‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 26 sur 103 · ACTE DE GENÉROSITÉ DE CET ÉMIR · texte numérisé non relu

ACTE DE GENÉROSITÉ DE CET ÉMIR

Une amitié se forma entre moi et ce noble roi, Djeläl eddin, et notre intimité et notre affection furent affermies. Nous nous rencontrâmes dans la capitale, Dihly. Lorsque le sultan partit pour Daoulet Abäd, ainsi que nous le raconterons, et qu'il m'ordonna de rester dans la capitale, Djeläl eddin me dit: « Tu as besoin, pour ton entretien, d’une somme considérable, et l'absence du sultan sera longue. Accepte donc ma bourgade, et perçois-en le produit jusqu'à mon retour. » C'est ce que je fis, et j'en perçus environ cinq mille dinärs. Que Dieu lui accorde sa plus belle récômpense |

Je vis à Oüdjah le cheïkh dévot, pieux et noble, Kothb eddin Haïder, l’Alide, qui me fit revêtir le froc. C'était un des plus grands hommes de bien, et je ne cessai de garder lhabit dont il me revêtit, jusqu'à ce que les Indiens idolâtres m'eussent dépouillé sur mer. D'Oüdjah je me rendis à la ville de Moultän, qui est la capitale du Sind et la résidence de

D'IBN BATOUTAH. 117‏ السند ومسكن امير 22 وى الطريق اليها على مسافة عشرة اميال منها الوادي المعرون بخسرو آباد وهو مى الاودية LA‏ LE ÿ‏ الا 0 ا مركب cast as‏ عن أمتعة السستازين ات الجعث وتغتش رحالهم وكانت عادتهم فى حين وضولنا Li‏ ان ياخذوا الربع مى كل ما يجلبه التجار وياخذوا على كل فرس سبعة دنانير مغرمًا تم بعد وصولنا الهند بسنتيى رفع السلطان تلك المغارم وامران لا يوخذ مى الناس الا الزكاة والعشرلما بايع ai RUE‏ العباس العباسى Lt‏ اخذنا فى اجازة هذا

الوادى وقتشت الرحال عظم de‏ تغتيش رحلى لاه لم يكن فيه طايل Us‏ يظهرى اعيى #قناض كبيرً car‏ أكره أن

l'émir suprême de cette province. Sur le chemin qui y. conduit, et à dix milles avant d'y arriver, se trouve le fleuve connu sous le nom de Khosrew Abäd. Il est au nombre des grands fleuves, et on ne le passe qu'en bateau. On y examine, de la manière la plus sévère les marchandises. des passagers et l’on fouille leurs bagages. C'était la coutume, lors de notre arrivée à Moultän, que l'on prit le quart de tout ce qu'apportaient Îles marchands. On percevait, pour chaque cheval, un droit de sept dinärs; mais deux années après. notre arrivée dans l'Inde, le sultan abolit ces taxes et ordonna. que l’on n'exigeät plus des voyageurs que la dime aumônière (deux et demi pour cent) et l'impôt du dixième. Cela eut lieu à l'époque où il prêta serment au khalife Abou’1 Abbäs, l’'Abbâcide.

Lorsque nous commençâämes à traverser la rivière et que les bagages furent examinés, la visite de mon bagage me parut une chose pénible à supporter, car il ne renfermait rien de précieux, et cependant il paraissait considérable aux. yeux du public. Il me répugnait qu'on en prit connais-

Hi‏ عليه وبى لطف الله تعالى أن وصل Get‏ كبار الاجفاد مى Kg‏ قطب الملك صاحب ملتان فامر أن لا يعرض لى بعت ولا تغتيش فكان كذلك AN wat‏ على ما 888 d‏ من AU)‏ وبتنا تلك الليلة على شاط الوادى وقدم علينا 4. iso‏ ملك Auf‏ وابمه دفقان وهو مسمرقندى الاصل وهو الذى يكتب السلطان, باخبار تلك المدينة وكالتها وما wo‏ بها ومى يصل اليها فتعرفت به ودخلت فى tes‏ إلى امير ملتانء ذكر امير ملتان وترتيب Ale‏ وامير ملتان شو قطب الملك مى كيار الامراء وفضلاتهم لما دخلت عليه قام الى وصالحنى واجلسني الى جانبه Lande Luis the ## emo,‏ مى

sance. Ce fut par la grâce de Dieu que survint un des principaux officiers, de la part de Kothb Almulc, prince de Moultän. Il donna l’ordre de ne pas me soumettre à un examen ni à des recherches. Il en fut ainsi, et je remérciai Dieu des grâces qu'il avait daigné m'’accorder. Nous passèmes la nuit sur le bord du fleuve, et le matin le roi du bérid ou de la poste vint nous trouver. On l'appelait Dih- مقطا‎ , et il était originaire de Samarkand. C'était lui qui écrivait au sultan les nouvelles de la ville et de son district, lui annonçant ce qui y survenait et quels individus y arrivaient. Je fus questionné par lui et j'entrai en sa société chez l'émir de Moultän.

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