FIN DU TOME TROISIÈME
ni. 29
. Page 6 (1). Le surnom d'Alcobra, donné au cheïkh Nedjm eddiîn , ayant besoin d'explication , nous croyons devoir traduire la notice très-détaillée et assez curieuse que Khondémiîr a consacrée à ce cheïkh dans sa grande histoire universelle écrite en persan , et intitulée : Habib Assiyer ou «l’Ami des biographies ».
NOTICE SUR LE CHEÏKH NEDJM EDDÎN COBRA ET SUR SON MARTYRE, PAR LA VOLONTÉ DE DIEU TRÉS-HAUT.
Le nom du cheïkh Nedjm eddin était Ahmed, fils d'Omar alkhiwaky {ou de Khiwa; le manuscrit porte ,3..#), et son surnom, Cobra. Ce saint personnage fut désigné par ce surnom parce que, pendant ses études, il remportait l'avantage sur tous ceux de ses condisciples avec qui il engageait . des discussions. Ce fut pour cette raison qu'on l'appela «le dernier jugement», كبر ى ‘aslb, thammelhi cobra. Dans la suite; et parle grand usage qu'on fit de ce surnom, on rejeta le mot thammehi et l'on se contenta de dire cobra. D'autres personnes pensent que 16 surnom de Nedjm eddin était coberé!, pluriel rompu ou irrégulier de cabir, ب 3 , C'està-dire qu’il était «l'astre des grands», م الكبرى Ï : Mais la première explication est la vraie. Voilà.ce qu'on lit dans 1 histoire d Alyaféy.
Le nom de cheikh wi térâch «le cheïkh qui sculpte des amis de Dieu ou des saints», est aussi un surnom de ee saint personnage. On le lui a attribué parce que, quelle que fût la personne sur laquelle son regard torh-
bäit, elle parvenait au rang de saint, cm Ÿ رديه
Hémisliche, — Lorsqu'un chien a été regardé par Nedjm eddin , il devient le chef des autres chiens. . ئ'
Le prénom du cheïkh Nedjm eddin était Abou’? Djonnéb. L'émir Ikbâl Seiïstäny rapporte ce qui suit dans l’opuscule (risdleh) renfermant les paroles du cheïkh Rocn eddin ‘Alà eddaulah Simnäny : « Dans sa jeunesse, le cheikh Nedjm eddin se rendit de Khârezm à Hamadän , afin d'étudier les traditions. Lorsqu'il eut obtenu des savants de cette ville la permission de transmettre les traditions, il passa à Alexandrie. Ayant aussi obtenn
1 Iei et à 6 ligne suivante il faut lire, avec Djâmy, ins au lieu de ,كبرى ه
Fe
la licence (idjdzah) du mohaddith «traditionnaire» d'Alexandrie, Abou Thâhir Ahmed Assilafy, Bu) |, au moment de son retour, 11 vit une nuit cn songe 16 saint Prophète et lui demanda un prénom. Lé Prophète lui indiqua celui d'Abou‘idjonnäb. Le cheïkh lui demanda: « Est-ce Aboul-
djonäb sans techdid, ka2£ » Le Prophète répondit : « Non, c'est Abou! djonuäb avec un techdid.» Lorsque ع1 cheikh fut éveillé, il comprit, par , le sens de ce surnom, qu'il lui fallait s'abstenir des biens de ce monde (djonnéb signifie « qui marche à côté de., qui s'écarte de quelque chose)). En conséquence, après. s'être dépouillé en cet endroit même detout attachement mondain, il commença à voyager à la recherche d’un directeur à qui il pût remettre sa conduite.
