‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 93 sur 103 · مزركشة تسمى صورة الشير ومعناة صورة السبع XI‏ يكون · texte numérisé non relu

مزركشة تسمى صورة الشير ومعناة صورة السبع XI‏ يكون

seoir. Le souverain nous Vemanda une seconde fois; me ‘

camarades entrèrent et 115 m’excusèrent auprès de lui. : revins après la prière de l'après-midi, et j'accomplis dans :

la salle d'audience les deux prières du coucher du soleil et de la nuit close.

Le chambellan sortit et nous appelag Khodhäouend Zädeh Dhiyà eddin entra, et c'était l’ainé des trois frères mentionnés plus haut. Le sultan le nomma émir däd «com mandant dela justice »,cequi désigne un des principaux émiri. Il siégeait dans le tribunal du juge, et se faisait amener les personnes qui avaient quelque droit à faire valoir contre un commandant ou un grand. Le souverain fixa son traitement pour cet emploi à cinquante mille dinärs par an; il lui as دمع‎ des prairies du revenu de cette somme, et lui donna 2 quante mille dinärs comptant. Il le revêtit d’une robe d'honneur de soie chamarrée d'or et appelée la figure da chir, où du lion, car elle portait sur le devant, ainsi qu’au dos,la re présentation d'un lion. On avait cousu dans l'intérieur du vêtement un billet qui faisait connaître la quantité de

at One UE me —

D'IBN BATOUTAH. 401‏ يمقدار ما رركش فيها مى الذهب À pale‏ بغرس مى md‏ الاول وليل Pois‏ اربعة اجفاس وسروجهم كسروج Jai‏ مصر ويكسون اعظمها بالغفضة المذقبة ثم دخل امير بجنت فامرة أن يجلس مع الوزير فى مسندة ويقف de‏ تحاسبات الدواوين وعيى له Wie‏ اربعين الف دينار فى السنة si‏ تجاشر فادها بمقدار ذلك واعط Bien‏ عن يد واعط فرسا تجهزا وخلع عليه كلعة الذى قبلة ولقب شرن الملك

ثم دخل RAS‏ الله أبن ist‏ خعء رسول دار ومعناة |

فى السنة أعط خاشر يكون WG‏ بمقدار ذلك واعط (ربعة

l'or employé pour ses broderies. Le sultan lui fit donner aassi un cheval de la première race; or, l'on connaît dans l'Inde quatre races de chevaux. Les selles, dans ce pays, sont semblables aux selles égyptiennes, et elles sont, en grande partie, recouvertes d'argent doré ou vermeil.

Le second qui entra ce fut émir bakht; le sultan lui ordonna de s'asseoir avec Île vizir sur le coussin de celui-ci, et d'examiner les comptes des bureaux. Il fixa ses honoraires à quarante mille dinärs par année, lui assigna des prés jusqu'à concurrence de ce revenu, et lui donna en argent comptant quarante mille dinàrs. En outre, 11 lui fit donner un cheval sellé et bridé, une robe d'honneur pareille à celle qu'avait reçue Dhivyà eddin, et le surnomma Cheref almolc « la gloire du royaume ». Hibet allah, fils d'Alfalaky, entra le troisième chez le sultan, qui le nomma raçodl ,قل‎ c'est-à-dire le chambellan chargé des ambassades ou-missions. Son traitement fut fixé à vingt-quatre mille dinârs par an, on lui assigna des prairies de cc revenu an-

nuel, on lui donna en sus vingt-quatre mille dinärs à tou-

وعشوين الغا عن بيت واعط فرسا تجهرا وخلعة وجعل لقبم بهآء الملك ثم دخلت فوجدت السلطان على Jeu‏ القصر مستند! الى السرير والوزير خواجة جهان بين يديه والملك أكبير قبولة واقف بين يديه UN‏ سكت عليه قال لى الملك pi‏ لخدم Ni‏ جعلك خوند عالم mob‏ دار الملك دهلى وجعل dif ds,‏ عشرالف دينارق السنة وعين لك بجاشر بمقدارها وانرلك بأثنى عشر الغا Fois‏ تاخذها ue‏ la il‏ ان شآء الله واعطاك فرسا بسرجهء ولجامه وامرلك بخلعة opté‏ وق التى يكون فى صدرها وظهرها che Ki‏ | تخدمت واخذ بيدى فتقكّم بى الى السلطان فقال لى السلطان

cher de la main à la main, un cheval sellé et bridé, ainsi qu'un vêtement d'honneur. Le souverain le surnomm . béhä almolc « la splendeur du royaume ».

