يفعل معروفا ونعوذ AN مى الث ء
حكاية كنت يوما ببيغداد بعد عودق مى بلاد Li, gif تاعت de باب المدرسة المستنصريّة التى li جَدَّه امير المومنيى المستنصر رضى الله عنه فرايت QU ضعيف JU يشتتٌ خلف رجل خارج عن المدرسة فقال فى بعض الطلبة هذا
du pain seulement; il voulut débiter du pain pour la valeur d'un carat, et de la paille pour le même prix. Il acheta donc le pain et la paille; nous jetèmes celle-ci, puisque nous n'avions point de bête de somme qui pût la manger, et nous pärtageâmes le pain par bouchée. Tu vois aujourd’hui dans quelles conditions de fortune je me trouve!» Je lui dis : «Il faut que tu loues Dieu pour les faveurs qu'il t'a prodiguées, que tu honores les fakirs et les pauvres, et que tu fasses l'aumône. » Il répondit : « Ceci m'est impossible. » Je ne l'ai jamais vu user d'aucune libéralité, ni pratiquer le moindre bienfait. Que Dieu nous garde de l’avarice!
ANECDOTE
À mon retour de l'Inde, je me trouvais un jour à Bagdad et j'étais assis à la porte du collége, ou école appelée Almostansiriyah, qui avait été fondée par l'aïeul de Ghiyäth eddin, c’est-à-dire par le prince des croyants, Almostansir. Je vis un malheureux jeune homme, courant derrière un individu qui sortait du collége, et l’un des étudiants me dit : « Ge jeune
270 VOYAGES اللستنصر AU حفيد GE pad الشابٌ الذى تراة هو ابن فدعوته فقلت له الى قدمت مى بلاد gli الذى بيلاد ابيك فقال قد جاءق خبرة فى هذة pass die Ste الهنك فقيل Je لايام ومضى يشتدتٌ خلف الرجل فسالت عن وهذ! الشابٌ هو امام ببعض ببعض المساجك mul فو الناظرق d ue فى اليوم وشو يظلب أجرته at, وله على ذلك اجرة دهم Bot لو بعث اليه جوهرة :مى A, الرجل فطال + منه À sys لاغناه بها gta we للع الواصلة اليه à gl ce مى مثل هذه الخال
homme que tu vois, c’est le fils de l'émir Mohammed, , 1 . quel se trouve dans l'Inde, et qui est le petit-fils du calife . Almostansir. » Alors je l'appelai et lui dis : « J'arrive de l'Inde, et je puis te donner des nouvelles de ton père. » Il me 76208 dit : « J'en ai reçu ces (0115-01. » Il me quitta et continua de : courir après l'individu. Je demandai qui était celui-ci, 4 : l'on me dit que c'était l'inspecteur des légs pieux; que K* jeune homme était imâm ou directeur spirituel dans 4 mosquée; qu'il recevait pour cela la récompense d'uneseuk ; drachme par jour, et qu’il réclamait de cet homme ses 20: ١ noraires. Je fus très-étonné de cet événement. Pour Dieu, f son père lui avait seulement envoyé une des perles qui& : trouvent dans les robes d’honneurs qu'il a reçues du sulla de l'Inde, il aurait enrichi ce jeune garçon. Que Dieu n01 garde d’un pareil état de choses!
