__ DE LA PÈCHERIE DES PERLES
La pêcherie des perles est située entre Siràfet Bahrain, dans un golfe dont l'eau est calme, et qui ressemble à un grand fleuve. Lorsque les mois d’avril et de mai sont arrivés, des barques nombreuses se rendent en celendroit, montées parles غم
246 VOYAGES nr جواهِرٌ فيجمع جعيعها مى صغير وكبير فياخذ السلطان يكون PSI القوارب dé التجار لحاضرون aprés والباق دينه او ما وجب لد 8 pod الحَيْن على الغواصيى فياخذ À
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Jin ورتما غلب الرمل de بعض منازلها وكان فها بينها وبين ان طريق استولت عليه الرمال وانقطع فلا Los مى يهان
Wa الا فى الجر وبالقرب منها جبلان عظجان يسمى احدها
tache avec un couteau. Dès que ceux-ci sont mis en contact avec l'air, ils se durcissent et se changent en perles, et toutes sont rassemblées, les petites comme les grosses. Le sultan en prélève le quint, et le reste est acheté par les marchands qui se trouvent dans les barques. La plupart sont créanciers des plongeurs, et reçoivent toutes les perles en échange de leur créance, ou bien une quantité proportionnée à la dette.
De Siräf nous allâmes à la ville de Bahraïn, qui est une cité considérable, belle, possédant des jardins, des arbres et des rivières. On s’y procure de l’eau à peu de frais : il suffit pour cela de creuser la terre avec les mains, et on trouve l'eau.
I y a en cet endroit des enclos de palmiers, de grenadien, : de citronniers, et l’on y cultive le coton. La températu® :
y est très-chaude, les sables y abondent, et souvent ils 362 parent de quelques habitations. Il y avait entre Babraït et Omäân un chemin que les sables ont envahi, et sur lequel, pour cette raison, la communication a été 12161100 pue. On ne se rend plus d'Omän en cette ville, si ce n'est par mer. Dans le voisinage de Bahrain se trouvent deux
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hacça, ville au sujet de laquelle on dit en proverbe : «! comme celui qui apporte des dattes a Hedjer.» Curi trouve plus de palmiers que dans aucune autre ville: a babitants en font-ils manger les fruits à leurs bètes dessu Ces habitants sont des Arabes appartenant pour وها part à la tribu d’Abd Alkaïs, fils d'Aksa. D'Alhaça nousf rendimes à la ville d’Alyemämah , aussi appelée Hadic] une ville belle, fertile, possédant des rivières et des af Elle est habitée par des tribus d’Arabes; qui apy pour la plupart aux Benou Hanifah, dont elle est de antiquité Ja capitale, et qui ont pour émir Thofaï, Ghänim. Je quittai Yemämah, en compagnie de cet @ afin de faire le pèlerinage. On était alors dans l'année #
(1332),et j'arrivai ainsi à la Mecque. Dans cette mêmes Almelic annâcir, sultan d'Égypte, fitle pèlerinage, ai certain nombre de ses émirs. Ce fut la dernière fois l'accomplit, et il accorda des présents magnifiques 8 bitants des deux villes saintes et nobles, et anx person
250 VOYAGES قد حا تأنيً فيه السم فشربهة Digi الناسر قدا وناول امير 1 وامر بالرحيل & تلك السعة ليشغل الوقت فرحل القاس ولم ! مات امير اجد ناكتترت بكتمور لموته وقطع ge JU hi | الطعام والشراب وبلغ خبرة الى لذلك ge وامتنع af . واخد قدا فيه سم فناوله SD) فاتاة بنفسة ولاطفمر eut : hs قلبك SL لياه وقال لم بحياق عليك ألا تمربت فبردت : : السلطنة والاموال فتحقق de SNS 39 ia مى ip: 4 توجهت À نسب آليه مى الغتك بالملك الناصر ولمًا انقضى Le” 1 برسم ركوب الجر الى الجن والهند فه يُقْضَّ لى ذلك 5e الى '
Le sultan avait devant lui des coupes pleines de boisson: ü en but une et en présenta à l'émir Ahmed une autre, dans laquelle il y avait du poison. Ahmed l'ayant vidée, Melic . Nâcir donna l'ordre de décamper sur-le-champ, afin d’occu- : per le temps. Le cortége royal se mit en marche; mais ä n était pas encore arrivé à la prochaine station, que l’émir Ahmed rendit le dernier soupir. Bectomoür fut affligé de sa mort, déchira ses vêtements et refusa de boire et de manger. Cette nouvelle étant parvenue à Melic Näcir, il vint le trouver, lui donna des marques d'intérêt, lui adressa des . consolations, et prenant une coupe dans laquelle il y avait . du poison, il la lui présenta et lui dit : « Je t'en adjure par ma vie, ne boirastu pas pour amortir le feu qui brûle << ton cœur?» Bectomoür vida le vase et mourut sur l'heure. .. On trouva chez lui les vêtements, insignes de la souveraineté, et des sommes considérables, et c'est ainsi que fut vérifiée l'accusation qui avait été portée contre lui, d'attenter aux jours d’Almelic annâcir.