Lorsqu'il fut arrivé dans le Khouzistän , il tomba malade dans le monastère du cheïkh Ismâ'ïl Kasry. Par l'heureuse influence de 18 sollicitude du cheïkh, il fut délivré de cette maladie ; étant devenu disciple de Kasry, il s'adonna à la vie contemplative, سلوا أى , et passa quelque temps en cet endroit. Une nuit, cette réflexion se présenta à son esprit: « Ma science dans les dogmes extérieurs (ou exotériques, zhdhir) est plus grande que celle du cheikh Ismä’äl; j'ai obtenu également ma part du sens caché )8 allégorique, bdthin) de la loi. » Cette opinion s'étant manifestée au cheïkh Ismä'i, le lendemain matin, il manda notre saint personnage el lui dit: « Lève-toi et entreprends un voyäge, car il te faut aller trouver le cheikh "Ammär (ibn) Yâcir.» Le cheïkh Nedjm eddin vit bien que le cheïkh Ismâ'il avait eu connaissance de ce qui lui avait passé par l'esprit; mais il ne dit rien et se rendit près du cheïkh ‘Ammär. Après qu'il y eut été adonné pendant quelque temps à la vie contemplative , une nuit la même réflexion se présenta à son esprit. Le matin suivant, le cheikh ’Ammiär lui dit : «Nedjm eddin, lèvetoi et rendstoi au vieux Cajçe (Misr), auprès da cheikh Roûzbéhäân, afin qu'il chasse de ta tête cet amour-propre avec un soufflet. » On rapporte que le Cheikh Nedjm eddin fit le récit suivant :
« Lorsque j'arrivai à Misr, je vis le cheïkh Roüzbéhän à la porte de 8 monastère, où il faisait ses ablutions avec un peu d'eau. Je dis en motmême : « Apparemment, le cheïkh ignore qu'il n'est pas permis de faire «ses ablutions avec ung aussi pétite quantité d’eau.» Lorsque le cheïkh eut terminé ses purifications, il secoua la main sur ma figure; à cause
des gouttes d'eau lustrale, Bye Z «|, qui atteignirent mon visage, je tombai en extase. Le cheïkh étant entré dans le monastère, je l'y suivis. Pendant qu'il était occupé à rendre grâces à Dieu, je me tins debout; ayant été ravi en extase, 5 شل HE خود 51, je crus voir que le jour de la résurrection était arrivé, que l'on saisissait les hommes et qu'on les jetait dans le feu. Au bord du brasier, un vieillard se tenait assis sur le sommet d'une colline. Tous ceux qui disaient . «Je Ini suis attaché, il
les faisait passer. Tout à coup, on me prit aussi et l'on m'entraîna vers le feu; mais, dès que j'eus dit : «Je suis un de ses adhérents», on me relächa. En conséquence, je montai sur cette colline, et je vis que le vièillard en question était le cheïkh Roûzbébân; je m'approchai de lui et je tombai à ses pieds. 11 m'appliqua un si violent soufflet sur l'occiput, que je fus renversé sur la face et il me dit : « Désormais ne blâme plus «les gens de bien.» Après cela, je revins de mon extase, je vis que le cheïkh avait terminé sa prière, je m'avançai et frottai mon visage sur ses pieds, Le cheïkh m'appliqua indubitablement un second soufllet sur l'occiput, et prononÇa la même parole. Par ce motif, ia présomption disparut de mon caractère; le cheïkh Roûzbéhän me renvoya près du cheïkh ’Ammär Yâcir et lui écrivit : « Envoie-moi tout 16 cuivre que tu as, pour sque je le change en or pur et que je te le renvoie ensuite. » Le eheïkh Nedjm eddin ayant passé quelque temps près du cheïkh *Ammär, obtint son congé lorsqu'il eut aticint la perfection dans la vie contemplative. 11 se rendit à Khârezm, et s’y livra à la direction spirituelle des musulmans.
