‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 3)Chapitre 32 sur 47 · DU SULTAN DE BIRGUI · texte numérisé non relu

DU SULTAN DE BIRGUI

C'est Mohammed, fils d’Aïdin, un des meilleurs souverains, des plus généreux et des plus distingués. Lorsque le professeur lui eut expédié un message pour l'informer de ce qui me concernait, il m'envoya son lieutenant, afin de m'inviter à l'aller trouver. Le professeur me conseilla d'attendre jusqu’à ce qu'il me mandât une seconde fois. Une plaie qui venait de se déclarer sur son pied l’empéchait de monter à cheval, et lui avait fait même discontinuer ses leçons. Cependant le sultan m’ayant envoyé chercher une seconde fois, cela lui fit de la peine et il me dit : «Je ne puis monter à cheval, et c'était mon intention de t'accom-

à © :‏ # ام -: | VOYAGES‏ 300 w ’ e‏ . 3 7 5 . 2005 | صي أَحْتيٍ إلى سدّه وأتوا بالغرش فغرشوة وقعد الغقيه

El‏ وذلك الموضعٌ شديد البرد ومان d‏ تلك الليلة فرس مى ES‏ البرد وكا كان مى الغح, ركب Got‏ الى السلطان LG‏ Le it s |‏ اقتضت: فضائله ثم عاد إلى واعطنى بذلك Nes‏ سصنعة وجه السلطان فى طلينا ro‏ جنا الى منزله ووجدناة قف هتما Us‏ عليه ais‏ الفقيه عن بمينه ونا Le‏ يلى الفقية. ps‏ عن de‏ ومقدىى وسالنى عن LÉ‏ ومصر والشام و لين والعراقين وبلاد الاعاجم تم حضر الطعام LEKG‏

quels on étend des pièces de feutre. On ouvre la partie = æ21périeure pour laisser entrer la lumière et l'air, à l'instar نه‎ bâdhendj ou ventilateur, et l’on bouche cette ouveritm 3# lorsqu'il est nécessaire. On apporta un tapis qu'on éten <Ai! par terre; le docteur s’assit et j'en fis autant; ses compagncæ 225 et les miens étaient en dehors de la tente, à l'ombre قت‎ 625 noyers. Ce lieu {comme nous l'avons dit) est très-froid = il me mourut un cheval cette nuit, à cause de la violence &Æv froid. 5 Le lendemain, le professeur monta à cheval pour al 1475 trouver le sultan, et s’exprima à mon égard selon ce gq eÆ< : lui dicta sa bonté; puis il revint me trouver et m'inforr = =? de cela. Au bout d’un certain temps, le prince nous env الم‎ chercher tous les deux. Nous nous rendimes à sa ماعددعل‎ 5 >42 nous le trouvâmes debout et le saluàmes. Le docteur sas 2 à sa droite, pour moi, je pris place immédiatement apr : celui-ci. 11 m'interrogea sur mon état et mon arrivée, 7 : m'adressa des questions relativement au Hidjàz, à l'Egypte * à la Syrie, au Yaman, aux deux Irâks et à la Perse, aprè ْ

D'IBN BATOUTAH. 303‏ 1 كك ودخل السلطان po‏ معه UN‏ نزل بياب داره ذهبت مع" المدرّس الى ناحية المدرسة فدعا بنا وامرنا بالج خول معه الى ٠‏ داره UN‏ وصلنا di‏ دهلير الدار وجدنا مى خدامه 4 عشرين ob pare‏ نة rare on‏ تياب لأعرير وثنع à À‏