Lorsque le pèlerinage fut terminé, je me dirigeai vers Djouddah, afin de m'embarquer pour le Yaman et l'Inde;
D'IBN BATOUTAH. 253 اليها بعض الرفقة فتلقانا اهلها بالخبز vos والمآء واقنا بها اياما واكترينا مال وخرجنا عحبة طائفة مى عرب és ووردنا | ste يعرن بالجنيب Dia Lille, (LA) حيث قبر وى الله تعالى اى لسن الشاذك وحصلت لنا زيارتة تانية وبتناككى جوارة ثم وصلنا الى قرية العطوان وى على ضفة النهل مقايلة. ٠ لمدينة أذفوا مى الصعيد لاعلى وأجَرنا النيلٌ الى مديفة | Lt ثم الى مدينة أرمّنت تم الى الاقصر وززنا Seat ابا تباج الاقصريٌ نانية تم الى مدينة قوص ثم الى مدينة قفا Lio ja عبد الرحم GI ثانية ثم الى مدينة es» الى مدينة pr ثم الى مدينة أسيوط نم الى مدينة Lo ثم الى مدينة منلوى ثم الى vd الأثمونيى تم dj مدينة
individus de la caravane nous avaient précédés. Les habitants vinrent à notre rencontre, avec du pain, des dattes et de l'eau , et nous passâmes plusieurs jours dans cette ville. Après avoir loué des chameaux, nous partimes, en compagnie d’une troupe d'Arabes de la tribu de Daghim, et nous arrivâmes près d'une source appellée Aldjanfb (alkhobaïb?} . Nous campâmes ensuite à Homaïthira, où se trouve le tombeau de l'ami de Dieu Abou’lhaçan achchädhily. Nous le visitâmes pour la seconde fois, et nous passämes une nuit dans son voisinage, après quoi nous arrivämes à la bour- gade d'Alathouäâny, située sur le bord du Nil, vis-à-vis de la . ville d’Adfou, dans le 52150 supérieur. Nous passâmes le Nil ‘pour nous rendre à la ville d'Esna, puis à Arment, puis à Alaksor, où nous vimes une seconde fois le cheïkh Abou- . haddjäd; alaksory. Nous nous rendimes ensuite à la ville de Koûs, puis à Kina, où nous visitèmes derechef le cheïkh Abd Arrahim alkinäwy. De là nous vinmes à Hou, à Ikhmimn, à Acioûth, à Manfaloûth , à Manlaouy, à Alochmoünain, à Mo-
* صاحبها بمرتطين وقصدنا بر التركية المعرون ببلادا sus Le ى القديم ومنها PEN الى الروم لانّها كانت Étui الروم وانما Foy المسجون وبها lysitiul الروم الأَقَدَمون واليونانية تم 4 bus المسطيى مى التركان Res مى النصارى تحت ÈS 5 كود Re برج طيبة واكرمنا النصراق ولمياخذ Dés je وق اول بلاد الروم وهذ( EAST وى العاشر وصلنا الى مديخة الاقلم المعرون ببلاد الروم مى احسن أتالم الدنيا وقد تع ' الناش Jet الله فيه ما تغرق مى التحاسن فى اليلاد فاهله وأكثر خلق الله pelle صورًا وانظفهم ملابسٌ واطيبهم Lio شفقة ولذلك يقال البركة ى الشام والشفقة فى الروم
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dirigeämes vers la terre de Turquie, connue sous le nom , de. pays des Grecs (Arroûm). On l'a nommée ainsi parce ‘qu'elle a été jadis le pays de cette nation. C’est de là que vinrent les anciens Grecs et les Ioûünänis (Ioniens). Dans la suite les musulmans la conquirent, et il s'y trouve maintenant beaucoup de chrétiens, sous la protection des Turcomans msahométans. Nous naviguâmes pendant dix jours avec un ‘kon vent; le chrétien (c'est-à-dire, le maître du bâtiment) mous traita avec considération, et n’exigea pas de nous le prix de notre passage (littéralement le nolis). Le dixième jour . مهمه arrivâmes à la ville d’Alâia, où commence le pays de ‘.Roëm. C'est une des plus belles contrées du monde, et . Diem y a réuni les beautés dispersées dans le reste de l’uni- , * vers. Ses habitants sont les plus beaux des hommes et les : - plus propres sur leurs vêtements; ils se nourrissent des ali- . ents:kes plus exquis, et ce sont les plus bienveillantes créates de:Dieu. C’est pourquoi l’on dit : « La bénédiction se . ووو en Syrie et la bonté dans le Roûm. ٠ On n’a eu en . vue dans cette phrase que les habitants de cette contrée.