J'entrai à mon tour, et trouvai le sultan sur la terres du château, appuyé contre le trône; le vizir Khodjah Dy مقط‎ était devant lui, et le grand roi Kaboülah était debont en présence du monarque. Quand j'eus salué celui-ci, + boûlah me dit : «Inclinetoi et prête hommage, car k maître du monde t'a nommé juge dans la capitale du royaume, à Dihly. Il a fixé tes honoraires à douze mille dt nârs par année et l'a assigné des champs de ce rapport. a ordonné de te payer douze mille dinärs en argent comp tant, que tu pourras toucher demain au trésor, s’il plat Dieu. Il te donne un cheval avec sa selle et sa bride, ais qu'un vêtement de mahériby.» On appelle de la sorte h robe qui porte sur le devant et au dos la figure d'un #üräb (ou autel; au pluriel, mahérib). Je m'inclinai 0102م‎ dément. Kaboülah prit ma main et me conduisit vers le sultan, qui me dit : « Ne crois pas que la judicature à Dibly

D'IBN BATOUTAH. 403‏ لل عمسب قضاء AE‏ مى أصغر JS VI‏ هو اكبر الاشغال

يفهم العرن ولا يمسن لواب عنه فقلت له يا مولانا انا على . مذهب مالك وهولاء حننية Lt,‏ لا Gysi‏ اللسان فقال Sd‏ dupe‏ بباء الدين SLT‏ وكال الدين get‏ يُنوبان عنك ويشاورانك وتكون Jens eût‏ على العقود وانت bus‏ بمقام الولد فقلت له بل عبدكم Kobe‏ فقال لى باللسان العرن بل eût‏ سيّدنا Lots‏ تواضعئًا منه وفضلا LG}‏ تم قال لشرن الملك امير نت إن كان الذئ رتبت لد لا يكفيع لاذه كثير الانفاق فانا أعطيه زاوية أن قدر de‏ اتقامة حال

soit chose de peu d'importance; c'est, au contraire, chez nous, l'emploi le plus considérable. » Pour moi, je comprenais fort bien son discours, mais je nc savais pas répondre convenablement dans la même langue. Le sultan, de son côté, comprenait l'arabe, mais il ne pouvait pas le parler couramment.

Je répondis au souverain : « () notre maître, moi je professe ou suis le rite de Mälic, et les habitants de Dihly sont hanéfites; de plus, je ne sais pas leur langue. » Il reprit : « J'ai déjà choisi pour tes substituts Béhä eddin almoltäny et Camäl eddin albidjnaoury; ils délibéreront avec toi, et tu légaliseras les actes; tu tiendras près de moi la place d'un fils. » Je répliquai : «Ou bien plutôt, celle de votre serviteur et de votre esclave. » Alors le sultan dit en arabe : « Au contraire, tu es notre scigneur et notre maitre. » Cela fut un effet de son humilité, de sa bonté et de sa complaisance. [1 dit ensuite à Cheref almolc émir bakh1 : « Dans le cas où ce que je lui ai assigné ne lui suffirait pas, car il est un homme de beaucoup de dépense, je lui donnerai en sus un ermitage, S'il peut prendre sur lui de veiller à ce

بعد أيام مى توليتى القضاآء والاحسان ال وأنا تاعد تحب تجرة هنالك dis‏ جانبى مولانا pol‏ الدين gui‏ العالم الواعظ فاق بعض لجاب فدى مولانا ناصر الدين فد خل الى السلطان kb‏ عليه eus,‏ معحفا مكلا ESS‏ تم اتا CLÉ van‏ فقال (عطنى Las‏ وآخذ لك خط 552 باثنى عشر الفا لمرلك بها خوند عالم فج اصدقه وظننته يريك لخيلة على وهو à NÉ‏ كلامه فقال بعض الاححاب انا أعطيه فاعطاة

