‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 3)Chapitre 31 sur 47 · DU SULTAN DE KOUL HISSÂR · texte numérisé non relu

DU SULTAN DE KOUL HISSÂR

C'est Mohammed Tchelebi, et ce dernier mot, dans fa langue du pays de Roûm, signifie monsieur, seigneur. Il est frère du sultan Abou Ishäk, roi d’Akridor. Lorsque nous arrivämes dans sa capitale, il en était absent. Nous y pas sâmes quelques jours, au bout desquels le sultan revint. I nous traita avec considération, et nous fournit des monture et des provisions de route. Nous partimes par le chemin de Karà Aghädj; kard signifie noir, et aghédj, bois. C'est un plaine verdoyante, habitée par des Turcomans. Le sultan envoya avec nous plusieurs cavaliers, chargés de nous con’ duire jusqu’à la ville de Lâdhik, parce qu’une troupe de

D'IBN BATOUTAH. 2‏ عدة FT,‏ يعطع الطريقٌ RASE ui‏ يقال لهم لجرميان بدكرانهم مى درية يزيد بن معاوية ولهم مدينة يقال لها Loan CAPES‏ الله منهم ووصلنا Rd di‏ لاذق و بكسر الذال للتهم وبعدة Gb‏ وتسمى أيضنا دون À‏ وتعسيرة RU‏ لخنازير'' وى مى ابدع المدن Last‏ وفيها سبعة مى المساجد لإنامة net‏ ولها البساتبى pe‏ والانهار للطردة ء والعيون المنبعة» واسواقها حسان وتْصنّع بها LAS‏ قطن Abu‏ بالذهب لا مثل لها تطول اجارها Key‏ قطنها وفوه غَزْلها وهذة الثياب معروفة بالنسبة اليها وأكثقر الصفاع بها Ts‏ الروم وبها مى الروم كثير حت الذمة

وعلمهم lbs‏ للسلطان Feel ue‏ وسواها وعلامة الروم بها

brigands, appelés les Djermiän, interceptent les chemins dans cette plaine. On dit qu'ils descendent de Yezid , fils de Mo'àwiyab . et ils possèdent une ville appelée Coütähiyah Nataya, Cotyœum). Dieu nous préserva de leurs attaques. et nous arrivämes à la ville de Lädbhik, appelée aussi Douùn Ghozloh, ce qui signifie - la ville des porcs. »

Elle est au nombre des villes les plus grandes et les plus admirables. Il s'y trouve sept mosquées où l'on fait la priere du vendredi; elle possède de beaux jardins, des rivieres qui coulent abondamment, des sources jaillissantes et des mar. chés superbes. On y fabrique des étoffes de coton broders d'or, qui n’ont pas leurs pareilles, et dont la durée est fort longue, à cause de l’excellente qualité du coton et de la force des fils employés. Elles sont connues par an nom eniprunté de celui de la ville où elles se fabriquent. La plupart des personnes qui exercent des métiers à Lädhik sont des femmes grecques; car il y a ici beaucoup de Grecs tributaire. [ls payent au sultan des redevances. telles que la rapitation

ets se 3 Fi منها لدمر والييضش‎ Si, قلانس‎

wÉ?

5 إلغساد و واحادة عليها Dr Dub,‏ توديه À‏ css‏ هنالك أن لمموارى de‏ لدمام مع الرتجال فى اراد 7 ادٌ Jus‏ ذلك السام er‏ شك عليه )425 أن

أبينهم الع حت سل بعشهم CRM‏ رسن لذ نسم

et autres. Leur signe distinctif consiste en des bonnets longs; parmi lesquels il y en a de rouges et de blancs. Les fem 0 des Grecs portent de grands turbans. .

