DU CADEAU 010:11: FIT À HÂDJI CÂOUN, ET HISTOIRE DE CE DERNIER
Hädji Câoun était cousin germain du sultan Aboû Sa'td. roi de l’Irâk (ou de la Perse) ; et son frère Moûça était 036 d’une petite partie de ce dernier pays. Ce Hädji Câoun allærendre visite au souverain de l'Inde, qui le traita avec de grands honneurs, et lui fit des cadeaux magnifiques. Je 1e vis une fois au moment où le vizir Khodjah Djihän avais apporté un cadeau pour le sultan, dont faisaient partie trois soucoupes remplies, l'une de rubis, l'autre d'émeraudes, e£— la troisième, de perles. Hädji Câäoun, qui était présent, recn®— du monarque une portion considérable de ce don; et plusstard, des richesses énormes. 11 partit ensuite, se dirigeant vers l'Irâk; mais à son arrivée, il trouva que son frère Moûcæ était mort, et que le khän Soleïmän régnait à sa place. IL réclama l'héritage de son frère , se déclara roi, et les troupes lui prétèrent serment. Alors il se rendit dans le Farsistän, et fit halte près de la ville de Chéouancäreh, où se trouvait
D'IBN BATOUTAH. 257 الدين الذى تقدّم es انفا CN نزل eme تأخّر: تميوخها عن لخروج اليه ساعة ثم خرجوا فقال لهم ما منعكم عن تكجيل لخروج الى مَبايّعتنا فاعقذروا له فج يقبل منهم وقال لاشل سلاحه قلي يخار رحقان معناة جردوا السيون نجتردوها وضربوا اعناقهم وكانوا ججاعة كبيرة فسمع من يجاور هذه المدينة مى الامراء Le فعله فغضبوا لذلك وكتبوا الى تمس الدين السمنان وهو مى الامرآء الفقهاء الكبار she Le جرى de اهل شوتكارة وطلبوا منه الاعانة Ali de فتجرد ف عساكره واجقع اهل البلاد طالبين بثارمّى قتله ae كاون مى TU وضربوا على عسكرة ليلا فهزموة وكان هو بقصر
l'imäm ’Adhoud eddin, dont nous avons parlé précédemment. Quand il fut campé à l'extérieur de la ville, les cheïkhs qui l’habitaient tardèrent environ une heure à se rendre auprès de lui. Ils sortirent ensuite, et Cäoun leur dit : « Qu'estce qui vous a empêchés de venir plus vite pour me prêter hommage?» Ils s'excusèrent; maïs il n'admit point leurs justifications, et il dit (en turc) aux soldats qui T'accompagnaient : Kilidj tchikär, c'est-à-dire : « Dégainez les sabres.» Ceux-ci obéirent, et ils coupèrent les cous des cheïkhs, qui étaient fort nombreux.
Les émirs qui se trouvaient dans le voisinage de cette ville, ayant été informés de cet événement, en furent indignés, et écrivirent à Chams eddin assimnäny, un des principaux émirs et jurisconsultes, pour lui faire savoir ce qui s'était passé contre les gens de Chéouancäreh. Ils imploraient de lui des secours pour combattre Cäoun, et Chams eddîn sortit à la tête de ses troupes. Les habitants se réunirent, désireux de venger le meurtre des cheïkhs qui avaient été tués par Hädji Cäoun. Ils attaquèrent son
il. 17
وقطعوا راسه وبعثوا به الى سلهان de وفرقوا اعضاءة على البلاد RSS منه ء |
Ru المستنصر بالله العباسى البغدادى قد وفك على السلطان علاء الدين طرمشيرين ملك ما ورآء النهر فاكرمه واعطاة الرزوية التى على قبر قثم بن العبّاس رضى الله Logis واستوطن بها اعواما ثم LE سمع Rte السلطان ى بى العباس وقيامه
armée pendant la nuit, et la mirent en fuite. Câäoun * : trouvait dans le château de la ville, qu'ils entourèrent; il s'était caché dans les lieux d’aisances; mais ils le découvrirent et lui tranchèrent la tête. Ils envoyèrent celle-ci à Soleimän Khän, et répandirent les membres dans plusieurs 1 contrées, afin d’assouvir ainsi leur vengeance contre Hädji ‘ Câoun.