دينارين او ثلاثة وجآء خط > ومعناة Li‏ الاصغر مكتوبا

بتعريف شاجب ومعناه أمر خوند Ale‏ أن de‏ مى à}, à‏

٠١ D'UN SECOND GADEAU EN ARGENT QUE ME FIT 1155017 ET DU RETARD QU'ÉPROUVA LE PAYEMENT.,

Je me trouvais un jour dans [18 partie du château consacrée aux audiences, et c'était quelque temps après que j'eus été ingesti de la dignité de juge et que j’eus reçu les bienfaits du sultan. J'étais assis sous un arbre, et il y avait à mon côté notre maître Nâssir eddin attirmidhy, le savant pré dicateur. Un chambellan sortit, appela notre maître بين‎ eddin, qui entra chez le souverain. Il en reçut un Vétement d'honneur et un Korän orné de pierres précieuses. Ensuite un chambellan vint à moi, et dit : « Donne-müi quelque chose, et je te procurerai un khatth khord « pelil écrit » de douze mille (dînärs), que le maître du monde a ordonné de te payer. » Je ne le crus point et pensai qu'il , voulait me tromper; mais il insista sur son propos, et l'un de mes compagnons dis : «Moi, je lui donnerai.» Il lui donna deux ou trois dinärs, et le chambellan apporta 2 khatth khord, ce qui veut dire « le petit écrit», du contenu qu'il avait dit, et avec son visa. [l portait ceci : « Le maitre

D'IBN BATOUTAH. 407‏ الموفورة كذ! لغلان بتبليغ فلان أى بتعريفه ويكتب EU‏ ou‏ ثم يكتب على تلك البراءة تلاثة مى الامراء Ps‏ لان الاعظم قطلو خان bee‏ السلطان وللتريظة دار وهو صاحب خريطة US‏ والاقلام والامير نكبية الدوادار صاحيب الدوات فاذا! كتب كل وأحد منيم خطه يذهب بالبراءة di‏ ديوان الوزارة فينتضها ES‏ الديوان Ps‏ كم تثبت فى ديوان الاشران ثم تثبت فى ديوان النظر ثم تكتب اليروانة وى لمتكم مى الوزير GE‏ بالهطاء ثم يثبتها GE‏ ى ديوانه ويكنب Lans‏ فى كل بوم AMG‏ مما pe)‏ به السلطان ذلك الهوم مى JU‏ ويعرضه عليه من أراد التتجيل Sax‏ أمر ut‏

du monde ordonne qu'on paye sur le trésor très-copieux, à un tel, telle somme, par les soins d'un tel, c’est-à-dire par suite de sa notification ou de son visa. »

Celui qui transmet l'ordre écrit son nom; trois émirs y mettent leurs signatures, et ce sont : 1° le grand kbän Kothloù khän, ptécepteur du souverain ; 2° le kharithehdär, qui a en dépôt les rames de papier et les roseaux pour écrire; 3° l'émir Nocbiah addéouädér «le portegncrier »; c'est celui qui à la garde des encriers. Quand tous ceux-ci ont mis leur griffe sur le brevet, on l'envoie aux bureaux du vizirat, où les secrétaires en prennent copie; puis on l'enregistre dans les bureaux du contrôle ou des visas, et dans ceux de l'inspection. On expédie le peroudneh « « la patente, le diplôme », qui est l’ordre du vizir au trésorier de débourser la somme. Celui-ci en prend note dans ses bureaux ; ious les jours il écrit un résumé, ou rapport succinct, des sommes que le sultan a commandé de payer ce jour-là, et il le lui présente. Lorsque le prince veut que son don soit acquitté immédiatement, il donne ses ordres

408 VOYAGES من عطاء ذلك ولو‎ D ولاكن لا‎ À ومى آراد التوقيف وقف‎ اشهرثم‎ Riu هذه الاثنا عشر الفا‎ ds طالت اللدّة فقد‎ اخذتها مع غيرها حسها باق وعادتهم اذا امر السلطان‎ it) امرله مقلاً بماية‎ oi a منه‎ LE لاحك‎ plu , تسعيى الغا او بعشرة آلان أغط تسعة آلان‎ quel بخلاس دَيى وتوقف ذلك مِدَّةٌ وكنت حسها دذكت»:‎ طريق وما صنعت به‎ é تقد أستدنت مى التجار مالا إنخقته‎ البديّة السلطان وما انغقتة فى أقامتى فلا ارادوا السغر الى‎

en conséquence, et quand il désire qu'on attende, il fait suspendre. Toutefois, le payement se fait toujours, quand bien même ce serait longtemps après que le bienfait a été promis. Je n'ai touché ces douze mille {dinärs) que six mois plus tard, et avec d’autres fonds, ainsi que je le dirai ci-dessous.

