DE L'ÉMIR DE MOULTAN ET DÉTAILS SUR CE QUI LE CONCERNE
Le prince de Moultän était Kothb Almulc, un des principaux chefs et des plus distingués. Lorsque j'entrai chez lui, il se leva, me prit la main et me fit asseoir à son côté. Je lui offris un esclave, un cheval, ainsi qu'unc certaine quantité
D'IBN BATOUTAH. 119 الربيب واللوز وهومى اعظم See Le اليهم لانه ليس ببلادهم وانما we ad خراسان وكان جلوس هذ! الامير على RSS كبيرة عليها البسط des مقربة منه القاضى ويسمى سالار calais ولا اذكر أسمه وعن FE ويسارة أمرآء الاجناد واهل السلاح وقون على راسه والعساكر تعرض بين يديه وهنالك قسى كثيزة ناذا اق مى يريت ان ÈS فى ds) Ga ge قوسا مى تلك القسى ينرع فيها وى متفاوتة فى الشدة فعلى قدر نزعه يكون مرتبه ومى اران ان يثبت El فهنالك طبلة منصوبة فيجرى فرسه ويرميها xt وهنالك ايضا خاتم معلق مى حائط صغير فيججرى فرسه ASE Ge فان Rnb) برجم
de raisins secs et d'amandes. C'est un des plus grands cadeaux qu'on puisse faire aux gens de ce pays, car il ne s’en trouve pas chez eux; seulement on en importe du Khoräçän. L'émir était assis sur une grande estrade, recouverte de tapis; près de lui se trouvait le kädhi appelé Sälär, et le prédicateur, dont je ne me rappelle pas le nom. Il avait, à sa droite et à sa gauche, les chefs des troupes, et les guerriers se tenaient debout derrière lui; les troupes passaient en revue devant lui; 11 y avait là un grand nombre d'arcs. Lorsqu'arrive quelqu'un qui désire être enrôlé dans l’armée en qualité d'archer, on lui donné un de ces arcs, afin qu'il le tende. Ces arcs sont plus ou moins roides, et la solde de l'archer est proportionnée à la force qu'il montre à les tendre. Pour celui qui désire être inscrit comme cavalier, il y a là une cible; il fait courir son cheval et frappe la cible de sa lance. 11 y a également un anneau suspendu à un mur peu élevé; le cavalier pousse sa monture jusqu'à ce qu’il arrive viga-vis de l'anneau, et, s’il l'enlève avec sa lance, il est con-
120 | VOYAGES 55 ومى أراد أن يثبت راميًا فارسًا فهنالك Paie فهو ليد قر ما يظهر مى des موضوعة فى الارض فججرى فرسه ويرميها الامير وسطنا عليه ما ذكرناق هر بانزالنا فى دار خارج المدينة
وعادتهم أن | fat D حتى ياق امم السلطان
ذكر مى اجتمعت به فى هنية المدينة مى الغرباء الوافدين قاضى ترمث قدم بافله وولد5 دم ورد عليه بها اضوته se الدين وضياء الدين وبرشان الدين ومنهم ميارك شاه احد
sidéré comme un excellent homme de cheval. Pour celui qui veut être enregistré à la fois comme archer et cavalier, on place sur la terre une boule. Cet individu fait courir son. cheval et vise la boule; sa solde est proportionnée à l'habileté qu'il montre à toucher le but. .
Lorsque nous fûmes entrés chez l’émir et que 20115 5 salué, ainsi que nous l'avons dit, il ordonna de nous loger dans une maison située hors de la ville, et appartenant aux disciples du pieux cheïkh Rocn eddin dont il a été question ci-dessus. C’est la coutume de ces gens-là de n’héberger personne, jusqu’à ce qu'ils en reçoivent l'ordre du sultan.
DES ÉTRANGERS ARRIVANT POUR SE RENDRE À LA COUR BU ,ROI DE L'INDE ET QUE JE RENCONTRAI DANS CETTE VILLE.