Les gens de cette ville ne réprouvent pas les mauvaisté mœurs; bien plus, les habitants de tout ce pays en useni de même. Ils achètent de belles esclaves grecques et les lait: sent se prostituer; chacune d'elles doit payer une red: vance à son maitre. J'ai entendu dire, en cette ville, que Jet) jeunes filles esclaves y entrent dans le bain avec les homme} et que quiconque veut se livrer à la débauche se satisiai dans le bain, sans que personne lui en fasse un reproché On m'a raconté que le kâdhi de cette ville possède des jeun filles esclaves livrées à ce sale trafic. +

Lors de notre arrivée à Lâdhik, nous passämes 89م‎ marché. Des individus sortirent de leurs boutiques au-deva de nous, et prirent la bride de nos chevaux. D'autres Per sonnes voulurent les en empêcher, et la dispute se prolongé entre les deux partis, si bien que plusieurs individus ti rent leurs couteaux. Nous ignorions ce qu'ils disaïent. 2

274 VOYAGES خدمتى بنفسه وتول اححابه خدمة احاى يخدم الثلاثة‎ بطعام‎ Le والاربعة الواح منهم تم خرجنا مى مام‎ AA عظم وحلواء ونأكهة كثيرة وبعد الفراغ مى الاكل قرا‎ أيات مى أللتاب العزيرتم اخذوا فى السماع والرقص واعطوا‎ بعث فى طلبنا بالعشى‎ Adi فلمًا كان مى‎ Liu السلطانَ‎ الى الزاوية فالقينا‎ bas ولد كا نذكرة ثم‎ di, نتوجهنا اليه‎ ففعلوا‎ pal لائ طومان واعكابة فى انتظارنا فذهبوا بنا الى‎ اصحابهم وزادوا عليهم ان صَبُوا علينا‎ Ke plots ف الطعام‎ كم مضوا بنا الى‎ QUO ماه الورد صبا بعد خروجنا مى‎ الزاوية ففعلوا ايضتًا مى الاحتفال فى الاطعمة ولخلواء والفاكهة‎

même 565 compagnons furent préposés au service des miens, trois ou quatre d'entre eux prenant soin d’un de ceux-Ci. Quand nous fûmes sortis du bain, on apporta un festin somptueux, des sucreries et beaucoup de fruits, et lors ut nous eûmes fini de manger, les lecteurs du Coran lurentces versets de ce livre divin. Puis tous ces hommes commen CÈrent à chanter et à danser. Ils informèrent le sultan de no tT€ arrivée, et le lendemain au soir il nous envoya cherch€T- Nous l’allâmes trouver, ainsi que son fils, comme nous le xä” contcrons ci-dessous.

Nous retournâmes ensuite à l'ermitage; nous renconträm : le frère Thoûmän et ses compagnons, qui nous attendaientlis nous menèrent à leur zâouiah, et imitèrent la 46م‎ de leurs confrères en ce qui regardait le bain et le repæ : Hs y ajoutèrent même quelque chose, en répandant 307 ; nous de l'eau de rose, après que nous fûmes sortis du bain. Ensuite ils retournèrent avec nous à la zâouiah, et se con: 1 duisirent absolument conune leurs compagnons, ou mieu encore, sous le rapport de l'excellence des mets, des 5061©

276 VOYAGES بعث عمًا ولده مراد بك وكان ساكننًا فى بستان خارج‎ bons المدينة وذلك فى إبان الفاكهة وبعث ايضا خيلا على‎ تلك الليلة وكان له‎ sie فاتينا بستاكه واقنا‎ Si كا فعله‎ نقية يترجم بَيْتنا وبينه ثم انصرفنا غدوة وأَظلنا عيد الفطر‎ الى المصَلى وخرج السلطان فى عساكرة‎ les بهذة البلدة‎ والفتيان الاخية ء كلهم بالاسحة 5 ولاشل كل صناعة الاعلام‎ والبوقات والطبول والانفار وبعضهم يفاخر بعضًا ويباهيه فى‎ كل صناعة معهم‎ Ji وكال الشكة, وخرج‎ be حسسن‎ وأسجال لشبر فيخ يحون البهادم بالمقابر ويتصكٌ قون‎ pass ja الى المقابر ومنها الى المصلى‎ ST بها وبالخبر ويكون خروجهم‎

80 bec nous manda ensuite; il habitait un jardin situé hors de la ville, car c'était alors la saison des fruits. Il envoyaun nombre de chevaux égal au nôtre, ainsi qu'avait fait son ‘:: père. Nous allâmes à son jardin et nous passämes près de lui la nuit entière. [l avait un légiste qui servit d’interprète entre nous et le prince.

