DESCRIPTION DU CARCADDAN (RHINOCEROS
Quand nous eûmes franchi le fleuve du Sind, connu sous le nom de Pendjäb, nous entrâämes dans un marais planté de roseaux, afin de suivre le chemin qui le traversait par le milieu. Un carcaddan en sortit sous nos yeux. Voici la description de cet animal : il est de couleur noire, a le corps. grand, la tête grosse et d'un volume excessif; c'est pourquoi on en fait le sujet d’un proverbe,et l'on dit : « Le rhinocéros, tête sans corps. » [1 est plus petit que l'éléphant, mais sa tête est plusieurs fois aussi forte que celle de cet animal. 11 a entre les yeux une seule corne, de la longueur d'environ trois coudées et de la largeur d'environ un empan. Lorsque l'animal dont 11 est ici question sortit du marais à notre vue, un cavalier voulut l'attaquer; le carcaddan frappa de sa corne la montüre de ce cavalier, lui traversa la cuisse et la renversa, après quoi il rentra parmi les roseaux et nous ne pümes nous en emparer. J'ai vu un rhinocéros une seconde fois, pendant le même voyage, après 8 prière de l’asr ; il était occupé à se repaître de plantes. Lors-
الشيم الامام LT الزاهد بهاء الدين ركرياء القرتي وهو احد الثلاثة الذين اخبرق ail الولى الصالم برفان الدين الاعرج عمدينة الاسكندرية Gi سالقاهم ى رحلتى فلقهةتهم A ed, ان جدّة الاعلى كان يسمى بحمد بن تسم GA géo فت السنى & العسكر الذي aire لذلك لماج بن يوسف ايام امارته على العراق واقام بها وتكائرت ذزيته وهولاء الطائفة المعروفون بالسامرة لا ياكلون مع احد ولا ينظر اليم ei حين باكلون ولا يصاهرون اح<! مى Pré ولا يصاهر اليهم احد وكان لهم فى هذ! العهد امير يسمى ونار بضم الواو is النون ولنذ كر خبرة ثم سافرنا مى مدينة جناق
l’imäm pieux et dévot, Behà eddin Zacarià, le koreïchite عل (c'est un des trois personnages que le cheïkh, le saint et vertueux Borhân eddin ala’radj m'avait prédit, dans la ville d'Alexandrie, que je rencontrerais dans le cours de mon et, en effet, je les rencontrai; ,]38 .م ,1 voyage [conf. t. Dieu en soit loué!); ce cheïkh, dis-je, m'a raconté que le premier de ses ancêtres s'appelait Mohammed, fils de Ki- cim, le koreïchite; qu’il assista à la conquête du Sind avec l'armée qu'envoya pour cet objet Heddjädj, fils de Yoûcef, pendant qu'il était émir de l'Iräk; qu'il y fixa son séjour et que sa postérité devint considérable.
Quant à cette peuplade connue sous le nom de Sémirak, elle ne mange avec personne, et qui que ce soit ne doit regarder ses membres lorsqu'ils mangent; ils ne s’allient pas par mariage avec quelqu'un faisant partie d'une autre tribu et personne non plus ne s'allie avec eux. Ils avaient alors un émir nommé Oundr, dont nous raconterons l'histoire.
Après être partis de Ja ville de Djénäny, nous marchômes
104 VOYAGES يقعدون al) المدينة فى احتدام القيظ وحرها ديد فكان وسظه وفوطة على كتفيه: de فوطة Past Jus عريانيى مبلولة بالماء فا يمضى اليسيرمى الزمان حتى تيبس تلك ابد ولقيت بهذه المدينة RSS الفوطة فيبلّها مرة اخرى خطيبها المعرون بالشيبانى واراى كتاب امير المومنيى لشليغة هذة. المدينة وهم las جر بن عبد العرير رضّه لجدّه الاعلى يتواركوتها مى ذلك العهد الى الان» الله امير ال مومنيى بر بن us à pui هذا ما OUT ونص عبد العزيز لفلان وتاريخه سنة تسع وتسعين وعليه مسكتوب | العزيز عمد لله وحده على dus خط امير المومنيى كر بن
Nous entrimes dans Siwécitän au fort de 1616, et la chaleur y était très-grande. Aussi mes compagnons s’asséyaientils tout nus; chacun plaçait à sa ceinture un pagne, et sur ses épaules un autre pagne trempé dans l'eau. Bien peu de temps s’écoulait avant que cette étoffe fût séchée, et alors on la mouillait de nouveau, et ainsi de suite. Je vis à Siwécitän son prédicateur, nommé Accheïbäny; il me fit voir une lettre du prince des croyants, le khalife Omar, fils d'Abd ÂAlaziz, adressée au premier de ses ancêtres, pour l'investir des fonctions de prédicateur en cette ville. Sa famille se les est transmises par héritage, depuis cette époque jusqu'à présent.