D'IBN BATOUTAH. 271 ذكر ما اعطاة السلطان للامير سيف الدين PSS بن RAD
الله بن te اميرعرب الشام ونا قدم هذا الاميرعل السلطان et مثواه وانزله بقصر السلطان جلال GNT داخل مدينة دهلى ويعرن بكشك لعل معناه القصر الاجر وهو قصر عظم فيه مشو ر كبير جد ودهلير ادل على ab قبة تشرن على هذا المشور des المشور SLT الذى يد حل منه الى القصر وكان السلطان جلال الدين ei بها وتلعب EM بين يديه فى هذا المشور وقد دخلت هذ! القصرعنح نزوله به فرايته لوا اناتكا وفرشسًا وبسطنا وغيرها وذلك كله
GHADA, الأطط5 CE QUE LE SULTAN A DONNÉ À L'ÉMIR SAÏF عم FILS DE HIBET ALLAH, FILS DE MOHANNA, CHEF DES ARABES DE SYRIE. ‘ .3 Quand cet émîr arriva chez le sultan, il fut très-bien reçu, 7 et fut logé dans le château du sultan défunt, Djéläi eddin, à Fintérieur de Dihly. Ce château est appelé Cochc La’l, ce . qui signifie : «le château rouge» (ou couleur de rubis). Il ” est très-grand, avec une salle d'audience fort vaste, et un vestibule immense. Près de la porte se voit une coupole qui . domine sur cette salle d'audience, ainsi que sur une seconde, par laquelle on entre dans le palais. Le sultan Djélil eddin avait l'habitude de s'asseoir dans le pavillon, et l’on jouait au mail devant lui dans cette salle d'audience. J'entrai dans ce palais à l’arrivée de Saïf eddin, et je le trouvai tout rempli de mobilier, de lits, de tapis, etc.; mais tout cela était déchiré et ne pouvait plus servir. Il faut savoir que l'usage est, dans l'Inde, de laisser le château du sultan, à sa
السلطان اذا مات ججيع ما فيه لا يعرضون À ويبى المتول بعده قصرًا لنغسه ونا as طفت به وصعدت di اعلاة فكانت لى فيه عبرة las عنها bé وكان ge الفقيه الطبيب الاديب بعال الدين المغرقى الغرناط الاصل الباق المولد مستوطن بلاد agi قدمها مع ابيه وله بها اولاد فانشدق عند ما (Lits) ç le
وسلاطينهم Je الطيئ عنهم Usa dan صارتُ عِظامًا وبهذا القص ركانت ولهة عرسه كا نذكرة وكان السلطان
mort, avec tout ce qu’il contient; on n’y touche pas. 508 : successeur fait bâtir pour lui un autre palais. En entrant dans ledit château, je le parcourus en tout sens, et monta sur le point le plus élevé. Ce fut 18 pour moi un 6856“ gnement qui fit couler mes larmes. Il y avait en ma com pagnie le jurisconsulie, le médecin littérateur, Djémäl eddin almaghréby, originaire de Grenade, né à Bougie. et fixé dans l'Inde, où il était arrivé avec son père, et où il avait “لآم : sieurs enfants. À la vue de ce château, il me récita ce dir tique (où l’on remarque, dans le texte, des jeux de mots):
Jnterroge la terre, si tu veux avoir des nouvelles de leurs sultan; car les chefs sublimes ne sont plus que des os.
* Ce fut dans ce château qu'eut lieu le festin du mariage de Saif eddin, comme nous le dirons ci-après. Le souverain de l'Inde aimait beaucoup les Arabes, il les honorait et 76609 naissait leurs mérites. Lorsqu'il reçut la visite de cet كلصن il lui prodigua les cadeaux et le combla de bienfaits. Une
وفرش ذلك. بالغرش لحسان واق شمس الدين التبريرى امير المطربيى ومعه الرجال quiet والنسآء المغثيات والرواقص le Gé السلطان واحضر الطبًااخيى eh onde ent) والشربداريّة والقنبول داران وذبحت الانعام والطيور واقاموا يطعمون الناس Rand عشر يومًا ويحعضر الامراء أكبار والاعرّة ليلا ونهارًا UN كان قبل ليلة الرفاف بليلتين costa > مى دار السلطان ليلا الى IS القصر فزينه»ه ونرشنه بحسن الغرش. واستحضين الاميرٌ سيف الدين وكان عريها Copé لا كراية له gb .به واجلسنه على مرتبة معينة À وكان السلطان قد امر أن تكون. AA AS أ “se مهار خان مقام م الامير غد١ وان تكون امراة اخرى مى لنواتيى
tapis. Le chef des musiciens, Chams eddin attibrizy, arriva, accompagné de chanteurs des deux sexes, ainsi que de darseuses. Toutes les femmes étaient des esclaves du sultan. 9 vit arriver aussi les cuisiniers, les boulangers, les rôtisseuss, les pâtissiers, les échansons et les porteurs de bétel. On égor gea les bestiaux et les volailles, et l'on donna à manger at public durant quinze jours. Les chefs les plus distingués les personnages illustres se trouvaient présents nuit et jour. Deux nuits avant celle où devait avoir lieu la cérémoniede la conduite de la nouvelle mariée à la demeure de son épout les princesses (khâtoûns) se rendirent du palais du sul au château rouge. Elles l’ornèrent, le recouvrirent des plus
jolis tapis et firent venir l'émir Saïf eddin. Il était Arabe, "étranger, sans parenté; elles l'entourèrent et le firent asseoi sur un coussin destiné pour lui. Le sultan avait commandt que sa belle-mère, la mère de son frère Mobârec khän, tint la place de la mère de l'émir Ghada; qu'une autre dame, parmi les khâtoüns, tint celle de sa sœur; une troisième, |
D'IBN BATOUTAH. 275 مقام اخنته واخرى مقام ai واخرى مقام خالته حتى يكون كانه ببى de Kim» | LL ADS المرتية جعلن Ti A فى يديه ورجليه وقام باقيهن de راسه cé ويرقصن وانصرفن الى قصر pbs Gp هو مع -خواص أصحابه وعيى السلطان kel مى الامرآء يكونون مى جهته وتجاعة يكونون مى -جهة الروجة وعادتهم أن تقف لجماعة التى مئى جهة الروجة de باب الموضع الذى تكون به جلوتها على زوجها وياق الزوج. | جاعننه فلا يد -خلون إلا إن غلبوا cola الزوجة او يعطونهم الالان مى bat ان لم يقدروا عليهم وا كان بعى المغورب أن اليه بخلعة حربر زرقاء مزركشة مرصّعة قد غلبت لجوافر
celle de sa tante paternelle; et une quatrième, la place de sa tante maternelle : de sorte qu’il pût se croire au milieu de sa famille. Quañd ces dames eurent fait asseoir l'émir Ghada sur son coussin, elles teignirent ses maïns et ses pieds en rouge avec la poudre de hinné. Quelques-unes d’entre elles restèrent debout en sa présence, elles chantèrent et dansèrent. Elles se retirèrent après cela, et se rendirent au châteaii de la mariée. L’émir Ghada resta avec ses principaux conffagnons.