. On rapporte qu'à l'époque où l’armée mongole se dirigea vers Khä- . rezm, Djenguiz khôn et ses enfants, qui avaient connaissance du haut rang du cheïkh Nedjm eddin dans la religion musulmane, lui envoyèrent à plusieurs reprises un émissaire et le prièrent de sortir de Djordjânieb, afin qu'aucun dommage n'atteignît sa persoune bénie. Mais le cheïkh n'accueïllit pas celte demande et répondit : «Nous avons vécu au milieu 5 de ces hommes pendant qu'ils étaient tranquilles et en repos, comment nous serait-il permis de vouloir nous séparer d'eux au moment où l’affliction et la peine les atteignent?» Lorsque cette armée terrible arriva près de Khârezm, le cheïkh Nedjm eddin donna au cheïkh Sa’d eddin Ha- .Mmawy, au cheïkh Ridha eddin 'Aly Lâlà, et à quelques autres de ses principaux compagnons, au nombre de plus de soixante personnes, la permission de sortir de cette ville. Ils lui dirent : « Qu'arriverat-il si le cheïkh fait des vœux pour que cette aflliction soit écartée des contrées musulmanes?» Le cheïkh répondit : « C'est un arrêt irrévocable de la providence; on ne peut y remédier par des prières. » Ces hommes lui dirent alors : «11 est donc convenable que le cheïkh nous accompagne dans ce voyage. » 11 répliqua : «Je n'ai pas la permission de sortir; je serai martyr dans cet endroit.» Ses disciples, lui ayant fait leurs adieux, se dispersèrent dans toutes les directions.
Le jour où les Mongols entrèrent dans la ville, le cheïkh manda plusieurs personnes qui étaient restées près de lui et leur dit : «Levez-vous au nom de Dieu, et combattez dans la voie de Dieu. » Ii se leva alors, se couvrit de son froc, serra sa ceinture, remplit sa poitrine de pierres et prit dans sa main une javeline. Dans cet équipage, il marcha contre 8 Mongols et leur jeta des pierres, jusqu'à ce que celles qu'il avait prises
La
dans son sein fussent épuisées. Les soldats de Djenguiz khân ayant fait pleuvoir les flèches sur ce saint personnage, un trait l’aiteignit à la poitrine. Lorsqu'il eut retiré cette flèche de la plaie, l'oiseau de son âme prit son vol vers'les jardins du paradis. On dit que le cheïkh Nedjm eddin, au moment de son martyre, avait saisi un Mongol par les cheveux de devant (pertchem). Lorsqu'il fut renversé à terre, dix personnes ne purent tirer cet homme de ses mains. À la fin, on coupa les cheveux de l'infidèle. C'est par allusion à ce fait que Méwlänà Djéläl eddin KRoûmy (cf. Voyages d'Ibn Batoutah, t. Il, .م 282-284) a dit:
Nous sommes au nombre de ces hommes cônsidérés qui prennent la coupe, et non de ces pauvres malheureux qui embrassent une taille mince; de ces hommes qui, d'une main, se versent (litt. boivent) le vin pur de la foi, et, de l'autre, saisissent les cheveux de l'infidèle.
Le martyre du eheïkh Nedjm eddin arriva dans le courant de F'année 618 (1222 de .ل C.}.
(Ms. persan de la Bibl. impér., fonds Gentil, n° 69, t. 111, fol. 2د v, 13 r°. Cf. Djâmi, Vies des Soûfis, ms. persan n°112, fol. 139 v°, 140 r'; les Notices des manuscrits, t. XIT, .م 416, note, où on lit Abou 1 Khibib ou Khabbäb, ar PIE au lieu وطق ل Djonnäb, DLL بو sl; et Mirkhond, Vie de Djenghie khän, texte persan, Paris, Didot, Ba, p. 138,
P.11 (1). Dans ce passage, le sens de NÉ semble être celui de «servi en grains»; probablement, l'auteur a voulu dire que, non-seulement les grenades étaient servies tout ouvertes, mais que chaque grain avait été retiré de la cellule qui le renfermait.
e P.13 (1). Au licu de put. les mss. gog et g11 portent عود 31 — Ibid. (2). On voit, par ce passage, que les, mille dirhbems dont de Ibn Batoutah étaient ce que notre auteur appelle ailleurs (t. TE, .م 65 et 373- 374; cf. ibid. p. 4où, t. HIT, .م 14, etc.) dînârs dirhems ou dinärs d'argent. Quatre de ces pièces de monnaie équivalaient à uu dinäâr d'or du Maghreb. Quant aux véritables drachmes du Kiptchâk , on a vu plus haut (t. IT, .م 372) qu'il en fallait cinquante ou soixante pour faire un dioër du Maghreb. Ibn Batoutah dit plus loin (t. 111, .م 106, 107 et 426) que le dinär de l'Inde (ou tengah) équivalait à deux dînârs et demi de son
pays.
