‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 79 sur 103 · DE LA RÉBELLION DU LIEUTENANT DU SULTAN DANS LE PAYS DE TILING · texte numérisé non relu

DE LA RÉBELLION DU LIEUTENANT DU SULTAN DANS LE PAYS DE TILING

Lorsque le sultan revint du Tiling, il laissa pour #00 lieutenant dans ce pays Tädj almolc Nosrah ,مقطا‎ un & ses anciens courtisans. Celui-ci, ayant entendu les nouvelle de la mort du souverain, fit célébrer ses obsèques, s'empara du pouvoir et reçut le serment des peuples dans la 4 pitale, Badracoût. Dès que le sultan apprit ces choses, il expédia son précepteur, Kothloû khän, à la tét®e troupes

las‏ خصرة بعد AN JL‏ هلك فيه ei‏ مى الفاس واشقدٌ لتصار de‏ اهل بدركوت وى منيعة del,‏ قطلو خان فى نقبها فرج اليه نصرة خان de‏ الامان فى نفسه نلهنه وبعث

ذكر Just‏ السلطان لنهر SIT‏ وقيام عين الملك ‏ .ونا استولى La‏ على البلاد انتقل السلطان بعساكره الى نهر الككنك الذى تي اليه الهنود على مسيرة عشرمن دهلى pete‏ الناس بالبناء وكانوا Jus‏ ذلك صنعوا خيامًا مى حشيش الارض فكانت الناركثيرا ما تقع Lens‏ وتوذى الناس Ge‏ كانوا يصنعون كهوفا حت الارض ناذا وقعت النار رموا امتعتهم

nombreffies. Un combat terrible eut lieu, dans lequel périrent des multitudes tout entières; ensuite Kothloû khân cerna son adversaire dans la ville. Badracoût était fortifié; maïis le siége apporta beaucoup de dommage à ses habitants, et Kothloû khân commença à ouvrir une brèche. Alors Nosrah khân se rendit avec un sauf-conduit chez ع1‎ commandant ennemi, qui lui assura la vie et l'envoya près du sultan. Il pardonna aussi aux citadins et aux troupes.

DE LA MARCHE DU SULTAN VERS LE FLEUVE GANGE, | ET DE L’INSURRECTION DE ‘AÏN ALMOLC.

La disette ayant dominé dans différentes provinces, le sultan partit avec ses troupes pour s'établir au bord du Gange, à dix journées de Dihly. C’est la rivière où les Indiens ont pour habitude de se rendre en pèlerinage. Cette fois, le souverain donna l'ordre aux gens de sa suite de bâlir solidement, au bord du fleuve. Jusque-là , ils faisaient des cabanes avec des plantes sèches, et où le feu, se mettant souvent, causait de grands dommages. On en était venu à creuser des cavernes ps le sol; et quand un incendie éclatait, on jetait

بها وسدّوا عبليها بالتراب ووصلت انا فى تلك الايّام RP‏ السلطان وكانت البلاد التى بغرن النهر ous‏ السلطان شديدة La‏ والبلاد الى بشرقيه RAM Se‏ واميمرها عبى تحمل الغيلة ومعظم Jul‏ والبغال الى gl‏ الشرقية الخصبة اربعة اخوة Po‏ شهر الله ونصر الله وفضل الله ولا اذكر اسم الآخر LL‏ مع اخيهم عيى الملك على ان ياخذوا فيلة السلطاروهودوابه ويبايعوا عيى الملك ويقوموا على السلطان

les effets dans ces trous profonds, qu’on bouchait avec de la terre. J'arrivai dans ces jours au campement du souverain; les contrées qui se trouvent à l'occident du Gang, et où le monarque demeurait, étaient afligées par la fa- ; mine, tandis que celles situées à lorient (0115531360161 6 grande abondance. Ces dernières étaient alors gouvanées par ‘Ain almolc, fils de Mähir; et parmi leurs villes principales, nous citerons : ‘Aoudh (Oude), Zhafar Abid et Lucnaou. L’émir ‘Aïn almolc envoyait chaque jour cit : quante mille manns, ou mesures, en blé, riz et pois chiches, pour la nourriture des bêtes de somme. Le sultan 1 ْ commandé de conduire les éléphants, la plupart des

vaux et des mulets, dans les pays placés au levant, qu |: étaient fertiles, afin qu'ils pussent y paître; il avait chargé" ‘Aïn almolc d'en avoir soin. Cet émir avait quatre frères : Chahr Allah, Nasr Allah, Fadh] Allah, et un quatrième don! j'ai oublié le nom. Ils convinrent tous, avec ‘Ain almolt, de se saisir des éléphants et des bêtes de some du sul-