Nous nous en retournâmes au matin, et la fête de la rupture du jeûne nous ayant trouvés à Lädhik, nous nous rendîmes au lieu de la prière. Le sultan sortit avec son armée el les jeunesgens-frères sortirent aussi, tous munis deleurs : armes. Les individus de tous les corps de métiers portaient : des étendards, des clairons, des trompettes et des tambours. : Ils s'efforcent de remporter les uns sur les autres le prix de : la louange, et de se surpasser par l'éclat de leur costumeet ; l'excellence de leurs armes. ls ont avec eux des bœufs, des ‘! moutons et des charges de pain; ils égorgent les animaux : près des sépultures, et font des aumônes avec leur chairet ' avec le pain. Ils se rendent d'abord aux tombeaux, puis au lieu de la prière. Lorsque nous eûmes fait la prière de la

إغارة السراق de‏ الماشية فا طافوا بجهاته خرجت مواشيهم

تل مغلة وضبط اهمها برضم الم Us‏ الغجى امتهم وفتج

rw‏ ونزلنا بزاوية ااحد ll‏ بها وكان مى اللرماء الغضلاء يكثر de‏ علينا بزاويته ولا يد خل إلا بطعام أو gb‏ او ss‏ ولقيمفا بهذه البلدة ابراهم بك ولد سلطان مدينة ميلاس وسنذكرة ناكرمنا وكسانا تم سافرنا الى مدينة ميلاس وضبط أسمها بكسر المم وياء مي وآخره سيى مهل وق مى احسن بلاد الروم واغخمها كثيرة hi‏

والبساتيى ولمياه نزلنا منها براوية ant‏ الفتياأن الاخية

ces hommes eurent fait le tour de la place, les troupeaux sortirent ; et c’est ainsi qu’ils agissent continuellement. Nous logeâmes dans le faubourg de cette forteresse, dans la zäouïah d'un homme pauvre. L'émir de la place nous envoya les mets de l'hospitalité, ainsi que des provisions de route.

De Thaouâs nous nous rendimes à Moghlah , et nous logeàmes dans l’ermitage d'un des cheïkhs de cet endroit, qui était au nombre des hommes généreux et vertueux. 11 venait souvent nous trouver dans sa zâouiah, et n'arrivait jamais sans apporter des mets ou des fruits, ou des sucreries. Nous rencontràmes dans cette ville Ibrähim bec, fils. du sultan de la ville de 01115, dont nous parlerons ci-après. [11 nous traita avec considération, et nous fit présent de vêtements.

Nous nous rendîmes ensuite à Miläs qui est une des plus belles et des plus grandes villes du pays de Roûm; elle abonde en fruits, en jardins ct en eaux, et nous y logeâmes dans la zâouiah d'un des jeunes-gens-frères. Celui-ci surpassa

D'IBN BATOUTAH. 279‏ Jai‏ اضعانٌ ما فعله من ANS‏ مى اآلرامة والضيافة ودخول

Lai الاعهالء‎ Jarre وغير ذلك مى حهيد الافعالء‎ pes

إمدينة ميلاس رجلا exe Lo‏ يسهى LL‏ الششترى ذكروا

ان ره يريد على ماية Liu poutre‏ وله قوة وحركة وعقفي .

ثابت وذهنه dE‏ دى لنا وحصلت لنا بركتة ء ذكر سلطان ميلاس وفو السلطان لكر تجاع الديى

أرخان بك بن lues BE‏ اسمه Sal Que‏ واسكان الوه :

es‏ متجم وآخرة نون وهومى خيار الملوك Ge‏ الصورة

والسيرة AA EE‏ الفقهام Ps‏ معظمون لديه وببابه منهم :

de beaucoup, sous le rapport de la générosité, du repas d’hos- Pitalité, de l'entrée dans le bain, et autres actions louables et actes bienséants, ceux qui l'avaient précédé près de nous. Nous renconträmes à 111135 un homme vertueux et âgé, nommé وطق‎ echchouchtery; on racontait que son âge dé- Passait cent cinquante ans; mais il avait encore de la force et de l'activité; son intelligence était ferme et sa mémoire excellente. 11 fit des vœux en notre faveur et nous obtinmes

, & bénédiction.

