , commençant des pièces de six à sept cents pieds de long sur dix à douze de large, n'avaient ni trêve ni repos* Le bruit étourdissant des maillets se faisait entendre dès le matin , de bonne heure, pour ne cesser que tard, dans la soirée; mais leurs travaux, quoique fatigans, étaient plutôt agréables que pénibles pour elles; car, dans l'heureuse disposition d'esprit de ce peuple , la gaieté et les plaisirs régnaient au sein même de la fatigue, si bien que toutes ses occupations se changeaient , en quelque sorte , en plaisirs. Ainsi , fort souvent, les fabricantes de tapa ne travaillaient qu'au milieu des rires , des chants et des danses ; et , comme il y avait de l'émulation entr' elles , l'achèvement de chaque pièce devenait l'occasion d'une scène d'allégresse, où celles qui venaient de la finir poussaient des cris de joie, et se mettaient à chanter et à danser autour de l'atelier de celles de leurs compagnes qui n'avaient pas encore rempli leur tâche. Tableau charmant, sans doute, qui pourrait faire croire que l'âge d'or des poètes n'est pas tout- à-fait une fable !
Les arbres dont l'écorce était propre à faire de la tapa étaient :
I o Le maïoré ( artocarpus incisas ) , dont on
— '^7 — ne prenait, à cet eflfet, que les jeunes branches;
2" L'aoa ou ora ( ficus prollxa ) ;
3° Le mati {ficus tinctoria );
4" L*auté ( hroussonetia papjrifera ).
Le maïoré et Fauté se travaillaient seuls et produisaient de très-belles pièces blanches; mais on les mélangeait pour en faire une espèce d'étoffe à jour ou mousseline de qualité supérieure. Le mélange du maïoré et de Tora, de Tora et du mati, en produisait aussi de fort belles , mais de couleur terne.
Les Polynésiens avaient différentes sortes de teintures végétales. Ainsi , de l'intérieur de l'écorce du tiaïri ( aleurites triloha ) , ils tiraient une espèce de gomme ou couleur très-épaisse d'un rouge foncé , dans laquelle ils trempaient l'étoffe fine faite avec les branches du maïoré , ce qui lui donnait la consistance d'une toile cirée, et la rendait même , quelque temps , imperméable à la pluie. Ainsi , encore , du suc blanc du fruit du mati {ficus tinctoria ) , et des feuilles du tou { cordia sehesteiia) , ils obtenaient une très-belle couleur rouge, et en liraient une autre, mais plus obscure, de l'écorce de Faite ( casuarina equisetifolia ). L'écorce du nono ( morindacitrifolia ) , et les feuilles de Fobuiscitaminée, leur fournissaient un très-beau jaune, mais peu solide, qu'ils prétendaient améliorer , en y ajonlant le fruit râpé du tomanou {calophjilum inophyllum). Souvent ils mêlaient ensemble plusieurs autres
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plantes, qui donnaient à leurs étoiles, soit une bonne odeur, soit des couleurs variées. Ils faisaient aussi fréquemment usage de Téréa ( curcuma longa), dont ils se servaient dans toutes les îles , non seulement pour teindre leurs étoffes, mais aussi pour se peindre le corps et la figure.
Outre qu'ils donnaient une couleur unie à des pièces entières, ils en avaient de nuancées, et d'autres où, sur un fond jaune, ils plaçaient des guirlandes de (leurs, ou autres dessins d'un beau rouge, produisant un très-bel effet. Ces étoffes de luxe n'étaient portées que par les chefs, les prêtres et leurs femmes , et s'employaient , surtout, pour une espèce d'habillement , nommé tipouta , qui , comme le poncho des x^méricains , beaucoup plus long que large , et ayant , au milieu , un trou propre à laisser passer la tête, tombe sur le devant, et sur le derrière du corps , en descendant jusqu'à la moitié des jambes , et couvre les épaules , mais laisse les bras libres et à découvert. La confection des étoiles de cette espèce demandait beaucoup plus de soin que celles des autres. Elles étaient beaucoup plus épaisses; car, souvent , on mettait deux ou même trois pièces les unes sur les autres, pour n'en faire qu'une seule, en les battant avec le maillet, après les avoir mouillées, de la manière décrite plus haut. Quant aux dessins ou aux fleurs, leur application demandait plus d'attentionque d'art; car, dès qu'une pièce était fabriquée, teinte en jaune et ])ien tendue, on
prenait des fougères ou d*autres herbes ou feuilles à jolis dessins; on les imbibait de couleur rouge , on les étendait sur la pièce , on les y pressait doucement avec la main, et la couleur s'imprimant , sans peine , sur rétoife encore molle , reproduisait correctement la forme de la feuille ou de l'objet qu'on y avait ainsi étendu.