D'IBN BATOUTAH. 343 يكون‎ À KÂe pare مع كل امي ركبيراو‎ Just الهند انه‎ dll الدور‎ à جوارى‎ Lui Juste عينا عليه ويعرفه بجميع حاله‎ ونسوةٌ يسميهن الكناسات يد خلن‎ ae de A يكن عيونا‎ عندهن فخبر‎ Le ويخبرهن لإوارى‎ paul الدور بلا‎ بذلك لملك التخبرين فيخبر بذلك السلطان‎ SL فاراد مماستها‎ ARE D) ويخ كرون أن بعص الامراء كان 8 فراشه مع‎ براس السلطان أن لا يفعل فلم يسمع منها فبعث عنه‎ axé tan, de prêter le serment d'obéissance à ‘Aïn almolc, et de se soulever contre le monarque de l'Inde. ‘Aïn almolc s'enfuit ‘nuitamment vers ses frères, et peu s'en fallut que leur plan ne réussit.

C’est ici le lieu de noter que le souverain de l’Inde a pour habitude de placer près de chaque émir, soit grand, soit petit, un de ses mamloûcs, qui fait l'office d'espion au détriment de l’émir, et instruit le sultan de tout ce qui concerne son maître. لآ‎ a soin aussi d'établir, dans les maisons, des femmes esclaves qui remplissent un rôle analogue, toujours au préjudice des émirs. Il a encore des femmes qu'il n0mme les balayeuses, qui entrent dans les diverses maisons sans permission, et auxquelles les esclaves ci-dessus racontent ce qu'elles connaissent. Les balayeuses rapportent cela au roi des donneurs de nouvelles, et celui-ci en informe le sultan. On raconte à ce sujet qu’un émiîr était une fois couché avec sa femme, et qu’il voulait avoir commerce avec elle; mais que celle-ci le conjura « par la tête du sultan », de ne pas le faire; il n’en ‘tint pas compte. Dès le matin, le sultan lenvoya quérir; il lui raconta exactement ce qui s'était passé, et cette circonstance fut cause de la perte de l’émir.

السلطان مملوك يعرن بابن ملك شاة هو عيى de‏ عبى الملك المذكور فاخبر السلطان بغرارة وجوازة النهر Bus‏ د يده وظن أنها القاضية عليه لان Jul‏ والغيلة والزرع كل كل ذلك عند عبى الملك وعساكر السلطان مغقرقة فاراد ان ua‏ حضرتده ويجمع العساكر Rues‏ بان لقتاله وتساور ارباب الدولة ى

ذلك وكان أمرآء خراسان والغرباء اشك الناس Les‏ مى TRS‏

القآدم xY‏ هندى وأهل الهند مبغضون 4 الغرباء لاظهار السلطان لهم فكرهوا ما ظهر له وقالوا يا خوند عالم ان cale‏ ذلك بلغه RL pal‏ امرة ورثب العساكر وانثال عليه طلاب

Le monarque avait un mamloûc nommé le fils de Make châh, qui était chargé d’espionner le susdit ‘Aïn almolc. fit part au sultan que cet émîr avait pris la fuite et avait traversé le fleuve. Alors le sultan se repentit de ce qu'il avait fait (conf. Korn, vn, 148), et pensa que sa perte était immi nente; car les chevaux, les éléphants, les céréales étaieñt tous entre les mains de ‘Ain almolc, tandis que ses propres troupes se trouvaient éparpillées. Il voulait retourner à Diblÿ, afin de rassembler des armées, et de revenir ensuite pouf combattre le rebelle. C'est sur ce sujet qu'il tint conseil avec les grands de l'État. Les émirs du Khorâçän, ainsi i ue ةك‎ tous les étrangers, étaient ceux qui craignaient le plus ‘Ain almolc, parce qu'il était Indien. Or, les indigènes haïssaient beaucoup les étrangers, à cause de la faveur dont ceux jouissaient près du sultan. Ces émirs désapprouvèrent le plan du souverain, et lui dirent: «0 maître du monde! situ retournes dans ta capitale, le rebelle le saura; sa condition deviendra meilleure; il lèvera des troupes; tous ceux qui à cherchent les troubles et qui ne demandent que les guerres civiles accourront près de lui. Il vaut donc mieux l’attaquer