*: 82.16 (1). Au lieu de يبطرف le ms. 908 porte يطعم .
P.:9 .(ذ) En place de LU, les mss. ومو et g11 donnent Lis i». Ce mot et les trois suivants manquent dans 16 ms. 908.— Jbid. (2). Telle est la leçon que fournissent nos quatre manuscrits, ainsi que l'abrég
dont M. Kosegarten a publié des extraits {(Conumentalio, .م 15). Mais le total des distances qui séparaient Khärezm d'Alcât, Alcât de Wabkénch, et ce dernier endroit de Bokhära, ne dopne que onze jours.
P. 21 (1). Au lieu de سيبابة , Sibdiek, le ms. 908 porte سيبأسة , Sidçah. Le ms. ÿ11 présente ici une lacune de près de deux lignes, depuis وسوأهم jusqu'à ذلك a و Outre les deux passages d'Édrici que nous avons indiqués entre parenthèses, on en troûve, daus ce géographe, un
troisième où 11 est question de la même localité, seulement elle y est nommée Senkd, سنقا , ou Sekäïah, سقاية (t. I, p.467).
P.23 (1). Voyez sur cette tradition ridicule, admise aussi par Guillaume de Rubruk {édition de Francisque Michel et Th. Wright, .م 65 et 173), les observations de feu le baron C. d'Ohsson, Histoire des Mongols, t. I, p- 36, 37, note; cf. le Voyage à Péking, à travers la Mongolie, en 1820 et 1821, par G. Timkovski, t. I, .م 155 et 1799, et Kellgren, Nouvelles annales des voyuyes, V° série, t. XV, .م 226.— Ibid. (2). Au lieu de E le ms. 908 porte 3 , «il excitait leur convoitise». — Ibid.'(3). Le
vrai nom de ce prince était Alà eddouniâ Weddin, Mohammed, fils de Tacach. Sindjar n'était qu'une espèce de sobriquet adopté par lui, dans l'espoir que la durée de son règne égalerait celle du règne du sultan Seldjoukide, si célèbre sous ce nom. (Voyez Mirkhond, Histoire des sultans du Khärezm, édit. Defrémery, Paris, 1842, .م 56, 57; et C. d'Ohsson, Op. supr. laudat., t. 1, .م 182.) Quant au nom de Djéläl eddin, personne w’ignore qu’il appartenait au fils de Mohammed.
P. 27 (1). Le ms. g10 ajoute ici, par suite sans doute d’une répéti-
.وكان من كبار الاولياء tion,
P. 39 (1). Au lieu de يقبلها , ainsi que nous avons cru devoir lire (à la quatrième forme de قيّل , «faire en sorte qu'une chose soit vis-à-vis de quelqu'un»), on pourrait lire ببقيلها , à la seconde forfle. Alors la phrase signifierait : «il prit mes manches et baisa la main avec laquelle il les avait touchées, etc. ». On sait qu'actuellement encore les Turcs, surtout quand ils parlent à un supérieur, portent fréquemment la main sur 8 bouche et ensuite sur le front, ce qui est regardé comme un témoignage de respect et de soumission. On se salue aussi en appuyant la main droite sur la bouche. (Cf. l'extrait de Frescobaldi, donné dans notre premier volume, .م xxxvur; et ci-dessus .م 171 l’histoire de Balaban.) Au lieu de
Ji , le ms. 908 porte dis , «retourner une chose, la maniere.