La fabrication de tous ces produits étant entièrement abandonnée aux femmes , les épouses des chefs présidaient toujours à leur confection. Non contentes d'y travailler elles - mêmes , elles avaient encore, pour la plupart, la prétention d'exceller, surtout, dans la fabrication des étoffes plus précieuses , comme les étoffes nuancées et les étoffes ornées de fleurs , dont je viens de parler. Dans les momens de travail public , quand plusieurs centaines d'ouvrières devaient se réunir en un même atelier , elles étaient aussi toujours présentes; et, cela, depuis le commencement jusqu'à la fin des opérations, aidant à préparer Técorce , à l'unir; travaillant, en général, en personne , à la plus grande pièce. Lorsque tout était fini , toutes se mettaient à chanter , à danser , et un bon repas faisait oublier les fatigues de ces corvées, d'ailleurs si joyeuses.
Les nattes aussi étaient fabriquées par les femmes. Celles qu'on faisait avec l'écorce des jeunes branches du bouraau (hibiscus) étaient d'un tissu très-fin. Cette écorce , après avoir été bien trempée et bien lavée , se grattait avec beaucoup de soin, sur une
petite planche , au moyen d'un coquillage , tant pour ramollir que pour la rendre mince , et en taire sortir la partie gommeuse , avant que de la travailler; aussi ne l'employait-on que pour la confection des tipouta , et autres vêtemens des chefs. Celles qui servaient de voiles de pirogues ou de coucher , étaient faites de diverses autres écorces, et même des feuilles du jeune fara {pandanus)^ également préparées dans l'eau /grattées et amollies; mais demandaient moins de travail. Toutes étaient faites à la main , quelquesunes ornées de différens dessins, et souvent dun tissu si fin et si régulier , qu'on pourrait le comparer à celui des produits de nos meilleures fabriques.
Ces étoffes et les nattes ne servaient que de vêtemens le jour , de coucher ou de couverture la nuit. Les étoffes étaient indifféremment à Fusage des deux sexes ; mais , comme vêtement , les nattes n'étaient portées que par les hommes. On ne pouvait aller à l'eau ni avec les nattes , ni avec les étoffes , parce que les nattes étaient d'une trop grande valeur pour ne pas les ménager , et parce que l'étoffe tombait en lambeaux, comme du papier, au moindre contact de l'humidité. Il fallait donc se dépouiller de tout vêtement pour se baigner ou pour aller dans l'eau ; et c'est en cet état de nudité complète que les femmes , sans même excepter la reine , préparaient Fécoice pour la confection des objets dont je viens de parler.
B. Toilette {tatouage).
J'ai déjà signalé plusieurs fois l'effet pittoresque de leurs costumes d'apparat , dans les fêtes et dans les réunions publiques. Il faut rappeler ici un usage , bien souvent décrit par les voyageurs; usage existant dans toutes les îles, excepté dans celle de Râpa , et dans un petit nombre d'autres. Je veux parler du tatouage ou coutume de s'imprimer des marques dans la peau avec une liqueur d'un bleu foncé, exprimée du noyau du fruit du tiaïri {aleurites triloba) brûlé. Le tatouage ne différait que par le genre des dessins. Ils recevaient , pour la première fois ^ ces marques, à l'âge de puberté; et, depuis, dans tous les âges , suivant les circonstances , leur rang et leur conduite. A la Nouvelle-Zélande , par exemple , les dessins indiquent les différentes tribus , de manière qu'on pourrait dire que , là , le peuple ou les vassaux portent les signes de leur vassalité, et les chefs leur écusson sur la figure ; car c'est la figure qui , à la Nouvelle - Zélande, est le plus tatouée. Pour les femmes , le tatouage n'était , presque partout , qu'un ornement; mais, pour les hommes, c'était, souvent, un signe de distinction, le souvenir d'un haut fait, l'attestation d'une bravoure extraordinaire; ou il avait pour but de perpétuer la mémoire d'un ami , d'un enfant, d'une mère ou de quelqu'événement glorieux ou funeste , soit qu'ils s'y fussent signalés
eux-mêmes, soit qu'ils y eussent perdu quelqu'objet digne de leurs regrets.