11 est d'usage, chez les Indiens, de défalquer constamment un dixième des sommes dont le sullan gratifie quelqu'un. Celui à qui le souverain a promis, par exemple, cent mille dinärs, n’en reçoit que quatre-vingt-dix mille: celui en faveur duquel il a ordonné de payer dix mille dinàrs, n'en touche que neuf mille.

DE LA DEMANDE DE MES CRÉANCIERS AU SUJET DE CE QUE JE LEUR DEVAIS; DE MON PANÉGYRIQUE DU SULTAN; DE L'ORDRE QUE DONNA DE PAYER POUR MOI MES DETTES, ET DU RETARD QU'É- PROUVA L’EXÉCUTION DE SON COMMANDEMENT.

J'ai déjà raconté que je m'étais endetté envers des marchands d'une somme que j'avais dépensée pendant mon voyage, ou qui m'avait servi à acheter le cadeau pour le sultan de l'Inde, et aussi à payer les frais de mon séjour à

Dihly. Quand ces marchands voulurent retourner dans leur

D'IBN BATOUTAH. 109‏ ٠ w w£ 9‏ بلادثم لوا de‏ فى طلب mins‏ فد حت السلطان بقصيحدة

طويلة اولها (طويل) اليك اميرالمومنيى المبجلا اتينا RE‏ السهر a‏ ُ الفلا

ru 1 $ ..‏ ومغناك حَهِدُ الزيارة اهلا

فلوان فوق الشمس للجد رتبة Dh Cale LIN SI ET *‏ تحجاياة حَقا 3 يقول 2 يغفعلا

وى حاحة مى فيض جودك أرتجى قضاها وقصدى عند M das‏

أأذكرها أم قد ous‏ حياوكم فان حياكم ذكرة كان el‏

pays, ils insistèrent près de moi pour rentrer dans leurs créances. Alors je fis l'éloge du souverain dans une longue pièce de vers, dont le commencement est ainsi qu'il suit :

Nous sommes venus vers toi, 0 prince des croyants vénéré; et pour cela nous avons traversé avec célérité plus d’un désert.

Je suis arrivé comme un pèlerin dans le lieu de ton illustration; ta demeure est an asile bien digne d'être visité.

S'il y avait au-dessus du soleil une place pour la gloire, son élévation mériterait que tu en fusses l'imâm; ٠

Car tu es le chef illustre, l'unique, dont le naturel est d'être pur et sincère , soit qu'il parle, soit qu’il agisse.

Or, j'ai un besoin dont j'espère la satisfaction de ta grande libéralité, et mon but est une chose facile auprès de ta noblesse.

Dois-je 16 mentionner, ou bien la crainte de Votre Majesté doit-elle me 16 défendre? Cependant (que Dieu fasse vivre le souverain), il vaudra mieux que je 16 fasse connaître.

0 VOYAGES 55 ds 4, it فت‎ NS الغريم‎ G ati قا‎ وامسك طرفها بيده وطرفها الثانى بيدى وكنت اذا اكلت‎ اقول لقاضى القضاة كال الدين الغرنوى بيئ معناه‎ Wie بيتا‎ ap الشعر‎ une الملطان وهم‎ us فيبينه‎ Ale ai فتجل لمن وا البيت قال 28 ومعناة‎ des فقا بلغت الى‎ بيدى ليذهبواى الى‎ ue عليك ناخذ جاب‎ ps HR > 058,5 على العادة فقال السلطان‎ ris موقفهم‎ مدّة وكتبت‎ aile وخدمت وهئآن الناس بذلك‎ Lai

Hâte-toi de payer les dettes de celui qui est venu dans ton pays pour te rendre visite; certes, les créancicrs pressent.