D'IBN BATOUTAH. 345

La‏ ودعاة الغتن والاولى JA alé les‏ استحكام قوته هلى م . . ,5 w of‏

جيعهم فعمل السلطان باشارتهم وكتب تلك الليلة di‏ مى قرب منه مى الامراء والعساكر فاتوا مى حينهم وادار فى ذلك حيلة Ke‏ ذكان أذ اذا قد م على as‏ مشلا ae‏ فارس Les‏ TN‏ السلطان مع ساحل النهر Jess‏ مدينة قنوج ورآء ظهرة ويتصصّن بهالمنعتها وحصانتها وقد عبا RIAD‏ 4 وجعلهم صغا واحدا MS‏ نرزولهم

promptement, avant que son pouvoir s’affermisse. » Le premier qui parla en ces termes, ce fut Nässir eddin Mothahher alaouhéry; tous les émîrs l'appuyèrent. | Le sultan suivit leur çonseil ; il écrivit cette nuit-là même aux commandants et aux lroupes qui se trouvaient dans les heux environnants: et ils arrivèrent sans délai. [1 usage à cette occasion d’un joli stratagème , savoir : lorsqu'il devait artiver à son quartier cent cavaliers, par exemple, 21 en expédiait à leur rencontre, pendant la nuit, plusieurs miiliers; et ils entraient tous ensemble dans le camp, comme si la totalité eût été un nouveau secours pour lui. On chemiaa le long du fleuve, car le souverain voulait avoir derrière lui 12 ville de Canoge, pour pouvoir s’y appuyer et s'y défendre à cause de sa force et de sa solidité; il y avait trois jours de marche du lieu où l'on était 51055 à cette ville. Le sultan ordonna le départ pour la première étape; il disposa l’armée en ordre de bataille, et quand on fit halte, il la wit sur une seule ligne. Chaque soldat avait devant lui ses

Fa

كل els‏ منهم بيى يديه سلاحعه وفرسه إلى Ale‏ ومعه le‏ صغير JS‏ به ويتوضاً ويعود الى AT, aude‏ الكبرى على بُعْ منهم ولم يد خل السلطان à‏ تلك الايّام RSA‏ خب ولد استظل بظل وكنت فق يوم منها GE‏ فصاح à‏ فق مى فتيان out‏ سنبل واستتهلى وكان مى لموارى AE‏ اليه فقال أن السلطان Le‏ الساعة أن يُقتل كل مى معه xs el‏ اوجاريته فشفع sais‏ الامرآء فامر ان لا تبق الساعة Bal,‏ امرأة وان حملن الى حصن هنالك de‏ ثلاثة اميال يقال له كنبيل فج تبق امراة Ut‏ ولا مع السلظان Lis‏ تلك اليلة UNS Zi de‏ كان فى اليوم GW‏ رتب السلطان عسكره

armes, à son côté, son cheval, et avec lui une petite tente où il mangeait et se lavait, pour retourner tout de suite après à son poste. Le grand quartier était loin des troupes; mais, durant ces trois jours, le souverain n'est pas entré 0385 886 tente, et il ne s'est mis à l'ombre nylle part.

Je me trouvais un de ces trois jours sous la tente, en compaguie de mes femmes esclaves. Un de mes eunuques, nommé Sunbul, m'appela, et m'invita à me hâter. Quand je sorts, il me dit: « Le sultan vient d’ordonner qu'on fasse mourir quiconque sera trouvé avec sa femme ou avec sa concubine.! Les émirs intercédèrent près du souverain, il command que, dès عه‎ moment, il ne restàt plus dans le camp u®t seule femme; et que toutes les personnes du sexe fussesl transportées dans un château des environs, à trois milkt de distance et appelé Canbil. En effet, od ne vit plus de femmes dans le campement, pas même avec le sultan.