Voici la teneur de cette lettre :
« Ceci est l'ordre qu'a promulgué le serviteur de Dieu, le prince des croyants, Omar, fils d'Abd Alazfz, en faveur d'un tel. » La date est l’année وو (de l'hégire; 717-18 de J. C.). Selon ce que m'a raconté le prédicateur susdit, sur ce diplôme est écrite, de la main du prince des croyants, Omar, fils d'Abd Al’aziz, la phrase suivante : « La louange appartient à Dieu seul. » |
D'IBN BATOUTAH. 105 ما اخبرن للاطيب المذكور ولقيت بها ايضا الشير المعمر المرندى وذكر ان عرة يزيت de ماية واربعيى سنة وأنه pa لقتل المستعصم an (آخر خلفاء بنى العباس AU pe)
LE كان يسكن بهة: المدينة الامير ونار السامرى الذى PS. ذكرة والامير قيصر الرودى وها ف4ى خلمة السلطان ومعيها حو الف leo فارس وكان يسكن بها كافر مى الهنود اسمه رين بفتم الراء وبفتم الناء المعلوة والنون وهو مي CN بالمحساب والكتابة فوفك على ملك الهنك مع بعض الامرآء
Je rencontrai aussi à Siwécitän le vénérable cheïkh Mohammed Albaghdädy, qui habitait l’ermitage bâti près du tombeau du vertueux cheïkh Othmän Almérendy. On ra- Conte que l’àge de cet individu dépasse cent quarante années, لب أ a été présent au meurtre d'Almosta’cim Billah, le dernier des khalifes abbâcides, lequel fut tué par le mé- Géant Holäoun (Houlagou), fils (petit-fils) de Tenkiz,le Tar- .عتما Quant au cheïkh, malgré son grand âge, il était encore . Mbuste et allait et venait à pied.
ANECDOTE
| Dans cette ville habitaient l'émir Ounär assâämiry, dont il à été fait mention, et l’émir Kaïçar arroûmy, tous deux du service du sultan, et ayant avec eux environ mille huit ناه cavaliers. Un Indien idolâtre, nommé Ratan, y de- Meurait aussi. C'était un homme habile dans le calcul et lériture; il alla trouver le roi de l'Inde , en compagnie d'un
وقيصر Prés تقديم الكافر hab pes على قثله فلا كان فققلوه وعادوا الى المدينة ès ما كان بها مى مال السلطان وذلك اثنا عشركا واللك ماية الف دينار وصرفن اللك عشررة آلان دينار مى ذهب الهند وصين الدينار اليندى ديناران
émir; le souverain le goûta, lui donna le titre de chef du Sind, l’établit gouverneur de cette contrée et lui accorda en fief la ville de Siwécitän et ses dépendances. Enfin, il le gratifia des honneurs, c'està-dire de timbales et de drapeaux, ainsi qu'il en donne aux principaux émirs. Lorsque Ratan fut de retour dans le Sind, Ounêr, Kaïçar, etc., virent avec peine la prééminence obtenue sur eux par un idolàtre. En conséquence, ils résolurent de l’assassiner, et, quelques jours s'étant écoulés depuis son arrivée, ils lui conseïllèrent de se transporter dans la banlieue de la ville, afin d'exaininer la situation où elle se trouvait. 11 sortit avec eux; mais lorsqu'il fit nuit, ils excitèrent du tumulte dans le camp, prétendant qu’un lion y avait fait irruption. Ils se dirigérent vers la tente de l'idolâtre, le tuèrent et revinrent en ville , où ils s'emparèrent de l'argent qui appartenait au sul tan, et qui s'élevait à douze lacs. Le lac est une somme de cent mille dinârs (d'argent); cette somme équivaut à dix mille dinärs d’or, monnaie de l'Inde, et le dinàr de l'Inde
D'IBN BATOUTAHI. 107 ' ونصف ديفار مى ذهب المغرب وقدّموا de انفسهم ونار المذكور وسموه ملك فيروز وقسم الاموال على العسكر ثم خافن على ali لبعدة عن قبيلته 8 p فون معه مى اتاربه Ouais قبيلته وقكّم الباقون من العسكر de انفسهم قيصر الروى واتصل | خب بعماد الملك سرتيز ملوك السلظان وهو يوميذ امير ' امرآء السند وسكناة بملتان met العساكر à ro البر وى نهر السنت وبين ملتان وسيوستان عشرة ايام وخمج اليه ' قيصر فوقع اللقآء وانهرم قيصر ومى ame اشنع هريممة وتحصفوا .