DU SULTAN DE MiLÀS.

©. C'est le sultan honoré Chodjà’ eddin Orkhän bec, fils

d'Almentecha. Il est au nombre des meilleurs souverains, لا‎ est doué d'une jolie figure et tient une belle conduite. Sa

٠: Compagnie habituelle se compose de légistes , qui jouissent ٠١ Près de lui d’une grande considération. Plusieurs de ces

es vivent à sacour, parmi lesquelsle fakïh Alkhärezimy, homme excellent et versé dans les diverses branches des

- Sciences. Le sultan était mécontent de lui, lorsque je le vis,

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pl 3‏ لقاءعى À‏ واجد! عليه بسبب رحلت» الى مدينة LI‏ سلوق ووصوله di‏ سلطانها وقبول Le‏ اعطاة Jus‏ متى هذا الفقيه ان اتكجٍ عند الملك فى Le alé‏ يذهب ما فى خاطرة فاتنيت عليه عند السلطان وذكرت ما عطته مى عطه وفضاءم ولم ازل به -حتى ذهب où JE Le‏ عليه oh‏ الينا هذ السلطان واركبنا وزودنا وسكناة فى مدينة برجين وى قريية مى ميلاس بينيها ميلان وضبط اسمها بغت الباء الموحدة واسكان الرآء وجم ويآء مك Bet‏ نون وى جديدة على تل lis‏ بها العمارات لمسنات والمساجد وكان قى بنا بها معجد! جامعا لمم fu‏ بناوة opus A‏ البلدة لقيناه ونرلنا Wie‏ بزاوية الغتى ائ على تم أنصرفنا بعد ما الحسن الينا كا

parce qu’il avait fait un voyage à la ville d'Ayà Soloûk, qu'il en avait visité le prince et avait accepté ses dons. Ce docteur me pria de dire devant le roi, touchant son affaire, des choses capables d'effacer les mauvaises impressions qu'il avait dans l'esprit. عل‎ fis son éloge en présence du sultan, et je rapportai ce que je connaissais de la science de ce jurisconsulte et de son mérite. Je ne cessai de parler ainsi, jusqu’à ce que

٠ la colère du prince contre lui eût disparu. Ce sultan nous

fit du bien, et nous donna des montures et des provisions de route. Sa résidence était dans la ville de Bardjin, voisine de Miläs; ces deux villes ne sont séparées que par une 035 tance de deux milles. Celle de Bardjin est nouvelle, située sur une colline, et pourvue de beaux édifices et de mosquées. Le sultan avait commencé d'y bâtir une mosquée djämr, dont la construction n’était pas encore achevée. Nous le vimes dans cette ville, et nous y logeämes dans la zâouiïah du jeune-homme-frère Aly.

Nous partimes lorsque le sultan nous eut fait du bien,

282 VOYAGES السراويل‎ Pois بن ابى طالب عم ولباسها‎ de لل اميرالمومنيى‎ . كا تلبس الصوفية 2“ وكان صنيع هذا القاضى فى اكرامنا‎ ولَدّه عوضتً‎ es وهيافتنا أعظمّ وى صنيع مَ قبله وابجل‎ منه لد خول مام معنا وبه<: المدينة تربة الشيز الاسام‎ a الالح القطب جلال الدين المعرون بولانا وان كمي‎ 1 : . سرع ى م‎

وباض الروم طائفة ينتهون اليه ويعرفون باسمه فيقال لهم id‏ كا تعرن الاجدية بالعراق و ليد رية بخراسان des‏ تربته زاوية عظجة فيها الطعام الوارد والصادرء

RE مد رسا‎ Ga أمرة‎ ANA يُذْكر اذه كان ى‎ Eu

famille de Mahomet) remonte au prince des croyants'Aly, fils d'Abou Thälib. Le vêtement qui, chez eux, sert d'insigne à cette distinction, est le caleçon. C’est ainsi que les soûfis revêtent le froc, comme marque de leur corporation. Le kädhi agit encore d’une façon plus généreuse et plus belle que les personnes qui l'avaient précédé, en nous traitant avec considération et en nous donnaat l'hospitalité. Il envoya son fils à sa place, pour nous introduire dans le bain.