Nous passâmes cette première nuit en ordre de bataille: le lendemain, l'empereur divisa son armée en pelits corps: il donna à chacun de ceux-ci des éléphants couverts de

=" Var = -—

D'IBN BATOUTAH. 347‏ افواجا وجعل مع كل فوج الغيلة المدرعة عليها الابراج فوقم ANT‏ وتدرع العسكر وتههوا عرب وباتوا تلك ANT‏ عم اهبة :وما كان اليوم الثالث بلغ ul‏ بان عين الملك SCO‏ اجاز النهر نخان السلطان مى ذلك وتوقع اذه لم يفعله [! بعك مراسلة الامراء الباقيى مع السلطان فامركى ais co‏ Juil‏ العناق de‏ خواصه وبعث لى حظا منهازوكان فى صاحم يسمى امير اميرأن اآلرمان مى التعان ناعطيته فرسا مني اشهب :اللون فا a‏ جم به فل يستطع امساكه ورما عن ظهرة فات رجه الله تعالى Des‏ السلطان ذلك ji‏ فى مسيرة فوصل بعد العصر الى مدينة pois‏ وكان خان أ

"rs cuirasses et surmontés de tours, sur lesquelles se )6-

aient des combattants. Tous les soldats endossèfent leur rmure, ils se préparèrent au combat et passèrent la seonde nuit sous les armes. Au troisième jour, le sultan fut formé que le rebelle ‘Ain almolc avait traversé le fleuve; éprouva de grandes craintes à ce sujet, et soupçonna que m adversaire n'avait agi de la sorte qu'après s'être concerté vec les émirs, qui se trouvaient alors près de leur souverain.

ordonna à l'instant de distribuer les chevaux de race à # courlisans, et j'en reçus ma part.

J'avais un gmi appelé Émir émirän «le grand émir» Alwrmäny, qui était au nombre des braves, ونع‎ qui je donnai a de-ces chevaux, d’un poil grisâtre. Lorsqu'il voulut le ettre en mouvement, le cheval s’emporta, sans quil pût ١ retenir, et le jeta de dessus son dos. Il mourut de sa aute. Que le Dieu très-haut ait pitié de lui!

Le monarque fit hâter la marche, et l’on parvint le soir la ville de Canoge; il avait eu peur que le rebelle n'arvât avant lui devant cette cité.

LE

بسبقه القآسم الهها وبات ليلته تلك يرب الناس بنفسه ووقف علينا وحن ف Rat‏ مع ابن يه ملك فيروز ومعنا الامير دا ابن مهتى Suis‏ ناصر الدين مطهر وامرآء ختراسان نامافنا الى خواصّه وقال انتم de Bel‏ ما ينبق ان dr‏

: وكآن à‏ عاقية ذلك أخير فان القاشم ضرب فى آخر الليل de‏

| كبيرة at‏ امر السلطان أن لا يبرح Set‏ عن مكانته ولا

Ji‏ الناس إلا بالسيون فاستل العسكر سيوفهم ونهضوا الى JU coms pts‏ وامر السلطان أن يكون شعار ia‏ AS‏ وغزنة ناذا لقى Past‏ فارسا قال له دهلى فان اجاب+ه بغرنة pe‏ أنه مى اححابه Se‏ قاتله وكان- القآسّم انما قصى أن

11 passa cette nuit à disposer lui-même les troupes; Ë

nous inspecta aussi, et nous faisions partie 5 l'avant-garde,

où se trouvait le fils de son oncle paternel, le roi Firoûs. Î y avait également avec nous l’émîr Ghada, fils de Mohanna,

le sayyid Nôssir eddîn Mothahher et les chefs du Khorägn. :

Le sultan nous mit au nombre de ses courtisans et nous dit : « Vous m'êtes trèschers; il ne faut pas que vous me quittiez jamais ». Cependant, le résultat fut à l'avantage du

souverain de l’Inde. En effet, ’Aïn almolc atfgqua, sur jh:

fin de la nuit,ggtre avantgarde, où était le vizir Khodjh Djibân. Un grand tumulte eut lieu alors, mais le sultss ordonna que personne ne quittât son poste et que 8 combattissent avec le sabre exclusivement. Les soldats ti rèrent donc leurs glaives; ils tombèrent sur les ennemis 6 le combat fut acharné. Le mot d'ordre des troupes du sul