Je présentai mon poëme au sultan, qui était assis sur هنا‎ fauteuil ; il mit le papier sur son genou, eten prit une des 65 trémités avec sa main, pendant que je tenais l'autre bout. Je lisais, et à mesure que je finissais un distique, je disais au juge des juges, Camäl eddin alghaznéouy : « Expliques-e0 le sens au maître du monde. » II le faisait, et cela plaisait au sultan, car les Indiens aiment la poésie arabe. Lorsque je fas arrivé au passage : « Hâte-toi de payer les dettes de celui qui est venu, etc. », le souverain dit: Marhamah « miséri corde ,د‎ ou, en d’autres termes : « J'aurai compassion detoir. . Alors les chambellans me prirent par la main, ils voulaient me conduire à leur place pour que je saluasse selon l'usage: mais le sultan reprit : « Laissez-le jusqu’à ce qu’il ait fini ss lecture. » Je la terminai, et saluai profondément ; les assislants me congratulèrent à cette occasion. Quelque temps après, j'écrivis une supplique, qu'on appelle dans 14

D'IBN BATOUTAH. 411‏ رفعا وهم يسمونه عرض داشت فدفعته الى قطب الملك صاحب السنك فدفعه للسلطان فقال À‏ مض الى خواجة جهان فقل له dent‏ دينه فضى اليه واعهه فقال نعم وابطأ ذلك Cali‏ وأمرة السلطان ى خلالها بالسغر الى دولة اباد وفى أثناء ذلك خرج السلطان الى الصيك وسافر الوزير فج آخذ شيا منها ال بعد مدّة والسبب الذى توقّف به ls‏ اذكرة Eee‏ . لهم اذا LE‏ ايت دار السلطان فدرهون de‏ العادة فى تلك

البلاد لعجى أن السلطان مي يعم ea OA‏ وعادتهم أنه (SA‏ كان de Ÿ‏ دس على رجل مى ذوى العناية وأغُوزة

‘ardh dächt « pétition écrite»; je la passai à Kothb almolc, gouverneur du Sind , qui la remit au sultan, lequel lui dit : «Va chez Khodjah Djihân, et dis-lui de ma part de payer ses dettes » (celles de notre voyageur). Il y alla, l'informa de la volonté du sultan, et le vizir répondit : Oui, c’est bien. Quelques j Jours se passèrent, et sur ces entrefaites, le souverain dit au vizir de se-rendre à Daoulet Âbäd. Dans cet intervalle de temps, le monarque lui-même partit pour la chasse, comme le vizir pour son voyage, et je ne pus toucher la moindre somme, si ce n’est plus tard. Or, je vais mentionner avec détail la cause du retard survenu dans le payement de cet argent.

Lorsque mes créanciers voulurent partir de Dihly, je leur dis : « Au moment où je me rendrai au palais du sultan, attaquez-moi, suivant l'usage de ce pays. » En effet, je savais que dès l'instant où le souverain apprendraif cela, il les payeraïit. C'est une habitude, dans l'Inde, que le créancier d'un personnage protégé par le sultan, lorsqu'il veut être payé, attende son débiteur à la porte du palais

خلاشه وقفه له بباب دار السلطان فاذ! اراد الد.خول قال له plat Sos‏ وحق راس السلطان ما تدخل حثى تمخلْصى فلا تمكنه ان يبرح من مكانه make Ge‏ أو يرغب اليه فى تأخيرة فاتّفق يومًا أن خرج السلطان الى زيارة قبر ابيه ونزل بقصر هنالك فقلت لهم هذ! وقتكم فا اردت الدخول وقغوا d‏ بياب القصرفقإلوا لى 455 السلطان ما Jess‏ حتى Luals‏ وكتب HS‏ الباب بذلك الى السلطان pp‏ حاجب قصّة خمس الدين وكان مى كبار الفقهآء فشألهم لاى شىم . درشهوة فقالوا لنا عليه الدين فرجع الى السلطان فاعهع بذلك فقال له اسألهم كم مبلغ الدين فسألهم فقالوا لد

du monarque, et qu'il lui dise, quand 11 veut entrer, © qui suit : « Deroûhaï assolthän « 6 ennemi de l'empereur», je jure par la tête du sultan que tu n’entreras point, jur qu'à ce que tu m'’aies payé. » 11 ne peut pas quitter sa place qu'il n'ait satisfait son créancier, ou qu'il n’ait obtenu de hi un délai. Un jour, il arriva que le souverain sortit pour 71 siter le tombeau de son père, et qu'it descendit là dans uw château. Je dis à mes marchands: « Voici le moment fav rable. » Lorsque je voulus entrer, ils étaient à la porte di château et me dirent : « Deroûhaï assolthén, tu n ’entreras p# que tu n'aies payé ce que tu nous dois. » Les secrétaires pl cés à la porte écrivirent cela au souverain. Là-dessus sortil du palais 240715 kissah ٠ le chambellan des requêtes » Cham eddin, un des plus grands jurisconsultes, qui demanda at marchands pour quels motifs ils m'avaient attaqué: ils ré pondimgnt qu'ils étaient mes créanciers. Chams eddin retourna chez le monarque, il linforma de cette circonr