P. 43 (1). Au lieu de ph, le ms. 908 porle Jet.
P. 56 (1). Ibn Batoutah distingue ici Nécef de Nakhcheb, dont il a parlé plus haut (p. 28), tandis que tous les géographes orientaux consdèrent ces deux noms comme désignant üne seule et même ville. (Voyez Yakoût, Kitdb almochtaric, édit. Wüstenfeld, .م 391, lig. 9; Soyoûthy, Lobb allobäb, édit. Veth, .م 261, 262, et le Mérécid alitthilé, édit. Juynboll, t. III, p. 203.) Sädik Isfahâny affirme que Nécef est le nom persan de Nakhcheb. H ajoute que cette ville est aussi appelée Karchy par les Turcs : « Dans la langue mongole, Karchy signifie, ditil, un palais; car Kébek khân, souverain du Maver$’nnahr, construisit un grand palais dans cet endroit, et la ville a dû son nom de Karchy à cet édifice. » (The gevgraphical works of Sadik Isfahani, .م 50, 51; cf. ibid., p. 143 ; l'Histoire de Timurbec, t. 1, .م 3, note, et .م 95; la Bibliothèque orientale, verbo Nekhscheb, et le sultan Baber, cité dans le Journal des Savants, juin 1848 ,p. 339.) C'est à deux lieues de Karchy, vers l'occident, que s'élevait le palais de Zendjir Séraï, une des résidences favorites de Tamerlan. (Histoire de Timurbec, t. [, p. 258.) |
P. و6 (1). L’historien Khondémir a consacré à ce personnage une notice que nous croyons devoir traduire presque en entier, parce qu'elle confirme, en le complétant sur quelques points, le récit d’Ibn Batoutah : « La crême des hommes pieux, Mewlânâ Nirhäm eddin Abd arrahim alkhäfy habitait la ville de Hérât, sous le règne de Mélic Mo’izz eddin Hoçaïn ; il s’occupait continuellement à ordonner ce qui était permis par ها loi et à défendre ce qu'elle prohibait. Sälâr (le général), qui était 8 nombre des principaux émirs, montrait une sollicitude parfaite pour corroborer et faire exécuier les efforts et les ordres de Mewlânä. Mélic Hocaïn avait aussi une grande considération pour ce saint personnage; bien plus, il regardait ses ordres comme des lois décisives...
« 11 a été raconté, par des bommes dignes de confiance, qu'au commercement du règne de Mélic Hoçaïn Curt, un grand nombre de Turcs Ghozz ou d’autres tribus turques habitaient Badghîs, et que, s'étant soustraits à l'observation des règles fondamentales de la loi musulmane, ils se livraient à Mnjustice et à l'erreur. En conséquence , Mewlänà Nizbâm eddin écrivit un fetva par lequel 11 les déclarait hérétiques. Les chefs de cette troupe ayant été informés de cela, conduisirent une armée considérable aux portes de Hérât, dans le courant de l’année 738 (1337-8 de .ل C.). Comme le roi (Mo’izz eddin Hoçaïn) n'avait pas le pouvoir de résister à cette armée, il se fortifia dans la ville. Les ennemis lui envoyèrent un message ainsi conçu : « Notre but, en allumant le feu du combat et «de l’inimitié, est de tuer une personne qui nous regarde comme des «infidèles. Si donc les habitants de Hérât ne veulent pas perdre leurs «richesses et leurs vies, 11 faut qu’ils chassent cette personne.» Comme la situation des habitants de Hérât était désespérée, on écrivit un fetra
portant qu'un dommage particulier était permis quand il s'agissait de l'avantage général. Pendant que Mewlänà préchait le peuple, on remit cet écrit entre ses mains. Mewlânà , ayant eu connaissance de l’état des choses, descendit aussitôt de la chaire, et, après avoir fait ses ablutions et revêtu un habit propre, il sortit de la ville. Les ennemis le prirent en dehors de la rue royale (derbi mélic), le tuèrent et l'ensevelirent dans l'allée d'arbres (khidbân). Puis, ayant levé 16 siége de Hérât, ils retournèrent dans leurs demeures. » ) Habib assiyer, t. III, .م 130 r° et v°.)