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était Dihly et Ghaznah; quand on rencontrait un cavalis,

on lui criait : « Dihly»; s'il répondait « Ghaznah », on 608

D'IBN BATOUTAH. . 00009‏ يضرب على موضع السلطان (aa‏ به الدليل Sais‏ موضع الوزير a‏ عنق MINT‏ وكان فى عسكر الوزير الاعاجيم والترك ولشراسانيون وهم اعد( الهنود فصدقوا الققال وكان جيش لقانم نحو لشمسين الغا فانهزموا عند طلوع الجر وكان الملك ابراهم المعرون بالبتجى بغتم البآء الموحدة وسكون النون وجم التترى قد اقطعه السلطان بلاد سنديلة وى قرية مى بلاد عين الملك ناتفق ane‏ على CN‏ وجعله تابه وكان داود بن قطب الملك وابن ملك التجار de‏ فيلة السلطان وخيله فوافقاة ايضا وجعل داود حاجبه وكان داود هذا لما ضربراعلى A‏ الوزير يجهر بسب السلطان ويشتهه EN‏

naissait que c'était un ami, et sinon, on le combattait. Le but du rebelle avait été de faire main-basse sur le quartier du souverain; mais le guide se trompa et se dirigea avec "Ain almolc vers le lieu où se trouvait le vizir. Le rebelle coupa la tête du conducteur. Dans l’armée du vizir étaient les Persans, les Turcs et les Khgräçäniens, qui tous étaient ennemis des Indiens; en conséquence, ils combattirent vigoureusement. Les troupes de l’insurgé comptaient environ cinquante mille hommes, qui furent mis en fuite vers le point du jour.

Le roi Ibrähim, appelé Albend;y attatary, avait reçu en fief du sultan la contrée de Sundilah, qui est un gros village du pays gouverné par ‘Aïn almolc; il se révolta avec ce dernier, et devint son lieutenant. D'un autre côté, ٠ Dâoud, fils de Kothb almolc, et le üls du roi des marchands, avaient été chargés de conduire les éléphants et les chevaux de l’empereur de Dihly. Ils s’unirent aussi avec le rebelle, qui nomma Dâäoud son chambellan. Au moment où ennemi attaqua le quartier du vizir, ce Däoud proférait

مم والسلطان يسمع ذلك ويعرن كلامه LR‏ وقعت الهزجة قل عون الملك ati‏ ابراهم التنرى ماذا ترى يا ملك أبراهم ند فراكث رالعسكر وذو الجدة منهم فهل لك ان pes‏ بانفسنا Ji‏ أبراهم لاعسابه بلسانهم اذا اراد عيى الملك أن يغر فاق : ماقبض de‏ دبوقته فاذا فعلت ذلك فاضربوا انتم فرسه ليسقط d |‏ الارض فنقبض عليه وناق به السلطان ليكون ذلك BUS‏ لذنى ى CRE‏ معه وسبينا لخنلاصى UN‏ اراد عيى الملك الفرارقال à‏ ابراهم di‏ اين يا سلطان علاء الدين وكان يسمى بذلك وامسك ب<بوقته وضرب als)‏ فرسه فسقط الى الارض : ورك أبراهم بنفسه عليه فقبضه وجآاء اححاب الوزير لياخذوةه

des injures contre le sultan, et il l'invectivait d’une manière : indigne ; le souverain entendit tout et reconnut sa 765 Lors de la fuite, "Aïn almolc dit à son lieutenant Ibräbim : attatary : « Quel est ton avis, 6 roi Ibrâähim? La plus grande

partie de l’armée est en déroute, et les plus courageux ex : mêmes s'enfuieni. Ne pensgs-tu pas qu'il soit temps de 9 sauver ? + Alors Ibrähîm dit à ses compagnons, dans leur latgage : « Quand ’Aïn almolc voudra fuir, je saisirai sa tres de cheveux: à l'instant vous frapperez son cheval, afn que Jémir tombe par terre; nous l'arrêterons, nous k mènerons au sultan, pour que cela soit une expiation de la faute que j'ai commise de me révolter avec lui conte le souverain, et une cause de ma future délivrance. » Eu 6 . fet, ‘Aïn almolc se disposant à s'enfuir, Ibrâhim lui cra: « Où vas-tu, Ô sultan ’Alà eddin?». Car tel était son sur nom. 11 le prit par sa natte de cheveux; ses gens blessèresl le cheval du rebelle, qui tomba, et Ibrâhîm se jeta ‘Ain almolc et le saisit. Les camarades du vizir s'emprest rent de le réclamer, mais Ibrähin ne voulut pas le livrer.

