‹ Voyages aux Iles FeroëChapitre 3 sur 26 · PE · texte numérisé non relu

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La goélette Pourquoi pas ?

dont le Commandant, Pilote Le Mée, rendait de tels services aux pêcheurs de toutes nationalités que, grâce à lui, notre pavillon était devenu pour eux l’emblème des secours désintéressés. Ceci nous valut des ovations dont nous cherchions la cause...

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Le 8 août, à 3 heures du matin, nous appareillions, quittant presque à regret ces îles curieuses, rendues plus attrayantes par la connaissance du «Pirate» de Walter Scott qu'il faut avoir lu quand on va aux Shetland: Il anime ces paysages désolés, donne de l’intérêt à toutes les localités et fournit une foule de renseignements sur les mœurs, les superstitions, la vie d'autrefois des descendants des Norses.

Nous louvoyons pour sortir de la passe et doubler Sumburgh Head. Cette navigation est rendue diffcile par les bancs de brume qui nous enveloppent fréquemment, cachant la terre et nous faisant craindre des abordages avec les nombreux bateaux de pêche. Enfin nous donnons dans le Trou, passage qui sépare Sumburgh Head de l’île Fair. Cette île, située à midistance entre les Orcades et les "Shetland; est, par temps clair, comme une énorme balise très utile aux navires, mais, par les temps de brume, si fréquents dans ces parages, elle est fort redoutable : entourée de violents raz de marée elle n'offre que des côtes inhospitalières, continuellement battues par les tempêtes,et compte d’ailleurs de nombreux naufrages à son actif, malgré ses deux phares et sa sirène de brume...

Nous faisons route au N.350 O., directement sur les Féroë. À 8 h. 30 nous passons tout près de l’île Foula, impressionnante avec sa falaise à pic de 400 mètres de hauteur au sommet de laquelle s’accrochent des nuages.

Le 9 août à 4 heures du matin, nous avons parcouru

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62 milles depuis l’île Foula, mais, à 10 heures le vent calmit, la houle est très grosse et nous faisons peu de route. À 4 heures, pluie abondante et brume ; enfin à 19 heures, la brume se dissipe et nous apercevons les Féroë, l’île de Naalsoë un peu au vent à nous.

Au mois d'août, le soleil se couche à cette heure-là.

Le vieux Thorsavn.

La brume, qui ne quitte presque jamais ces îles, accrochée aux montagnes, reliait entre eux les sommets et il semblait que ces vastes pyramides tronquées fussent d'énormes colonnes noires destinées à supporter le ciel. Entre ces pyramides, s’ouvraient les fjords, les uns à l'Ouest, rouges comme un brasier ardent, 1lluminés par le soleil couchant,les autres d'une teinte bleue

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