On voit dans cette ville le mausolée du cheïkh, de l'imäm pieux, du pôle, Djéläl eddin, connu sous le nom de Maou- مها‎ (notre maître). Cet homme jouissait d’une grande considération, et il y a dans le pays de Roùm une confrérie qui lui doit sa naissance et qui porte son nom. On appelle donc ceux qui en font partie Djeläliens (actuellement Mewlewis), à l'instar des Ahmediens (ou Rifàyiens) dans l'Iràk, et des Haïderiens dans le Khorâcän. Par-dessus le mausolée de Djéläl eddin on a élevé une grande zäouiah, où l'on sert de la nourriture aux voyageurs.

ANECDOTE

On raconte que Djélàl eddîn était, au début de sa car-

Mali‏ والراء وق مى احسن بلاد الروم واتقنها is‏ بها العيونٌ End‏ والبساتيى مى كل ناحية ويشق المدينةً ثلاثة انهار ويجرى المأ pd‏ وفيها LES!‏ ودوالى العنب وداخلها بساتيى كثيرة وتصنع بها البسط المنسوبة ali‏ من صون الغتم لا مثل لها فى بلك مى البلاد ومنها نجل الى الشام ومصر والعراق والهند والصين وبلاد الاتراك وهذة المدينة فى طاعة ملك العراق ونزلنا منها بزاوية الشريف حسين GOUT‏ بها عن الامير LAS‏ وارتفا هو SU‏ عن ملك العراق Les‏ تغلب عليه مى بلاد الروم وهذ! الشريف مى الفغتيان وله طأئفة كثيرة واكرمنا اكراممًا متناهيا وفعل افعال gré‏ تقدمه ثم رحلنا الى مدينة تَكدّة وضبط اسمها يفت النون واسكان CU‏ ودال hope‏ مفتوح Lo‏ مى

Des sources d’eau courante et des jardins l'entourent de tous côtés; trois rivières la traversent, et l'eau coule près de ses maisons. Elle a des arbres et des ceps de vignes, et elle renferme dans son enceinte un grand nombre de vergers. On y fabrique des tapis de laine de brebis, appelés de son nom, et qui n'ont leurs pareils dans aucune autre ville. On les exporte en Égypte, en Syrie, dans l’Iräk, dans l'Inde, à la Chine et dans le pays des Turcs. Cette ville obéit au roi de l'Iràk. Nous y logeämes dans la zâouiïah du chérif Hocein, lieutenant de l’émir Artena. Celui-ci est le représentant du roi de l'Träk, dans la portion du pays de Roûm dont il s’est emparé. Le chérif Hoceïn fait partie de la corporation des fitiän (jeunesgens-frères), et commande à une nombreuse confrérie. Il nous traita avec une extrême considération, et se conduisit comme ceux qui l'avaient précédé.

Nous partimes ensuite pour la ville de Nacdeh (Nicdeh),

Ab GT so‏ البمزة والغوى المتجم ومعنى اغا الكبير وكل مَنْ بينه وبيى السلطان نسبة يدي بذلك واسمها &b‏ خاتون ودخلنا اليها فقامت لنا واحسنت PAS, pa‏ وامرث |> الطعامء » فاكلنا Lis‏ انصرفنا بعت لنا vert‏ مسرج

ue Lys, وخلعة ودراهم مع احد غطانها واعتذرت‎ ds

كثيرًا وإتقاننا af,‏ مى Prés let‏ يعون كل ليلة

on l'appelle Agha, ce qui signifie Grand. Toutes les personnes qui ont quelque parenté avec le sultan sont appelées de ce titre. (Agha ou Aka désignaït, chez les Mongols, une pricesse de la famille royale.) Le nom de cette princesse est Ta ghy khâtoün, et nous la visitèmes. Elle se leva devant nous, nous donna un salut gracieux, nous parla avec bonté, et 01 donna de nous servir des aliments. Nous mangeämes, € lorsque nous nous en fümes retournés, elle nous envoya, par un de ses esclaves, un cheval sellé et bridé, une robe d'honneur et des dirhems, et elle nous fit présenter 6 excuses.