Aux îles de la Société ils recevaient le tatouage beaucoup plus jeunes qu'en d'autres îles; du moins les jeunes filles étaient-elles obligées de l'y subir de fort bonne heure , non que des rites les y contraignissent , mais seulement pour ajouter à leur beauté; car, là , point de beauté parfaite sans cesornemens. C'était de huit à dix ans que commençaient, pour elles, ces pénibles opérations , cause de douleurs si aiguës, que quelques-unes même y succombaient, quoique le tatouage n'eût lieu que par courtes séances, pour ne pas trop fatiguer les pauvres patientes. Pendant l'opération , elles étaient entourées de leurs mères et d'autres femmes qui les maintenaient , les encourageaient, les battaient , même , pour les rendre dociles , et les faisaient rester immobiles , pendant que le îahoua ou artiste (car c'est bien ainsi que je dois le nommer ), imprimait , sur leur personne, ses fantastiques, mais toujours gracieux dessins. Aux îles de la Société , les femmes étaient tatouées aux mains, au bas des jambes, aux pieds, aux cuisses et aux hanches; mais jamais sur d'autres parties du corps. On commençait par les cuisses; et les jeunes filles ne s'habillaient guère qu'après avoir reçu les premières de ces marques ; car , avant , c'est-à-dire jusqu'à l'âge de neuf à dix ans , elles allaient entièrement nues.
Le tatouage différait par le genre des dessins et
par les parties du corps où les marques en étaient imprimées. A la Nouvelle-Zélande, c'étaient des lignes minces, mais très-régulièrement dessinées, et qui, souvent, couvraient toute la figure, tandis qu^ils en traçaient rarement sur les autres parties du corps; ces dessins, d'un genre tout particulier , ne ressemblent pas mal aux ornemens des colonnes de quelques ordres d'architecture.
Aux Marquises , le tatouage s'imprime toujours en larges lignes traversant horizontalement le corps et la figure , comme autant de rubans blancs; et , là , des chefs ou des guerriers distingués en ont , souvent, le corps entièrement couvert , même jusqu'aux oreilles, aux lèvres et aux yeux. Ils ne peuvent réussir à se défigurer de la sorte qu'au prix de tourmens affreux; car , quoiqu'ils ressemblent alors à des nègres, ce n'est pourtant plus le même aspect. Il y a dans la contenance d'un homme ainsi tatoué , quelque chose qui repousse et fait horreur. C'est le sauvage inhumain dans son appareil le plus hideux; c'est le barbare cannibale , sous son point de vue le plus dégoûtant; c'est un tigre, un monstre qui fait frémir, qui boirait du sang humain , et qui dévorerait des chairs palpitantes.
Aux îles Gambier , le tatouage, qui est beau, ressemble à celui des Marquises; mais il est en lignes moins larges et mieux dessinées. Plusieurs en sont tout couverts ; et , à distance , on les croirait habillés. Cependant ils se surchargera beaucoup moins que les
chefs , et les guerriers des îles Marquises ; car , trèspeu d'entr'eux ont des marques sur la figure, et leurs femmes ne sont que rarement tatouées. J'en ai vu pourtant quelques-unes qui avaient des lignes au bas des jambes et près des mains. Comme dans plusieurs autres îles , ils ne reçoivent ces marques qu'à l'âge de puberté , par petites parties , et à longs intervalles ; mais il paraît qu'ils continuent à en recevoir à tout âge ; aussi les vieillards en sont-ils plus couverts que tous les autres.
Aux îles de la Société , les figures , moins prodiguées , étaient disposées avec plus de goût. Ils imitaient souvent des objets de la nature, des animaux, des poissons et même des hommes. Uu Indien d'0-taïti vit une fleur de Ijs sur la boussole du bâtiment français V^dhémar, Après l'avoir soigneusement examinée , il s'en alla et revint, peu de temps après , avec un autre Indien qui portait cette figure imprimée sur le bras et parfaitement imitée. Ni là, ni dans les îles environnantes , pas la moindre trace de tatouage sur la figure; aux lies basses de l'archipel Dangereux, tout le corps, la figure exceptée , en est souvent couvert; mais sans ordre et sans régularité.
L'instrument avec lequel s'imprimaient ces marques était extrêmement simple, ne consistant qu'en un tout petit fragment d'os, rarement long de plus d'un demi-pouce, de la forme d'une herminette , et ayant pour manche un bâton de longueur proportionnée. Ce petit instrument avait, au tranchant,
trois à cinq petites pointes ou dents , avec lesquelles se faisaient les piqûres dans la peau. Le tahoua (Fartiste) , trempait ces pointes dans la liqueur bleue, les adaptait aux dessins qu'il avait préalablement tracés avec du charbon ou autre chose , et frappait légèrement dessus avec un autre petit bâton. Les dents pénétraient dans la peau , et la liqueur circulait dans les piqûres qu elles avaient faites , piqûres qui, toutes légères qu'elles étaient en apparence, n'en restaient pas moins absolument indélébiles.
SECTION IIL