Je citerai : 1° Khodhäwend Zädebh Kiwäm eddin, kâdhi de Termedh, qui arriva avec sa femme et ses enfants; il fut ensuite rejoint à Moultân par ses frères, ’Imäd eddin, Dhià eddin et Borhân eddin; 2° Mobärec chäh, un des princi-
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كبار سمرقند ومنهم ارن بغا احد JUS خارى ومنهم ملك زادة ابن اخت خذاوند زادة ومنهم بدر الدين JL Jo واحد مى هولاء معه أححابه وخ امه واتباعه وما cms الى وصولنا الى ملتان شبران وصل احد QUE السلطناى
خثك أونك es}; للذكور واد ود مهار ولاولادنها ولت جز
personnages de Samarkand; 3° Aroun Boghà, un des عم Principaux habitants de Bokhära; 4° Mélic Zädeh, fils de la fur de Khodhäwend Zâdeh; 5° Bedr eddin alfassäl. Clha- ‘Un de ces individus avait avec lui ses compagnons,ses ser- Yiteurs et ses ahérents. Lorsqu'il se fut écoulé deux mois depuis notre arrivée à * Mouiltin, ur des chambellans du sultan, Chems eddin alboû- €xdjy, arriva, ainsi que Almélic Mohammed alherawy , le oui (chef de la police). Lesultanlesenvoyait à la rencontre Khodhäwend Zädeh. Ils étaient accompagnés de trois eu- ® DR Qyues députés par Almakhdoümah Djihän, mère du sultan, rencontre de la femme du susdit Khodhâwend Zädeh. Ces & eh apportaient des vêtements d'honneur pour les deux Poux et pour leurs enfants. Ils avaient mission de fournir provisions de route aux hôtes nouvellement arrivés. Ils 68 Vi rent me trouver tous ensemble et me demandèrent dans Mel but j'étais venu. Je les informai que c'était pour me *er au service du Seigneur du monde, c’est-à-dire le sul-
عاق مى خراسان يد خل بلاد الهند الا أن كان برسم الاقامة خها اعطتهم Gi قدمت للاقامة استدعوا القاضى والعدول وكتبوا des de lis مي أراد الاقامة مى أصحاى als بعضهم مى ذلك وتجهزدا للسفر الى nat وبين ملتان وبهنها مسيرة اربعيى EE à Cons متصلة واخرج all وصاخبه الذى dus معه ما حتاج اليه فى ضيافة قوام الدين واستعحبوا مى
ملتان حو عشرين طبّاخا وكان el يتقدم ليلاً الى كل
ga Jyis الطعام وسواة فا يصل خذاوند زادة حتى يكون
الطعام maire وينزل كل والح من ذكرناهم مى الوفود على 18
tan, car on le désigne ainsi dans ses États. Ce prince avait ordonné qu'on ne laissät pénétrer dans l'Inde aucune personne venant du Khorâçän, à moins que ce ne fût pour y démeurer. Lorsque j’eus fait savoir à ces individus que j'ar rivais dans l'intention de séjourner, ils mandèrent le kädhi et les notaires, et firent écrire un engagemeht en mon nom et en celui de mes compagnons qui voulaient demeurêr. Quelques-uns de mes camarades refusèrent de ‘prendre cet engagement.