ي2 Jai هدة ie Si مى ترلنا CRE ايلاد ناوية œuf” اذا que se 5859 انهم 4 Lis, Lo وترى :النساءد sous لقراقنا sou ومى pee بتلك البلاد SE 1 أخيرق يوم Do مى Aro يعون ai ما يقوتهم (Pre FE قكان ed يأتون الينا pb لدرخ يوم SAS ومعه #إدام الطب إطراة لنا بذنك ويقولون لنا أن النسآء بعتن أهذا اليكم وهن يطليى منكم الدعاك وبجيع اهل هذه البلاد à ue حفيقة رضه مقهيى على السنّهلا در
Lorsque nous nous arrétions dans un ermitage ou dass : une maison de ce pays, nos voisins des deux sexes prenaiest soin de nous; les femmes n'étaient pas voilées. Quad : nous quittions ces bonnes gens, ils nous faisaient des adienx comme s'ils avaient été de nos parents et des membres dt nos familles; tu aurais vu les femmes pleurer, et s’attristef : de notre séparation. Une des coutumes de ce pays consisé:: en ce que l'on cuit le pain une seule fois tous les huit jours. 4 et l'on prépare alors ce qui doit suffire à la nourriture d8 3 toute la semaine. Les hommes venaient nous trouver, le jour où on le cuisait, apportant du pain chaud, et des aliments” exquis dont ils nous faisaient présent. Ils nous disaient: 1 « Les femmes vous envoient cela et implorent vos prières: »-°
Tous les habitants de ce pays professent la doctrine 06 l'imâm Abou-Hanifah, et ils sont fermes dans la sonnah (tres: dition orthodoxe). Il n'y a parmi eux ni kadary (partisan du” libre arbitre), ni réfidhy, ni mo’tazily (ne reconnaissant pas. en Dieu des attributs distincts de l’essence), ni khéridjy, si mobtadi’ (novateur). C’est un mérite par lequel Dieu les :
D'IBN BATOUTAH. 257 ges الله تعالى بها إلا انهم ياكلون nid) ولا يُعيهون ذلك ومدينة العلايا التى ذكرنافا كبيرة de ساحل الجر يسكنها التركان وينزلها تجار مصر واسكندرية والشام وق baie ad ومنها JIM اسكن< رية Lars وحمل منها الى Ft بلاد مصر ولها قلع باعلاها عميبة منيعة بناها السلطان المعظم علاء الدين al ولقيت بهذة المدينة قاضيّها De الدين الأررضجان وصعد ge الى القلعة يوم للمعة فصلينا بها واضافنى واكرمنى واضافنى East بها ques الدين gt الرجكان الذى تو ابوة علاء الدين عالى مى بلاد السودان» ذكر سلطان العَلايا وفى يوم السبت ركب مى القاضى De
fayorisés; mais ils mangent du hachich (chanvre indien}, et ne réprouvent pas l'usage de cette plante.
La ville d’Aläia, mentionnée ci-dessus, est une grande ÿ Place située sur le rivage de la mer et habitée par des Tur- | ‘Comans, Des marchands de Misr {le Caire), d'Alexandrie, ‘de la Syrie y descendent; elle est très-abondante en bois, Que l'on transporte de cette ville à Alexandrie et à Damiette, : © fe 1à dans tout le reste de l'Égynte. "Aläia possède un 1 dhteau situé à l'extrémité supérieure de la ville. C’est un l'éiñce admirable et très-fort, construit par le sultan illustre F'ÂU eddin Arroûmy. Je visitai le kädhi de cette ville, Djélâl in Alarzendjäny. Il monta avec moi dans la citadelle un , et nous y fimes la prière. 11 me traita avec honneur مما donna l'hospitalité, ainsi que Chems eddin, fils d’Ar- Édifhny: dont le père, ’Alà eddin, mourut à Mäly (Melli), ا le Sondän.
7 1 DU SULTAN D'ALAÏA.
Le samedi, le kädhi Djeläl eddin monta à cheval avec " æt nous nous mîimes en route, afin de visiter le roi