Le sultan nomma une troupe d’émirs, qui devaient tenir le parti de l'émir Gbada, et une autre, pour tenir celui de la nouvelle mariée. L'usage est, dans l'Inde, que ceux qui représentent la femme, se placent à la porte de l’appartement où doit se consommer le mariage. L'époux arrive avec sa suite; mais ils n'entrent que s'ils remportent la victoire sar les autres. Dans le cas où ils ne réussissent point, il leur faut donner plusieurs milliers de pièces d’or à ceux qui sont da côté de la mariée. Au soir, on apporta à l’émir Ghada une robe de soie bleue, chamarrée d'or et de pierres précieuses; celles-ci étaient en si grande quantité, qu'elles ne
عليها فلا يظهر لونها Le عليها مى لجوهر وبشاشية مثل ذلك ولم ارقط خلعة AT من هذه RAM وقك رايت ما axe السلطان plu de اصهارة مثل ابن ملك الملوك يعاد الدين السمنان وابن ملك CRI وابن شين الاسلام oh صدرجهان الخارى فح يكن Vas مثل هذة ثم ركب الامير سيف الدين & اعحابه وعبيده ds يد كل واجد منهم عصى قد اعدّها وصنعوا تبه اليل من اليانميى والنسرين وريبول وله رفرف es dois المتكلل به وصيرة وانوا به الامير تيجعله de راسه we ab ذلك وكان مى عبرب 2 البادية لا عهد له بامور jadis ALI لنحاولته وحلفت عليه
permettaient pas de distinguer la couleur du vêtement. لآ reçut aussi une calotte analogue à l’habit; et je n'ai jamais connu un habillement plus beau que celui dent je parle. J'ai pourtant vu les robes que le sultan a données à ses autres beaux-frères ou alliés, tels que le fils du roi des rois, ’Imâd eddin assimnäny ; le fils du roi des savants ; le fils du cheïkh de l'islamisme , et le fils de Sadr Djihân albokhâry. P&rmi toutes ces robes, aucune ne pouvait soutenir le parallèle avec la robe donnée par le sultan à Ghada. L'émir Saïf eddin monta à cheval avec ses camarades et ses esclaves; tous avaient dans la main un bâton, préparé d'avance. On avait fait une sorte de couronne avec desj# mins, des roses musquées et des 76250815 (fleurs de couleur blanche, dont il sera encore question plus loin). Elle était pourvue d'un voile, qui recouvrait la figure et la poitrine de celui qui la ceignait. On l’apporta à l’émir, afin qu'il la pla” çât sur sa tête; mais il refusa. 11 était, en effet, un Arabe du désert, et ne connaissait rieñ aux habitudes des empires © des villes. Je le priai et le conjurai tant, qu'il mit la cou”
D'IBN BATOUTAR. 277 ve ويسمونم باب call وان باب ne & xke— حستى
را me pr J عليهم ولم يكن ke lé الرو با وهر وا شور ملان بالنساء وا ممطربات قل احضرن أنو فدخل بفرسه de قرب من اللذير D وخدم عند ١ درجة منه nu العروس Ge RU صعد فاعطنه nu ane sur sa tête. Il se rendit à 8 assarf, qu’on appelle ssi 505 alharam (la porte du harem, ou du gynécée, etc.), où se trouvaient les champions de la mariéeMil les atta- 1a, à la tête de ses gens, à la vraie manière des Arabes, nversant tous ceux qui s’opposèrent à eux. Ils obtinrent se victoire complète; car la troupe de la nouvelle mariée put point soutenir un pareil choc. Quand le sultan sut > la, l'en fut très-satisfait.