Nous logeâmes à Caïçäriah dans la zäouiah du jeunehomme-frère, l'émir Aly. C’est un émir considérable et un des principaux frères de ce pays. Il est le supérieur d'un corporation composée de plusieurs des chefs et des grands de la ville. Son crmitage est au nombre des plus beaux paf ses tapis, ses lampes, l'abondance de ses mets, et la solidité de sa construction. Les notables de la ville d'entre sts compagnons, ainsi que les autres, se rassemblent chaque nuil auprés de lui, ct font, pour traiter généreusement les

D'IBN BATOUTAH. 29]‏ : | القاضى وجهاعة مى الطلبة وصعهم خيل الاميرعلاه الديني List‏ نكب ملك العراق ببلاد الروم Las‏ اليه واست قبلقا الامير الى دهليز دارة bus‏ علينا ورحب وكان فصمم sh‏ بالعربية وسألنى عن العراقين واصبهان وشيراز وكرمان 2 السلطان db‏ وبلاد الشام ومصر وسلاطيى القركان 58 مراده أن اشكر الكريم منهم واذم Jai‏ فلل افعل ذلك بل شكرث pus fred‏ بذلك متى وشكرن عليه تم ا-حضر الطعام فاكلنا وقال تكونون 4 ضيافتي فقال له الغفتى اخ he‏ جلى انهم لم DE Mis‏ بزاويتى فليكونوا عندى Pier‏ تصلهم فقال افعل فانتقلنا الى زاويته Lil,‏ بها ستا 8 ضيافته وى Abe‏

puhite hospitalité. Le kâdhi vint ensuite nous trouver, accompagné d'une troupe d'étudiants, amenant avec eux ds chevaux de l'émir ’Alà eddin Arténa, lieutenggt du roi 3 llrâk dans le pays de Roûm. Ainsi nous montâmes à Chéri pour l'aller trouver. 11 vint au-devant de nous jusqu'au vestibule de son palais, nous donna le salut et nous fus bienvenue; il s’exprimait en arabe avec éloquence. me questionna touchant les deux Iräks, Isfahän, Chiräz, le le sultan Atäbec, la Syrie, l'Égypte et les sultans

de Turcomans. 11 voulait que je louasse ceux d’entre les derdr qui s'étaient montrés généreux, et que je blämasse les 768: Je n'agis pas ainsi, mais je fis l'éloge de tous indistinc- 7 با‎ 11 fut content de moi, à cause de cette conduite, et bi Bt compliment ; puis il ordonna d'apporter des mets et Wu mangeimes. Il nous dit : « Vous serez mes hôtes. » Akhy £theleby lui répondit : « Ils n’ont pas encore logé dans mon muitage; qu'ils demeurent donc chez moi, les mets de ton ité teur y seront remis. » L’émir répliqua : « Qu'il en

© ainsi!» En conséquence nous nous transportâmes dans

المير تم بعث الامير بفرس وكسوة ودرام وكتب mi‏ : البلاد ان يضيغونا ويكرمونا ويزودونا وسافرنا الى مدينة اماصية lues‏ اسمها بغت Sal‏ والمم والف وصاد ميهمل مكسور وياء | آخر درون مفتوحة مدينة كبيرة حسنة ذات انهار وبساتيى واتجار وفواكه كثيرة des‏ انهارها النواعير Leslie gs‏ ودرا وق فسيحة الشوارع والاسواق ومكلها لصاحب العراق وبقرب منها بلدة سونسَى وضبط gout‏ بضم السين Joli‏ وأو مل ونون مضموم وسين Mage‏ مغتوح وى لصاحب العراق El .‏ وبها سككى اولاد de‏ الله تعالى ll at‏ جد الرفاع . منهم الشين je‏ الدين وهو الان شين الرواق وصاحب ie‏