P.72 (1). ei et à la ligne suivante, le ms. g10 porte (Sud), Alhagçany, au lieu de Lu], Aldjesty. Sous la date de l'année 719 (1319), Khondémir (ibid., fol. 62 v°) mentionne un khodjah Ahmed Djichty, Ki, que l'émir Bectoût et Yaçaoûr envoyèrent, à plusieurs reprises, auprès du prince de Hérât, Mélic Ghiyâth eddin, pour en obtenir la reddition des richesses et des hommes qu'il avait enlevés de Badghis pendant leur absence. Le baron C. d'Ohsson, qui a raconté 16 même événement d'après d’autres sources, appelle ce personnage 16 scheïkh ulisläm Abou Ahmed et le khodja Abou Abmed {Histoire des Mongols, t. IV, .م 626, 627). Quoique deux de nos mss. et celui du Père Moura portent Aldjesty, il faut lire Aldjichty ou, d'après l'orthographe persane, Altchichty, Ltd]. Cet adjectif relatif, que l'on chercherait vainement dans le Lobb allobéb, de Soyoûthy, vient de Tchicht, جشن , nom d’une localité située, d’après Firichtab, dans le voisinage de Hérût, اسن أز موأ مع EST وجشت هرات (Tarikhi Firichtah,t. 11, p. 712 !.) 11 est devenu, par la suite, le nom patronymique d’une famille de seids ou descendants de Mahomet, famille qui a donné naissance à plusieurs fameux soufis ou contemplatifs, mentionnés par Djämy et Firichtah.) Voyez encore ie Nouveau journal asiatique, t. 1/111, .م 193 à 1@8@pt .م 314.) Quant au cheïkh Maoudoùd alichichty, que cite Ibn Batoutah, il mourut, selon Djâämy (ms. persan 122, fol. 109 v°), en l'année 527 de l'hégire (1132-33 de J. C.). Par conséquent, le mot hafid doit se prendre ici dans 16 sens de «descendant», et non dans sa signification littérale de « petit-fils ».
P. 77 (1). Au lieu de رسن بكره le ms. 916 6 فى فكرة Let le ms. 909 5 سو فكر Quant au ms. 911, lequel présente une lacune qui prend depuis la page 47, ligne 2, jusqu'à la page 76, ligne 9, il paraît porter ici la leçon que nous avons adoptée, seulement le سن 6ن y est dépourvu de point diacritique.
١ Cet endroit est marqué, sous le nom de Chwädja Tschicht, sur deux des excellentes cartes dressées par M. Henri Kiepert pour le grand ouvrage de Ritter (Turan oder Türkistan, et Uebersichts-karte von Iran oder West-Hochasien, Berlin, 1853). |
P. 82 (1). Nous avons reproduit la leçon du ms. 910. Les mss. 909 et ga portent Ed, le ms. 908 ومنل خبر leçon que paraît donner auss celui dn Père Moura, qui a transcrit ce mot Mondo Gair. Ce nom de lieu est évidemment altéré. Peut-être faut-il lire Andékhoûdh, د ui), nom d'une ville bien connue, située entre Balkh et Merve, à deux journées au nord-est d'Achboûrkân ou Chuburkän, selon Ibn Haoukal. (Cf. 5. de Sacy, Mémoire sur deux provinces de la Perse orientale, Paris, 1813, in-8", .م 39, 4o.) Le nom d'Andékhoüdh a été défiguré dans Édrici (t. I,p. 470) en Zakhar, PS Actuellement on prononce Andkhou. 0:
Pgo (1). Au lieu de حصن , le ms. 910 porte مضيق , «un défilé ».— Ibid. (2). Au Heu de la leçon Jle:, qui est celle de trois de nos mss.,le n° 910 donne حى «une fièvre ». 1
