‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 27 sur 103 · DE L'ÉMIR DE MOULTAN ET DÉTAILS SUR CE QUI LE CONCERNE · texte numérisé non relu

DE L'ÉMIR DE MOULTAN ET DÉTAILS SUR CE QUI LE CONCERNE

Le prince de Moultän était Kothb Almulc, un des principaux chefs et des plus distingués. Lorsque j'entrai chez lui, il se leva, me prit la main et me fit asseoir à son côté. Je lui offris un esclave, un cheval, ainsi qu'unc certaine quantité

D'IBN BATOUTAH. 119‏ الربيب واللوز وهومى اعظم See Le‏ اليهم لانه ليس ببلادهم وانما we ad‏ خراسان وكان جلوس هذ! الامير على RSS‏ كبيرة عليها البسط des‏ مقربة منه القاضى ويسمى سالار calais‏ ولا اذكر أسمه وعن FE‏ ويسارة أمرآء الاجناد واهل السلاح وقون على راسه والعساكر تعرض بين يديه وهنالك قسى كثيزة ناذا اق مى يريت ان ÈS‏ فى ds) Ga ge‏ قوسا مى تلك القسى ينرع فيها وى متفاوتة فى الشدة فعلى قدر نزعه يكون مرتبه ومى اران ان يثبت El‏ فهنالك طبلة منصوبة فيجرى فرسه ويرميها xt‏ وهنالك ايضا خاتم معلق مى حائط صغير فيججرى فرسه ASE Ge‏ فان Rnb)‏ برجم

de raisins secs et d'amandes. C'est un des plus grands cadeaux qu'on puisse faire aux gens de ce pays, car il ne s’en trouve pas chez eux; seulement on en importe du Khoräçän. L'émir était assis sur une grande estrade, recouverte de tapis; près de lui se trouvait le kädhi appelé Sälär, et le prédicateur, dont je ne me rappelle pas le nom. Il avait, à sa droite et à sa gauche, les chefs des troupes, et les guerriers se tenaient debout derrière lui; les troupes passaient en revue devant lui; 11 y avait là un grand nombre d'arcs. Lorsqu'arrive quelqu'un qui désire être enrôlé dans l’armée en qualité d'archer, on lui donné un de ces arcs, afin qu'il le tende. Ces arcs sont plus ou moins roides, et la solde de l'archer est proportionnée à la force qu'il montre à les tendre. Pour celui qui désire être inscrit comme cavalier, il y a là une cible; il fait courir son cheval et frappe la cible de sa lance. 11 y a également un anneau suspendu à un mur peu élevé; le cavalier pousse sa monture jusqu'à ce qu’il arrive viga-vis de l'anneau, et, s’il l'enlève avec sa lance, il est con-

120 | VOYAGES 55 ومى أراد أن يثبت راميًا فارسًا فهنالك‎ Paie فهو ليد‎ قر ما يظهر مى‎ des موضوعة فى الارض فججرى فرسه ويرميها‎ الامير وسطنا عليه ما ذكرناق هر بانزالنا فى دار خارج المدينة‎

وعادتهم أن | fat D‏ حتى ياق امم السلطان

ذكر مى اجتمعت به فى هنية المدينة مى الغرباء الوافدين قاضى ترمث قدم بافله وولد5 دم ورد عليه بها اضوته se‏ الدين وضياء الدين وبرشان الدين ومنهم ميارك شاه احد

sidéré comme un excellent homme de cheval. Pour celui qui veut être enregistré à la fois comme archer et cavalier, on place sur la terre une boule. Cet individu fait courir son. cheval et vise la boule; sa solde est proportionnée à l'habileté qu'il montre à toucher le but. .

Lorsque nous fûmes entrés chez l’émir et que 20115 5 salué, ainsi que nous l'avons dit, il ordonna de nous loger dans une maison située hors de la ville, et appartenant aux disciples du pieux cheïkh Rocn eddin dont il a été question ci-dessus. C’est la coutume de ces gens-là de n’héberger personne, jusqu’à ce qu'ils en reçoivent l'ordre du sultan.

DES ÉTRANGERS ARRIVANT POUR SE RENDRE À LA COUR BU ,ROI DE L'INDE ET QUE JE RENCONTRAI DANS CETTE VILLE.