D'IBN BATOUTAH. "351‏ et‏ وقال لا اتركه Ge‏ أوصله الوزير أو اموت دون ذلك فتركوة ناوصله الى الوزير وكنت انظر عند الصمم الى الغيلة والاعلام يوق بها الى السلطان كم جاءن بعض pli‏ فقال فك قبض de‏ عيى الملك s,‏ به الوزير Es‏ أصدقه فل يمالا يسير وجاءن الملك غور Seb ogg)‏ بيدى وقال NÉS‏

قبض de‏ عين الملك وشو عند الوزير Dos‏ السلطان is‏

ذلك ضحس À di ane‏ عين املك على نهر ces AI‏ العساخكر ما فيها واقتحم nie‏ مى عسكر que‏ الملك النهر فغرقوا Set,‏ دأود بن قطب الملك وابن ملك التجار وخلكقٌٍ ÈS‏ معهم ونهبت الاموال وليل والامتعة ونزل السلطان على SLT‏ وجاء الوزير بعيى الملك وقد أركب de‏ تور وهو عريازة

et dit:«Je ne quitterai pas ‘Ain almolc jusqu'à ce que je l’aie conduit en présence du vizir, ou bien je mourrai auparavant» Hs le laissèrent, et Ibrähim mena l’émir à Kbodjah Djihän. Au matin j'étais occupé à regarder les éléphants et les drapeaux.qu'on amenait devant le sultan, lorsqu'un individu de ITräk vint à moi et me dit : « On a déjà saisi ‘Ain almolc, qui se trouve maintenant au pouvoir du vizir. » Je ne le crus pas; mais, peu d'instants après, je vis arriver le roi Témoëür, l'échanson; il me prit la main et me dit : « Réjouis-toi, on s'est emparé de ’Aïn almolc, et il se trouve chez le vizir. » Sur ces entrefaites, le souverain se dirigea vers le quartier du rebelle, sur le Gange; nous étions avec lui, et les soldats pillèrent tout ce qui s’y rencontrait. Une grande partie des troupes de ’Aïn almolc se précipitèrent dans le fleuve et se noyèrent. On prit Däoud, fils de Kothh almolc, le fils du roi des marchands et un grand nombre de gens avec eux; on s'empara des trésors, des chevaux et des effets. L'empereur campa près du passage du fleuve, et le

ستور العورة ie‏ مربوطة Jus‏ وباقيه فى عنقه فوقف de‏ ب السراجة ودخل الوزير الى السلطان ناعطاة الشربة le‏ sut ss à‏ الملوك الى عينى الملك لجعلوا يسبونه ويبصقون وجهه ويصفعون 2e)‏ وبعث اليه السلطانٌ A‏ اكبير قال له ما FRS‏ الذى فعلت فههيجد جوابا فامر به السلطان y‏ يكسى Les‏ مى تياب الزمالة No‏ باربعة كبول وغلت داه الى عنقه is‏ الوزير ليحفظه وجاز اخوته النهر pl‏ وصلوا مدينة عوض فا خذوا اتملهم واولادهم وما قدروا عليه ن لال وقالوا لزوجة ابخيهم que‏ الملك اخلصى بنفسك

vizir conduisit Aïn almolc au souverain. On avait fait mon ter l’émir rebelle sur un taureau, et il était tout nu, sau les parties génitales, qui étaient recouvertes d'un lambe d'étoffe attaché par une corde, dont les bouts étaient pass au cou du captif. Celui-ci resta à la porte de la tente, 0 serêtcheh, le vizir entra, et le souverain lui offrit aussitôt } sorbet, à cause desa bienveillance pour lui. Les fils des roi se portèrent près de ‘Aïn almolc; ils l'injurièrent , lui cre chèrent à la figure et souflletèrent ses camarades. Le sulta lui expédia le grand roi (Kaboülah}, qui lui dit : «Quelk abominable action as-tu commise? » "Aïn almolc ne répon dit rien. Le souverain donna l’ordre qu’on revêtit le 8 sonnier avec les habits que portent les conducteurs de bêtes de somme; qu'on lui mît quatre chaînes aux pieds qu'on attachât ses mains à son cou, et qu'on le livrât à! garde du vizir Khodjah Djihän.