P. 94 (1). Aulieu de ألمما ليك «les esclaves », que portent les mss. 7 et 910, peut-être vaut-il mieux lire A المما «les provinces » , avec les mss. 909 et 911. En effet, on voit par de nombreux passages de Firichtah ) 14 rtkh, éd. lithographiée, t.I, p. 152,1.13; 155,1.2; 156,1. 5 a fine; 203; 228,1. 6: 231; 234, 1. 4 et 299, 1. 2), qu'il existait dans l'Inde, vers l'époque d'Ibn Batoutah, une dignité dont le titulaire était appelé عارض عرض ده الممالق ou «RUE عارض «l'inspecteur des provinces» ou «l'inspecteur du royaume ». Dans un des passages cités plus haut, l'historien persan mentionne «les fonctions de substitut de l'inspecteur du Guzarate», عرض مالف كرات cl. M. le général Briggs nous paraït avoir rendu peu exactement le titre d'aridh almamälic par «the officer through whom pelitions are presentedæ (History of the rise of the make medan power in India, t. I, p. 281 note.) Sous les princes ghourides, il existait un fonctionnaire appelé صاحب د يوان عرض «le chef du ##ققتاط des revues », devant lequel devaient se présenter les soldats qui désiraient prendre du service. {Voyez les Thabakâti Näciry, ms. persan 13, Gentil, fol. 304 v°.) C’est, sans doute, de cet officier qu'il est question dans Ibn Batoutah (ci-dessus, .م 44), sous le titre de Mélic ’Arz ou «le roi des revues ». Khondémir {ms. 69 Gentil, fol. 109 v°, 1. 1) dit que la dignité d'inspecteur de l’armée, سيأة pe Le, fut confiée au neveu de Togblok châh, Mélic Béhâ eddin. Aïlleurs (fol. 103 r°) il parle de l'inspet- ‘teur de l’armée, لشكر >.Ls. Nous verrons encore citer plus loin, par Ibn Batoutah (p. 393), Imäd almolc, ‘Aridh almamälic, ou «l'inspecteur
des Mamloûcs », car c’est ainsi que nous avons cru devoir lire, au lieu de ٠. ر 9 L] 9٠ ٠
‘ourdh, que porte le ms. 907, et qui ne pourrait signifier que «le , عرض
côté, le flanc des Mamloûücs». Dans ce dernicr endroit et aïlleurs, il est
“question du grand kâädhi des Mamloûcs, Sadr aldjihân Camäl eddin alghaznéouy. Peut-être encore vaudrait-il mieux lire ici Almamdlic «les provinces, l'empire», au lieu d'Almamälic «les Mamloûcs». Ce qui peut porter à préférer la première leçon, c'est que, dans un précédent passage d'Ibn Batoutah (p. 161; cf. 143), on voit le même personnage désigné par le titre de « grand kâdhi de l'Inde et du Sind». Un écrivain fort exact, qui vivait en même temps qu'Ibn Batoutah, s'exprime ainsi : «le sadr djihän, c'est-à-dire le kddhi alkodhät, à l'époque où nous écrivons, se nomme Camäl eddin, fils de Borhôn eddin...... Ce magistrat porte également le titre de Sadr alisläm; c'est le principal personnage chargé de rendre la justice.» (Meçalik alabsär, dans les Notices et extraits, t, XIII, .م 185.) Khondémir atteste (fol. 102 r°) que l’auteur des Thabakäti Nâciry, ayant obtenu le surnom honorifique de Sadr-djihân, exerça quelqué temps les fonctions de kâdhi des provinces de l'Hindoûstän,
__P. 100 (1). Au lieu de pas) | «l'après-midi, de trois à quatre heures», qui est la leçon du ms. 907, les trois autrés exemplaires donnent بصم } «le matins. :<
P.112 (1). Nous avons cru devoir lire بيك 53, au lieu des leçons trèscorrompues et tout à fait inintelligibles que portent trois de nos exemplaires; quant au n° 907, l'écriture y est effacée en cet endroit. Les mots يى 53 ou ده يك 5, lit. «de dix un», signifient «la dîme, la dixième