Nous nous préparâmes à nous mettre en route pour la capitale. Il y a entre elle et Moultän une distance de quarante Journées, où l’on traverse constamment un pays habité. Le chambellan et le camarade qui avait été envoyé avec lui expédièrent les choses nécessaires pour héberger Kiwäm eddin, et emmenèrent de Moultän environ vingt cuisiniers. Le chambellan se transportait d'avance, durant la nuit, à chaque station et faisait préparer les aliments, etc. Khodhäwend Zädeh n'arrivait que quand le repas était prêt. Chacun des hôtes que nous avons mentionnés campait séparément dans
مقلوة بالسمن يضعون امام كل انسان qu قطع مى ذلك او اربع ثم les الارز المطبوخ بالسمن وعليه الدجاج A5 يجعلون لقهات القاضى ويسمونها البائمى ثم يجعلون القاهرية ويقف لتاجب على السماط قبل الاكل pose الى kg فيها السلطان ويخدم يع مى حضر لخحهقه ولشدمة عندم
حط الراس حو الركوع فاذا فعلوا ذلك جلسوا SN ويوق بأقت اح RIT AD NI} والزجاج ES بماء النيات وهو لكلاب
تحلولا ى المآء ويسمون ذلك الشربة ويشربونه قبل الطعام ثم يقول لتاجب بسم الله فعنك ذلك يشرعون ف الاكل فاذا MT أتوا باكواز الفقاع فاذا شربوة اتوا بالتنبول والغوفل وقد تقدم ذكرها فاذا اخذوا التنيول والغوفل قال شاجب بسم الله
frit dans le beurre. On met devant chaque personne تتدعاوع quatre ou cinq morceaux de cela. Puis l'on sert le riz cuit au beurre et surmonté de poulets; puis les petites bouchées du kädhi (espèce de gâteau), que ces gens-là appellent alhd- chimy; puis, enfin, les kghiriyah. Le chambellan se tient debout près de la table givant de manger; il s'incline, en signe d'hommage, vers le côté où se trouve le sultan, et tous ceux qui sont présents pour le même objet en font autant. L'hommage, chez les Indiens, consiste à incliner la tête en avant comme pendant la prière. Lorsqu'ils ont fait cela, ils s’asseyent pour manger; on apporte des coupes d'or, d'argent et de verre, remplies de l’eau du sucre candi, c'est-à-dire de sirop délayé dans de l'eau. On appelle cette liqueur du chambellan ع1 sorbet et on la boit avant de manger. Ensuite, prononce ces mots : « Au nom de Dieu ». Alors on commence à manger, et lorsqu'on a fini, des cruches de bière sont appor- tées. Quand elles sont bues, on apporte le bétel et la noix d'arec, dont il a été question précédemment. Après qu'on a
D'IBN BATOUTAH. 125 فيقومون ويخدمون مثل خدمتهم Ji وينصرفون وسافرنا مى di ان وصلنا الى بلاد agi وكان اول بلك د خلناة مدينة
ابوهر بفتم الببآء وى اول تلك البلاد الهندية صغيرة حسنة كثيرة العمارة ذات انهار واتجار وليس هنالك مى DST بلادنا شىء ما عدى النبق لآكنه Pois عظم pi تكون SL منه بمقدار حبة العفص شديد BA ولهم BARS LES ليس يوجد منها شىء ببلادنا ولا بسواهاء
ذكر LT بلاد gli وفواكهها فنها العنية Pr العبى وسكون النون وف الباء الموحدة وى نجرة تشبه EMI ET
pris le bétel et la noix d’arec, le chambellan prononce les nots : « Au nom de Dieu ». On se lève, l’on fait une salutation semblable à 12 première et l'on s’en retourne.
Nous voyageämes, après être partis de Ja ville de Moultän, notre cortége observant ce même ordre que nous venons de décrire, jusqu’à ce que nous fussions arrivés dans l'Inde proprement dite. La première ville dans laquelle nous entrâmes était celle d’Aboûher, où commencent les provinces indiennes. Élle est petite, mais belle, bien peuplée et pourvue de rivières et d'arbres. On ne trouve là aucun arbre de notre pays, excepté le nebek (lotus); mais, dans l'Inde, 11 est d'un volume considérable et chacun de ses fruits est aussi gros qu'une noix de galle et fort doux. Les Indiens ont beaucoup d'arbres dont aucun n'existe dans notre pays ni dans quelque autre.