Les frères de ‘Aïn almolc passèrent le fleuve en fuyards et ils arrivèrent à la ville de ’Aoudh. Ils prirent leu femmes, leurs enfants, tous les biens qu'ils purent ram ser, et dirent à l'épouse de leur frère prisonnier : « Sauve

D'IBN BATOUTAH. 353‏ وبنيك معنا فقالت أفلا اكون كنسآء أكفار اللاى يحرقن انغسهن مع ازواجهن bb‏ ايضا اموت لموت زوج واعيش لعيشة فتركوها وبلغ ذلك السلطان فكان سببٌ خا وادركته لها رقة وادرك Gi‏ شهيل Gas‏ الله مى JV‏ الاخوة فقتله واق السلطان À ds ul»‏ عبى الملك واخته وأمرأته فشكن di‏ الوزير وجعلن فى خبآء بقرب خباء que‏ الملك فكان يد خل اليهن ويجلس معهن ويعود الى must‏ ولا كان بعت العصرمى يوم LE AU‏ امر السلطان بسراح لغيف الناس الذينى مع عيى الملك مى الزمالة والسوقة ouais‏ ومن لا يُعْبا به وأق بملك ابراهم البخصيّ الذى ذكرناة فقال ملك العسكر

avec nous, en compagnie de tes fils. « Elle répondit : « Ne dois-je pas faire comme les femmes des Hindous qui brülent leur corps avec leurs maris? Moi aussi, je veux mouair si mon époux meurt, et vivre s’il vit. » Ses beaux-frères da laissèrent; le sultan ayant eu connaissance de son discours, ce fut 13 une cause de bonbeur pour cette femme, car il eut eompassion d'elle. Le jeune homme ou eunuque, Sohaïl, atteignit Nasr Allah, un desdits frères ; il le tua et apporta sa tête au souverain; il aniena aussi la mère de ‘Aïn almole, sa sœur et sa femme. Elles furent livrées au vizir, et logées dans ua pavillon près de celui de ‘Aïn almolc. Ce dernier allait les y trouver, restait souvent avec elles et retournait ensuite à sa prison.

Dans l'après-midi du jour de la déroute, l'empereur ordonna de mettre en liberté la multitude qui suivait "Aïn almolc, comme les conducteurs des bêtes de somme, les petits marchands, les serviteurs et autres gens sans impor tance. On lui amena le roi Ibrähîm albendjy, dont 5l a été Éait mention ci-dessus; alorsle chef de l’armée, le roi نولا‎

nil. 2

354 VOYAGES هذا ناه مى التخالفيى فقال‎ Just لللك 155 يا خوند عالم‎ عنه السلطان وسرحه‎ dr بالقادم‎ tds FO الوزير أنه قد‎ برج تشب‎ ٠ لفان بعد المغرب جلس السلطان‎ ss d القادم واق بالغفيلة‎ lei NS مى‎ La) (us وأ باتفنيى.‎ de بيى أيديها جعلت تقطعهم بالحد اند الموضوعة‎ peus” والابواق والانغار‎ abuse انيابها وترى ببعضهم. إلى الهواء‎ والطبول تضرب عند ذلك وعيى الملك واقف يعاين مقتلهم‎ منهم عابب» ثم أعيد الى خبسء وأقأم السلطان على‎ re هقعتما جواز النهر اياما لآشرة الناس وقلة القوارب واجاز‎ خواصه ليجيزوا امتعتهم‎ de على الغيلة وفرق الغيلة‎ abbé | dit : « Ô maître du monde, tue celui-ci, car c’est un des re belles.» Le vizir répondit : «Il a déjà racheté sa vie 8 moyen du principal insurgé. » Le sultan lui pardonna et le

fit partir pour son pays (la Transoxane). Au soir, le sultan s'assit dans la Tour de bois, et on lui présenta soixanie

deux individus d’entre les principaux compagnons de ‘Ain

: almolc. On fit venir les éléphants, on les leur jeta; ces animaux se mirent à les couper en pièces avec les fers placés sur leurs défenses, à en lancer quelques-uns dans Fair © à les attraper au vol. Pendant ce temps, on donnait du cor de chasse, on sonnait de la trompette et on battait du tambour; ‘Aïn almolc était là debout, il voyait leur massact: on lui jetait même quelques portions des victimes. Après quoi on le reconduisit dans sa prison.