DE L'ARRIVÉE DU FILS DU CALIFE CHEZ LE SULTAN DE L'INDE, ET DE SES AVENTURES. |
L'émir Ghiyâth eddîn Mohammed, fils d'Abd alkähir, fl de Yoücuf, fils d'Abd alaziz, fils du calife Almostant #” billäh, al’abbäcy, albaghdädy, avait été trouver le sulaææ ’Alà eddin Thermachirin, roi de la Transoxane. Celui-a LÆ traita avec beaucoup d’honneurs, et lui donna un ermitgæ construit sur le tombeau de Kotham, fils d’Alabbôs, 0Æ2 Ghiyäth eddin demeura plusieurs années. Lorsqu'il entends # parler, plus tard, de l'affection que le sultan de l'Inde ms fi pour la famille d'Abbâs, et de sa persistance à reconnait" © ses droits, il désira se rendre auprès de lui, et il lui epé -
D'IBN BATOUTAH. 259 صاحيه القديم NE بن ابى الشر Gold والثانى SE المهداق الصوق فقدما de السلطان وكان ناصر الدين se الدى PNG ذكره قى لق غياتث الدين Si وشهد لديه البغداديون Le نسبه فشهك هو عند السلطان بذلك Ch وصل رسولاة الى السلطان اعظاها Ru (لان دينار وبعثك Lee تلاتيبى الف ديفار الى غياث الدين ليترود بها اليه وكتب له كتابًا بخط 50% يعظمه فيه ويسأل منه القدويم عليه فلا وصله Off رحل اليه CARS وصل الى بلاد السنك وكتب التخبرون بقدومه بعث السلطان مى يستقيله على العادة ثم Lt وصل الى سرستى dur, ايضا لاستقباله صدر
dia, à cet effet, deux envoyés. L'un d'eux était son ancien ami Mohammed, fils d'Aboû Accharafy alharbäouy; l’autre était Mohammed alhamadäny assoûfy; ils se rendirent près du sultan. Or, il arriva que Nässir eddin attermedhy, dont nous avons parlé plus haut, avait fait la rencontre de Ghiyâth eddin à Bagdad , et que les habitants de cette ville lui avaient certifié l'authenticité de la généalogie dudit Ghiyäth eddin. À son tour, Nässir eddin porta témoignage, à ce sujet, chez le souverain de l'Inde. Quand 163 deux ambassadeurs furent arrivés, le sultan leur donna cinq mille dinärs: en outre, il leur consigna trente mille dinârs, destinés à être remis à Ghiyâth eddin, et à servir pour ses frais de route jusqu’à Dihly. De plus, 11 lui écrivit une leitre de sa propre main, où il lui témoignait du respect, et le sollicitait de venir le trouver. Il partit, en effet, dès qu'il reçut cette missive. Lorsque Ghiyâth eddin fut parvenu dans le Sind, et que les donneurs de nouvelles le firent savoir au sultan, celui-ci envoya des personnes chargées, selon l'habitude, d'aller à sa rencontre. Quand il fut arrivé à Sarsati, le sultan envoya, pour
قاضى القضاة كال الدين الغرنوى وبجاعة مى الغقهاء ul ia ثم بعث الامرآء لاستقباله فلا نزل بمسعود آباد خارج خمج السلطان بنفسه لاستقبالم ذا التقيا ترجل غياث الدين فترجل له السلطان وخدء: نخدم له السلطان وكان قد استعحب هدية فى بجلتها كياب فاخ السلطان احد لاثواب وجعله على كتفه وخدم كا يفعل الناس معه ثم السلطان احدفا بيده وقدّمه له وحلف RS Jul دمت أن يركب وامسك بركابه حتى ركب ثم ردب السلطان وسايرة والشطر يُظليها معنا واخذ التنبول بيده وأعطاء اياه وهذ| اعظم ما اكرمه به نانه لا يفعله مع احت وقال له لولا اق
le recevoir, Sadr Aldjihän, le kädhi en chef, nommé Camäl eddin alghaznéouy, ainsi qu’une foule de jurisconsultes; puis il fit partir, dans ce même but, les émirs;et quand Ghiyätheddin fit halte à Maç'oûd Âbâd, à l'extérieur de la capitale il sortit en personne à sa rencontre. Alors Ghiyäth eddin mit * pied à terre, et le sultan en fit autant; le premier s’inclina profondément, et le sultan lui rendit le salut de la même manière. Ghiyâth eddin apportait un cadeau dont faisaient partie des habillements. Le sultan prit un de ceux-ci, le mit sur son épaule, et s’inclina de la même façon qu'on le pre tique à son égard. On amena les chevaux, le sultan en prit un de sa main, le conduisit à Ghiyäth eddin, qu'il cosjura de le monter; il tint lui-même l'étrier. Le souverain monta à cheval et chemina à côté de Ghiyàth eddin; 8 seul parasol les recouvrait tous les deux. Il prit dans # main le bétel et l’offrit à Ghiyäth eddin : ce fut 15 la marque la plus grande de considération qu'il lui donna; car il © fait cela pour personne. Le monarque lui dit : « Si; je n'avais pas déjà prêté serment au calife Aboù’l ‘abbâs, je te le “ثكم