Je citerai : 1° Khodhäwend Zädebh Kiwäm eddin, kâdhi de Termedh, qui arriva avec sa femme et ses enfants; il fut ensuite rejoint à Moultân par ses frères, ’Imäd eddin, Dhià eddin et Borhân eddin; 2° Mobärec chäh, un des princi-

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كبار سمرقند ومنهم ارن بغا احد JUS‏ خارى ومنهم ملك زادة ابن اخت خذاوند زادة ومنهم بدر الدين JL‏ Jo‏ واحد مى هولاء معه أححابه وخ امه واتباعه وما cms‏ الى وصولنا الى ملتان شبران وصل احد QUE‏ السلطناى

خثك أونك es};‏ للذكور واد ود مهار ولاولادنها ولت جز

personnages de Samarkand; 3° Aroun Boghà, un des‏ عم Principaux habitants de Bokhära; 4° Mélic Zädeh, fils de la‏ fur de Khodhäwend Zâdeh; 5° Bedr eddin alfassäl. Clha-‏ ‘Un de ces individus avait avec lui ses compagnons,ses ser-‏ Yiteurs et ses ahérents.‏ Lorsqu'il se fut écoulé deux mois depuis notre arrivée à‏ * Mouiltin, ur des chambellans du sultan, Chems eddin alboû-‏ €xdjy, arriva, ainsi que Almélic Mohammed alherawy , le‏ oui (chef de la police). Lesultanlesenvoyait à la rencontre‏ Khodhäwend Zädeh. Ils étaient accompagnés de trois eu-‏ ® DR Qyues députés par Almakhdoümah Djihän, mère du sultan,‏ rencontre de la femme du susdit Khodhâwend Zädeh. Ces‏ & eh apportaient des vêtements d'honneur pour les deux‏ Poux et pour leurs enfants. Ils avaient mission de fournir‏ provisions de route aux hôtes nouvellement arrivés. Ils‏ 68 Vi rent me trouver tous ensemble et me demandèrent dans‏ Mel but j'étais venu. Je les informai que c'était pour me‏ *er au service du Seigneur du monde, c’est-à-dire le sul-‏

عاق مى خراسان يد خل بلاد الهند الا أن كان برسم الاقامة خها اعطتهم Gi‏ قدمت للاقامة استدعوا القاضى والعدول وكتبوا des de lis‏ مي أراد الاقامة مى أصحاى als‏ بعضهم مى ذلك وتجهزدا للسفر الى nat‏ وبين ملتان وبهنها مسيرة اربعيى EE à Cons‏ متصلة واخرج all‏ وصاخبه الذى dus‏ معه ما حتاج اليه فى ضيافة قوام الدين واستعحبوا مى

ملتان حو عشرين طبّاخا وكان el‏ يتقدم ليلاً الى كل

ga Jyis‏ الطعام وسواة فا يصل خذاوند زادة حتى يكون

الطعام maire‏ وينزل كل والح من ذكرناهم مى الوفود على 18

tan, car on le désigne ainsi dans ses États. Ce prince avait ordonné qu'on ne laissät pénétrer dans l'Inde aucune personne venant du Khorâçän, à moins que ce ne fût pour y démeurer. Lorsque j’eus fait savoir à ces individus que j'ar rivais dans l'intention de séjourner, ils mandèrent le kädhi et les notaires, et firent écrire un engagemeht en mon nom et en celui de mes compagnons qui voulaient demeurêr. Quelques-uns de mes camarades refusèrent de ‘prendre cet engagement.