Le souverain resta plusieurs jours près du passage ds fleuve, à cause du nombre considérable des gens et de ها‎ petite quantité des embarcations. 11 fit traverser ses effet et ses trésors sur les éléphants; 31 fit distribuer de ces animaux à ses courtisans, afin qu'ils fissent passer leurs #ط‎

D'IBN BATOUTAH. 355‏ وبعث I‏ بغيل منهها اجزت عليه رحلى وقصى السلطان وحن Love di me‏ بهراي وضبط أسمها بفتم البآه الموحدة وهاء مسكن ورآء والف ste‏ آخر درون مكسورة وجم وى مدينة حسنة فى عدوة نهر السرو وهو وأ كبير شديد Jay)‏ واجازه السلطان برسم زيارة قبر ill‏ الصالم البطل سالار Moss‏ الذى فتم ie‏ تلك البلاد وله اخبار عميبة وغزوات شهيرة وتكائر الناس led‏ وتزاجوا Gé Ge‏ ممركب Of y‏ فيه حو د n‏ نفس لم ين منهم إلا عرق من le ٠‏ الميرغد! és‏ ركبنا نحن 8 مركب صغير bus‏

À‏ تعالى وكان العرى الذى سح مى الغرق coms‏ بسالم وذلك. Gb‏ ديب وكان اراد أن يصعت معنا فى مركبنا فوجدنا قد

gages. Je reçus un éléphant, qui me servit à transporter tous mes effets. Ensuite, le souverain se dirigea avec nous vers la ville de Bahrâïdj, qui est belle et située au bord du Serou; c'est un grand fleuve, au courant très-rapide. Le sultan le passa dans le but de faire un pèlerinage au tombeau du pieux cheïkh, du héros sélér « général » 0050, qui fit la conquête de la plupart de ces contrées. On raconte sur lui des histoires merveilleuses, et on lui attribue des expéditions célèbres. La foule se précipita pour traverser l’eau: l'on se pressa beaucoup, de sorte qu'il y eut un grand navire qui coula à fond. contenait environ trois cents personnes, dont une seule se sauva : c'était un Arabe, compagnon de l'émîr Ghada. Nous étions montés sur un petit bâtiment, et le Dieu très-haut nous délivra. L'Arabe qui échappa au danger de se noyer s'appelait Sélim « sain et sauf», et c’est là un singulier hasard. Il voulait s'embar. quer sur notre navire; mais quand il arriva, nous étions

أنا غرقنا ثم لما Lol,‏ بعك استبشروا بسلامتنا وزرنا قبر الصالح الذكور وهو ى قبة لم جد سبيلا الى دخولها D‏ الزحام وى تلك الوجهة دخلنا غيضة قصب فرج علينا منها DOS‏ نفتل واق الناس براسه وشو دون الغيل وراسه أكبرمى راس Juil‏ باضعاف وقد ذكرناه,

دكرعودة السلطان لحضرته de alé,‏ شاه كر ونا ظفر السلطان بعيى الملك كا ذكرنا عاد الى حضرت»ه بعك مغيب

déjà partis; alors il prit place sur celui qui fut submergé. Au moment où il sortit du péril, le public crut qu'il était avec nous; le bruit s'en répandit parmi nos compagnons, comme parmi les autres gens, et ils s'imaginèrent que now étions tous noyés. Lorsqu'ils nous virent, après cela, ils # réjouirent fort de notre salut.

Nous visitämes la tombe du pieux personnage nommé ct dessus ; elle est située dans.une coupole, où nous ne pümes pas pénétrer, tant la foule était considérable. Ce fut pesdant ce voyage que nous entrâmes dans une forêt de 10 seaux, et que nous fûmes attaqués par un rhinocéros. 8 le tua, et l’on nous apporta sa tête; celle-ci était plusieurs fois aussi grosse que celle de l'éléphant, quoique l'animl fût plus petit qu'un éléphant. Mais nous avons déjà, dan ce qui précède, fait mention du rhinocéros.

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