6ل D mme‏ ذه لهم

tance, et celui-ci lui ordonna d'interroger les marchands sur le montant de la dette; ils lui dirent que c'était an-+

D'IBN BATOUTAH. 413‏ جسة وجسون الف دينار ses‏ اليه فاعجه فامرة أن يعود اليهم ويقول لهم ان خوند Ale‏ يقول كلم المال عندى Li,‏ أتصفكم منه فلا تطلبوه به وأمر SLS‏ الدين السمناق وخذاون<دزادة غياث الدين ان يقعدوا بهزار اسطون él‏ اشل الدين بعُقودهم وينظروا اليها ويحققوها ففعلا ذلك وأق الغرماء بعقودهم فد خلا الى السلطان واعطاة ut‏ العقوده ‏ قفحك وقال ممازحا انا اعم انه قاض pe‏ شغته فيها ثم امر خذاوندزادة ان يعطينى ذلك مى لدزانة ess‏ فى الرشوة على ذلك وامتنع ان يكتب خط خرد فبعثت اليه مايتى تنكة فردّها ولم ياخذها وقال لى عنه بعض خدامه انه طلب

quante-cinq mille dinàrs. Le chambellan le dit au souverain, qui lui commanda de se rendre près des créanciers, et de leur parler en ces termes : « Le Maître du monde vous ٠ fait dire ceci : « La somme est chez moi, je vous ferai rendre “justice, et n’exigez plus rien maintenant de votre débi- «teur.»

Le sultan chargea ‘Imäd eddin assimnäny et Khodhàouend Zädeh Ghiyäth eddin de siéger dans la salle des mille colonnes pour examiner et vérifier les obligations ou . ksrecus que lesdits créanciers leur apporteraient. Cela fait, Ton et l’autre rendirent compte au souverain que les pièces étaient en règle; ce dernier sourit, et dit en plaisantant : «Je sais que le débiteur est un juge, il aura bien arrangé ton affaire. » 11 dit ensuite à Khodhäouend Zädeh de me . Payer cette somme avec l'argent du irésor; mais ce fonc- | tionnaire exigea de moi un don d'avance, et refusa d'écrire le . hath khord, ou mandat. Je lui envoyai deux cents ten- ” زقطوعم‎ il ne fut pas satisfait et les renvoya; un de ses servi- + teurs me dit de sa part qu'il en voulait cinq cents; mais je

414 VOYAGES الملك بن ياد‎ oué cubes جسماية تنكة فامتنعت مى ذلك‎ به اباه وعظطه الوزير وكانت بينه‎ el الدين السمنان بذلك‎ وبين خذاون<زادة عداوة فاعج السلطان بذلك وذكر له‎ كثيرًا مى افعال خذاوندزادة فغيّر خاطر السلطان عليه‎ فى المديفة وقال لاى شىء اعطاة فلان ما اعطاة‎ LE ذامر‎ اذا‎ Las خذاوند زادة‎ ds ذلك حتى يعد هل‎ miss منعته!" او يمنعه اذا اعطيقه فيبذ! السبب توقف عطاء.‎ | , ذينى‎ السلطان الى الصيك خرجث معه مى‎ ps ولا‎ ss.

ترتيب‎ cles ا غير تريص وكنت قد اعددت ما يحناج اليه‎

vefusai. Je racontai ces choses à *Amid almolc, fils d'Imäd eddin assimnäny, qui en informa son père; cela vint aussi à la connaissance du vizir, qui était un ennemi personnel | de Khodhâäouend Zädeh. Or il en parla au sultan, et ill fit connaître beaucoup d'actes répréhensibles de Kho dhâouend Zädeh; de sorte que le souverain changea & : sentiments à l'égard de ce dernier, et ordonna de le mettt aux arrêts dans la ville. Il ajouta : « Pour quelle raison w tel lui a-t-il versé cette somme ? Ainsi, qu’on suspende toit payement, jusqu’à ce que l'on sache si Khodhäoued Zâdeh donne quelque chose lorsque j'ai défendu de le fure, ou refuse de payer ce que j'ai donné. » Tel fut le motif di retard que subit l'acquittement de ma dette.

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