Nous nous préparâmes à nous mettre en route pour la capitale. Il y a entre elle et Moultän une distance de quarante Journées, où l’on traverse constamment un pays habité. Le chambellan et le camarade qui avait été envoyé avec lui expédièrent les choses nécessaires pour héberger Kiwäm eddin, et emmenèrent de Moultän environ vingt cuisiniers. Le chambellan se transportait d'avance, durant la nuit, à chaque station et faisait préparer les aliments, etc. Khodhäwend Zädeh n'arrivait que quand le repas était prêt. Chacun des hôtes que nous avons mentionnés campait séparément dans

مقلوة بالسمن يضعون امام كل انسان qu‏ قطع مى ذلك او اربع ثم les‏ الارز المطبوخ بالسمن وعليه الدجاج A5‏ يجعلون لقهات القاضى ويسمونها البائمى ثم يجعلون القاهرية ويقف لتاجب على السماط قبل الاكل pose‏ الى kg‏ فيها السلطان ويخدم يع مى حضر لخحهقه ولشدمة عندم

حط الراس حو الركوع فاذا فعلوا ذلك جلسوا SN‏ ويوق بأقت اح RIT AD NI}‏ والزجاج ES‏ بماء النيات وهو لكلاب

تحلولا ى المآء ويسمون ذلك الشربة ويشربونه قبل الطعام ثم يقول لتاجب بسم الله فعنك ذلك يشرعون ف الاكل فاذا MT‏ أتوا باكواز الفقاع فاذا شربوة اتوا بالتنبول والغوفل وقد تقدم ذكرها فاذا اخذوا التنيول والغوفل قال شاجب بسم الله

frit dans le beurre. On met devant chaque personne‏ تتدعاوع quatre ou cinq morceaux de cela. Puis l'on sert le riz cuit‏ au beurre et surmonté de poulets; puis les petites bouchées‏ du kädhi (espèce de gâteau), que ces gens-là appellent alhd-‏ chimy; puis, enfin, les kghiriyah. Le chambellan se tient‏ debout près de la table givant de manger; il s'incline, en‏ signe d'hommage, vers le côté où se trouve le sultan, et tous‏ ceux qui sont présents pour le même objet en font autant.‏ L'hommage, chez les Indiens, consiste à incliner la tête en‏ avant comme pendant la prière. Lorsqu'ils ont fait cela, ils‏ s’asseyent pour manger; on apporte des coupes d'or, d'argent‏ et de verre, remplies de l’eau du sucre candi, c'est-à-dire‏ de sirop délayé dans de l'eau. On appelle cette liqueur du‏ chambellan‏ ع1 sorbet et on la boit avant de manger. Ensuite,‏ prononce ces mots : « Au nom de Dieu ». Alors on commence‏ à manger, et lorsqu'on a fini, des cruches de bière sont appor-‏ tées. Quand elles sont bues, on apporte le bétel et la noix‏ d'arec, dont il a été question précédemment. Après qu'on a‏

D'IBN BATOUTAH. 125‏ فيقومون ويخدمون مثل خدمتهم Ji‏ وينصرفون وسافرنا مى di‏ ان وصلنا الى بلاد agi‏ وكان اول بلك د خلناة مدينة

ابوهر بفتم الببآء وى اول تلك البلاد الهندية صغيرة حسنة كثيرة العمارة ذات انهار واتجار وليس هنالك مى DST‏ بلادنا شىء ما عدى النبق لآكنه Pois‏ عظم pi‏ تكون SL‏ منه بمقدار حبة العفص شديد BA‏ ولهم BARS LES‏ ليس يوجد منها شىء ببلادنا ولا بسواهاء

ذكر LT‏ بلاد gli‏ وفواكهها فنها العنية Pr‏ العبى وسكون النون وف الباء الموحدة وى نجرة تشبه EMI ET‏

pris le bétel et la noix d’arec, le chambellan prononce les nots : « Au nom de Dieu ». On se lève, l’on fait une salutation semblable à 12 première et l'on s’en retourne.

Nous voyageämes, après être partis de Ja ville de Moultän, notre cortége observant ce même ordre que nous venons de décrire, jusqu’à ce que nous fussions arrivés dans l'Inde proprement dite. La première ville dans laquelle nous entrâmes était celle d’Aboûher, où commencent les provinces indiennes. Élle est petite, mais belle, bien peuplée et pourvue de rivières et d'arbres. On ne trouve là aucun arbre de notre pays, excepté le nebek (lotus); mais, dans l'Inde, 11 est d'un volume considérable et chacun de ses fruits est aussi gros qu'une noix de galle et fort doux. Les Indiens ont beaucoup d'arbres dont aucun n'existe dans notre pays ni dans quelque autre.

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