D'IBN BATOUTAH. 261 بايعت Gi ابا العباس لبايعتك فقال له غياث الدين وان أيضا على تلك ei وقال À غياث الدين قال رسول الله do الله عليه وسح تسليًا مى احبى Ciné Cet فهى له وانت احيّيتنا aol السلطان بالطف جواب وابرة وما وضلا الى السراجة المعدة لنزول السلطان انزله Las وضرب للسلطان غيرها وبانا تلك الليلة UNS Bad Le كان il دخلا Lai فى القصر الذى بناة علاء الدين لشيجسى وابنه قطب الدين وامر السلظان gage الامراء أن بمضوا معه اليه Axel فيه بجيع ما ناج اليه مى اواى الذهب والفضة رحتى كان مى #جلتها مغتسل يغتسل AN مى ذهب وبعث له اربعماية
terais à toi. » Ghiyàth eddin répondit : « Moi aussi j’ai prêté le même serment. » Puis il ajouta : « Mahomet a dit : « Celui «qui vivifie une terre déserte et inculte, en devient le maître. » Et c'est toi qui nous as fait revivre. » Le sultan répliqua de l manière la plus agréable et la plus bienveillante; et quand ils furent arrivés à la tente, ou petit palais préparé pour le #0Uverain, celui-ci y fit descendre Ghiyäth eddin, et l'on له éleva un autre pour lui. Ils passèrent tous les deux une nuit à l'extérieur de la capitale. | Le lendemain ils firent leur entrée dans celle-ci, et le sültan fit descendre Ghiyâth eddin dans la ville nommée Stri, et aussi le séjour du califat, dans le château bâti par Alà eddîn alkhaldjy, et par son fils Kothb eddin. Il ordonna tous les émirs de l'y accompagner; et il avait fait préparer ans ce château tous les ustensiles d’or et d'argent dont son te pouvait avoir besoin. On y remarquait un grand vase Wut en or, pour se laver. Le sultan envoya à Ghiyäth eddin
الف دينار لغسل راسه de العادة وبعت له جهجلة مى الغتيان وبعث À زياد اليها عدذ! من DU بالطعام pl واعطاة وأعطاة حكم si الشرقية المضافة لدهلى واعطاة ENS بغلة بالسروج المذهبة ويكون علغها مى GNT وامرة أن لا ينول عن دابته اذا اق دار السلطان إلا فى موضع خاص لا يد Ah اح راكب سوى السلظان وأمر الناس تجيعا مى
quatre cent mille dinärs, selon l'usage, pour la toilette de sa tête (littéralement : pour les ablutions de sa tête); une
foule de jeunes garçons, deserviteurs, et de femmes esclaves; : et il lui assigna, pour sa dépense journalière, la somme detrois
cents dinàrs. 11 lui envoya en sus un certain nombre 6
tables, fournies d'aliments, provenant du repas ptivé. Il lui
donna en fief toute la ville de Siri et toutes ses maisons, ainsi que les jardins et les champs du magasin, ou trésor, adjacents à la ville. 11 lui donna encore cent villages, et lui conféra l'autorité sur les lieux qui sont placés près de Dihly, du côté du levant. Il lui fit cadeau de trente mules, avec leurs selles dorées, et commanda que leur fourrage fût fourni par le trésor. Le souverain ordonna à Ghiyäth eddin de 6 pas descendre de sa monture, lorsque celui-ci irait le wi siter dans son palais; si ce n’est pourtant dans un lieu ré servé où personne, excepté le sultan ne doit entrer à cheval. Enfin, il commanda à tous, grands et petits, de rendre hommage à Ghiyâth eddin, comme ils le faisaient à # propre personne. Quand Ghiyâth eddin entrait chez le
ln, ب شعت - me en 3
D'IBN BATOUTAH. | 263 de السلظان ينزل À عن سريره وان كان de االرسى قام قَادمن
بساط واحي واذا قم قأم السلطان لقيامه وخدم كل واحد منهما واذا انصرن الى خارج النجلس À Jet بساط يقعن عليه ما شآء تم ينصرن Jus هذا مرتين فى اليوم »
حكاية مى تعظجه اياة وى اثناء مقامه بدهلى قدم الوزيم مى بلاد AL فامر السلطان كبار الامرآء ان يخرجوا الى استقباله كم خرج بنفسه الى استقباله وعظمه تعظيًا كثيرا وضنعت القباب بالمدينة ما تصنع السلطان اذا قدم gps ابن SUN Rd ايضا والغقباء والقضاة والاعيان فا عاد
sultan, celui-ci descendait de son trône, et s'il était assis sur un fauteuil, il se levait. Ils se saluaient l’un l’autre, et s’asseyaient sur le même tapis. Lorsque Ghiyäth eddin se levait, le sultan en faisait autant, et ils se saluaïent: s'il déirait de se rendre à l'extérieur de la salle d'audience, on y plaçait pour lui un tapis, où il s’asseyait le temps qu'il voulait, et il partait ensuite. Ghiyâth eddin agissait ainsi deux fois dans la journée.