L'émir Ghada fit son entrée dans la salle d'audience, où | mariée se trouvait, assise sur une éstrade élevée, ornée e brocart et incrustée de pierres précieuses. Tout ce vaste cal était rempli de femmes ; les musiciennes avaient ap- 216 plusieurs sortes d'instruments de musique; elles étaient utes debout, par respect et par vénération pour le marié. luici entra à cheval, jusqu'à ce qu'il fàt proche-de l’eside; alors il mit pied à terre et salua profondément près du emier degré de cette estrade. L’épouse se leva et resta de-
"ut, jusqu'à ce qu'il fût monté ; elle lui offrit le bétel de sa opre main; il le prit, et s'assit un degré au-dessous de
278 VOYAGES مى اححابه ولقطتها النسآء prméldl رووس de دنانير الذهب والاطبال والابواق والانغار تضرب ue يغتيى with خارج الباب ثم قأم الامير واخدط بيد زوجته ونزل وى تتبعه des تركب فرشه يطأ به الفرش والبسط وذثرت الدنانير عليه اعناقهم de وجعلت العروس فى حفة وجلها العبيد alé Lt الى قصرة وللخواتيى بين يديها راكبات وغيرهن مى ماثبيات واذا مروا بدار امير اوكبير خرج اليهم ونثرعليهم الدنانير والدراهم على قدر ته حتى اوصلوها الى قصرة ونا أن بالغك بعث العروس الى #جيع اححاب زوجها الثقياب والدنانير والدراهم واهط السلطان لكل واحد منهم فرسا
celui où elle s'était levée. On répandit des pièces d’or parmi les compalhons de Ghada qui étaient présents, et les femmes les ramassèrent, Dans ce moment-là, les chanteuses chantaient, et l’on jouait des tambours, des cors et des trompettes à l'extérieur de la porte. L'émir se leva, prit la main de s00 épouse et descendit, suivi par elle. Il monta à cheval, foulant de la sorte les tapis et les nattes. On jeta des pièces d'or sur lui et sur ses camarades, et on plaça la mariée dans un palanquin , que les esclaves portèrent sur leurs épaule jusqu'au château de l’émir. Les princesses allaient devant elle à cheval, et les autres dames à pied. Lorsque 16 60 tége passait devant la demeure d’un chef ou d’un grand, celui-ci sortait à sa rencontre, et répandait parmi la foule des pièces d'or et d’argent, suivant sa volonté. Cela dura jusqu’à l'arrivée de la mariée au château rouge.
Le lendemain, l'épouse de Ghada envoya à tous les con pagnons de son mari des vêtements, des dinärs et © drachmes. Le sultan leur donna à chacun un cheval selle
D'IBN BATOUTAH. 279 ad Lee es درام من مى الف دينار الى مايق ديغار وكذلك AY الظرب pes | بعلاد القند أن لا es De | :شيا ATX 2 أتما يعطيهم صاحب العرس وأطعم يعط الاميرٌ غت! بلاد Au ولررات وكنباية ونهروالة وجعل فت الله المذكور ED عنه عليها وعظمه تعظها شديدا! وكان عربيا جافيئا فم يقدر قدر ذلك وغلب عليه جغآ* البادية 57 ذلك الى النكبة بعك عشرين AY مى زفافة 6
ذكر تجن الاميرغد! وما كان بعد عشرين Een مى زنافه
et 2106 , ainsi qu’une bourse remplie d’argent, et contenant depuis. deux cents dinärs jusqu’à mille dinärs. Le roi Fath Allah fit cadeau aux princesses de vêtements de soie de différentes couleurs et de bourses remplies d'argent ; il agit ainsi avec les musiciens des deux sexes et avec les danseuses. 11 est d’asage, dans l'Inde, que personne, excepté le directeur de la noce, ne donne rien aux musiciens ni aux danseuses. On servit à manger au public ce jour-là, et la noce fut terminée. Le sultan ordonna de donner à l'émir Ghada les contrées de Mâlouah, Guzarate, Cambaie et Nebrouälah. 11 nomma le susdit Fath Allah son substitut dans le gouvernement de ces pays, et honora excessivement son beau-frère. Mais ce Ghada était un Arabe stupide, et ne méritait pas toutes ces distinctions; la grossièreté des gens du désert était son trait dominant, et elle l'entraîna dans l'adversité vingt jours après son mariage.