بالمدينة نحخصرهم Gall quais عليهم واشت عليهم dal فظلبوا الامان بعد أربعيئ يومًا من نزوله عليهم ناعطام
vaut deux dinârs et demi, en monnaie du Maghreb. Les insurgés mirent à leur tête le susdit Ounär, qu'ils appelèrent Mélic Firoûz, et qui partagea l'argent entre les soldats. Mais emuite il craignit pour sa sûreté, à cause de l'éloignement où il se trouvait de sa tribu. Il sortit de la ville, avec ceux de ses proches qui étaient près de lui, et se dirigea vers sa Peuplade. Le reste de l’armée choisit alors pour chef Kaïçar arroüm y. | Ces nouvelles parvinrent à ‘’Imäd Almulc Sertiz, esclave du sultan, qui était alors émir des émirs du Sind et résidait à Moultân. 11 rassembla des troupes, et se mit en Marche, tant par terre que sur le fleuve du Sind. Entre ultin et Siwécitän, il y a dix journées de marche. Kaifr sortit à la rencontre de Sertiz, et un 6020135 içar et ses compagnons furent mis en déroute de la manière k plus honteuse, et se fortifièrent dans la ville. Sertiz les Miégea et dressa contre eux des mangoneaux ou balistes; siége étant devenu très-pénible pour eux, ils demandè- Tent à capituler au bout de quarante jours, à partir de ce-
108 VOYAGES بقتلهم' po الامان فطا نزلوا اليه غدرم واخذ اموالهم nes فكان كل يوم يضرب اعناق بعضهم ويوسظ بعضهم اخرين منهم وهلا جلودهم تبنا ويعلّقها على السور فكان مصلوبة ترعب مى ينظر اليها وجع sd معظمه عليه تلك التل هنالك ونزلث Je رءوسنهم فى وسط المدينة فكانت بتلك المدينة اثر هذه الوقيعة بمدرسة فيها كبيرة وكنت انام على سطدها ناذا استيقظتٌ من الليل ارى تلك لجلود in) NL المصلوبة فتشميرٌ النفس منها ولم تطب نفسى بالسكى العادل علاء الملك لخراساقى Jet AU فانتقلت عنها وكان المعروف بغصم الدين قاضى شراة ى متقدم التاريخ قد وفك
lui où Sertiz avait campé vis-à-vis d'eux. [1 leur accorda la vie sauve; mais, lorsqu'ils furent venus le trouver, il usa < de perfidie envers eux, prit leurs richesses et ordonna de les mettre à mort. Chaque jour il en faisait décapiter plusieurs, en faisait fendre d’autres par le milieu du corps, écorcher d'autres, ordonnait de remplir de paille la peau de ceux-ci et la pendait au-dessus de la muraille. La majeure partie de celle-ci était couverte de ces peaux, mises en croix, qui frappaient d'épouvante quiconque les regardait. Quant aux têtes, Sertiz les réunit au milieu de la ville, et elles y formèrent une sorte de monticule.
Ce fut après cette bataïlle que je m'arrêtai dans la ville de Siwécitän , où je me logeai dans un grand collége. Je dormais sur la terrasse de l'édifice, et, lorsque je me réveillais la nuit, je voyais ces peaux suspendues; mon corps se contractait à ce spectacle, et mon âme ne fut pas satisfaite du séjour de ce collége. Aussi je l'abandonnai. Le docteur distingué et juste ’Alà Almulc Alkhorâçâny, surnommé Facih eddin, anciennement kädhi de Hérât, étant venu trouver
على ملك الهندى فولاه مدينة لاقرى ولعالها مى بلاد inf وحضر هذه RS À مع عاد الملك سرتيز يمن are مى العسأكر فعزمت على السفرمعه الى مدينة GPS وكان له ur عشر