‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 58 sur 103 · ANECDOTES SUR L’AVARICE DU FILS DU CALIFE · texte numérisé non relu

ANECDOTES SUR L’AVARICE DU FILS DU CALIFE

‘Des rapports d'amitié existaient entre moi et le fils du calife; j'allais souvent chez lui, et lorsque je partis, je lui laissai même un de mes fils, du nom d'Ahmed. Maintenant Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus l'un et l'autre. Je dis un jour au fils du calife : « Pourquoi manges-tu tout seul, et ne réunis-tu point tes compagnons pour le repas ? « Il me répondit : « Le cœur me manque de les voir en si grand nombre, et tous manger mon pain!» Ainsi, il se nourrissait isolément, il donnait à son ami Mohammed, fils d'Aboùû Accharafy, une partie des aliments pour les personnes qu'il voulait, et s'emparait du reste.

J'allais et venais dans sa demeure, ainsi que je l'ai dit, et je voyais au soir le vestibule du palais qu'il habitait, tout à fait obscur ; aucune lampe ne l’éclairait. Souvent j'ai aperçu Ghiyâth eddin ramassant dans son jardin de petites branches de bois à brûler, dont il avait déjà rempli des magasins. Je lui fis quelques observations sur cela ; maïs il me répondit: « On en a besoin. » 11 employait ses compagnons, ses mamloücs,

268 VOYAGES خدمة البستان وبناضه ويقول لا ارضى ان يأكلوا ظعاى‎ به فقال لى فى بعض‎ ass دين‎ be de وم لا يض مون وكان‎ دينك فلم تسم نفسى‎ dis 653 يحمت أن‎ QU الايام والله‎ بذلك ولا ساع<دتنى عليه ء‎ ke) رابع‎ Lis SA خرجت مى‎ Jin ie حكاية‎ اقدامنا ولا زاد‎ de احدهم مد بن الى الشرق صاحبه وحن‎ فى العيى‎ Last عبى ماء ببعض القرى فوجد‎ de عندنا فنزلنا‎ Pas ان نشتئرى به‎ de List بدرهم‎ gai وما‎ Lis Ego DE بتلك القرية ان يبيع‎ SU فبعثنا احدنا لشرائه فاى‎

ainsi que les jeunes garçons, au service du jardin et de ses bâtisses; il avait l'habitude de dire : « Je ne serais pas satisfait de les voir manger mes aliments sans servir à rien.» Une fois j'avais une dette, pour laquelle on me poursuivait;. il me dit plus tard : « J'en jure par Dieu, j'avais l’intention d’acquitter la dette en ta faveur; mais mon âme {ma cupidité) ne me l'a pas permis, et ne m'a pas encouragé à cette

action. » ١

ANECDOTE

Un jour il me raconta ce qui suit : « Je sortis, dit-il, de Bagdad, en compagnie de trois autres individus (l’un de ceux-ci était son ami Mohammed, fils d'Aboù Accharafy); nous étions à pied et n'avions avec nous aucune provision, Nous nous arrêtämes près d'une source d’eau, ou fontaine, dans un village, et l’un de nous trouva -une drachme dans la source. Nous dimes : « Que ferons-nous de cette petite pièce d'argent?» Nous nous décidâmes à acheter du pain avec cela, et envoyâmes un de nous quatre pour faire cette emplette; mais le boulanger du village se refusa de lui vendre

.D'IBN BATOUTAH. | 269‏ وحدة وانما ينيع خبرًا بقيراط وتبنما بقيراط فاشترى منه #بر والتبى فطرحنا التبى إِدْ لا دايّة لنا تاكله وقسمنا لبر RU RE‏ وقح انتهى جالى اليوم الىما تراه Es‏ له ينبق لك ان تحد الله على ما اولاك وتوثر de‏ الفقرآء والمساكبى Ga Se‏ فقال لا اسنطيع ذلك ولم آره قط جود بشىء ولا

Page 1