: ٠ 3 27 ره مون‎ des y au هذه الصور اسان‎ Le للفقيه‎ 1 | بن نخاس يعي لاك من فيه وندوريهذا الهقيس‎ EE Us Cas مغروشة وفوق الحداها مرتبة‎ aie مصاطب‎ di | question tout à l'heure. Le sultan fit ainsi son entrée, ac- 7 ‘Pagné par nous. Lorsqu'il eut mis pied à terre à la porte : 8ل‎ son palais, je m'en allais avec le professeur, me dirigeant | vers la medréceh; mais il nous rappela, et nous ordonna d'entrer avec lui dans son palais. Lorsque nous fûmes arri- : vés dans le vestibule, nous y trouvâmes environ vingt serfiteurs du sultan, tous doués d’une très-belle figure et cou ١ Yerts de vêtements de soie. Leurs cheveux étaient divisés . €t pendants; leur teint était d'une blancheur éclatante et : mêlé de rouge. Je dis au docteur : « Quelles sont ces belles »سوم‎ Ce sont, me répondit-il, des pages grecs. » Nous montâmes avec le sultan un grand nombre de de- 3 7 gré, jusqu'à ce que nous fussions arrivés dans un beau salon, au milieu duquel se trouvait un bassin plein d'eau; il 7 avait, en outre, à chacun des angles, une figure de lion . هه‎ bronze, qui lançait de l'eau par la gueule. Des estrades, *" ,contignés les unes aux autres et couvertes de tapis, faisaient : ١ letour de ce salon; sur une de celles-ci se trouvait le coussin

Ke

LE

انتهينا اليها نحى السلطان مرتبئّة بينده وقعك معنا de‏ الاقطاع وقعت الغقية عن بمينه والقاضى D‏ يلى Aa‏ وانا نا '* يلى القاضى وقعد القرا# اسغلٌ المصطبة والقراء لا يغارقونه حيث كان مى تجالسه ثم جاءوا بعحان مى الذهب Raid},‏

| ملز بالجلاب JAN‏ قد pas‏ فيه م1 اللهون وجعل فيه

كَمْكات صغار مقسومة وفيها GENS‏ ذهب وفضة وجآءوا RS‏ استعمل حاف Chi qd fete mal‏ يشكر السلطان واثنيت de‏ الفقيه وبالغت فى ذلك EL‏ ذلك السلطان وسرة ء

du sultan. Lorsque nous fûmes arrivés près de cette dernière, le souverain enleva de sa propre main son coussin, et s’assit avec nous sur les tapis. Le docteur prit place à sa droite, le kâdhi, à la suite du fakih, quant à moi, je venais immédiatement après le juge. Les lecteurs du Coran s’assirent au bas de l’estrade; car ils ne quittent jamais le sultan, quelque part qu'il donne audience. On apporta des plats d'or et d'argent, remplis de sirop délayé où l’on avait exprimé du jus de citron et mis de petits biscuits, cassés en morceaux; il y avait dans ces plats des cuillers d'or et d'argent. On apporta en même temps des écuelles de porcelaine, remplies du même breuvage, et où il y avait des cuillers de bois. Les gens scrupuleux se servirent de ces écuelles de porcelaine et de ces cuiïllers de bois. Je pris la parole pour rendre des actions de grâces au sultan et faire l'éloge du docteur; j'y mis le plus grand soin, cela plut au sultan et le réjouit.

, Rand ولقد عرفتم‎ ٠ السلطان فى هذ! التجلس فقال لى هل‎ gs SET حكاية‎ + نرل مى السماء فقلت ما رايت ذلك ولا سمعت‎ er ريت قط‎ السمآء تم‎ ED نفل د ادم تح ذل جارح بلجا هذا‎ |

EU يرق قهرت 5 , َه تبلغ مار وأمر‎ À a

احصار لطاع pad‏ اربع 79 نموم 3 يضربوة 8 فشريو Cr‏ فتجبت à‏ من أمرة وامريرده d‏ حيت كان و3 تالت

retournés, le fakih me dit : « Tu as bien fait; que Dieu te bénisse! Nul autre que toi n'aurait osé parler ainsi à ce juif. Tu lui as appris à se connaître. »

Page 1