l'ermitage d'AkhyTcheleby, et nous y 2065ة355م‎ six jours, trai- | tés par gi et par l'émir, après quoi, celui-ci envoya un che val, un vêtement et des pièces d'argent. Il écrivit à ses lieutenants, dans les pays voisins, de nous donner l'hospitalité, de nous traiter avec honneur et de nous fournir des 2071م‎ sions de route. | Nous partimes pour la ville d'Amâciyah ) Amasia), pla grande et belle, possédant des rivières, des vergers, des arbres, et produisant beaucoup de fruits. Sur ses riviéres on a placé des roues hydrauliques pour arroser les jardins et fournir de l'eau aux maisons. Elle a des rues spacieuses et des marchés fort larges; son souverain est le roi de l'Iräk. Dans son voisinage se trouve la ville de Soûnoça (Sounisa ou Souneïça, de Hadji Khalfah}, qui appartient aussi au 10 de l'Irâk, et où habitent les descendants de l'ami de Dieu Abou’l'abbâs Ahmed arrifä’ y; parmi eux, le cheïkh مآ‎ 60 | din, qui est à présent chef d’Arriwâk (le caravanserail), et propriétaire du tapis à prier d’Arrifà”y, et les frères dlz .

عد وذلك اوان JE‏ الشديد واق الينا بانواع الفاكهة واحسن فى xisla‏ وعلف دوايّنا وبتنا عنده تلك الليلة وكنّا قد تعرفنا أن y,‏ المدينة مح رسا فاضلاً يسمى بكبى الدين: فاق بنا ذلك Je‏ الذى بتنا عنده وكان ge‏ الطلبة الى المدرسة واذا الدرس قحك أقبل de MST,‏ بغلة فارهة lle,‏ وخدامه عن

جانبيه والطلبة بين يديه وعليه Ds‏ مغر À‏ حسانٍ el‏

é‏ وسمعئذى فرشنى املك لقب ha‏ لدينه sé,‏ واه

terrasse de sa maison. Des arbres ombrageaient cet endroit, et c'était alors le temps des grandes chaleurs. Cet homme nous apporta toutes sortes de fruits, nous hébergea parfaitement, et donna la provende à nos chevaux : nous pas sämes la nuit chez lui. |

Nous avions appris qu'il se trouvait dans cette ville un maître distingué, nommé Mohiy eddin, et notre hôte, qui était un étudiant, nous conduisit dans le collége. Ce professeur venait d'y arriver, monté surune mule fringante; ses esclaves et ses serviteurs l’entouraient à droite et à gauche, et les étudiants marchaient devant lui. [1 portait des vêtements amples et superbes, brodés d'or. Nous le saluàmes: il nous souhaïita la bienvenue, nous fit un gracieux salut et nous parla avec bonté; puis il me prit par la main et me fit asseoir à son côté. Bientôt après arriva le kädhi Izz eddia Firichta; ce mot persan signifie ange, et le juge a été surnommé ainsi à cause de sa piété, de sa chasteté et de sa vertu. Il s’assit à la droite du professeur. Celui-ci commença à faire une leçon sur les sciences fondamentales et celles

لمقاعامه JS‏ ليلة وكتب هذا المدرس إلى السلطان جخبرنا واثنا 4 كتابه والسلطان فى جبل هنالك يُصيف فيه لاجل FRS ٠‏

ذكر سلطان برق وشو السلطان يمد بن آيدين» من خيار السلاطيى 6 وكرماتهم وفضلاتهم Lo‏ بعث اليه المدرس alu‏ بخبرى وجه نأدبّه الى لاتيه SL‏ على المدرس ان اقم > يبعث عنى ثانية وكان المدرس اذذاك NS‏ خرجت برجله قرحة لا يستطيع الركوب بسبيها وانقطع عن الم رسة

9 فقال انا لا استطيع الركوبٌ ومى غرضى es)‏ معك pes‏

professeur écrivit au sultan pour l'informer de notre arrivée, et dans sa lettre il fit notre éloge. Le prince se trouvait . alors sur une montagne voisine, où il passait l'été, à caue de l'extrême chaleur. Cette montagne était froide, et il avait coutume d'y passer le temps des chaleurs.

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